Sciences humaines & sociales

  • Où se trouvent les champs Élysées ? Qui rejoignons-nous quand nous tombons dans les bras de Morphée ? Quelle est la vraie histoire du complexe d'OEdipe ? Que risquons-nous à ouvrir la boîte de Pandore ? De quoi le narcissisme est-il le nom ?
    La langue de tous les jours est allée puiser dans la mythologie grecque, et chez sa petite soeur, la mythologie romaine, pour donner de la chair à des réalités qui, sans elles, auraient sans doute moins de charme et de saveur.
    À partir de 100 mots, ce sont autant d'histoires que nous conte Joël Schmidt. Ces récits souvent méconnus, ou que l'on croit connaître, nous plongent dans l'univers des Anciens, un univers souvent drôle et toujours poétique, peuplé de dieux et de nymphes, chargé de signes et de sens, qui est le berceau de notre civilisation.

  • Crise climatique et démographique, crise fiduciaire et économique, crise morale et religieuse : au IIIe et IVe siècle de notre ère, Rome chavire. Mais a-t-elle chuté ?
    Si l'Empire des Césars s'est peu à peu délité, que dire de l'Empire d'Orient, qui a vécu jusqu'en 1453 ? Du Saint-Empire romain germanique, jusqu'en 1806 ? Ne lit-on pas encore aujourd'hui le fameux « SPQR » sur toutes les bouches d'égout de Rome ? Survivance ou cache-misère ?
    Certes, « Rome n'est plus dans Rome ». Une chose est sûre : la romanité et le latin ont pris le relais de l'Empire, sous l'impulsion d'un nouvel acteur aux prétentions non moins universelles : l'Église chrétienne. La pourpre cardinalice s'est substituée à la pourpre des sénateurs romains. Le pape, souverain pontife comme Auguste pontifex maximus, donne toujours sa bénédiction Urbi et Orbi...
    Comme le phénix renaît de ses cendres, Rome n'est pas morte. La Ville éternelle peut-elle jamais mourir ?

  • "Bienheureux es-tu, Achille, d'avoir eu de ton vivant un ami fidèle, et, après ta mort, un grand héraut de ta gloire !"

    Quoique le concernant bien des mystères demeurent - son tombeau n'a jamais été retrouvé, ses écrits ont été perdus -, Alexandre III de Macédoine dit le Grand (356-323 av. J.-C.) reste un des plus fascinants héros de tous les temps. Roi de Macédoine à vingt ans, qui se lancera deux ans plus tard à la conquête d'un empire allant de la Grèce jusqu'à l'Inde, guerrier, certes, mais aussi administrateur et visionnaire, Alexandre le Grand était un homme au caractère contrasté qui, en élève du philosophe Aristote, pouvait se montrer d'une extrême clémence envers les vaincus, comme donner libre cours à sa colère et à sa cruauté. Rêvant d'une fusion entre l'Occident et l'Orient, d'un métissage entre les peuples, d'un brassage des cultures, des arts et des religions, on peut se demander quelle aurait été sa destinée s'il n'était mort, à trente-trois ans, à Babylone, vaincu par la malaria.

  • Que chacun cherche à être utile à lui-même et aux autres.

    De sa naissance à la veille de sa mort, Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832) n'a cessé d'écrire. L'édition complète de ses oeuvres compte cent-cinquante volumes. Comme d'aucuns l'affirment, point de vie où l'oeuvre à réaliser ait tenu rôle plus capital. Romans, poèmes épiques, oeuvres scientifiques, livrets d'opéra, dessins, théories de l'art, pièces de théâtre, Goethe s'essaie à tous les genres. Sa soif d'expériences est insatiable : biologie, zoologie, ostéologie, optique, géologie. Grand administrateur et homme d'État, amoureux infatigable, l'auteur des Souffrances du jeune Werther, de Faust, des Affinités électives mais aussi d'un fameux Traité des couleurs nous est ici dévoilé dans sa vie la plus quotidienne, dépoussiéré, dégagé de toutes ses légendes.

  • Cléopâtre Nouv.

    "On me surnomme la maîtresse du monde, la sorcière d'Égypte, le monstre. On loue ma beauté. On me compare à la déesse Isis. Mais c'est par les charmes de l'esprit et les séductions de l'intelligence que je veux combattre et séduire."

    Elle était la «séduction même», une «polyglotte extraordinaire», sa voix était «suave et chantante», son esprit «merveilleux d'intelligence», son sein «d'une blancheur exceptionnelle, à travers le voile de Sidon», ainsi s'expriment les contemporains de Cléopâtre (69-30 av. J.-C.). Ni César ni Marc Antoine ne surent résister à ses charmes. Cruelle, perverse, manipulatrice, assoiffée de pouvoir, Cléopâtre VII Philopator semble réunir en elle tout ce que la beauté sans retenue, l'esprit sans conscience, la passion sans frein peuvent produire de plus lumineux et de plus sombre. Nul besoin d'accuser ou de réhabiliter Cléopâtre : la vie de la reine d'Égypte, qui nous fascine depuis deux mille ans, parle d'elle-même. C'est celle-ci que Joël Schmidt nous restitue, impudique et féroce, dans toute son humanité.

  • La vertu produit le bonheur comme le soleil la lumière.

    Une image d'Épinal nous fait de Maximilien Marie Isidore de Robespierre (1758-1794) le portrait suivant : fils d'un avocat d'Arras, il fut élu député aux États généraux, se rendit populaire aux Jacobins par la rigueur de ses principes, et s'opposa à la guerre contre l'Autriche. Joël Schmidt propose un autre regard. Robespierre, jeune juge hésitant à signer un décret de peine de mort, est transformé par la Révolution qui lui donne une pensée brillante mais déshumanisée. Admirateur enthousiaste des héros de l'ancienne Rome, il se veut tantôt Cicéron abattant les Catilina de la Révolution française, tantôt Brutus, envoyant Louis XVI à l'échafaud. Tel Caton d'Utique, il pousse son idéal jusqu'au crime et finit par approuver la Terreur. Le soir du 10 thermidor, la Révolution à laquelle il s'est tant donné le dévore à son tour : il est guillotiné avec vingt-deux de ses partisans.

  • Comment les femmes exerçaient le pouvoir à Rome.
    Les femmes ont-elles eu une influence essentielle sur les moeurs et la politique de la Rome antique ? Oui, quand on découvre Messaline et Agrippine jouer à la fois du poignard, du poison et de l'exil pour asseoir leur puissance. Oui, quand on voit la seconde pratiquer l'inceste avec son fils Néron afin d'assurer son emprise sur lui, et la première collectionner les amants pour détruire la réputation de son époux, l'empereur Claude. Oui, quand tant de femmes, dans la Rome royale ou républicaine, par une volonté de fer, parviennent à élever leurs enfants au sommet de l'Etat. D'autres, certes, montreront aux hommes l'exemple de la vertu, comme l'impératrice Hélène, mère de Constantin. Mais plus généralement, les femmes, lorsqu'elles s'emparent du pouvoir à Rome, transforment les palais impériaux en antichambres de meurtres innombrables, en lupanars où coule le sang, règnent le stupre et une débauche sans frein. Une forme de féminisme, tantôt exemplaire - incarnée par Cornélie ou Octavie -, tantôt intransigeante, à l'image de Livie, est née à Rome : beaucoup s'en inspireront par la suite.Joël Schmidt, éditeur et historien de l'Antiquité romaine, a publié de nombreux ouvrages dont, chez Perrin, Lutèce, Paris des origines à Clovis, Sainte Geneviève, Le Royaume wisigoth d'Occitanie, Les Gaulois contre les Romains.Presse: " "Jamais les femmes n'auront eu autant de pouvoir dans une civilisation, la romaine." C'est Joël Schmidt qui le dit. Et il le prouve dans ce livre astucieux qui écorne quelques idées reçues." Laurent Lemire, Le Nouvel Observateur, 12-18 Avril 12

  • Une manière originale d'aborder l'histoire de l'Empire romain.
    Il est d'usage de prétendre que l'approche de la mort reflète toute une vie. Les empereurs romains, dont les derniers jours sont racontés dans cet ouvrage, n'échappent pas à cette constatation. Ils sont soixante-dix depuis César en 44 av. J.-C. - il n'en a pas la dignité, mais il laisse son nom et sa renommée à tous ses successeurs - jusqu'à Romulus Augustule en 476 ap. J.-C. Assassinats, maladies, lentes agonies, suicides, ou parfois même fins glorieuses face à l'ennemi, rythment les derniers souffles de ceux qui régnèrent pendant un demi-millénaire sur l'ensemble du monde connu. Pour chacun de ces empereurs, c'est le bilan de leurs vies et de leurs règnes, qu'au milieu de leurs fièvres, de leurs cauchemars et de leurs rêves, de leurs souffrances, de leurs peurs, de leurs remords et de leurs colères, ils tentent d'évaluer. L'auteur, au plus près de la documentation, leur a souvent donné la parole tout en cherchant à comprendre ce qu'ont pu être leurs ultimes pensées. Leurs morts éclairent leurs vies. Elles humanisent en quelque sorte l'Empire romain, dont ils ont été les maîtres absolus. Soudain dépouillés de tout, ils peuvent être enfin vus dans leur vérité la plus nue.

  • Hadrien

    Joël Schmidt

    Hadrien ou l'incarnation de l'âge d'or de Rome. Fils adoptif de Trajan, Hadrien, né en 76, est légat en Syrie lorsque, à la demande de l'armée, il succède à ce dernier en 117. Il rompt alors avec l'impérialisme de son prédécesseur en adoptant une politique défensive sur toutes les frontières de l'empire. A l'intérieur, son oeuvre est durable : il réorganise l'administration en profondeur, partage le pays en quatre districts confiés à quatre consulaires, codifie le droit en édit perpétuel. Cet empereur pacifique et organisateur a laissé le souvenir d'un homme épris de littérature, de science, d'art et de philosophie. Les ruines de la villa portant son nom, à Tivoli, constituent l'un des témoignages le plus émouvant de l'art romain. A sa mort en 138, Hadrien, troisième empereur de la dynastie des Antonins, laisse un empire prospère et en paix. Il aura porté au plus haut l'un des principes de cette dynastie : ne pas régner par l'hérédité mais par la loi du meilleur.
    Hadrien est connu du grand public en France grâce aux " Mémoires d'Hadrien ", de Marguerite Yourcenar, roman historique magistral, mais prenant évidemment des libertés avec l'histoire. Utilisant toutes les données de l'épigraphie, retraçant précisément les voyages d'Hadrien, Joël Schmidt s'emploie avec bonheur à restituer le vrai visage de ce souverain essentiel de l'Antiquité romaine.

  • En délaissant l'apprentissage des langues mortes, on a perdu les fondements de notre histoire. Il suffit en effet de se plonger dans l'Antiquité romaine pour comprendre combien une république est fragile. César puis Auguste furent les fossoyeurs d'une organisation politique visant la démocratie. De même, en France, les républiques furent ébranlées, mal menées. Qu'en est-il de notre actuel régime ? Joël Schmidt revisite ici les naissances et les morts de nos républiques ; il en montre la fragilité. Il dresse le panorama de régimes qui ne se ressemblent pas et qui ont façonné la vie politique. Surtout, il puise dans l'Antiquité les schémas qui semblent dessiner une histoire qui se répète.

  • Et si la France était devenue protestante ? Cette hypothèse, qui semble a priori absurde au pays de la Saint-Barthélémy, de la révocation dramatique de l'édit de Nantes et des dragonnades de Louis XIV, a cependant bien failli être une réalité.
    En septembre 1561, un colloque réunit à Poissy protestants et catholiques, sur convocation de Catherine de Médicis. L'intention de celle-ci, alors régente du royaume pendant la minorité de Charles IX, était bien de se rapprocher de la Réforme à laquelle étaient déjà acquises les plus grandes familles de la noblesse française. Les catholiques, irréductibles bien que minoritaires, parviendront finalement à faire échouer d'extrême justesse le projet royal.
    Mais que se serait-il passé dans le cas contraire ? La face de la France en aurait été changée, tout comme celle de l'Europe.
    Cette autre histoire, Joël Schmidt nous la conte ici avec verve et érudition. D'Henri IV à la IIIe République, en passant par la Révolution, le Premier et le Second Empire, il nous révèle tout ce que le protestantisme aurait pu apporter à la France. Un passionnant essai d'histoire alternative.

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