• La voyageuse de nuit

    Laure Adler

    • Grasset
    • 16 Septembre 2020

    « C'est un carnet de voyage au pays que nous irons tous habiter un jour. C'est un récit composé de choses vues sur la place des villages, dans la rue ou dans les cafés. C'est une enquête tissée de rencontres avec des gens connus mais aussi des inconnus. C'est surtout une drôle d'expérience vécue pendant quatre ans de recherche et d'écriture, dans ce pays qu'on ne sait comment nommer : la vieillesse, l'âge ?
    Les mots se dérobent, la manière de le qualifier aussi. Aurait-on honte dans notre société de prendre de l'âge ? Il semble que oui. On nous appelait autrefois les vieux, maintenant les seniors. Seniors pas seigneurs. Et on nous craint - nous aurions paraît-il beaucoup de pouvoir d'achat - en même temps qu'on nous invisibilise. Alors que faire ? Nous mettre aux abris ? Sûrement pas ! Mais tenter de faire comprendre aux autres que vivre dans cet étrange pays peut être source de bonheur...
    Plus de cinquante après l'ouvrage magistral de Simone de Beauvoir sur la vieillesse, je tente de comprendre et de faire éprouver ce qu'est cette chose étrange, étrange pour soi-même et pour les autres, et qui est l'essence même de notre finitude.
    « Tu as quel âge ? » Seuls les enfants osent vous poser aujourd'hui ce genre de questions, tant le sujet est devenu obscène. A contrario, j'essaie de montrer que la sensation de l'âge, l'expérience de l'âge peuvent nous conduire à une certaine intensité d'existence. Attention, ce livre n'est en aucun cas un guide pour bien vieillir, mais la description subjective de ce que veut dire vieillir, ainsi qu'un cri de colère contre ce que la société fait subir aux vieux. La vieillesse demeure un impensé. Simone de Beauvoir avait raison : c'est une question de civilisation. Continuons le combat ! »L.A.

  • Dictionnaire intime des femmes

    Laure Adler

    • Stock
    • 11 Octobre 2017

    " Ce livre est une invitation au voyage dans un  étrange pays sans frontières, une terra incognita,  un territoire où vit la moitié de l'humanité. On a dit que c'était un continent  noir. Je pense, au contraire, qu'il est habité  par la lumière et bruisse de toutes les voix  qui, vivantes aujourd'hui ou venues du passé  le plus lointain, ont construit notre histoire.
    Ce livre est un dictionnaire, donc une  manière d' "entrer" à sa guise dans ce vagabondage  où des femmes très célèbres cohabitent  avec des anonymes. Il est "intime",  car il est aussi, à mon insu, une sorte  d'autobiographie. Dire qui l'on admire est  inévitablement une forme de confession.
    Mon seul désir est de faire connaître ou  reconnaître ces femmes, tant elles sont pour  moi des exemples qui nous donnent courage,  énergie, espoir. " 
    Laure Adler

  • "Ce livre voudrait être un parcours pour non initiés dans les arcanes du théâtre contemporain, en restant au plus près de ceux qui le font et nous aident ainsi à vaincre le noir le temps d'une représentation." Laure Adler
    Dans Tous les soirs, Laure Adler convoque son histoire intime mais aussi la parole de figures théâtrales majeures : Krystian Lupa, Angélica Liddell, Ariane Mnouchkine, Peter Brook, Claude Régy, Joël Pommerat, Luc Bondy, Antoine Vitez, Patrice Chéreau, Romeo Castellucci, Krzysztof Warlikowski, François Tanguy, Thomas Jolly et Thomas Ostermeier.

  • « La vraie violence de la tragédie, c'est qu'on reste dans les ténèbres, tous. » Qu'est-ce qui pousse l'homme à sortir de l'humanité pour la violenter ? Thomas Jolly expose ici sa conception de la tragédie et de la pratique théâtrale. Dans l'adaptation de Thyeste de Sénèque, la mise en scène de « monstres » mythologiques témoigne de l'empathie du spectateur face à la faiblesse de la condition humaine. C'est l'histoire d'un crime innommable traduite par des mots, des sons et des images que seul ce théâtre artisanal et enchanteur peut produire.

  • Immortelles

    Laure Adler

    • Grasset
    • 28 Août 2013

    « Florence, Suzanne, Judith. Elles forment une sarabande dans ma tête. Leur amitié m'a construite et m'a rendu indifférente. Avec elles, j'ai ressenti ce à quoi nous ne pensions jamais, ce que vivre signifiait. »Une nuit d'été, la narratrice se réveille, submergée par une vague de souvenirs qu'elle croyait enfouis dans l'oubli. Sous ses yeux défilent les vies de trois amies avec qui elle a grandi, trois femmes aux destins poignants, trois parties d'elle qu'elle rassemble soudain.Roman sur la jeunesse, ses espérances, ses illusions, ses foucades et ses coups de foudre, Immortelles est surtout un hymne à l'amitié féminine.

  • Françoise

    Laure Adler

    Et si Françoise Giroud était encore plus grande que sa légende ? Plus riche, plus complexe, plus intéressante que l'image d'Epinal de la jeune femme talentueuse qui devint la première journaliste de son temps ?
    La trajectoire, on la connaît : engagée par Hélène Lazareff à la création de Elle puis cofondatrice de L'Express, et enfin chroniqueuse au Nouvel Observateur, l'ex script-girl de Jean Renoir avait le sens des phrases assassines : la griffe sous le sourire enjôleur. Compagne et complice de Jean-Jacques Servan-Schreiber, farouche opposante à la guerre d'Algérie, amie fidèle de Mendès France et de Mitterrand, celle qui "inventa" la Nouvelle Vague et roulait en décapotable fut une grande amoureuse, aimant le plaisir autant que le devoir. Femme politique, cette fille d'immigré turcs ne passa jamais son bac, mais devint Secrétaire d'Etat à la condition féminine sous Giscard d'Estaing. Travailleuse acharnée, élégante en diable, éprise de liberté, c'était une visionnaire, qui incarna la naissance de la femme moderne.
    Mais on découvre ici que ce tempérament passionné a aussi ses zones d'ombre - expérience de la trahison, coup de folie passionnelle, tentative de suicide, mort d'un fils... Et si une phrase de sa mère, sur son lit de mort, avait déterminé sa trajectoire et son destin ?
    A travers le portrait d'une femme d'exception, c 'est une époque de feu que ressuscite ici Laure Adler : un temps, pas si lointain, où l'on savait encore se battre pour des idéaux.

  • A la rencontre de Simone Weil, philosophe, ouvrière, militante et résistante. De la guerre d'Espagne à l'usine, de l'exil à l'engagement au service de la "France libre", un itinéraire ardent et insoumis.
    "Son nom est connu dans un cercle d'initiés qui la considèrent comme une icône de la pensée contemporaine et qui se ressourcent régulièrement dans ses écrits.
    Je fais partie de ces personnes qui, par les hasards d'une amitié, à l'adolescence, ont eu la chance de tomber sur La Pesanteur et la Grâce, et, comme bon nombre d'étudiants, je le suppose, j'ai appris par coeur certains fragments qui résonnaient en moi comme des aphorismes de sagesse et de compréhension du monde. Pendant des années ce livre de chevet fut pour moi comme la boussole du marin au milieu de l'océan déchaîné.
    Trente ans après, mes recherches sur Hannah Arendt me firent lire ou relire certains textes comme La Condition ouvrière et L'Enracinement. Je fus, de nouveau, frappée par sa profondeur d'analyse, son courage physique et intellectuel, la pertinence de ses propositions, son mystère aussi, ce mystère d'une vie brisée à trente-quatre ans dans le feu de la recherche de la vérité.
    Aujourd'hui, nous avons besoin de la pensée de Simone Weil, de sa clairvoyance, de son courage, de ses propositions pour réformer la société, de ses fulgurances, de ses questionnements, de son désir de réenchanter le monde."

  • « J'avais envie de vivre avec les mots, avec les auteurs et d'y être avec tous les autres. » Après le succès rencontré par l'adaptation de la trilogie de Don DeLillo au Festival d'Avignon 2018, cette nouvelle Leçon de l'université de Julien Gosselin permet d'approfondir la pensée du jeune metteur en scène et de découvrir son esthétique. Au fil de ces pages, il expose sa quête incessante de l'incarnation littéraire et de l'intensité émotionnelle. À travers l'exercice d'une vraie radicalité théâtrale, son intention est d'élargir l'expérience dramatique pour que chacun puisse profiter de l'extraordinaire énergie produite par cet art.

  • « Aujourd'hui il a dix-huit ans. Il est rêveur, timide, compliqué. Il n'en mène pas large depuis son arrivée d'Angoulême. Il n'éprouve pas le sentiment d'infériorité d'être un provincial qui débarque à Paris. Au contraire, il est fier de ses racines terriennes, mais, dans la capitale, il ne connaît personne, ignore le nom des rues et, comme il déteste demander quoi que ce soit à qui que ce soit, il préfère se perdre. Ne jamais rien devoir aux autres. Telle est sa devise. Il a des idées qui lui roulent dans la tête, le jour comme la nuit. Trop d'idées. Déjà, il rêve sa vie. Il la veut pleine de risques, dangereuse. » L.A. Avant d'être ce président qui a marqué la mémoire collective, François Mitterrand aura avant tout été un homme à la vie intensément romanesque. C'est à la rencontre de ce personnage hors du commun que nous invite Laure Adler, dans ce livre écrit comme une enquête, qui veille autant à ne jamais juger qu'à éviter toute complaisance. Afin d'approcher au plus près la complexité de l'ancien président, elle met en scène une centaine des journées « particulières » qui ont forgé l'homme, décidé de son parcours personnel comme de ses combats publics. De son arrivée dans la capitale en 1934 aux derniers instants émouvants du chef de l'État, ce livre, à l'aide de multiples entretiens et archives inédits, propose un portrait biographique, politique et psychologique du premier président de gauche de la Ve République.

  • Elles étaient couturières ou lingères. Elles étaient descendues dans la rue en 1830 puis, déçues, amères après la révolution trahie, elles entrèrent dans une secte socialiste communautaire : le Saint-simonisme. Là, entre femmes, entre prolétaires, elles se réunirent, mirent leurs économies en commun et fondèrent le premier journal féministe français. Il était écrit, dirigé, géré, distribué par des femmes. L'expérience dura deux ans. Cela ne s'arrêta pas là. Des bourgeoises, plus cultivées, moins libertaires peut-être, mais avec obstination et talent, lancèrent toute une série de journaux féminins, spécialement écrits pour les femmes. La bourgeoise cultivée devenait émancipée. Si, auparavant, leurs maris ne leur reconnaissaient que des devoirs, elles acquerront désormais des droits : droit de penser, droit de s'exprimer, droit de régner dans leur foyer. Bref, on arrivait au règne de la liberté. Dès les débuts de la révolution de 48, les prolétaires et les bourgeoises se réunirent et firent ensemble, quotidiennement, le journal, qu'à bon droit, elles pouvaient appeler le journal de toutes les femmes. Ce fut, avec la répression de juin, puis avec la trahison de nos chers socialistes, que la presse féministe s'éteignit. Il faudra attendre l'après 68 pour la voir renaître, aussi diverse, vive, provocante qu'en 1832.

  • Depuis la Révolution de 1789 et tout au long des XIXe et XXe siècles des femmes ont tenté de forcer la porte du pouvoir. C'est cette histoire violente et morcelée que restitue l'auteur, ancienne conseillère de F. Mitterrand, à partir d'archives parfois inédites.

  • L'affaire Lafarge : l'histoire de Marie Cappelle mariée presque de force à Charles Lafarge. Peu de temps après le mariage celui-ci meurt empoisonné... Marie était-elle coupable?

  • « C'est un carnet de voyage au pays que nous irons tous habiter un jour. C'est un récit composé de choses vues sur la place des villages, dans la rue ou dans les cafés. C'est une enquête tissée de rencontres avec des gens connus mais aussi des inconnus. C'est surtout une drôle d'expérience vécue pendant quatre ans de recherche et d'écriture, dans ce pays qu'on ne sait comment nommer : la vieillesse, l'âge ?
    Les mots se dérobent, la manière de le qualifier aussi. Aurait-on honte dans notre société de prendre de l'âge ? Il semble que oui. On nous appelait autrefois les vieux, maintenant les seniors. Seniors pas seigneurs. Et on nous craint - nous aurions paraît-il beaucoup de pouvoir d'achat - en même temps qu'on nous invisibilise. Alors que faire ? Nous mettre aux abris ? Sûrement pas ! Mais tenter de faire comprendre aux autres que vivre dans cet étrange pays peut être source de bonheur...
    Plus de cinquante après l'ouvrage magistral de Simone de Beauvoir sur la vieillesse, je tente de comprendre et de faire éprouver ce qu'est cette chose étrange, étrange pour soi-même et pour les autres, et qui est l'essence même de notre finitude.
    « Tu as quel âge ? » Seuls les enfants osent vous poser aujourd'hui ce genre de questions, tant le sujet est devenu obscène. A contrario, j'essaie de montrer que la sensation de l'âge, l'expérience de l'âge peuvent nous conduire à une certaine intensité d'existence. Attention, ce livre n'est en aucun cas un guide pour bien vieillir, mais la description subjective de ce que veut dire vieillir, ainsi qu'un cri de colère contre ce que la société fait subir aux vieux. La vieillesse demeure un impensé. Simone de Beauvoir avait raison : c'est une question de civilisation. Continuons le combat ! » L. A.

  • Je suis né le 14 novembre 1930 dans une école, à Arceau, sur l'île d'Oléron. J'ai vécu dans cette école jusqu'à l'âge de neuf ans. Je me demande si elle existe encore. Le dimanche, la cour nous appartenait. Ma mère a été mon institutrice. Je suis resté un an dans sa classe et ce n'est pas un bon souvenir. Elle se croyait obligée d'être plus sévère avec moi puisque j'étais son fils. Mais c'était une bonne enseignante, comme me l'ont assuré certains de ses élèves que j'ai revus depuis.

    Pendant près d'un an, Pierre Bergé s'est confié à Joëlle Gayot. Parce que la parole s'envole mais que les écrits restent, ils ont décidé de faire ce livre. On y voit Pierre Bergé enfant d'anarchistes, défenseur de la cause homosexuelle, mémoire d'Yves Saint Laurent, grand mécène, mélomane averti, esthète collectionneur, homme d'affaires pacifiste, viscéralement de gauche et contre tous les conformismes.
    Ces entretiens sont prolongés par des conversations entre Pierre Bergé et Laure Adler, qui nous font découvrir un autre visage de cet homme à part, notamment ses goûts littéraires, de Louise Labé à Julian Barnes en passant par Villon, Marot, Flaubert, Proust, Stendhal, Rimbaud, Apollinaire, Genet, Giono, Jelinek, Coetzee, Roth.

  • « Je ne cherche donc absolument pas à enlever les rugosités que le handicap produit, les difficultés de parler, de maîtriser certaines choses. À travers ces difficultés se pose une question qui est humaine, profondément existentielle, celle de nos propres limites. [...] C'est extrêmement palpable chez eux sur le plateau, et c'est sans doute ce qui les rend profondément théâtraux. » Madeleine Louarn entend confronter ses comédiens à la puissance de la langue et du corps. Le théâtre devient alors un combat pour dépasser ses propres limites, pour aller au-delà du handicap, pour vivre, tout simplement, par la langue d'un autre.

  • « Je ne cherche pas à être originale ou d'avant-garde. Non, pas du tout. Je cherche à être profondément influencée et la plus antique possible. » Dans cet entretien se déroulant le jour de la dernière de ¿Qué haré yo con esta espada?, Angélica Liddell revient longuement sur l'importance de l'écriture à ses yeux et son exigence de rigueur esthétique. Elle aborde ses principales influences, son rapport au monde et à sa violence. Loin de toute provocation, elle évoque notre être primitif, la relative capacité à l'étonnement de nos sociétés et son souhait d'amour.

  • « Dans le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui, on a besoin d'avoir des littératures immenses, d'être face à des choses qui sont gigantesques, pas par la taille ou la durée, mais par la pensée, l'élégance, la puissance de l'écriture. La situation est tellement critique qu'il ne suffit pas de choses « grandes » ou « bonnes », il faut des choses gigantesques. » Faut-il lire au théâtre ? Julien Gosselin montre à quel point il peut être intéressant, voire essentiel, d'aller au-delà du théâtre parlé. Le théâtre, c'est aussi une lecture, des vidéos, de la poésie, de la musique. Un mélange des genres mis en pièces autour de grandes oeuvres.

  • On dit George Steiner intransigeant. Il a la passion de l'absolu. Certains le redoutent pour son esprit acide et ses attaques virulentes, d'autres l'admire pour sa culture polyglotte, sa connaissance des textes classiques, ses engagements intellectuels et sa croyance éperdue, après la Shoah, d'une communauté humaine encore possible.
    Avec Laure Adler, George Steiner évoque sa jeunesse (il est né en 1929 de parents juifs viennois, ils migrent en 1940 à New York) et sa formation aux États-Unis, sa position sur le judaïsme, son amour des langues et les grandes mythologies de notre siècle : psychanalyse, marxisme, structuralisme. Il parle aussi de son amour infini pour ce qui fait le goût de la vie : la musique.
    Ce témoignage d'un des plus grands universitaires du XXe siècle au soir de sa vie, avec la complicité intellectuelle de Laure Adler, est une parfaite introduction à l'ensemble de son oeuvre.

    Portrait de George Steiner © Oscar Elias / AISA / Leemage Ce livre est issu de plusieurs series d'entretiens inities par France Culture entre 2002 et 2014, puis reecrits et restructures par les auteurs.
    © Flammarion, 2014.

  • Vivre

    ,

    • Grasset
    • 29 Avril 2015

    « Je pensais qu´en vieillissant, l´ombre de ce que j´ai vécu pendant la guerre s´estomperait, que j´oublierais un peu. J´ai l´impression que c´est le contraire : soixante-dix ans après mon retour, ce passé est de plus en plus présent en moi.
    J´ai perdu mon sommeil d´enfant pendant la guerre et je ne l´ai jamais retrouvé. Je fais souvent le même cauchemar : la Gestapo me pourchasse. Mais je cours tellement vite que je me réveille. » Anise Postel-Vinay Écrit avec la complicité de Laure Adler et Léa Veinstein, Vivre relate avec simplicité le quotidien de celle qui n´aime pas qu´on l´appelle « résistante ». Arrêtée le 15 août 1942, déportée à Ravensbrück aux côtés de Germaine Tillion et Geneviève Anthonioz de Gaulle, Anise Postel-Vinay nous offre le récit d´une humanité plus forte que la barbarie.

  • « Mettre en scène » ne correspond en rien au travail que je fais aujourd'hui. J'ai quasiment supprimé la scène, transformé l'architecture théâtrale, rayé la notion de costumation, la notion de décoration et la notion de mise en scène elle-même. C'est donc un terme qui, dans mon cas, n'a plus de sens.

  • Dans les lieux de culture et de savoir, les bruits du monde s'entendent, s'écoutent. Dans leurs propos, dans leurs sensibilités, dans leurs mémoires, la création artistique comme la recherche scientifique transforment et performent une conscience du monde et celle d'être au monde. Par le geste et la parole, le récit prend corps et fait sens, résonne et raisonne. L'écho provoqué par les comédiens, metteurs en scène, chorégraphes, réalisateurs, hommes et femmes des mondes de l'art et du spectacle redessine les formes de notre regard sur le monde.

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