• En 1534, Jacques Cartier entreprend une série de trois voyages d'exploration et de colonisation au Canada. À sa suite, les Français investissent dans la pêche à la morue et commercent avec les populations autochtones : ils troquent des chaudrons de cuivre, des haches, des couteaux ou de simples perles de verre contre de précieuses peaux de castor, de loutre et de martre. Avant de pouvoir se parler, Français et Amérindiens échangent des biens qui ont pour eux le charme de la nouveauté et de l'exotisme.

    C'est en retraçant la circulation de ces objets que Laurier Turgeon, historien et ethnologue, nous fait découvrir l'histoire des premiers contacts franco-amérindiens. En nous racontant la pêche à la morue, le commerce des fourrures ou l'usage du cuivre et de la verroterie en Amérique du Nord, il nous offre un récit entièrement renouvelé de la naissance de la Nouvelle-France. D'une grande originalité, ce livre repose sur un vaste ensemble de sources - imprimées, manuscrites et archéologiques - largement inédites.

  • Les auteurs étudient les interactions entre les cultures et les mélanges qu'elles produisent. Ils investissent les espaces de contact, ces " entre-lieux " ouverts et générateurs où se réalisent les métissages et les créations culturelles. Ils explorent trois entre-lieux aujourd'hui sensibles aux dynamiques interculturelles : le global et le local, le présent et le passé, le soi et l'autre.

  • L'idée que les groupes francophones constituaient des unités homogènes qui se caractérisaient par un certain nombre de traits culturels hérités de la tradition a depuis été contestée en raison des nombreux emprunts culturels et des phénomènes de métissage observés par les chercheurs ces dernières années. Le mot ethnologie a remplacé le terme folklore pour désigner la discipline. Celle-ci s'intéresse désormais à de nouveaux objets d'étude et explore de nouveaux terrains - interculturalité, féminisme, sport, ethnologie urbaine, ethnologie appliquée, etc. Cette mutation a favorisé la réduction des échelles d'analyse, l'étude de mocro-phénomènes très localisés et contextualisés, l'interprétation du ` ici et maintenant '. Elle a aussi entraîné une réévaluation des pratiques, voire des fondements épistémologiques, de la discipline. Il n'y a plus désormais une ethnologie mais des ethnologies.
    À l'occasion du 50e anniversaire des études de folklore à l'Université Laval, il était important de faire le point sur la discipline - les textes ici réunis permettent d'éclairer les différents passages du folklore à l'ethnologie. Ils retracent l'évolution de la discipline, présentent l'état des recherches actuelles, signalent les différentes tendances et s'interrogent sur l'avenir de l'ethnologie.
    Sous la direction de Anne-Marie Desdouits et Laurier Turgeon, ce livre réunit les textes de Roland Arpin, Jean Bazin, Carmelle Bégin, Gérard Bouchard/ René Hardy/ Francine Saillant/ Anne-Marie Desdouits, Michel Bozon, Christian Bromberger, Gary Butler, Jean Du Berger, Jean-Claude Dupont, Burt Feintuch, Pauline Greenhill/ Diane Tye, Ronald Labelle, Christine Langlois, Michelle de La Pradelle, Maximilien Laroche, Jocelyne Mathieu, Marcel Moussette, Marie-Louise Perron, Jean-Pierre Pichette, Gerald Pocius, Claire Quintal, Martine Roberge, Dominique Sarny/ Marie-France Saint-Laurent/ Rachel Gholson, Nancy Schmitz, Martine Segalen, Jean Simard et Laurier Turgeon

  • Le patrimoine est devenu une composante majeure de la vie sociale contemporaine. Même les plus petites municipalités ont à coeur d´aménager des sites, des musées ou des festivités pour se raconter, développer un sentiment d´appartenance, voire attirer des visiteurs. C´est ainsi que les gouvernements ont dû élaborer des politiques destinées à le protéger et à le promouvoir, et des organismes ont adopté des conventions pour mieux gérer ce patrimoine qu´il soit mondial, régional ou municipal.
    Le succès que remportent ces « lieux de mémoire » n´est pas le fruit du hasard. Dans un monde de plus en plus caractérisé par la mobilité, les mutations et l´éphémère, le patrimoine est un signe concret de la permanence et de l´authenticité. Il matérialise la mémoire et la rend accessible à la vue, au toucher, à l´ouïe et, parfois même, à l´odorat et au goût. Le patrimoine inscrit le passé dans le présent.

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