• Ce livre est un cri provoqué par des questions existentielles : comment faire face à la méchanceté ambiante, comment voir sa propre méchanceté sans sombrer dans le désespoir, comme tant d'écrivains qui n'ont pas résisté ? Par l'écriture, par l'ouverture à l'autre, par la compassion, il lui semble possible d'affronter la vie en croyant que, si elle reconnaît la présence du mal aussi bien en elle que dans le monde, elle pourra y répondre en se tenant debout parmi les vivants.

  • « Elle dépose sur la table une boîte de chocolats Laura Secord remplie de photos, elle veut me montrer Émilie dans sa longue robe noire. Une robe de religieuse, que sa grand-mère avait revêtue dès l'âge de trente ans. Elle rit, "L'âge où les femmes devenaient vieilles". Je calcule. Émilie est morte à quatre-vingt-treize ans, elle s'est sentie vieille pendant plus de soixante ans. J'en frémis.
    Soudain, comme si elle venait d'avoir une illumination, elle se lève, se dirige à petits pas vers sa chambre. Elle revient aussitôt avec trois albums tout neufs. "J'ai décidé de vous remettre à chacun les photos de votre enfance. Le moment est venu." Le coeur me serre, je comprends bien ce qu'elle veut dire. Elle me tend un album à la couverture multicolore, tout en dégradés. Des teintes claires ou sombres, joyeuses ou sérieuses, audacieuses ou discrètes. Comme elle, ma mère. "C'est pour toi", dit-elle simplement. »

    Quelques mois après la mort de sa mère, Louise Dupré entreprend un récit de deuil pour tenter de saisir qui était la femme qu'elle a appelée maman.

    Un livre qui se lit passionnément.

  • Béatrice travaille au montage d'un documentaire sur les tueries de masse quand elle reçoit un appel des États-Unis. Son mari, conférencier invité à l'Université de Miami, et leur fils Théo, parti le rejoindre pour profiter de la plage, se trouvent tous deux à l'hôpital entre la vie et la mort. Sous le choc, Béatrice prend le premier vol pour la Floride. C'est à son arrivée seulement qu'elle apprendra la vérité, plus terrible encore que ce qu'elle avait pu imaginer.
    Elle s'emploiera dès lors à fouiller le passé familial pour trouver un sens à la tragédie. Mais les doutes se multiplient et les certitudes se font rares. Pour ne pas sombrer, elle devra d'abord admettre sa propre fragilité, ainsi que l'impossibilité pour les parents de toujours sauver leurs enfants.

  • Tout près

    Louise Dupre

    On ne peut pas exiger de la vie qu'elle nous assure un calme perpétuel, mais on se blesse à cultiver le désir de plus de paix. En cherchant d'où l'on vient, on est parfois cette «femme assise dans sa petitesse de femme et qui cherche son visage». L'écriture «commence par une trahison». C'est à cet arrachement, à là où «la fatalité semble soudain traversée de fenêtres», à ce qui persiste dans les cendres que se dédie Louise Dupré dans «Tout près».

  • « Que vous ayez ou non eu le bonheur d'assister à une représentation de ce fabuleux événement théâtral qui réunissait plus de 50 femmes sur scène, vous serez touchée par le texte dense, troublant, impitoyable de Louise Dupré sur les relations mère-fille, sur les histoires de mères et de filles, sur la douleur et sur l'amour, sur la douleur de l'amour. »
    Suzanne Décarie, Le Bel Âge

    « Superbe sujet ! Théâtre oui, mais ô combien romanesque et plutôt romantique malgré les relations déchirantes. (...) Amour-haine : que de relations mères-filles ça rejoint. »
    Marie-Noëlle Gagnon, CFEL 102,1 - Les Matinées branchées

    « C'est la mise au monde d'une femme, dans un texte poétique teinté de subjectivité, qui permet à chacun d'en faire sa propre lecture. »
    Marielle Paré, Le Libraire

    « Le cordon qui unit mère et fille dans la prose de Louise Dupré en est surtout un de douleur. De sorte qu'à moins d'être faite en bois, devant ce flot d'histoires, inévitablement, résonne comme en écho notre propre douleur. De fille ou de mère. Réflexions à prévoir. »
    Dominique Lachance, Journal de Montréal

    « Divisé en quatre actes, chacun comprenant une douzaine de courts tableaux, ce texte théâtral est d'une richesse inouïe. (...) Louise Dupré, poète, romancière et essayiste, possède une écriture follement mature, teintée de candeur, de sagesse, de vérité. Le texte est suivi d'un entretien fort intéressant entre l'auteure et Brigitte Haentjens, qui fait la mise en scène de l'oeuvre. Cet échange aborde et analyse les thèmes de Tout comme elle. À lire absolument. »
    Catherine Drysdale, Journal Mir

    « Louise Dupré signe un texte profondément intime et intimement universel. Un grand carré de silences éclatés, une courtepointe de tous nos fragments. »
    Sylvie Nicolas, CKIA FM 88,5 - Impromptu

    « Ce fut un grand moment de lecture, comme un grand moment de théâtre. »
    Marie-Anne Poggi, Radio Ville-Marie 93,1 FM

    « Divisé en quatre actes, ce texte pour le théâtre est à l'image des relations mère-fille qu'il dépeint, sensible et émotif. »
    Journal Métro

    « Prolifique écrivaine dont la carrière a été récompensée par de nombreuses distinctions, Louise Dupré semble aussi à l'aise à aborder la question de la condition féminine dans les territoires du roman, de la poésie ou de l'essai. Avec Tout comme elle, c'est par l'entremise d'un texte pour le théâtre que Dupré se penche sur la (complexe) relation mère-fille. (...) Entre la poésie et la prose, le texte de Dupré se veut très fort, parfois rempli de haine ou d'amour, et hantera longtemps mères et filles qui le liront. »
    Antoine Tanguay, Le Soleil

  • Ce roman a été un succès dès sa parution. Emma Villeray apprend à brûle-pourpoint que son amant la quitte pour des cieux meilleurs. Elle ne s'y attendait pas. C'est une tragédie. Et l'occasion de s'interroger sur sa manière d'aimer, sur son passé, sur sa mère et surtout sur sa soeur, sa rivale, son miroir. Un roman intime sur les femmes et la condition humaine.

  • C'est à l'invitation de Nicole Brossard que Louky Bersianik, Louise Cotnoir, Louise Dupré, Gail Scott et France Théoret se réunissent, tous les deux mois, autour de thèmes et d'enjeux de la pensée et de l'écriture féministe. Elles publieront, ensemble, un livre composé d'essais et de fictions. Nous sommes en 1988.

    Les femmes de La théorie, un dimanche, chacune par le biais de son oeuvre à elle, mais ici toutes ensemble, ont marqué la littérature des femmes et la pensée féministe. La théorie, un dimanche est un incontournable, un classique.

    Martine Delvaux / extraits de la préface

  • Personne n'est étranger à l'univers de la dette. Tout de suite, chacun imagine des regards contrits, des profils de perdants, la malchance. C'est oublier ceux qui dominent, profitent, leurs sourires tout juste en retrait, leur ravissement à peine contenu. Dans ce monde, on dispose son miroir, on surveille, on menace, on fomente des procès muets, on peaufine sa vengeance, on se ménage des privilèges, on lèche les plaies. L'univers de la dette, c'est celui de l'autre, reconnu comme autre, pour une fois. Et il vous amorce une catharsis, aucun doute là-dessus! Avec les textes de Jean-François Chassay, Hugues Corriveau, Louise Cotnoir, Louise Dupré, David Dorais, Maude Déry, Gilles Pellerin, et plusieurs autres.

  • Comme le dit Jean-Paul Daoust dans son texte de présentation, « le parfum sert de fil d'Ariane » pour ce numéro thématique qui a inspiré plus d'une trentaine de poètes et écrivains. Qu'il soit une « capture de la fuite » (Monique La Rue), une fragrance de grande maison parisienne (Claire Dé) qui peut tout à coup se transformer en « odeur de salon funéraire » (Louise Dupré), le parfum fait se réveiller en nous toute une palette de sensations : la lenteur des jours qui se suivent (Pénélope Bourque), une nostalgie de l'enfance (Herménégilde Chiasson), des révoltes parricides (André Carrier) ou encore des brûlures océanes (Madeleine Monette)... Un numéro qui, à l'instar de son thème, transportera le lecteur dans un voyage riche en contrastes.

  • Vingt femmes couchent sur papier leurs déboires amoureux. Elles sont écrivaines, poétesses, scénaristes, dramaturges, journalistes. Elles ont l'écriture dans le sang, et le sang qui s'enflamme pour des amours foutues d'avance.

    Larguer les amours, ce sont des variations sur le thème de la rupture, l'exploration de cet instant cru, brutal, fou, de cette fois où elles ont planté quelqu'un là, de cette impulsion saine ou salope, douce ou violente, de cette décision irrémédiable, ou non...

  • Au sommaire de ce numéro d'automne se retrouve le poète d'origine haïtienne Rodney Saint-Éloi, fondateur de la maison d'édition Mémoire d'encrier et récemment admis à l'Académie des lettres du Québec. Les pages qui lui sont consacrées incluent notamment un autoportrait et un entretien effectué par Dany Laferrière. Lettres québécoises nous propose également un dossier sur l'ANEL (Association nationale des éditeurs de livres), regroupement toujours aussi pertinent près de 25 ans après sa fondation : des enjeux de taille, tels que la question épineuse du droit d'auteur ainsi que les défis de la littérature numérique, y sont abordés. Le numéro renferme de nombreux comptes rendus sur tous les ouvrages qui comptent, autant en roman (les nouveautés de Robert Lalonde ou de Sergio Kokis) qu'en poésie, en essai ou en bande dessinée. La rubrique « premier roman » met en exergue Les Murailles d'Érika Soucy. Complétez votre lecture par un portrait de la maison d'édition Héliotrope, qui fête ses 10 ans.

  • Au cours d'un colloque qui se tient à Tunis, Anne Martin fait la rencontre d'Alessandro Moretti, un archéologue. Un amour s'ébauche qui sera contrarié par la distance: lui vit à Rome, elle à Montréal. Un roman sur les difficiles amours à distance.

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