Langue française

  • Où se trouvent les champs Élysées ? Qui rejoignons-nous quand nous tombons dans les bras de Morphée ? Quelle est la vraie histoire du complexe d'OEdipe ? Que risquons-nous à ouvrir la boîte de Pandore ? De quoi le narcissisme est-il le nom ?
    La langue de tous les jours est allée puiser dans la mythologie grecque, et chez sa petite soeur, la mythologie romaine, pour donner de la chair à des réalités qui, sans elles, auraient sans doute moins de charme et de saveur.
    À partir de 100 mots, ce sont autant d'histoires que nous conte Joël Schmidt. Ces récits souvent méconnus, ou que l'on croit connaître, nous plongent dans l'univers des Anciens, un univers souvent drôle et toujours poétique, peuplé de dieux et de nymphes, chargé de signes et de sens, qui est le berceau de notre civilisation.

  • Crise climatique et démographique, crise fiduciaire et économique, crise morale et religieuse : au IIIe et IVe siècle de notre ère, Rome chavire. Mais a-t-elle chuté ?
    Si l'Empire des Césars s'est peu à peu délité, que dire de l'Empire d'Orient, qui a vécu jusqu'en 1453 ? Du Saint-Empire romain germanique, jusqu'en 1806 ? Ne lit-on pas encore aujourd'hui le fameux « SPQR » sur toutes les bouches d'égout de Rome ? Survivance ou cache-misère ?
    Certes, « Rome n'est plus dans Rome ». Une chose est sûre : la romanité et le latin ont pris le relais de l'Empire, sous l'impulsion d'un nouvel acteur aux prétentions non moins universelles : l'Église chrétienne. La pourpre cardinalice s'est substituée à la pourpre des sénateurs romains. Le pape, souverain pontife comme Auguste pontifex maximus, donne toujours sa bénédiction Urbi et Orbi...
    Comme le phénix renaît de ses cendres, Rome n'est pas morte. La Ville éternelle peut-elle jamais mourir ?

  • "Bienheureux es-tu, Achille, d'avoir eu de ton vivant un ami fidèle, et, après ta mort, un grand héraut de ta gloire !"

    Quoique le concernant bien des mystères demeurent - son tombeau n'a jamais été retrouvé, ses écrits ont été perdus -, Alexandre III de Macédoine dit le Grand (356-323 av. J.-C.) reste un des plus fascinants héros de tous les temps. Roi de Macédoine à vingt ans, qui se lancera deux ans plus tard à la conquête d'un empire allant de la Grèce jusqu'à l'Inde, guerrier, certes, mais aussi administrateur et visionnaire, Alexandre le Grand était un homme au caractère contrasté qui, en élève du philosophe Aristote, pouvait se montrer d'une extrême clémence envers les vaincus, comme donner libre cours à sa colère et à sa cruauté. Rêvant d'une fusion entre l'Occident et l'Orient, d'un métissage entre les peuples, d'un brassage des cultures, des arts et des religions, on peut se demander quelle aurait été sa destinée s'il n'était mort, à trente-trois ans, à Babylone, vaincu par la malaria.

  • Jules cesar Nouv.

    "On voit donc unis dans notre famille et la majesté des rois qui sont les maîtres des hommes et la sainteté des dieux qui sont les maîtres des rois."
    Avocat, écrivain, homme politique, général, descendant de la déesse Vénus, Caïus Julius César (100-44 av. J.-C.) joua de tous ses dons pour abattre la République romaine, cultivant tour à tour ou dans le même temps le cynisme et la clémence, la cruauté et la courtoisie, l'hypocrisie et la civilité, la ruse et le franc-parler, la modestie et l'orgueil. Quel homme d'État peut se vanter d'avoir laissé son nom à tous les empereurs romains qui lui succédèrent et d'être à l'origine des mots Kaiser et Tzar...

  • Que chacun cherche à être utile à lui-même et aux autres.

    De sa naissance à la veille de sa mort, Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832) n'a cessé d'écrire. L'édition complète de ses oeuvres compte cent-cinquante volumes. Comme d'aucuns l'affirment, point de vie où l'oeuvre à réaliser ait tenu rôle plus capital. Romans, poèmes épiques, oeuvres scientifiques, livrets d'opéra, dessins, théories de l'art, pièces de théâtre, Goethe s'essaie à tous les genres. Sa soif d'expériences est insatiable : biologie, zoologie, ostéologie, optique, géologie. Grand administrateur et homme d'État, amoureux infatigable, l'auteur des Souffrances du jeune Werther, de Faust, des Affinités électives mais aussi d'un fameux Traité des couleurs nous est ici dévoilé dans sa vie la plus quotidienne, dépoussiéré, dégagé de toutes ses légendes.

  • La vertu produit le bonheur comme le soleil la lumière.

    Une image d'Épinal nous fait de Maximilien Marie Isidore de Robespierre (1758-1794) le portrait suivant : fils d'un avocat d'Arras, il fut élu député aux États généraux, se rendit populaire aux Jacobins par la rigueur de ses principes, et s'opposa à la guerre contre l'Autriche. Joël Schmidt propose un autre regard. Robespierre, jeune juge hésitant à signer un décret de peine de mort, est transformé par la Révolution qui lui donne une pensée brillante mais déshumanisée. Admirateur enthousiaste des héros de l'ancienne Rome, il se veut tantôt Cicéron abattant les Catilina de la Révolution française, tantôt Brutus, envoyant Louis XVI à l'échafaud. Tel Caton d'Utique, il pousse son idéal jusqu'au crime et finit par approuver la Terreur. Le soir du 10 thermidor, la Révolution à laquelle il s'est tant donné le dévore à son tour : il est guillotiné avec vingt-deux de ses partisans.

  • Cléopâtre Nouv.

    "On me surnomme la maîtresse du monde, la sorcière d'Égypte, le monstre. On loue ma beauté. On me compare à la déesse Isis. Mais c'est par les charmes de l'esprit et les séductions de l'intelligence que je veux combattre et séduire."

    Elle était la «séduction même», une «polyglotte extraordinaire», sa voix était «suave et chantante», son esprit «merveilleux d'intelligence», son sein «d'une blancheur exceptionnelle, à travers le voile de Sidon», ainsi s'expriment les contemporains de Cléopâtre (69-30 av. J.-C.). Ni César ni Marc Antoine ne surent résister à ses charmes. Cruelle, perverse, manipulatrice, assoiffée de pouvoir, Cléopâtre VII Philopator semble réunir en elle tout ce que la beauté sans retenue, l'esprit sans conscience, la passion sans frein peuvent produire de plus lumineux et de plus sombre. Nul besoin d'accuser ou de réhabiliter Cléopâtre : la vie de la reine d'Égypte, qui nous fascine depuis deux mille ans, parle d'elle-même. C'est celle-ci que Joël Schmidt nous restitue, impudique et féroce, dans toute son humanité.

  • Comment les femmes exerçaient le pouvoir à Rome.
    Les femmes ont-elles eu une influence essentielle sur les moeurs et la politique de la Rome antique ? Oui, quand on découvre Messaline et Agrippine jouer à la fois du poignard, du poison et de l'exil pour asseoir leur puissance. Oui, quand on voit la seconde pratiquer l'inceste avec son fils Néron afin d'assurer son emprise sur lui, et la première collectionner les amants pour détruire la réputation de son époux, l'empereur Claude. Oui, quand tant de femmes, dans la Rome royale ou républicaine, par une volonté de fer, parviennent à élever leurs enfants au sommet de l'Etat. D'autres, certes, montreront aux hommes l'exemple de la vertu, comme l'impératrice Hélène, mère de Constantin. Mais plus généralement, les femmes, lorsqu'elles s'emparent du pouvoir à Rome, transforment les palais impériaux en antichambres de meurtres innombrables, en lupanars où coule le sang, règnent le stupre et une débauche sans frein. Une forme de féminisme, tantôt exemplaire - incarnée par Cornélie ou Octavie -, tantôt intransigeante, à l'image de Livie, est née à Rome : beaucoup s'en inspireront par la suite.Joël Schmidt, éditeur et historien de l'Antiquité romaine, a publié de nombreux ouvrages dont, chez Perrin, Lutèce, Paris des origines à Clovis, Sainte Geneviève, Le Royaume wisigoth d'Occitanie, Les Gaulois contre les Romains.Presse: " "Jamais les femmes n'auront eu autant de pouvoir dans une civilisation, la romaine." C'est Joël Schmidt qui le dit. Et il le prouve dans ce livre astucieux qui écorne quelques idées reçues." Laurent Lemire, Le Nouvel Observateur, 12-18 Avril 12

  • Aude et Jean sont très proches depuis leur enfance. Inséparables, fusionnels, Aude va bercer son petit frère, l'aider à grandir, elle, l'élève brillante, lui le cancre. Elle est son double, celle sans laquelle il ne peut vivre. Jean va embrasser la même carrière de pianiste que son aînée, et bientôt, jumeaux dans la musique, tous deux vont devenir célèbres pour leur interprétation des pièces à quatre mains pour un ou deux pianos. Complicité scénique ou passion sans pareille ? Elle fera leur gloire, mais brisera à jamais, un soir de concert, le cours de leurs destinées qu'ils avaient souhaitées similaires.
    Dans ce roman audacieux, onirique et sensuel, Joël Schmidt renoue avec le romantisme allemand qui lui est cher.

  • Une manière originale d'aborder l'histoire de l'Empire romain.
    Il est d'usage de prétendre que l'approche de la mort reflète toute une vie. Les empereurs romains, dont les derniers jours sont racontés dans cet ouvrage, n'échappent pas à cette constatation. Ils sont soixante-dix depuis César en 44 av. J.-C. - il n'en a pas la dignité, mais il laisse son nom et sa renommée à tous ses successeurs - jusqu'à Romulus Augustule en 476 ap. J.-C. Assassinats, maladies, lentes agonies, suicides, ou parfois même fins glorieuses face à l'ennemi, rythment les derniers souffles de ceux qui régnèrent pendant un demi-millénaire sur l'ensemble du monde connu. Pour chacun de ces empereurs, c'est le bilan de leurs vies et de leurs règnes, qu'au milieu de leurs fièvres, de leurs cauchemars et de leurs rêves, de leurs souffrances, de leurs peurs, de leurs remords et de leurs colères, ils tentent d'évaluer. L'auteur, au plus près de la documentation, leur a souvent donné la parole tout en cherchant à comprendre ce qu'ont pu être leurs ultimes pensées. Leurs morts éclairent leurs vies. Elles humanisent en quelque sorte l'Empire romain, dont ils ont été les maîtres absolus. Soudain dépouillés de tout, ils peuvent être enfin vus dans leur vérité la plus nue.

  • Germania

    Joël Schmidt

    Est-il possible, au XXe siècle, que deux familles, l'une française, l'autre allemande, parviennent à s'entendre ? Le roman de Joël Schmidt rêve cette harmonie à travers une histoire d'amour sombre et passionnée.
    C'est en France, où elle est partie poursuivre ses études au lendemain de la Première Guerre mondiale, que Karoline, une jeune Allemande éprise de littérature romantique, rencontre Jean. Très vite, ils s'aiment, mais leur amour, symbole de la réconciliation entre deux pays ennemis, est vite menacé par l'Histoire : contraints de se réfugier dans le château familial en Corrèze lorsque éclate la Seconde Guerre mondiale, ils subissent de plein fouet cette nouvelle page meurtrière, déchirés de voir leurs cultures respectives se livrer une guerre sans nom. Quelques années plus tard, naît le rêve, fou et audacieux, de leur fils : fonder Germania, un centre culturel allemand, comme une minuscule enclave au coeur de la France. Mais cette Allemagne idéale est-elle possible dans d'autres esprits que les leurs ?
    Saga familiale qui parcourt le XXe siècle, voyage au coeur de l'imagination, Germania appartient à cette tradition du romantisme allemand cher à Joël Schmidt, qui lui a consacré de nombreux romans.

  • Hadrien

    Joël Schmidt

    Hadrien ou l'incarnation de l'âge d'or de Rome. Fils adoptif de Trajan, Hadrien, né en 76, est légat en Syrie lorsque, à la demande de l'armée, il succède à ce dernier en 117. Il rompt alors avec l'impérialisme de son prédécesseur en adoptant une politique défensive sur toutes les frontières de l'empire. A l'intérieur, son oeuvre est durable : il réorganise l'administration en profondeur, partage le pays en quatre districts confiés à quatre consulaires, codifie le droit en édit perpétuel. Cet empereur pacifique et organisateur a laissé le souvenir d'un homme épris de littérature, de science, d'art et de philosophie. Les ruines de la villa portant son nom, à Tivoli, constituent l'un des témoignages le plus émouvant de l'art romain. A sa mort en 138, Hadrien, troisième empereur de la dynastie des Antonins, laisse un empire prospère et en paix. Il aura porté au plus haut l'un des principes de cette dynastie : ne pas régner par l'hérédité mais par la loi du meilleur.
    Hadrien est connu du grand public en France grâce aux " Mémoires d'Hadrien ", de Marguerite Yourcenar, roman historique magistral, mais prenant évidemment des libertés avec l'histoire. Utilisant toutes les données de l'épigraphie, retraçant précisément les voyages d'Hadrien, Joël Schmidt s'emploie avec bonheur à restituer le vrai visage de ce souverain essentiel de l'Antiquité romaine.

  • En délaissant l'apprentissage des langues mortes, on a perdu les fondements de notre histoire. Il suffit en effet de se plonger dans l'Antiquité romaine pour comprendre combien une république est fragile. César puis Auguste furent les fossoyeurs d'une organisation politique visant la démocratie. De même, en France, les républiques furent ébranlées, mal menées. Qu'en est-il de notre actuel régime ? Joël Schmidt revisite ici les naissances et les morts de nos républiques ; il en montre la fragilité. Il dresse le panorama de régimes qui ne se ressemblent pas et qui ont façonné la vie politique. Surtout, il puise dans l'Antiquité les schémas qui semblent dessiner une histoire qui se répète.

  • Le Christ et César ! Plus que le face à face de deux figures, plus que l'opposition du spirituel et du temporel, c'est bien du choc de deux univers dont il s'agit, aux origines de notre culture commune. Mais comment le monde romain va-t-il basculer dans le christianisme, se demande Joël Schmidt ? Comment expliquer cette conversion à une autre religion, à une mentalité différente, à des moeurs nouvelles ? Peut-on dire que la sagesse antique a préparé la foi chrétienne ? A travers cet essai où l'histoire rejoint nos propres interrogations, l'auteur aborde les multiples dimensions de cette transition : les croyances, la place des femmes, la question des martyrs, les armées romaines et la non-violence des chrétiens, le sacré et le politique.

  • Et si la France était devenue protestante ? Cette hypothèse, qui semble a priori absurde au pays de la Saint-Barthélémy, de la révocation dramatique de l'édit de Nantes et des dragonnades de Louis XIV, a cependant bien failli être une réalité.
    En septembre 1561, un colloque réunit à Poissy protestants et catholiques, sur convocation de Catherine de Médicis. L'intention de celle-ci, alors régente du royaume pendant la minorité de Charles IX, était bien de se rapprocher de la Réforme à laquelle étaient déjà acquises les plus grandes familles de la noblesse française. Les catholiques, irréductibles bien que minoritaires, parviendront finalement à faire échouer d'extrême justesse le projet royal.
    Mais que se serait-il passé dans le cas contraire ? La face de la France en aurait été changée, tout comme celle de l'Europe.
    Cette autre histoire, Joël Schmidt nous la conte ici avec verve et érudition. D'Henri IV à la IIIe République, en passant par la Révolution, le Premier et le Second Empire, il nous révèle tout ce que le protestantisme aurait pu apporter à la France. Un passionnant essai d'histoire alternative.

  • Rien, a priori, ne semblait rapprocher ces deux géants du Ier siècle après J.C. que furent Sénèque et saint Paul. Quoi de commun, en effet, entre le philosophe qui joua un rôle déterminant sous l'Empire romain, précepteur de Néron et figure majeure du stoïcisme, et l'apôtre qui, après sa conversion sur le chemin de Damas vers l'an 34, répandit "la Bonne Nouvelle" dans tout le bassin méditerranéen ?
    A partir de leur échange épistolaire, dont il ne reste que quatorze lettres - que cette correspondance soit authentique, comme saint Jérôme et saint Augustin le pensaient en leur temps, ou soit l'oeuvre d'un habile faussaire -, Joël Schmidt se propose de retracer l'histoire de la probable amitié qui lia les deux hommes. En recomposant les vies parallèles des protagonistes, en comparant les Epîtres à Lucilius de Sénèque et celles adressées aux communautés chrétiennes par Paul, il relève bon nombre d'analogies troublantes, qui attestent d'une indéniable convergence spirituelle entre le stoïcisme tardif et le christianisme naissant.
    Romancier, critique littéraire, historien de formation, spécialisé dans l'Antiquité romaine, Joël Schmidt a publié de nombreux ouvrages, dont, récemment, un Constantin le Grand et un Cicéron.

  • Dans ce roman qui traverse le siècle, depuis Avignon en 1900 jusqu'à Paris en l'an 2000, une famille tente de faire face à des secrets accablants dont le premier jour du mois d'août semble être la date expiatoire et fatidique. Au sein de ces interdits, elle rencontre sur trois générations les poisons qui à la fois l'unissent et la détruisent. Clémence, puis sa fille Alphonsine et son petit-fils Alphonse survivent, par l'adultère, la folie, l'enfermement psychologique ou la passion du pouvoir, à cette fatalité qui change leurs joies en désastres et leurs espérances en tourments.
    Fidèle aux influences d'un romantisme noir hérité de la tradition germanique, Joël Schmidt peint dans ce roman au charme étrange une fresque familiale ténébreuse, à l'image du XXe siècle dont elle semble être l'impitoyable miroir.

  • Les amants

    Joël Schmidt

    Johann, médiéviste passionné, multiplie les rencontres amoureuses sans grande satisfaction. Jusqu'à ce jour où il fait la connaissance d'une de ses étudiantes, Aurore, en qui il reconnaît aussitôt la « Dame » de ses rêves, celle que chantait Wolfram von Eschenbach, chevalier et poète du Moyen Age. Comme dans un songe, Johann et Aurore vont s'aimer et décliner les trente et un codes du fin'amore, l'amour courtois. À travers la douleur et l'extase, ils vont chanter les délices du plaisir de la chair, découvrir le cérémonial d'une Cour d'amour, explorer de nouvelles sensations, traverser les épreuves de la passion. Au risque d'en perdre la raison...
    Renouant avec le romantisme allemand qui lui est cher, Joël Schmidt nous entraîne dans un voyage au coeur de la sensualité et de la littérature, explorant l'amour dans sa dimension mystique avec autant de finesse que d'érudition.

  • Dans un moyen âge du futur s'élève la métropole de Lutèce, bâtie sur les vestiges de l'antique Paris. Au sein de cette ville recrue d'épreuves vit Ramsès, un enfant que ses parents, archéologues à la fois passionnés et glacés, ont transformé en momie vivante, l'entraînant à la découverte de la ville souterraine et détruite.
    Qui pourra sauver cette créature plutonienne et lui redonner, avec l'amour et l'espérance, sa dignité d'homme ? Béatrice, la jeune trapéziste, la femme solaire, celle qui éclaire de son flambeau d'argent les ténèbres et les peuples des ombres persécutés par l'Histoire ?
    Dans cette rencontre, dans cette confrontation dramatique entre Ramsès et Béatrice s'insère l'éternel « combat du jour et de la nuit » dont parlait Hugo à son dernier souffle. La régénération du monde et sa rédemption par la femme qui sont au coeur de la pensée romantique deviennent, avec Le Flambeau des ombres de Joël Schmidt, un roman initiatique, une fable pour tous les temps, où l'amour triomphe de la cruauté et la tendresse de la férocité, redonnant à la vie sa plénitude et à la mort sa transfiguration.

  • La tenebreuse

    Joël Schmidt

    Dans la République du Ponant, à la veille d'un troisième millénaire, Sigismond est la victime d'une tragédie familiale qui se répercute de siècle en siècle. Après avoir longuement vécu prisonnier de l'oubli et du silence, aux côtés d'une mère démente, Sigismond se trouve soudain plongé dans une Histoire impitoyable dont son père est le tyran et le magicien invisible, à la tête des Niebelungen. Ceux-ci, rameau d'une ancienne nation vaincue, se livrent à un combat incessant contre le Peuple Innommé, voué dépuis le commencement des temps aux holocaustes et aux résurrections perpétuels.
    Arraché à son immense cauchemar, violenté par des événements dramatiques, transporté à Noroit, ville étrange que son père rêva comme un monde à sa mesure, Sigismond trouvera-t-il en Myriam Jonathan, jeune danseuse du ghetto de Borée, fille de la détresse et de l'espérance du Peuple Innommé, la rédemption qui le purifierait des fatalité et des maléfices de son passé, qui briserait l'étreinte d'une mère à jamais geôlière, et le délivrerait du pouvoir diabolique d'un père magnifié ? Sigismond pourra-t-il vivre avec Myriam l'amour oblatif et fuir tous les cachots qui l'enserrent sur La Ténébreuse, caravelle à la voile noire, symbole des deuils et de l'errance humaine ? Fidèle aux thèmes de ses précédents romans : Le Fleuve des Morts et Casino des brumes, Joël Schmidt, avec La Ténébreuse, enveloppe d'un monde utopique une intrigue singulière et riche dont les anecdotes et les personnages ont une réalité et une présence intenses. Il nous raconte ainsi, grâce à l'autorité envoutante d'une imagination souveraine, la fable de notre temps où l'homme et la femme tentent de s'opposer aux totalitarismes de l'esprit et de la cité.

  • Une ville imaginaire, entourée de volcans et qui, dans son histoire, a toujours été le théâtre de prodiges et de sortilèges. Cette ville est gouvernée par un célèbre et merveilleux pianiste, René de Mirmont. Mais un jour, pour des raisons mystérieuses, terribles, celui-ci devient incapable de jouer de sa main droite. Artiste déchu, il entraîne alors dans sa propre malédiction, dans la décadence et la stérilité de ses habitants la ville dont il a la charge ; tandis que sur elle et sur le Casino où naguère René avait trouvé la gloire s'abat une brume dense qui ne cesse jamais.
    Un homme, un inconnu, un étranger venu du Nord, réussira-t-il à laver René de Mirmont de sa malédiction, à travers le miraculeux amour qu'il portera à sa fille Diane ? Et à provoquer la définitive Renaissance de la ville, en découvrant une source, signe de pureté et de fécondité ?
    Ou bien cette cité singulière ne peut-elle échapper à son destin, celui d'un éternel retour qui, d'âge en âge, la plonge dans le malheur ou l'élève à la gloire ?
    Aux franges d'un fantastique qui paraît naturel et envoûtant à la fois, ce roman retrouve la tradition romantique du thème de la fatalité. Romantique aussi, le Casino, opéra fabuleux théâtre d'ombres et de lumières où la ville et ses maîtres jouent une sorte de psychodrame perpétuel pour tenter d'échapper aux maléfices qui les accablent. Enfin ce livre wagnérien, qui puise avec force dans l'universalité des mythes et des légendes, est aussi le roman ardent et grave de l'amour, illuminé par les tendres figures de Vierges sages - salvatrices.

  • Les hasards de l'histoire et de l'archéologie nous ont permis de découvrir un manuscrit assez bien conservé, écrit en langue latine sur rouleaux par un Parisien de Lutèce. Ce manuscrit, que nous avons traduit, éclaire la vie quotidienne de Paris antique entre la mort de l'empereur philosophe Marc Aurèle et les premières invasions du Ille siècle de notre ère, entre la fin de l'apogée de l'Empire romain et les débuts de sa décadence. A travers l'autobiographie de ce Parisien, mort il y a dix-sept siècles et pourtant si proche parfois de nos joies et de nos préoccupations, nous participons aussi aux bonheurs et aux malheurs d'un homme qui se donna à la vie, aux tragédies et à la mort de sa cité et en fut un des chefs vénérés.
    Nous voyons émerger, dans la splendeur d'antan, des monuments qui sont devenus des vestiges, des ruines, ou qui ont disparu de la mémoire des hommes. Au sein de la paix romaine s'animent, sous la plume d'un des ses plus remarquables bienfaiteurs, les rues et les places, les citoyens et les esclaves, les artisans et les commerçants, les sénateurs et les fonctionnaires, tous les hauts dignitaires comme le petit peuple d'une cité florissante qui s'élevait dans ce quartier de la rive gauche, ce quartier dont les Mémoires d'un Parisien de Lutèce montrent qu'il n'a jamais aussi bien mérité l'épithète de latin.

  • Deux écrivains d'âge, de sexe et de parcours différents engagent un dialogue sur le thème du désir. Ami, confident, confesseur, chacun se dévoile en toute franchise au travers d'une correspondance qui se veut conversation à laquelle le lecteur, tel un hôte privilégié, est invité. Désir de Dieu, désir de vie, désir de mort, désir d'enfant, désir charnel : les deux épistoliers expriment leurs idées, l'un rebondissant, parfois avec fougue mais jamais sans bienveillance ni humour, sur les propos de l'autre.

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