Littérature générale

  • Jules cesar Nouv.

    "On voit donc unis dans notre famille et la majesté des rois qui sont les maîtres des hommes et la sainteté des dieux qui sont les maîtres des rois."
    Avocat, écrivain, homme politique, général, descendant de la déesse Vénus, Caïus Julius César (100-44 av. J.-C.) joua de tous ses dons pour abattre la République romaine, cultivant tour à tour ou dans le même temps le cynisme et la clémence, la cruauté et la courtoisie, l'hypocrisie et la civilité, la ruse et le franc-parler, la modestie et l'orgueil. Quel homme d'État peut se vanter d'avoir laissé son nom à tous les empereurs romains qui lui succédèrent et d'être à l'origine des mots Kaiser et Tzar...

  • Aude et Jean sont très proches depuis leur enfance. Inséparables, fusionnels, Aude va bercer son petit frère, l'aider à grandir, elle, l'élève brillante, lui le cancre. Elle est son double, celle sans laquelle il ne peut vivre. Jean va embrasser la même carrière de pianiste que son aînée, et bientôt, jumeaux dans la musique, tous deux vont devenir célèbres pour leur interprétation des pièces à quatre mains pour un ou deux pianos. Complicité scénique ou passion sans pareille ? Elle fera leur gloire, mais brisera à jamais, un soir de concert, le cours de leurs destinées qu'ils avaient souhaitées similaires.
    Dans ce roman audacieux, onirique et sensuel, Joël Schmidt renoue avec le romantisme allemand qui lui est cher.

  • Germania

    Joël Schmidt

    Est-il possible, au XXe siècle, que deux familles, l'une française, l'autre allemande, parviennent à s'entendre ? Le roman de Joël Schmidt rêve cette harmonie à travers une histoire d'amour sombre et passionnée.
    C'est en France, où elle est partie poursuivre ses études au lendemain de la Première Guerre mondiale, que Karoline, une jeune Allemande éprise de littérature romantique, rencontre Jean. Très vite, ils s'aiment, mais leur amour, symbole de la réconciliation entre deux pays ennemis, est vite menacé par l'Histoire : contraints de se réfugier dans le château familial en Corrèze lorsque éclate la Seconde Guerre mondiale, ils subissent de plein fouet cette nouvelle page meurtrière, déchirés de voir leurs cultures respectives se livrer une guerre sans nom. Quelques années plus tard, naît le rêve, fou et audacieux, de leur fils : fonder Germania, un centre culturel allemand, comme une minuscule enclave au coeur de la France. Mais cette Allemagne idéale est-elle possible dans d'autres esprits que les leurs ?
    Saga familiale qui parcourt le XXe siècle, voyage au coeur de l'imagination, Germania appartient à cette tradition du romantisme allemand cher à Joël Schmidt, qui lui a consacré de nombreux romans.

  • Dans ce roman qui traverse le siècle, depuis Avignon en 1900 jusqu'à Paris en l'an 2000, une famille tente de faire face à des secrets accablants dont le premier jour du mois d'août semble être la date expiatoire et fatidique. Au sein de ces interdits, elle rencontre sur trois générations les poisons qui à la fois l'unissent et la détruisent. Clémence, puis sa fille Alphonsine et son petit-fils Alphonse survivent, par l'adultère, la folie, l'enfermement psychologique ou la passion du pouvoir, à cette fatalité qui change leurs joies en désastres et leurs espérances en tourments.
    Fidèle aux influences d'un romantisme noir hérité de la tradition germanique, Joël Schmidt peint dans ce roman au charme étrange une fresque familiale ténébreuse, à l'image du XXe siècle dont elle semble être l'impitoyable miroir.

  • Les amants

    Joël Schmidt

    Johann, médiéviste passionné, multiplie les rencontres amoureuses sans grande satisfaction. Jusqu'à ce jour où il fait la connaissance d'une de ses étudiantes, Aurore, en qui il reconnaît aussitôt la « Dame » de ses rêves, celle que chantait Wolfram von Eschenbach, chevalier et poète du Moyen Age. Comme dans un songe, Johann et Aurore vont s'aimer et décliner les trente et un codes du fin'amore, l'amour courtois. À travers la douleur et l'extase, ils vont chanter les délices du plaisir de la chair, découvrir le cérémonial d'une Cour d'amour, explorer de nouvelles sensations, traverser les épreuves de la passion. Au risque d'en perdre la raison...
    Renouant avec le romantisme allemand qui lui est cher, Joël Schmidt nous entraîne dans un voyage au coeur de la sensualité et de la littérature, explorant l'amour dans sa dimension mystique avec autant de finesse que d'érudition.

  • Dans un moyen âge du futur s'élève la métropole de Lutèce, bâtie sur les vestiges de l'antique Paris. Au sein de cette ville recrue d'épreuves vit Ramsès, un enfant que ses parents, archéologues à la fois passionnés et glacés, ont transformé en momie vivante, l'entraînant à la découverte de la ville souterraine et détruite.
    Qui pourra sauver cette créature plutonienne et lui redonner, avec l'amour et l'espérance, sa dignité d'homme ? Béatrice, la jeune trapéziste, la femme solaire, celle qui éclaire de son flambeau d'argent les ténèbres et les peuples des ombres persécutés par l'Histoire ?
    Dans cette rencontre, dans cette confrontation dramatique entre Ramsès et Béatrice s'insère l'éternel « combat du jour et de la nuit » dont parlait Hugo à son dernier souffle. La régénération du monde et sa rédemption par la femme qui sont au coeur de la pensée romantique deviennent, avec Le Flambeau des ombres de Joël Schmidt, un roman initiatique, une fable pour tous les temps, où l'amour triomphe de la cruauté et la tendresse de la férocité, redonnant à la vie sa plénitude et à la mort sa transfiguration.

  • La tenebreuse

    Joël Schmidt

    Dans la République du Ponant, à la veille d'un troisième millénaire, Sigismond est la victime d'une tragédie familiale qui se répercute de siècle en siècle. Après avoir longuement vécu prisonnier de l'oubli et du silence, aux côtés d'une mère démente, Sigismond se trouve soudain plongé dans une Histoire impitoyable dont son père est le tyran et le magicien invisible, à la tête des Niebelungen. Ceux-ci, rameau d'une ancienne nation vaincue, se livrent à un combat incessant contre le Peuple Innommé, voué dépuis le commencement des temps aux holocaustes et aux résurrections perpétuels.
    Arraché à son immense cauchemar, violenté par des événements dramatiques, transporté à Noroit, ville étrange que son père rêva comme un monde à sa mesure, Sigismond trouvera-t-il en Myriam Jonathan, jeune danseuse du ghetto de Borée, fille de la détresse et de l'espérance du Peuple Innommé, la rédemption qui le purifierait des fatalité et des maléfices de son passé, qui briserait l'étreinte d'une mère à jamais geôlière, et le délivrerait du pouvoir diabolique d'un père magnifié ? Sigismond pourra-t-il vivre avec Myriam l'amour oblatif et fuir tous les cachots qui l'enserrent sur La Ténébreuse, caravelle à la voile noire, symbole des deuils et de l'errance humaine ? Fidèle aux thèmes de ses précédents romans : Le Fleuve des Morts et Casino des brumes, Joël Schmidt, avec La Ténébreuse, enveloppe d'un monde utopique une intrigue singulière et riche dont les anecdotes et les personnages ont une réalité et une présence intenses. Il nous raconte ainsi, grâce à l'autorité envoutante d'une imagination souveraine, la fable de notre temps où l'homme et la femme tentent de s'opposer aux totalitarismes de l'esprit et de la cité.

  • Une ville imaginaire, entourée de volcans et qui, dans son histoire, a toujours été le théâtre de prodiges et de sortilèges. Cette ville est gouvernée par un célèbre et merveilleux pianiste, René de Mirmont. Mais un jour, pour des raisons mystérieuses, terribles, celui-ci devient incapable de jouer de sa main droite. Artiste déchu, il entraîne alors dans sa propre malédiction, dans la décadence et la stérilité de ses habitants la ville dont il a la charge ; tandis que sur elle et sur le Casino où naguère René avait trouvé la gloire s'abat une brume dense qui ne cesse jamais.
    Un homme, un inconnu, un étranger venu du Nord, réussira-t-il à laver René de Mirmont de sa malédiction, à travers le miraculeux amour qu'il portera à sa fille Diane ? Et à provoquer la définitive Renaissance de la ville, en découvrant une source, signe de pureté et de fécondité ?
    Ou bien cette cité singulière ne peut-elle échapper à son destin, celui d'un éternel retour qui, d'âge en âge, la plonge dans le malheur ou l'élève à la gloire ?
    Aux franges d'un fantastique qui paraît naturel et envoûtant à la fois, ce roman retrouve la tradition romantique du thème de la fatalité. Romantique aussi, le Casino, opéra fabuleux théâtre d'ombres et de lumières où la ville et ses maîtres jouent une sorte de psychodrame perpétuel pour tenter d'échapper aux maléfices qui les accablent. Enfin ce livre wagnérien, qui puise avec force dans l'universalité des mythes et des légendes, est aussi le roman ardent et grave de l'amour, illuminé par les tendres figures de Vierges sages - salvatrices.

  • Les hasards de l'histoire et de l'archéologie nous ont permis de découvrir un manuscrit assez bien conservé, écrit en langue latine sur rouleaux par un Parisien de Lutèce. Ce manuscrit, que nous avons traduit, éclaire la vie quotidienne de Paris antique entre la mort de l'empereur philosophe Marc Aurèle et les premières invasions du Ille siècle de notre ère, entre la fin de l'apogée de l'Empire romain et les débuts de sa décadence. A travers l'autobiographie de ce Parisien, mort il y a dix-sept siècles et pourtant si proche parfois de nos joies et de nos préoccupations, nous participons aussi aux bonheurs et aux malheurs d'un homme qui se donna à la vie, aux tragédies et à la mort de sa cité et en fut un des chefs vénérés.
    Nous voyons émerger, dans la splendeur d'antan, des monuments qui sont devenus des vestiges, des ruines, ou qui ont disparu de la mémoire des hommes. Au sein de la paix romaine s'animent, sous la plume d'un des ses plus remarquables bienfaiteurs, les rues et les places, les citoyens et les esclaves, les artisans et les commerçants, les sénateurs et les fonctionnaires, tous les hauts dignitaires comme le petit peuple d'une cité florissante qui s'élevait dans ce quartier de la rive gauche, ce quartier dont les Mémoires d'un Parisien de Lutèce montrent qu'il n'a jamais aussi bien mérité l'épithète de latin.

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