• Jusqu'où est-il légitime et efficace de catégoriser les sans-abri et les réponses données à leurs difficultés ? Les SDF sont, depuis une trentaine d'années, ciblés par des dispositifs spécialisés. Typique des phénomènes d'hybridation de l'action publique, le système de prise en charge rassemble, autour de l'État, les associations, les collectivités locales, les médias, et les sans-abri eux-mêmes. Le développement et l'institutionnalisation des dispositifs d'assistance, tout en retentissant sur l'architecture d'ensemble de la protection sociale, contribuent à faire des SDF de véritables « acteurs sociaux ». L'analyse conjointe de l'action publique ciblée et de la catégorie à laquelle elle est destinée permet une évaluation critique du « prioritarisme » (la priorité au plus défavorisé), du ciblage et du partenariat dans la mise en oeuvre des politiques publiques. Avant-propos à la présente édition : comment les migrants et le confinement de 2020 posent à nouveaux frais la « question SDF ».

  • L'épidémie du coronavirus met davantage en danger les populations fragiles, dont les sans-abri. Vulnérables physiquement et exposés publiquement, quand ils sont totalement à la rue, ils subissent souvent des niveaux élevés d'exiguïté et de promiscuité quand ils sont dans les centres d'hébergement. Pour Julien Damon se posent alors la question de l'ajustement des services, mais aussi des problèmes plus fondamentaux comme celui du consentement au confinement.

    Julien Damon est professeur associé à Sciences Po et conseiller scientifique de l'École nationale supérieure de sécurité sociale. Il a été responsable de la Mission Solidarité de la SNCF, directeur des études à la Caisse nationale des Allocations Familiales (CNAF), chef du service Questions sociales au Centre d'Analyse Stratégique, Président de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale. Il a récemment publié, chez le même éditeur, Qui dort dehors ?

  • Les SDF se trouvent à la rue, sous des tentes, dans des centres d'hébergement, au centre de multiples controverses. Mais de qui et de quoi parle-t-on exactement ? Combien sont-ils ? Quels sont les impacts de la crise migratoire ? Que faire face aux campements et aux enfants mendiants ? Que penser d'un objectif comme « zéro SDF » ? Toutes ces interrogations appellent moins de sensationnel et davantage d'examen rigoureux. C'est ce que propose Julien Damon dans cet ouvrage.

    Julien Damon est professeur associé à Sciences Po et conseiller scientifique de l'École nationale supérieure de sécurité sociale. Il a été responsable de la Mission Solidarité de la SNCF, directeur des études à la Caisse nationale des Allocations Familiales (CNAF), chef du service Questions sociales au Centre d'Analyse Stratégique, Président de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale. Il a publié plusieurs ouvrages, notamment aux éditions PUF et Odile Jacob.

  • L'exclusion

    Julien Damon

    Les politiques de lutte contre la pauvreté sont devenues lutte contre l'exclusion. Derrière ce glissement sémantique, une volonté : prendre en compte non seulement la pauvreté conçue comme une absence ou une faiblesse de revenus, mais aussi l'isolement, le besoin, ou encore la ségrégation. Cet ouvrage explique ce que signifie raisonner et agir en termes d'exclusion. Il décrit et évalue les politiques publiques de lutte contre l'exclusion mises en place aujourd'hui, en insistant sur les SDF et sur les travailleurs pauvres. Enfin, il invite à des politiques sociales plus rationnelles.

  • Les politiques publiques en faveur des familles recouvrent une grande diversité de prestations, de mécanismes, d'équipements, d'acteurs, de financements. Elles reposent sur des conceptions de la famille et de l'enfant qui ont évolué dans le temps et divergent suivant les pays. Face aux mutations récentes des structures et des aspirations familiales, ces politiques sont invitées à se réformer.

  • La dynamique planétaire d'urbanisation passe par l'extension des bidonvilles dans les pays en développement. C'est un huitième de l'humanité qui vit aujourd'hui dans ces espaces. Parallèlement, le retour des bidonvilles et des campements illégaux en France suscite inquiétude, voire alarmisme, sur fond de " crise des migrants ". Pour certains, les bidonvilles doivent être éradiqués comme des foyers d'insalubrité et de criminalité. Pour d'autres, ils constituent un laboratoire de la ville durable, à la fois piétonne, écologique, participative et recyclable. Et si les bidonvilles, au lieu de renvoyer uniquement à un passé effrayant, inventaient aussi des solutions pour l'avenir ?
    Julien Damon est professeur associé à Sciences Po et conseiller scientifique de l'École nationale supérieure de sécurité sociale (En3s). Il a été chef du service " Questions sociales " au Centre d'analyse stratégique et directeur des études à la Caisse nationale des allocations familiales.

  • Célébrées, critiquées ou méprisées selon les époques et les auteurs, les classes moyennes font régulièrement l´objet d´observations attentives. On signale souvent, dans les pays occidentaux, le déclassement relatif et l´inquiétude des classes moyennes, tandis que dans les pays émergents, en Inde et en Chine notamment, des classes moyennes seraient en cours d´apparition et d´affirmation. Mais que sont véritablement ces classes moyennes que les hommes politiques courtisent à longueur de discours ?
    Si le pluriel s´impose presque naturellement lorsque l´on parle d´elles, c´est parce que derrière une appellation unique est regroupé des situations très hétéroclites : les classes moyennes, auxquelles s´identifient majoritairement les Français, rassemblent en effet tous les individus situés entre les moins bien lotis et les plus fortunés.
    Au-delà des lieux communs, cet ouvrage propose une synthèse des connaissances sur les classes moyennes. Il invite à comprendre ce qui les délimite et la place qu´elles occupent en France mais aussi dans le reste du monde.

  • En France, vivre dans une famille recomposée est une réalité qui concerne plus d´un million d´enfants et autour d´eux, des parents, des beaux-parents, des demi- ou quasi-frères et soeurs, etc. Car les recompositions contemporaines qui ne procèdent plus du destin (veuvage) mais de l´aspiration et de la volonté des adultes (séparation), sont devenues monnaie courante. Derrière ce constat chiffré, les situations concrètes sont extrêmement variées. Elles ont néanmoins toutes un dénominateur commun : l´existence d´au moins un enfant qui vit, en tout ou partie du temps, avec un beau-parent.
    Au-delà des descriptions et des jugements, que sait-on aujourd´hui des conséquences du phénomène sur le bien-être des enfants, sur l´éducation mais également sur les marchés immobiliers, la fécondité, le droit de la famille ou encore les politiques publiques ? Et que révèlent ces nouvelles formes de vie familiale sur la famille d´aujourd´hui ?

  • Faire nettoyer leur classe par les élèves. Créer un service public de la petite enfance. Cesser de critiquer les énarques. Établir un droit à la sieste au travail. Exclure les monarchies de l'Union européenne. Faire les réunions debout. Toutes ces idées, au sein d'un bouquet de 100 propositions réunies en 10 thèmes, pourront vous surprendre, voire vous faire tiquer ; elles n'en peuvent pas moins se défendre. Appuyées sur des données, des expériences et de l'expertise issue des sciences sociales, elles sont ici pimentées par un esprit d'ouverture et un sourire sur le monde. Chacun y trouvera de quoi réfléchir et réagir, car il y en a pour tous les goûts.

  • Le monde est urbain et les sujets sociaux sont les premières préoccupations des habitants. Les sciences humaines permettent d´appréhender de concert les questions sociales et les questions urbaines. Cet ouvrage, avec une vocation de manuel, repose sur des contributions portant sur trois thèmes : les sans-abri, les transferts sociaux, les dynamiques urbaines. Il permet un point et un panorama, à destination de l´étudiant comme de l´expert, sur les liens entre villes et pauvreté. État de l´art des connaissances, il balaye également différentes options possibles ou prospectives pour les politiques.

  • Cet ouvrage fait le point sur la situation et les problématiques des personnes SDF ainsi que sur l'orientation des politiques publiques de prise en charge. L'ensemble s'inscrit dans les questions plus globales ayant trait à la pauvreté et à l'exclusion. Le propos, divisé en huit chapitres didactiques, vise à proposer un panorama des connaissances sur une population qui se trouve, d'une part, au coeur des interrogations individuelles sur les évolutions sociales contemporaines, et, d'autre part, au coeur des interrogations collectives sur les priorités et l'efficacité des politiques publiques.

  • Comment peut-on prétendre faire un tour d'horizon de la pensée en 100 portraits ? En ne le prétendant pas. L'ouvrage repose sur des appréciations et des choix personnels. Le prisme disciplinaire et idéologique se veut large. 100 auteurs - ou plutôt 100 pensées - sont ici traités sous forme de fiches claires et concises qui permettent à l'étudiant, mais aussi au grand public, de balayer les sciences humaines avec efficacité et curiosité. Le ton est simple, le fond est précis. L'ensemble constitue à la fois une introduction, une ouverture et un approfondissement pour quiconque cherche à cultiver sa culture générale, à sortir de sa spécialité ou à disposer d'un outil en vue de la préparation de concours.

  • Ce livre est l´aboutissement d´une dizaine d´années d´enquêtes et d´analyses sur les SDF. La présence des SDF dans l´espace public suscite de nombreuses réactions de l´opinion et des pouvoirs publics qui oscillent entre le registre de la compassion en hiver et celui de l´exaspération indignée en été. Dans ce contexte ambigu, des questions essentielles en matière de liberté d´expression et de circulation, des conflits de représentation et des interrogations sur l´architecture de la protection sociale s´expriment. Dans cet ouvrage, l´action publique est analysée conjointement avec la catégorie à laquelle elle est destinée. Cette orientation permet une évaluation critique du « prioritarisme » (la priorité au plus défavorisé), du ciblage et du partenariat dans la mise en oeuvre des politiques publiques.
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  • Longtemps, les villes ont été dépendantes de leur environnement. C'est désormais l'environnement qui est dépendant des villes. Et si, loin d'être un problème, la ville était dorénavant une solution aux défis environnementaux ? Convergences et divergences des positions et des points de vue autorisent un portrait contrasté des modes de vie urbains contemporains. Quelles sont les tendances à l'oeuvre ? À quoi se disent prêts les habitants ? À qui font-ils confiance ? Interrogés dans sept grandes agglomérations urbaines aux quatre coins de la planète (Bombay, Chicago, Le Caire, Londres, Paris, Pékin, São Paulo) par l'Observatoire Veolia des modes de vie urbains, les citadins font part de leurs situations, aspirations, évaluations en ce qui concerne leur vie en ville. En complément et en miroir de ces opinions, des experts du monde entier apportent leurs observations, illustrations et préconisations sur la ville d'aujourd'hui et de demain. Julien Damon est professeur associé à Sciences Po (master d'urbanisme). Avec les contributions de Abd Al-Aziz Yousef Al-Adsani, Gérard Beaudet, Andrés Borthagaray, Dominique Bourg, Éric Charmes, François Cusin, Pierre-Yves Cusset, Jean-François Doulet, Mohamed El Raey, Cyria Emelianoff, Geneviève Ferone, Richard Florida, Antoine Frérot, Dora Giusti, François de Jouvenel, Kengo Kuma, Benoît Lefèvre, Ariella Masboungi, Philippe Méchet, Olivier Mongin, Rajendra K. Pachauri, Kathy Pain, Thierry Paquot, Vincent Renard, Emmanuel Rivière, Mathieu Saujot, Hiroaki Suzuki, Qiyu Tu, Chung-Tong Wu, Li Xun.

  • Éliminer la pauvreté constitue, avec des définitions, des moyens et des indicateurs différents, une visée pour les politiques publiques menées aux trois échelles internationale, européenne et française. Ce livre présente, d´abord, les fondements, les instruments et les résultats des démarches lancées en 2000 dans le cadre de l´ONU. Il fait, ensuite, le bilan de l´objectif européen d´élimination de la pauvreté, établi lui aussi en 2000. Il analyse, enfin, l´objectif français récent (2007) de réduction d´un tiers de la pauvreté. Large panorama, ce livre, instruit aux sources du droit et de la statistique, souligne les concordances entre toutes ces politiques. Il se veut renouveau de l´analyse française sur la pauvreté.

  • Après des siècles de vaines tentatives d'éradication de la mendicité et du vagabondage, une conscience sociale s'est aujourd'hui développée, transformant les regards portés sur la pauvreté Mais selon Julien Damon, responsable de la mission solidarité à la SNCF, les actions des pouvoirs publics, oscillant entre la répression et l'assistance, continuent à se renvoyer les populations et les responsabilités, sans qu'émerge encore la capacité de traiter collectivement les problèmes posés localement.

  • Avec les arrêtés municipaux de l'été 1995 la mendicité et le vagabondage, deux questions qui traversent les siècles, ont repris place dans les débats juridiques et politiques. Ce livre retrace l'histoire de la prise en charge des mendiants et des vagabonds. Le modèle du « jeu de ping-pong » qui y est décrit permet de comprendre la gestion collective du phénomène. Ces arrêtés, petits détails de l'action publique, se situent certainement au centre des problèmes soulevés par la vulnérabilisation massive de la société française. Ils conduisent à s'interroger sur la citoyenneté dans un pays qui est malade de « l'exclusion » et dans des villes confrontées à une nouvelle donne que seule l'émergence d'une gouvernance urbaine efficace saura réguler. Aussi, au-delà de la condamnation philosophique de l'interdiction de la mendicité, il faut comprendre les décisions des maires comme un appel à l'État qui a tant de difficultés à comprendre et à gérer cette question SDF, alors qu'il fait de la lutte contre l'exclusion sa priorité impérieuse. Aujourd'hui, plutôt que de montrer certains « mauvais » pauvres du doigt, un des choix collectifs majeurs est certainement de se remettre en question face aux plus démunis. Les politiques « d'insertion » pourraient, à cet égard, être fortement reconsidérées car elles semblent surtout pointer un déficit de capacité d'intégration.

  • Les 100 mots de la ville Nouv.

    Penser la ville revient aujourd'hui à se pencher sur les conditions de vie de la majorité des Terriens. C'est décrire et analyser les réalités urbaines. C'est aussi se frotter aux mots des experts, des architectes, des urbanistes ou des élus. De « NIMBY » à « bobo » en passant par « PLU », « équilibre spatial » ou encore « gentrification », l'urbain suscite la création de néologismes et autres acronymes. Ce livre n'entend pas être un simple lexique. Il invite, au gré des mots - « bidonville », « Dubaï », « toilettes publiques », « aéroport » -, à une promenade sur la planète urbaine. Flânant entre réalités présentes et perspectives futures, les auteurs croisent des approches sociologiques, philosophiques, écologiques, juridiques, cinématographiques pour mieux saisir les ressorts de la vie citadine et inventer les territoires urbains de demain.

  • La sécurité sociale se trouve au coeur de la vie quotidienne comme des grands équilibres économiques. La complexité de ses instruments et institutions déroute souvent jusqu'aux experts les plus aguerris. L'ampleur des masses financières qu'elle redistribue suscite de puissants débats : la sécurité sociale est-elle la locomotive du progrès et de la croissance, ou une entrave à la compétitivité ?
    Comprendre la place qu'occupe ce pan essentiel de la protection sociale, c'est analyser ses racines et ses évolutions depuis 1945. C'est également éclairer ses mécanismes et son organisation. C'est enfin souligner les principaux défis qu'elle doit relever pour continuer à protéger chacun contre les risques de l'existence, à chaque étape de la vie.

  • De septembre 2013 à juillet 2014, quatre chroniqueurs réguliers se sont succédé à l'antenne de Radio Classique pour offrir aux Français des idées originales parfois décapantes et souvent iconoclastes à l'heure du petit-déjeuner. Présentées chaque matin par le journaliste Nicolas Pierron comme un « regard critique d'un intellectuel sur nos sociétés, leurs réussites et leurs travers, » les chroniques ont porté sur des thèmes très variés allant de l'administration et la fonction publique à la famille, la société, les libertés publiques, en passant par l'entreprise, la fiscalité, l'Europe, etc.
    Toutes ces idées ont été sélectionnées avec la rédaction de Radio Classique pour capter l'attention des auditeurs, avec des sujets originaux ou en revisitant des sujets traditionnels sous un angle neuf. Elles n'ont pas vocation à proposer un ensemble de réformes cohérentes et définitives, mais à inciter à la réflexion.
    Choisies parmi plusieurs centaines d'entre elles, les chroniques rassemblées dans cet ouvrage ont un objectif clair : faire des propositions de réformes plausibles et offrir des solutions à une société malade de ses institutions. Car les chroniqueurs ont ceci de commun d'oeuvrer à dégager des solutions favorables à la prospérité de tous. Au sein d'instituts ou de think-tank, ils recherchent les moyens de rendre à la France un visage souriant.

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