Dominique Leroy

  • Écrit par John Cleland vers 1745 lors de son incarcération pour dettes, Fanny Hill est sans doute le roman érotique anglais le plus célèbre du monde.
    Fanny envoie à une mystérieuse amie deux longues lettres dans lesquelles elle s'excuse de décrire « le tourbillon des plaisirs » qu'elle décrit dans tous leurs détails les plus scabreux, depuis les premières expériences lesbiennes jusqu'à la vente de son pucelage en passant par le grand amour, les amours moins grandes et les « parties » le long de la Tamise.
    La première lettre de Fanny nous a initiés à l'histoire de ses aventures galantes, après un premier amour tourné court. C'est « seule, dans cette grande ville, pour m'y noyer ou surnager » - confie-t-elle dans sa seconde lettre - qu'elle aborde la dernière partie de son aventure. Seule ? en réalité trois jeunes beautés partagent sa nouvelle vie et les agréments d'un libertinage savant, le grand amour ne viendra que plus tard, et uniquement pour l'heureuse Fanny. En effet, l'histoire de Fanny Hill se termine bien, elle retrouve son premier amour, le jeune Charles qui l'épouse et ils vont goûter, tous deux, les délices de l'amour conjugal.
    Collection L'enfer de la Bibliothèque nationale de France. ,(Enfer de la BNF, cote n° 104).

    Roman numérique illustré, 87 pages, orné de 8 sanguines anonymes, couverture en couleurs de Georges Lévis.

  • Les Mémoires de Fanny Hill, Femme de Plaisir est sans doute le roman érotique le plus célèbre du monde.
    Notre histoire de Fanny Hill est tirée de deux longues lettres qu'elle adresse à une femme mystérieuse, auprès de laquelle Fanny s'excuse de décrire le « tourbillon des plaisirs » qu'elle éprouve dans tous leurs détails les plus scabreux, depuis les premières expériences lesbiennes jusqu'à la « vente » de son pucelage en passant par le grand amour, des amours moins grandes et les « parties » le long de la Tamise.
    Si Fanny Hill est la Manon Lescaut anglaise, elle comble les voeux exprimés par Malraux dans sa célèbre préface à L'Amant de Lady Chatterley : « Le livre parfait de la fin du XIXe siècle eût été un supplément au Rouge et le Noir où Stendhal nous eût dit comment Julien couchait avec Madame de Rénal et Mathilde et la différence des plaisirs qu'ils y prenaient tous les trois ».
    C'est justement la clef de Fanny Hill par rapport à Manon Lescaut : Fanny répond abondamment à Malraux. D'autant plus clairement que l'histoire est illustrée par Philippe Cavell et sans autres voiles que ceux de l'art.
    Depuis Transes Mécaniques et Nini Tapioca, chaque nouvel album de Philippe Cavell s'est démarqué du précédent, comme s'il ne pouvait se satisfaire de la perfection acquise. Juliette de Sade représentait la maîtrise de la bande dessinée en noir et blanc. Jessica Ligari inventait une conception de la couleur dont on a pu comprendre ensuite qu'elle devait aboutir aux miniatures fantastiques de L'Ermite de l'Apennin.
    Les Mémoires de Fanny Hill représente le retour à une bande dessinée plus classique, tant par la facture de la planche que par l'emploi du procédé « trait + trichromie ». Mais on y trouve rassemblés tous les acquis des albums antérieurs : la force du premier Juliette de Sade, la suavité des couleurs de Jessica Ligari et la précision maniérée de L'Ermite de l'Apennin.
    Adaptation de J.-M. Lo Duca d'après le roman de John Cleland.
    Collection Vertiges Bulles.
    Bande dessinée, 54 pages, 48 planches et couverture en couleurs de Philippe Cavell.

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