• Premier roman de Léon Bloy, Le Désespéré (1887) est un pavé dans la mare de tous les conformismes.
    Caïn Marchenoir est le héros de ce roman largement autobiographique : catholique intransigeant révolté par le silence de Dieu et la vaine attente de la rédemption, paria parmi les hommes, il lance le plus violent des anathèmes contre ses contemporains. Le Désespéré est tout à la fois un cri de révolte, un amoureux blasphème, un pamphlet vitriolé contre la foule des « digérants » républicains et la « Grande Vermine » des lettres. Mais Le Désespéré est surtout un aérolithe littéraire, écrit dans une langue barbelée de mots rares, étrangement mystique, une oeuvre d'une surprenante modernité. Cette édition, abondamment annotée et qui tient compte des différents états du texte, offre un éclairage précieux sur ce formidable roman de l'inquiétude spirituelle.

  • L'âme de Napoléon

    Leon Bloy

    "Mais voici. Napoléon n'était pas la multitude. Il était seul, absolument, terriblement seul, et sa solitude avait un aspect d'éternité. Les anachorètes fameux de l'antiquité chrétienne avaient, dans leurs déserts, la conversation des Anges. Ces saints hommes étaient isolés, mais non pas uniques ; ils se voyaient entre eux quelquefois, et leur dénombrement est difficile. Napoléon, semblable à un monstre qui aurait survécu à l'abolition de son espèce, fut vraiment seul, sans compagnons pour le comprendre ou l'assister, sans anges visibles et, peut-être aussi, sans Dieu ; mais cela, qui peut le savoir ?"
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Louis Claude Frédéric Masson, né à Paris le 8 mars 1847 et mort à Paris le 19 février 1923, est un historien français, spécialiste des études napoléoniennes et secrétaire perpétuel de l'Académie française. Issu d'une famille de hauts magistrats, sa soeur mariée à Édouard Lefebvre de Béhaine, Frédéric Masson se destinait à la diplomatie et devint bibliothécaire au ministère des Affaires étrangères.
    En 1886, il fonde la revue Les Lettres et les Arts, qui paraît du 1er janvier 1886 au 1er décembre 1889. À partir de 1894, Frédéric Masson se consacre principalement aux études napoléoniennes dont il devient, en son temps, le spécialiste incontesté, régnant sur une armée de secrétaires et de documentalistes dans son vaste appartement du 122 la rue La Boétie à Paris, puis dans son hôtel particulier de la rue de La Baume. Il est élu à l'Académie française le 18 juin 1903, en remplacement de Gaston Paris, et reçu le 28 janvier 1904 par Ferdinand Brunetière. Il en devint le secrétaire perpétuel le 20 mai 1919.

  • Essais et pamphlets

    Léon Bloy

    Imprécateur et pamphlétaire " par amour ", selon sa formule, Léon Bloy est l'écrivain de l'excès, de la démesure, de l'engagement total. Il consacra son oeuvre et sa vie à la défense des pauvres, à la dignité de l'homme, à l'amour de Dieu, à la figure du Christ et à l'esprit des Évangiles. " Pèlerin de l'Absolu ", le catholique Bloy se fait mendiant pour gagner la liberté de tout dire et traquer la bêtise, dont l'illustration parfaite à ses yeux est " le bourgeois, cet homme qui ne fait aucun usage de la faculté de penser ". Il s'en prend, au nom de cet Absolu, aux politiques, aux écrivains, aux journalistes, aux athées, ainsi qu'aux chrétiens eux-mêmes, qu'il met en cause avec une violence magistrale. L'auteur des Méditations d'un solitaire en 1916 et des Propos d'un entrepreneur de démolitions a bâti une oeuvre immense, où se déploient une impressionnante philosophie de l'histoire et une réflexion sur la fin des temps. Mais il était difficile jusque là de se faire une idée complète d'un écrivain si singulier. En réunissant la quasi-totalité de ses essais et de ses pamphlets, des plus célèbres, comme l'Exégèse des lieux communs et Belluaires et Porchers, aux plus rares, Celle qui pleure, Le Révélateur du Globe et l'inachevé Dans les ténèbres, en passant par Le Salut par les Juifs, ce livre constitue le plus considérable volume d'écrits de Léon Bloy jamais publié. Un siècle après sa mort, l'oeuvre de celui qui ne voyait pas qu'il fût possible d'écrire autrement qu'" au seuil de l'Apocalypse " est ainsi de nouveau disponible et enfin présentée dans sa véritable cohérence.

  • Bloy journaliste

    Leon Bloy

    «Je ne suis ni journaliste, ni écrivain, ni pamphlétaire, [...] ni quoi que ce soit enfin, sinon le catholique Léon Bloy » : cette étonnante façon de se présenter souligne la singularité d'un romancier qui a pris pied par effraction sur la scène littéraire et médiatique.
    Dans les quelque 250 articles qu'il a laissés, cet émule de Barbey d'Aurevilly pourfend les ennemis de sa foi et les moeurs d'une époque laïque qui le traite en paria. Sa plume acérée met à bas tous les grands : il ridiculise le naturalisme de Zola et la pensée historique de Renan ; il s'attaque à Barrès aussi bien qu'à Daudet. Ses pamphlets ironisent sur la démocratie, dénoncent le colonialisme, conspuent la modernité.
    La truculence de Bloy et sa clairvoyance implacable ont attiré les directeurs de journaux, qui pourtant s'y sont souvent brûlés. Car s'il fut rédacteur au Chat noir, au Gil Blas ou encore au Mercure de France, il méprisait la presse avec fureur. C'est ce rapport paradoxal à la prose journalistique que la présente anthologie explore, retraçant la quête d'un écrivain qui affronta l'anecdotique pour y percer à jour les signes de l'Absolu divin.

  • Non pas vraiment des proverbes, mais juste ces expressions toutes faites, qui évitent de s'expliquer sur ce qu'elles recouvrent, les cadavres dans le placard. Eh bien Léon Bloy (1846-1917) va les ressortir, un par un.
    A preuve que, cent dix ans exactement après cette coulée de lave, de vitriol au choix - parue en 1902 -, on les reconnaît toutes, les petites phrases en question, elles s'incrustent dans la langue, quand bien même tout a changé autour.
    On ne se refait pas, être poète à ses heures, tous les goûts sont dans la nature, chercher midi à quatroze heures, la pluie et le beau temps, il n'y a que la vérité qui blesse, à l'impossible nul n'est tenu, le temps c'est de l'argent, c'est tout ou rien, se faire une raison, se mettre comme il faut, tout n'est pas rose dans la vie : bien sûr, on saurait tous continuer la liste... mais pourriez-vous en aligner 183, comme le fait Léon Bloy ?
    La performance pourtant n'est pas là. Elle est dans la violence noire et satirique de la langue, tout entière retournée contre le "Bourgeois", avec ce drôle d'usage des majuscules dans ce livre. On peut se sentir loin du catholicisme militant de Léon Bloy, c'est sa propre pensée qu'il renverse aussi, en la soumettant au charroi de l'écriture. La langue, ici, se retourne contre la langue.
    Et c'est bien ça la leçon la plus actuelle : la langue réifiée, la petite phrase toute faite ("les marchés", "pas de soucis" et tant d'autres), c'est dans le présent que nous avons chacun à être vigilant, pour remettre à nu les forces qui jouent à l'arrière.
    Aors oui, souvent rouvrir ce monument unique en notre langue, "L'exégèse des lieux communs" de Léon Bloy satirique, agressif, grammairien, mais capable d'en faire surgir tout un monde.
    FB

  • La femme pauvre

    Léon Bloy

    Ce roman décrit la vie d'une jeune femme pauvre, illuminée inspirée par sa foi chrétienne. Sa mère, une mégère sordide, et son compagnon, un ivrogne, l'obligent à se prostituer pour subvenir à leurs besoins. Elle se retrouve sous la protection d'un peintre, dans le milieu duquel elle approchera d'autres artistes, écrivains, enlumineur, etc. Après la mort de son bienfaiteur, elle épousera l'enlumineur... Ce texte est un hymne chrétien au bonheur d'être malheureux.

  • Je suis seul. J'ai pourtant une femme et deux filles qui me chérissent et que je chéris. J'ai des filleuls et des filleules que l'Esprit-Saint paraît avoir choisis. J'ai des amis sûrs, éprouvés, beaucoup plus nombreux qu'on n'en peut avoir ordinairement.Mais, tout de même, je suis seul de mon espèce. Je suis seul dans l'antichambre de Dieu. Quand mon tour sera venu de comparaître, où seront-ils ceux que j'ai aimés et qui m'ont aimé ?Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le Salut par les juifs

    Leon Bloy

    SALUS EX JUDÆIS EST. Le Salut vient des Juifs !
    J'ai perdu quelques heures précieuses de ma vie à lire, comme tant d'autres infortunés, les élucubrations anti-juives de M. Drumont, et je ne me souviens pas qu'il ait cité cette parole simple et formidable de Notre Seigneur Jésus-Christ, rapportée par saint Jean au chapitre quatrième de son Évangile.
    Si ce journaliste copieux daigna jamais s'enquérir des Textes sacrés et s'il est en mesure de démontrer, pour ma confusion, que ce précepte considérable est mentionné dans tel ou tel des volumineux pamphlets dont il assomme régulièrement les peuples chrétiens, - il faut dire alors que cet hommage au Livre saint est si merveilleusement aphone, pénombral, rapide et discret qu'il est presque impossible de l'apercevoir et tout à fait impossible d'en être frappé.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • « Il sertit d'or l'excrément ; il monte sur des métaux précieux, précieusement ouvrés, la perle noire de la bave. Quand il en arrive à ce point d'orfèvrerie et de ciselure, l'excrément lui-même devient un joyau », écrivait à son propos Octave Mirbeau. Écrivain intransigeant, pamphlétaire exaspéré, catholique fervent et farouche anticlérical, absolu en tout, Léon Bloy (1846-1917) fut l'une des plumes les plus atypiques de la langue française et effraya ses contemporains, dont il attaqua inlassablement les réputations, par sa terrible éloquence.
    Initialement publié en 1894, le recueil des Histoires désobligeantes, dont la cruauté s'avère enracinée dans l'angoisse religieuse de leur auteur, donne la mesure de la remarquable puissance verbale de ce dernier.

  • Les lettres de Léon Bloy à sa famille, à l'évidence, n'étaient pas destinées à la publication. Elles firent, malgré tout, l'objet d'une édition à tirage limité en 1952, et sont depuis longtemps devenues introuvables. Elles sont accompagnées, dans le présent ouvrage, des souvenirs d'enfance de Madeleine Bloy-Souberbielle, fille cadette de l'écrivain, et sont enrichies d'une iconographie qui, pour partie, n'était jamais sortie d'un cadre privé. En annexe, figure un charmant récit de Madeleine Gilbert-Fuget, fille de l'architecte Raoul Gilbert, une évocation de ses visites de petite fille chez les Bloy au tournant du XXème siècle.
    Les textes introduisent le lecteur dans l'univers quotidien de Léon Bloy, sous un éclairage intime, souvent singulièrement poignant, et, à ce titre, ils offrent un complément au célèbre Journal de l'écrivain. Les connaisseurs verront apparaître fugitivement des figures familières : les Maritain, les Van der Meer, les Rouault, les Levaux, Jehan Rictus, le père Léonce Petit, Ricardo Viñès, Félix Raugel, Vincent d'Indy, ou encore le grand géologue Pierre Termier... hôtes de passage qui viennent dîner, faire de la musique ou entendre Bloy lire ses dernières pages d'une belle voix de basse.
    A propos de la correspondance intime, Léopold Levaux écrit : «C'est d'un homme de douleur et de combat [...] qu'émanent les lettres qu'on va lire. Contraste émouvant et prenant, avec elles nous pénétrons dans le grand univers de Bloy par une toute petite porte, secrète et douce, qu'on serait tenté d'appeler, en recourant à l'épigraphe du dernier volume de son journal, la porte des humbles».

  • BnF collection ebooks - "Voilà vingt-deux jours que Louis Veuillot est mort. Les trois cents Spartiates de la publicité militante, plus heureux que les compagnons de Léonidas, survivent à leur redoutable ennemi et peuvent enfin se reposer d'avoir eu tant d'esprit contre ce catholique terrifiant qui donna de si longues inquiétudes aux boutiquiers austères de la Libre Pensée et de l'Antichristianisme."

  • Je ne me souviens pas d'avoir jamais visité l'Espagne, et je n'ai jamais assisté, même en rêve, à une course de taureaux. J'entends une de ces vraies courses où la bête furieuse éventre des chevaux et parfois des hommes, à la délirante joie d'un vrai public espagnol.Nous fûmes tous élevés dans cette croyance que c'était un spectacle sublime et de nature à saturer d'enthousiasme la plus héroïque nation du globe. Nos yeux d'enfants ont été remplis de ces images de picadores éclatants et de toréadors fulgurants comme des archanges dont les enluminures à deux sous nous racontaient la splendeur.

  • De quoi s'agit-il sinon d'arracher la langue aux imbéciles, aux redoutables et définitifs idiots de ce siècle, comme saint Jérôme réduisit au silence les Pélagiens de son temps ? Obtenir enfin le mutisme du Bourgeois, quel rêve ! L'entreprise, je le sais bien, doit paraître fort insensée. Cependant je ne désespère pas de la démontrer d'une exécution facile et même agréable. Le vrai Bourgeois, c'est-à-dire, dans un sens moderne et aussi général que possible, l'homme qui ne fait aucun usage de la faculté de penser et qui vit ou paraît vivre sans avoir sollicité, un seul jour, par le besoin de comprendre quoi que ce soit, est nécessairement borné dans son langage à un très petit nombre de formules. Le répertoire des locutions patrimoniales qui lui suffisent est extrêmement exigu et ne va guère au delà de quelques centaines. Ah ! si on était assez béni pour lui ravir cet humble trésor, un paradisiaque silence tomberait aussitôt sur notre globe consolé ! » ( Léon Bloy)

  • 14. - Voisinage du Sacré-Coeur. Ce n'est certainement pas pour y périr.15. - Réclamation du déménageur de Cochons que je n'ai pu payer le jour même. Ce cambrioleur qui a détruit une partie de notre pauvre mobilier promet de me relancer dans huit jours. Première épine.18. - Lettre douloureuse et suppliante à un homme riche qui se dit mon « admirateur », en vue d'en obtenir un faible secours. [Cette lettre, effroyablement désolée, pourra, dans dix ans, être vendue assez cher par le destinataire malin qui s'est bien gardé de répondre.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Ce coffret contient trois oeuvres de Léon Bloy : Propos d'un entrepreneur de démolitions, Je m'accuse... et Exégèse des lieux communs.
    Retrouvez d'autres auteurs dans la collection Coffrets Classiques : Alexandre Dumas, Homère, Victor Hugo, Marivaux, Molière, Émile Zola, Honoré de Balzac, Guy de Maupassant, George Sand...

  • BnF collection ebooks - " L'auteur de l'Assommoir est un Hercule souillé qui remue le fumier d'Augias et qui y ajoute ! Si vous ne me croyez pas, lisez son livre. Plongez-vous dans ce gouffre d'excréments et si vous pouvez y rester sans étouffer ou sans vomir, vous verrez que l'ordure y veut être de l'art encore et du plus grand. M. Emile Zola croit qu'on peut être un grand artiste, en fange, comme on est un grand artiste en marbre."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • Le Mendiant ingrat

    Leon Bloy

    Seigneur Jésus ! ayez pitié des lampes misérables qui se consument devant votre douloureuse FACE.Le Désespéré. 14. - visite de Georges L... qui ment comme un musulman. Discussion vive au sujet de la tombe de Barbey d'Aurevilly. Axiome. Je dois toujours avoir tort el je vois toujours faux, quoi que je fasse ou que je dise. Certes, Georges L., un ami de trente ans, n'hésitera pas à me sacrifier gélatineusement à Mlle R.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Léon Bloy

    Léon Bloy

    Le Classcompilé n° 73 contient 15 oeuvres de Léon Bloy.
    Léon Bloy, né le 11 juillet 1846 à Notre-Dame-de-Sanilhac (Dordogne) et mort le 3 novembre 1917 à Bourg-la-Reine, est un romancier et essayiste français. Connu pour son roman Le Désespéré, largement inspiré de sa relation avec Anne-Marie Roulé, il est aussi un polémiste célèbre. (Wikip.)
    Version : 2.4.
    Nouveauté : EXÉGÈSE DES LIEUX COMMUNS (Nouvelle Série)
    On pouconsultera les instructions pour mettre à jour ce volume sur le site lci-eBooks, rubrique "Mettre à jour les livres"
    FICTION
    LE DÉSESPÉRÉ 1887
    SUEUR DE SANG 1893
    HISTOIRES DÉSOBLIGEANTES 1894
    LA FEMME PAUVRE 1897
    AUTRES
    UN BRELAN D'EXCOMMUNIÉS 1889
    LE SALUT PAR LES JUIFS 1892
    ICI ON ASSASSINE LES GRADS HOMMES 1895
    JE M'ACCUSE... 1900
    EXÉGÈSE DES LIEUX COMMUNS 1902
    LES DERNIÈRES COLONNES DE L'ÉGLISE 1903
    BELLUAIRES ET PORCHERS 1905
    LA RÉSURRECTION DE VILLIERS DE L'ISLE-ADAM 1906
    LE SANG DU PAUVRE 1909
    EXÉGÈSE DES LIEUX COMMUNS (Nouvelle Série) 1913
    SUR LA TOMBE DE HUYSMANS 1913

  • Trop de porchers, hélas ! et pas assez de belluaires.A GEORGES ROUAULT Les imaginations mélancoliques ont toujours adoré les ruines. Les employés de la Tristesse et les Comptables de. la Douleur ont à peine, quelquefois, d'autres domiciles pour se repaître, pour se propager et pour s'assoupir.C'est là, surtout, qu'en des songes de suie ou de lumière, leur viennent les péremptoires suggestions d'un Infini persistant, quoique mal famé, dans l'auberge de l'existence où l'on s'accoutume, de plus en plus, à bafouer les éternités.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • OEDIPE croyait bien l'avoir vaincu, le monstre immortel ! vaincu à jamais ! et, pour sa victoire, les Thébains stupides l'avaient fait roi et quasi dieu, ce divinateur aux pieds gonflés, cet aveugle terrible, parricide et incestueux sans le savoir !Depuis près de trente siècles, l'esprit humain tette ce symbole, le plus complet que l'antiquité grecque ait laissé. Dans son irrémédiable déval des plateaux lumineux de l'Eden et dans les successives dégringolades postérieures, l'animal raisonnable a ainsi toujours retenu l'idée d'un central rébus dont l'inespérable solution donnerait l'empire du monde aux cloportes subtils qui la découvriraient.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Mon formidable et cher ami,
    Voici une lettre qui vous apprendra du moins quelques bonnes nouvelles. je maudis sincèrement le sort qui me réduit, cependant, à rester impuissant, moi qui vous aime, à vous être utile comme il le faudrait.

  • Le siècle fait-il quelque chose à l'amour ? Aux dires de prophètes, le 21e siècle, assisté par le technique, sera celui de l'amour multiple, entre polyunion, polyfidélité et polysexualité (Jacques Attali), tandis que le genre se diffracte en de multiples identités. Le décalage est complet avec le 19e siècle qui semble n'avoir connu que l'amour du couple, le mariage arrangé et son inséparable corollaire, l'adultère. Pourtant, à rebours du puritanisme ambiant, par le biais du travestissement, de la passion ou de l'exotisme, la littérature a exploré de nouveaux territoires de l'amour et préparé les esprits. L'amour en serait-il moins absolu ? Non, mais l'oiseau rebelle fixe ses lois.
    Ce coffret contient dix oeuvres de la littérature française, avec une préface et une présentation de Jean Demerliac : Jacques de George Sand, Mademoiselle de Maupin de Théophile Gautier, La Confession d'un enfant du siècle d'Alfred de Musset, Physiologie des amoureux d'Étienne de Neufville, Physiologie de l'homme marié de Paul de Kock, Carmen et La Chambre bleue de Prosper Mérimée, Les Femmes d'artistes d'Alphonse Daudet, Aziyadé de Pierre Loti et Le Désespéré de Léon Bloy.

  • Extrait : "Je commence aujourd'hui, 30 septembre, sous l'invocation de saint Jérôme, auteur de la Vulgate, appariteur de tous les Prophètes, inventoriateur plein de gloire des Lieux Communs éternels. Est-ce là manquer de respect à cet étonnant docteur que l'Eglise honore du titre de Maximus, et que le Concile de Trente a implicitement déclaré le Notaire de l'Esprit-Saint ? Je ne le crois pas."

  • Le Désespéré

    ,

    • Ligaran
    • 6 Février 2015

    Extrait : "Quand vous recevrez cette lettre, mon cher ami, j'aurai achevé de tuer mon père. Le pauvre homme agonise et mourra, dit-on, avant le jour."

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