• Dans l'Antiquité, l'école, pour ceux qui avaient la chance d'y aller, était une des clés de la réussite. Les Anciens ont beaucoup réfléchi sur les méthodes, les contenus, la finalité intellectuelle et sociale de l'enseignement, et notre système éducatif a hérité de cette réflexion dans une large mesure. Nous devons aux Grecs et aux Romains, entre autres, l'explication de texte, la dissertation, nombre de théorèmes de mathématique, les exposés oraux, la culture générale, les filières disciplinaires, les leçons de musique et l'éducation physique et sportive: mens sana in corpore sano!
    À l'école des Anciens réunit plus de 150 extraits d'auteurs différents, issus des traductions Belles Lettres, consacrés à l'activité des professeurs, des étudiants et des élèves dans le monde grec et dans le monde romain, du VIIIe siècle avant J.-C. au VIe siècle après J.-C. À l'école des Anciens l'on croise des maîtres dévoués aux prises avec des cancres turbulents, des personnels administratifs et techniques efficaces, des professeurs et des élèves d'exception comme Socrate ou Alexandre, des enseignants sous-payés, des gourous, des spécialistes s'interrogeant sur les châtiments corporels ou les nouvelles pédagogies, des parents d'élèves inquiets, redoutant la violence à l'école et préoccupés des débouchés pour leurs enfants.

  • L'art du sous-entendu

    Laurent Pernot

    • Fayard
    • 19 Septembre 2018

    Fines allusions, esquives polies, ambiguïtés volontaires ou non : dans notre vie quotidienne, les sous-entendus sont partout. Nous sommes entraînés à les employer et à les décrypter. Mais avons-nous songé aux implications de ce phénomène ? Il ne se limite pas à des ruses ponctuelles et représente à lui seul une dimension du langage et des rapports sociaux. Le sous-entendu plonge ses racines dans une lecture allégorique du monde. Il est utilisé en littérature et en politique, notamment comme arme contre les totalitarismes. Il pose de délicats problèmes d'interprétation, car qui dit sous-entendu dit risque de malentendu.
    Deux moments clés sont mis en relation : l'Antiquité classique et la Modernité, depuis les philosophes et les sophistes grecs de l'Empire romain jusqu'à Stendhal, Balzac, Aragon ou Foucault, en passant par Hemingway, Orwell et d'autres. La démonstration s'appuie sur des exemples, des citations et des études de cas, tantôt graves, tantôt drôles - parfois osés. Pour la première fois, vous est proposée une enquête d'ensemble sur le non-dit et le dire autrement. Ce livre aura atteint son but s'il aide à voiler et à dévoiler, à mieux dire et à mieux recevoir.

  • Alexandre (356-323 avant J.-C.) fascine. Son règne fulgurant, ses immenses conquêtes ont servi de référence pour une réflexion sur le bon usage du pouvoir : comment faire le bien des sujets ? comment éviter les dérives de l'autoritarisme et de la corruption ? comment échapper au risque de perdre son âme ? Telles sont les questions que posent Sénèque le Père (54-39 avant J.-C.), Dion Chrysostome (30-116), Lucien (120-180), ainsi que de multiples déclamateurs, écrivant en grec et en latin à l'époque de l'Empire romain. Leurs discours et leurs dialogues sur Alexandre le Grand n'avaient jamais été réunis et certains n'avaient jamais été traduits en français. A la fois drôles et profonds, ils sont riches d'implications politiques.
    Laurent Pernot, membre de l'Institut, est professeur à l'Université de Strasbourg. Il a publié aux éditions Les Belles Lettres Éloges grecs de Rome et À l'école des Anciens.

  • Phidias orateur, Bach disciple de Quintilien : la rhétorique a exercé une influence profonde sur les arts. Elle proposait des modèles d'organisation de la pensée, des formes d'expression de la sensibilité, un déroulement de la beauté dans le temps, un cheminement vers l'autre - le public, le spectateur -, une langue commune et des références partagées qui ont nourri la création en peinture, en sculpture, en architecture, en musique.
    Les meilleurs spécialistes, réunis au Collège de France sous la présidence de Marc Fumaroli, de l'Académie française, dévoilent une dimension méconnue de l'histoire intellectuelle et artistique de l'Europe.

  • Les formes littéraires du roman et de l'autobiographie ont en commun de n'être guère représentées dans la Grèce classique et de s'être constituées à partir de l'époque hellénistique et romaine. Elles ne cesseront plus, par la suite, de jouer un rôle dans la culture européenne. Elles offrent des éléments de réflexion importants sur l'apport des sciences de l'Antiquité.

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