• Voyage au bout de l'horreur et de l'infamie où s'accomplissent toutes les folies humaines, porté par un souffle épique et implacable, D'eau et de sang est l'épopée du Mal. Au coeur de ses forces conjuguées à celles d'une nature déchaînée erre un homme muré dans sa vision fatale.

  • Ce roman est celui d'une certaine jeunesse sans idéal précis, située entre ce qu'on a appelé les Tricheurs de 1957 et les Yéyés de 1961. Le personnage central, à la quête de lui-même, gravite dans un monde factice de surboums, de voyages en auto-stop, de drogues. Un instant, il met ses espoirs dans le travail physique et la contemplation de la nature. Mais il est bientôt repris par les autres, les Types, en qui il croit pouvoir trouver une solution. Hélas, tous les éléments (le jazz, la drogue, la moto, les discussions de cafés) par lesquels il peut communiquer avec eux, se révèlent décevants. Il part finalement pour les États-Unis, source réelle de tous ces éléments, où il pense découvrir une signification à son existence. Un roman très attachant, à la fois par son laisser-aller, symbole d'une certaine paresse à vivre, et par l'acidité de la vision, qui dénote une intelligence des plus vives.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Une valise en fer-blanc suit dans ses pérégrinations le narrateur prodigieux des « Ratés de la diaspora », roman qui révéla, en 1969, Lucien Elia. Mais ce n'est plus la chronique d'une famille juive d'Orient qui nous est ici contée. Lucien Elia nous fait assister aux aventures de Jehu dans un pays qui pourrait être la France des années soixante : chômage, aventures sentimentales multiples et sans lendemain qui ne feront qu'accroître la solitude et le désarroi du jeune homme. Celui-ci, après un séjour mélancolique dans sa famille, décidera de s'envoler vers sa dernière espérance, vers la Terre Promise : Israël. Sa déception sera immense, car Israël se présentera à lui, non pas comme le royaume de Dieu ici-bas, mais, au contraire, comme le royaume d'une nouvelle errance, encore plus désespérée, parmi un peuple hargneux, belliqueux et paperassier. Dans ce livre d'une inspiration constante et véhémente, Lucien Elia fait participer son lecteur à une symbolique foisonnante des êtres et des choses. À travers ces pages hallucinées où se mêlent sarcasme, humour et épopée (une épopée à la fois loqueteuse et magique), on assiste en définitive à la naissance d'un nouvel art baroque.

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