• L'oeuvre de Doric Germain est certainement la plus étudiée dans les écoles secondaires de l'Ontario français. Depuis la parution de La vengeance de l'orignal en 1980, des milliers d'élèves franco-ontariens ont lu ses livres. Pour rendre compte de cette oeuvre, Lucie Hotte s'est intéressée plus particulièrement à trois romans écrits pour un public adolescent : La vengeance de l'orignal, Le trappeur du Kabi et Le soleil se lève au Nord. Ces trois romans se déroulent dans la région de Hearst, dans le nord de l'Ontario. Leurs personnages doivent tous affronter la nature - parfois inhospitalière - et se confronter à l'altérité, tant la leur que celle des anglophones et des Amérindiens. Mais, surtout, ces récits offrent tous les trois une formidable leçon de vie.

    Une étude éclairante sur un auteur important de la littérature franco-ontarienne, s'inscrivant dans la grande tradition américaine du roman nordique et dans celle, universelle, du roman d'apprentissage.

  • Pour qu'une littérature existe, il faut des auteurs qui produisent des oeuvres de qualité et des critiques littéraires, des professeurs de littérature et des chercheurs qui en consacrent l'excellence. Dès les années 1960, René Dionne et Gabrielle Poulin font partie de ceux et de celles qui oeuvrent à la mise sur pied et à la reconnaissance des littératures québécoise et franco-ontarienne, lui en tant que chercheur et professeur, elle en tant qu'écrivaine et critique. Cet ouvrage explore l'étendue et l'importance de leur contribution aux littératures québécoise et franco-ontarienne et éclaire de ce fait une période importante de notre histoire littéraire.

    Ce volume comporte les contributions suivantes :
    Ariane Brun del Re (Université d'Ottawa)
    Marie-Andrée Caron (Université du Québec à Chicoutimi)
    Anne Caumartin (Collège militaire royal de Saint-Jean)
    Estelle Dansereau (Université de Calgary)
    Kathleen Kellett (Ryerson University)
    Gilles Marcotte (Université de Montréal)
    Johanne Melançon (Université Laurentienne)
    François Paré (Université de Waterloo)
    Mathieu Simard (Université d'Ottawa)
    Robert Vigneault (Université d'Ottawa)

  • Jusqu'à la parution, en 1996, de «La littérature franco-ontarienne : enjeux esthétiques», les oeuvres créées durant les années 1970 et 1980 en Ontario français avaient été essentiellement analysées sous l'angle identitaire, rarement en vue d'en dégager les caractéristiques et les enjeux d'écriture propres. À la suite de la parution de cette étude, la littérature franco-ontarienne faisait son entrée dans le champ de la recherche savante. Qu'en est-il de cette littérature vingt ans plus tard ? Quels sont les auteurs qui ont émergé au cours de cette période ? Et quelles sont leurs préoccupations esthétiques ?
    Sous la direction de Lucie Hotte et de François Ouellet, l'ouvrage réunit une douzaine de chercheurs. Sont analysées des oeuvres fortes des deux dernières décennies, comme celles d'Andrée Lacelle, de Margaret Michèle Cook, de Gilles Lacombe et de Claude Guilmain, oeuvres qui, souvent, ont été occultées par le succès des écrivains franco-ontariens consacrés.
    «La littérature franco-ontarienne depuis 1996. Nouveaux enjeux esthétiques montre» que les deux dernières décennies ont été marquées par l'apparition d'une littérature fortement décloisonnée, s'inscrivant en rupture avec la production qui a précédé ; l'étude met au jour ce que signifie écrire en Ontario français au 21e siècle.

  • Raconter des histoires est au coeur même de la condition et de l'activité humaine. De la tradition orale aux romans postmodernes, elles épousent des formes et développent des thématiques différentes. Ces études s'intéressent aux histoires que racontent les écrivains francophones du Canada, pour en saisir la diversité, les thèmes de prédilection, les courants littéraires. Les 33 articles sont variés, tant selon l'époque, le genre et les thématiques que les approches analytiques. Ils sont regroupés selon le genre (théâtre, contes, chansons...), l'origine (Acadie, Ouest canadien, Ontario français) ou les aspects narratifs (temps, espace, écriture au féminin...). L'ensemble fournit un regard vaste, original et éclairant sur de vastes pans du corpus littéraire francophone du Canada.

  • Études en marge de «La distance habitée» de François Paré

    En 1993, François Paré remportait le prix du Gouverneur général pour «Les littératures de l'exiguïté» (1992), un essai sur les cultures et littératures francophones minoritaires au Canada et dans la francophonie mondiale. Dans «Théories de la fragilité» (1994) et «La distance habitée» (2003), il a prolongé et enrichi son thème de prédilection. De nombreux chercheurs se sont inspirés de ses travaux.

    Les articles regroupés ici s'inspirent des grands thèmes de l'essayiste pour éclairer des oeuvres de genres aussi divers que la chanson, le roman et l'essai et d'artistes aussi divers que France Daigle, Michel Ouellette, Daniel Poliquin, Gabrielle Roy, Michel Tremblay et Gisèle Villeneuve. Des réflexions sur la langue, la mémoire, la migration et les frontières tant culturelles, linguistiques que textuelles sont menées par huit chercheurs de l'Ontario, du Québec, de l'Est et de l'Ouest canadiens, dont Catherine Leclerc, Johanne Melançon et Jean Morency. En postface, François Paré prolonge cette réflexion qu'il développe depuis une vingtaine d'années.

  • Au sommaire et en couverture du numéro hivernal du magazine Nuit blanche, retrouvez un portrait de l'écrivain américano-montréalais David Homel que Michèle Bernard a rencontré. Redécouvrez, dans la rubrique Écrivaines méconnues du XXe siècle, l'oeuvre abondante de la chroniqueuse et romancière Jeanne Loiseau, connue sous le pseudonyme de Daniel Lesueur, active jusqu'au début de la Première Guerre mondiale. Dans la rubrique Écrivains franco-canadiens, c'est le travail du Manitobain Rossel (né Russel) Vien, alias Gilles Delaunière, alias Gilles Valais, historien, écrivain, journaliste et animateur de radio, décédé en 1992 qui est mis en lumière. Ce numéro propose aussi une réflexion sur Bob Morane et le Québec dans la foulée du livre Les éditions Marabout, Bob Morane et le Québec de Jacques Hellemans, un regard sur la littérature acadienne et de nombreuses suggestions de lecture pour peupler l'hiver.

  • À la fois introduction à la littérature franco-ontarienne et exploration des enjeux liés à la production littéraire minoritaire, «Introduction à la littérature franco-ontarienne (1970-2008)» témoigne de l'essor fulgurant que connaît cette littérature depuis le début des années 1970.

    Dans une introduction substantielle, les directrices de l'ouvrage présentent les particularités du corpus et effectuent un survol de la production littéraire en Ontario français des origines -1610 - à 1969, situant ainsi l'émergence de la littérature franco-ontarienne dans son contexte

    historique, politique et culturel. L'ouvrage comporte ensuite cinq chapitres, rédigés par des spécialistes, chacun abordant l'un ou l'autre des principaux genres littéraires s'étant développés depuis 1970 : théâtre (Jane Moss), poésie (François Paré), chanson (Johanne Melançon), roman

    (Lucie Hotte) et nouvelle (Michel Lord).

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