• Monsieur Minus

    Laurent Graff

    Bertrand Le Marec, unique héritier de la première fortune de France, consacre tout son temps à la marche à pied, loin des affaires. Il est assisté de Martial, ancien infirmier militaire et ex-taulard, qui s'occupe avec soin de la logistique. D'une randonnée à l'autre, les deux compères vont d'hôtel en maison d'hôtes, parcourant ainsi campagnes, vallons et bords de mer sur plusieurs centaines de kilomètres. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais nous ne sommes pas dans le meilleur des mondes.

  • La Méthode Sisik

    Laurent Graff

    Non pas le temps qu'il fait. Non plus le temps qui passe. Mais le temps qui s'arrête, le temps en moins. Comment ça marche ? La Méthode Sisik vous donne la recette.

  • « Ce n'est pas donné à tout le monde d'être n'importe qui. » À la recherche d'une définition, Laurent Graff décline la vie sur le thème de l'effacement, de l'éviction, de la disparition. Dix textes pour creuser, gratter, fouiller et, peut-être, trouver, par-delà nos épaisseurs, un sens, une raison. L'écriture flirte avec le fantastique, l'absurde, la poésie et le précipice.

  • Cela sonne comme un arrêt : la dernière photo. Comme il y a le dernier verre, le dernier jeton ou l'ultime message. Graff invente la forme neuve de la roulette russe : l'objectif à l'oeil, comme le canon tout contre la tempe. On presse : y a-t-il une vie, passé le couperet de l'ultime clic ? Jeu, set et match ? Neigel, le héros, se cogne à tous les angles d'un deuil amer, celui de M. Un jour à Rome, Méphisto, entendez un sieur Giancarlo Romani (un homme que l'humain intéresse, ex-prêtre) lui offre un voyage et un appareil photographique. Règle du jeu : clore la bobine en prenant « la dernière photo ». Il n'est pas seul à jouer : d'autres sont là, comme lui, avec leur dernière case à cocher : un Japonais, maître-pêcheur de carpe, un ex-mannequin et Eros (de Bilbao). Alors, que prendre dans les rets du viseur ? Une photo qui tout résumera, apocalypse intime, une photo pour rien, une photo de rien, un souvenir à loger au coin d'un miroir, un fragment d'idéal. Geste dérisoire, simple pression, mais choix décisif. Chacun choisira de prendre ou de ne pas prendre LA photo. Neigel, lui, en fera un rendez-vous fantomatique, une hallucination douce, en reviendra plus léger.Tout cela semble bien innocent. Vraiment ?

  • Nous sommes sur une petite île bretonne battue par le vent et les rumeurs. Un promeneur étranger prend des notes sur des feuilles volantes. Mais que peut-il bien écrire ?

  • Voyage, voyages

    Laurent Graff

    Patrick, la trentaine, croupier dans un casino de Normandie, prépare son voyage. Des vaccins au livre de chevet, du couteau au chapeau de soleil, il s'apprête et s'équipe, sans savoir où ni quand il partira. Une seule certitude : un jour, il partira.

  • Grand absent

    Laurent Graff

    L'attrait de la file d'attente est fort. On parle de pouvoir d'attraction. Il est difficile de rester en dehors. Dedans on s'y sent bien. Au chaud. À l'abri.

  • « On » vit sa vie comme un taulard sa promenade, heures fixes, petite rotative impitoyable et désespérante, petit broyeur douceâtre. Tout n'est plus qu'une enfilade monotone de petites ingurgitations (cafés, plats, apéros) et dégurgitations (pisse, sperme). Et puis, un jour, l'abcès crève.

  • «À dix-huit ans, j'estimais que j'avais expérimenté tout ce qui, grosso modo, constitue une vie ordinairement bien remplie, de l'amour au travail, de l'idéal à l'ambition, de la déception à l'ennui.» À dix-huit ans déjà, Antoine fait l'acquisition d'une concession et choisit la pierre tombale qui ornera sa sépulture. À trente-cinq ans, il est pensionnaire des Jours heureux, une maison de retraite. Le personnel le prend pour un cinglé. Mais a-t-il réellement tort ?
    Il vit désormais dans ce nouveau décor peu banal, rythmé par les rires, les pleurs, les fugues et les suicides de ses comparses. Rompu au spectacle, il se résigne finalement à accepter qu'après la mort, le mystère de la vie reste entier, sans jamais apporter de réponse satisfaisante.

  • Le cri

    Laurent Graff

    Il y a de moins en moins de voitures, l'autoroute devient déserte. Un péagiste demeure seul dans sa cabine. Quelques individus résistent à un "bruit " inconnu, une clameur, un son meurtrier qui décime l'humanité. Le vol du cri, célèbre tableau d'Edward Munch, a inspiré à l'auteur cette histoire de fin du monde, qui est aussi la fin du monde d'un homme. Laurent Graff a trente-sept ans.

  • « Hier, je suis sorti faire une randonnée d'une vingtaine de kilomètres. » Laurent Graff

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