• Treffender kon het niet verwoord worden en ook nog eens door een patiënt: ''Kijk niet alleen naar mij, maar ZIE mij; luister niet alleen, maar HOOR mij.'' met die woorden sloot Rene Tabak zijn TEDxRadboudUtalk in een muisstil en tot de nok toe gevuld auditorium in Nijmegen af. De patiënt staat niet alleen centraal, hij is lid van het totale behandelteam, met een actieve rol. Mooie woorden, maar wat zegt dit nu eigenlijk? En vooral, wat betekent dit nieuwe leitmotiv voor de dagelijkse praktijk? Tot nog toe werd gesproken over participatory health(care). De omschrijving de patiënt als partner zegt alles, en is nu juist het motto van het UMC St Radboud. 'Dit uitgangspunt zal de komende jaren zijn neerslag krijgen in onze drie kerntaken: patiëntenzorg, opleiding en onderzoek. Het raakt namelijk alle processen in ons huis. Waarbij wij de komende jaren dat 'huis' steeds minder letterlijk zullen gaan nemen als een fysiek iets. We gaan van een zorginstelling naar een zorgnetwerk dat start bij de patiënt in zijn of haar eigen omgeving'aldus Lucien Engelen. Lucien Engelen neemt u als lezer graag mee, samen met collega's Jan Kremer en Bas Bloem op reis naar de patiënt als partner. Het boek is een weerslag van de gesprekken met de smaakmakers van het UMC St Radboud over hun ervaringen en visie over de patiënt als partner. Het is een dialoog met mensen die twijfelen, overhellen naar de ene of de andere kant, naar voor of tegen, maar dan in de zin van: wat is het en hoe doe ik dat dan? Een weergave van het proces zoals dat in Nijmegen plaatsvond, met kansen en uitdagingen, puur en oprecht. U treft een bloemlezing van interviews met mensen van het UMC St Radboud, geflankeerd met weblogs van TEDxMaastricht, onze inspiratieconferentie. Quotes: 'Meer aandacht, meer samenwerken met de patiënt kost meer geld?' 'Iedereen met de juiste postcode kwam vanzelf toch wel jouw kant op. Maar die tijd is voorbij!' 'Geduld mensen, geduld. Maar over tien jaar is participatory healthcare realiteit. Ziekenhuisbreed. Sterker nog, dan hebben we zestien miljoen ziekenhuizen in dit land.'.

  • Un outil de travail complet et efficace, conforme au programme du nouvel enseignement de spécialité Anglais LLCE (Langue, littérature et civilisation étrangère), en Tle générale. De nombreuses ressources  - le cours, les méthodes clés, exercices et sujets -, pour vous accompagner tout au long de votre Terminale.
     
    Sur chaque thème du programme
    o  Des fiches de  cours synthétiques et visuelles
    o  Une grande carte mentale récapitulative
    o Les méthodes pour réussir l'épreuve du bac
    o  Une série d'exercices progressifs
    o Des sujets guidés «  Objectif Bac  »
    o  Tous les  corrigés  détaillés
     
    En accès gratuit, avec l'achat du livre, sur le site www.annabac.com
    o Des parcours de révision interactifs proposant, pour chaque thème du programme  : des fiches, des quiz, des exercices et sujets corrigés
    o Des conseils pour bien s'orienter

  • Ce recueil essentiel publié chez Armand Colin en 1952 propose trente-trois articles écrits entre 1906 et 1952 par le co-fondateur avec Marc Bloch des Annales. Lucien Febvre y développe sa vision d'ensemble du champ de l'Histoire et propose de précieux  conseils de méthode et y affirme sa dimension pluridisciplinaires  (géographie, sociologie, linguistique, philosophie...)  en proposant 11 portraits de grandes figures de ces différentes disciplines.  Le grand historien y définit  l'Histoire "comme un besoin de l'humanité, le besoin qu'éprouve chaque groupe humain, à chaque moment de son évolution, de chercher et de mettre en valeur dans le passé les faits, les événements, les tendances qui préparent le temps présent, qui permettent de le comprendre et qui aident à le vivre. [Il faut pour cela] recomposer la mentalité des hommes d'autrefois ; se mettre dans leur tête, dans leur peau, dans leur cervelle pour comprendre ce qu'ils furent, ce qu'ils voulurent, ce qu'ils accomplirent".

  • Cultiver, c'est se battreLanguedoc, 1907. Gaston, douze ans, aide son père dans la vigne familiale. Le travail est pénible, le père est taciturne. Il effectue le boulot de la taille sans prononcer le moindre mot. Pour cause : voilà plusieurs années que, compte tenu de la concurrence déloyale des fraudeurs et des lois scélérates qui ne protègent pas assez les producteurs, les vignerons français se portent au plus mal. Un changement est nécessaire. Aussi une manifestation est prévue dans les prochains jours à Narbonne. Mais celle-ci sera réprimée dans le sang. Un drame qui va marquer Gaston pour le reste de sa vie...

  • Chroniques d'une hiérarchie de l'excellenceÀ la fin des années 1840, les vignes anglaises se voient affligées d'un mal étrange. L'apparition d'une fine poudre blanche se déposant sur les feuilles, et la révélation d'un parasite qui s'apprête à déferler sur l'Europe entière : l'Oïdum. Et alors que celui-ci atteint progressivement les terres du Médoc, celles-ci font face à un autre défi. Pour l'exposition universelle de 1855 qui se prépare à Paris, la Chambre de Commerce de Bordeaux décide de récupérer la liste de tous les grands domaines de la région pour établir une hiérarchie sur la base d'une tradition d'un siècle et demi de classification informelle. Un classement du premier au cinquième cru qui, encore en vigueur aujourd'hui, n'a pas fini de faire débat...

  • Il aurait voulu suivre le vent derrière une grande voile blanche, tourner le dos à une plage déserte où personne n'aurait agité de mouchoir. Tout effacer, remettre les compteurs à zéro, laisser le passé à ses friches. Au lieu de ça, il s'arrêta devant un bar-tabac, au bout d'une rue qu'il avait descendue sans s'en rendre compte. Il avait faim, malgré tout.
    Une fois servi, il regarda par-dessus son épaule. Tout derrière lui respirait la détresse banale, morne, des lieux où le temps semble peu à peu figer les gens et les choses dans une même gelée trouble.
     
    Fin de  mois d'août torride dans le Midi. Le commissaire Émile Bordarier s'inquiète pour sa fille. En plus d'avoir un problème d'alcool et une attirance inexplicable pour les punks à chiens, elle ne donne plus de nouvelles depuis des semaines. Alors qu'il se décide enfin à partir à sa recherche, le cadavre à demi carbonisé d'une jeune femme est découvert dans la garrigue nîmoise.  Épaulé par ses collègues Chgyam Namgyel, moine bouddhiste reconverti dans la PJ, et la mystérieuse Vera Cordelle, nouvelle venue dans son équipe, le commissaire mène l'enquête jusqu'au huis clos explosif d'un village cévenol où s'affrontent yourteurs et notables et où se multiplient les disparitions inquiétantes. Sa fausse nonchalance, son sens aigu de l'observation et sa grande patience devant la bizarrerie humaine seront ses armes principales pour percer les secrets d'une brochette de criminels truculents, dont le moindre défaut est un manque flagrant de sens commun.
     

  • Les lettres au mystérieux Lucilius de Lutèce qui ouvrent ce livre donnent le ton : intime, allègre et érudit. S'il évoque toujours ce qui lui tient à coeur, l'histoire et la philosophie chez les Grecs, les Romains et les Premiers chrétiens, ou les contre-vérités qui ont fait long feu, Lucien Jerphagnon nous parle aussi avec brio et profondeur de sujets plus personnels ses amis, ses affections, et ses conversations avec les dieux. Le Maître nous rappelle alors, avec son accent inimitable, que le présent doit se conjuguer avec la plus divine des obligations, dont les dieux d'Homère ont donné l'exemple : « rire ».

  • Lucien Jerphagnon a publié tout au long de sa carrière nombre de textes enlevés : des articles grand public ou savants, légers et polémiques, drôles et inattendus. Ce livre se veut un choix des meilleurs inédits du Maître sur l'Antiquité, relus et retravaillés par ses soins. Lucien Jerphagnon nous entraîne de page en page à voir avec leurs yeux ce que voyaient les Anciens. Quoi qu'il traite, il nous entretient avec bonheur de la sagesse et de la mystique chez les Grecs et les premiers chrétiens. Car, pour Lucien Jerphagnon, il en va toujours de la recherche du Bien suprême - un Bien suprême qui n'exclut ni le rire ni l'humour.
    « Connais-toi toi-même » - phrase reprise de la devise qui ornait le fronton du temple de Delphes, et dont Socrate a fait son leitmotiv - est le vade-mecum parfait de ceux pour lesquels l'esprit n'a pas d'âge et appartient à tous les siècles - à aujourd'hui comme à demain.

  • Détruire la bibliothèque est un geste qui remonte à la plus haute Antiquité. Les autodafés, apparus en même temps que les livres, se multiplient à proportion du nombre d'ouvrages. Considérée comme subversive ou au contraire comme le symbole du pouvoir absolu, la bibliothèque est au centre des crises et des conflits. Bien souvent, elle n'y survit pas.

    De l'incendie d'Alexandrie à celui de Sarajevo en 1992, en passant par Rome, Ctésiphon, Bagdad, par les méfaits de l'Inquisition, par la Révolution française ou la Commune, Lucien X. Polastron déploie une singulière érudition sur ce terrain encore peu exploré. Il mène l'enquête sur les causes du désastre, reconstitue les trésors perdus, part sur les traces des volumes rescapés.

    /> Attaque en règle contre le support papier, convoitises pharaoniques sur l'information numérisée... les dangers d'aujourd'hui sont-ils pires que les grands malheurs vécus par les bibliothèques ? Le rêve de la bibliothèque absolue vire-t-il au cauchemar - celui entrevu par Bradbury, Huxley ou Orwell ?

  • J'avais pensé, logiquement, dédier ces pages à la mémoire de mes parents – de mon père, surtout, l'auteur de la plupart des photos, qui sont la base et la raison d'être de ce livre.
    Curieusement, je n'en ai pas envie. Leur dédier ce livre me semble une coquetterie inutile et fausse. Je n'ai jamais déposé une fleur sur leur tombe, ni même remis les pieds dans le cimetière où ils sont enterrés. Sans doute parce que obscurément je leur en veux d'avoir disparu si jeunes, si beaux, sans l'excuse de la maladie, sans même l'avoir voulu, quasiment par inadvertance. C'est impardonnable.
    Mon père fit ces photos. Je les trouve belles. Il avait, je crois, beaucoup de talent. J'avais depuis des années l'envie de les montrer. Parallèlement, montait en moi la sourde envie d'écrire, sans avoir recours au masque de la fiction, sur mon enfance coupée en deux. Ces deux envies se sont tout naturellement rejointes et justifiées l'une l'autre.
    Ces photos sont beaucoup plus pour moi que de belles images, elles me tiennent lieu de mémoire. J'ai le sentiment que ma vie a commencé le jour de leur mort – il ne me reste rien d'avant, d'eux, que ces images en noir et blanc.
    A.D.

  • «Tu récoltes ce que tu as semé, tu commences par le rouge et le vert, premiers radis, premières laitues, gotte jaune d'or ou reine de mai, d'abord des feuilles tendres comme du papier de soie, presque transparentes puis qui bouclent comme des oreilles, d'un vert moyen qui s'approfondit encore à l'extérieur alors que le coeur de la salade enfle et blanchit, un coeur qu'on peut arracher aussitôt avec les dents et croquer naturellement dans le jardin en l'assaisonnant avec une tige de jeune échalote, tu t'accroupis devant les cosses de petits pois à disputer aux ramiers, tu passes une matinée à arracher et préparer les poireaux repiqués l'an passé en juillet qui ont poussé à travers l'hiver...» Le narrateur de ce roman s'adresse à un homme au travail dans l'espace clos de son jardin. Un accident cardiaque frappe le jardinier. Dès lors, un flot traverse sa conscience. Images, sons, odeurs, souvenirs, réminiscences littéraires et musicales, sensations, visions se succèdent et s'entremêlent tandis qu'il s'éloigne, au fil du temps et des mots, des êtres qu'il a aimés.

  • Lucien Febvre fut un des initiateurs de la nouvelle école d'historiens français. Dans ce volume il étudie le XVIe siècle, l'aurore des temps modernes. Il cherche à le comprendre de l'intérieur car, dit-il, il est difficile d'imaginer 'à quel point la psychologie d'un Français du XVIe siècle ne saurait être celle d'un Français du XXe'. Il évoque brillamment toute une civilisation, grâce à une méthode qui permet de comprendre cet homme du XVIe siècle qui ''(doit être intelligible non par rapport à nous, mais par rapport à ses contemporains', auquel il ne faut pas prêter nos idées et nos connaissances, mais qu'il convient de replacer dans son époque, pour pouvoir saisir ses problèmes et sa façon d'être.

  • « Des souvenirsd'une force exceptionnelle. »Max GalloCe livre retrace la guerre d'un soldat du rang. Dans un stylesobre, Lucien Richard, caporal appelé au 121e régimentd'infanterie, y rend compte au jour le jour des épisodesde sa campagne contre l'Allemagne, du 9 mai au 17 juin1940.Parti comme ses camarades confiant et déterminé au secoursde la Hollande, il se rend à l'évidence : les avions et leschars donnent aux Allemands une supériorité écrasante.Lucien Richard participe aux combats de retraite à travers laBelgique. Malade, il perd son régiment, embarque à grandpeineà Dunkerque pour l'Angleterre, d'où il reviendra deuxjours plus tard pour se battre encore.En témoignant des heures tragiques de 1940, Lucien Richardn'a pas voulu se donner un rôle. Il confie simplement sessensations et ses réflexions de combattant. Son récit estémaillé de descriptions et d'analyses d'un grand intérêtdocumentaire, qui font justice de bien des idées reçues surle comportement au feu des soldats français d'alors.L'un des livres les plus honnêtes et précieux sur le désastrede 1940.

  • Depuis des siècles, le roman occupe une place prépondérante dans la création littéraire. Or, qu'y a-t-il de commun entre Don Quichotte, Le Rouge et le Noir, Les Conquérants et le nouveau roman ? En quoi consiste la forme romanesque ? Comment s'explique sa persistance ?

    Abordant ces problèmes dans une perspective structuraliste, Lucien Goldmann montre, à travers l'analyse des romans de Malraux et de Robbe-Grillet, qu'une méthode sociologique peut apporter une contribution essentielle à leur solution, et pose ainsi, après ses travaux sur la sociologie de la tragédie, les fondements d'une sociologie du roman.

  • Véritable feuille de route pour l'organisation d'un événement, ce guide donne les clefs, les outils pratiques, le déroulé stratégique, ainsi que les ficelles du métier afin de concevoir et piloter une manifestation avec efficacité.
    Nouveau dans cette 3e édition :


    Apport de nouveaux concepts et tendances.
    Zoom sur les nouvelles technologies, les objets connectés, les réseaux sociaux.
    Mises à jour de tous les chiffres, noms de sociétés, nouveaux entrants...
    Mises à jour sur le développement du tourisme d'affaires, qui évolue très vite (congrès...).
    Nouvelle sitographie.Ventes éd. 2013 : 1715 ex ; éd 2016 : 1001 ex

  • En 1958 était publié, sous la signature conjointe de Lucien Febvre et Henri-Jean Martin, L'apparition du livre. Ecrit par Henri-Jean Martin sous l'inspiration de Lucien Febvre, cet ouvrage va devenir très vite un classique et provoquer une véritable révolution. Pour la première fois, la naissance et la diffusion du livre étaient analysées dans toutes leurs dimensions : intellectuelle, culturelle, économique, sociale, esthétique. Les hommes, les ateliers typographiques, l'invention des caractères, l'édition des textes, la mise en pages, tous ces points se voyaient éclairés à travers une grande histoire sociale. Ce fut l'acte de naissance d'un nouveau regard historique sur le livre qui n'a cessé depuis de se renouveler.
    Frédéric Barbier, directeur d'études à l'E.P.H.E., assure la postface de cette réédition qui vise à comprendre le travail commun de Lucien Febvre et Henri-Jean Martin et à montrer l'extraordinaire fécondité de leur ouvrage.

  • Fruit de l'expérience et du savoir-faire de l'auteur, cet ouvrage détaille et explique les phases de fabrication d'une bande sonore pour le cinéma et la télévision, de la prise de son à la post-production, en insistant notamment sur le rôle de chaque intervenant et le rapport qu'entretient le son avec l'image :
    o les différents types de sons et les spécificités des sources sonores,
    o l'équipement de la prise de son (micro, perche, enregistreur, émetteur HF),
    o les configurations et les contraintes du tournage,
    o les principaux cas de figure rencontrés par l'équipe son en tournage,
    o le montage son (paroles, ambiances et effets sonores),
    o la post-synchronisation, le mixage et le mastering.
    Illustré de nombreux schémas explicatifs, photos et exemples de terrain ainsi que d'entretiens avec des spécialistes, l'ouvrage s'adresse au professionnel du cinéma et de l'audiovisuel, ou à l'étudiant en école de cinéma qui souhaite s'initier à la chaîne du son ou approfondir ses connaissances.
    Nouvelle édition actualisée.

  • La découverte d'un lieu magique, à travers les yeux du père de la spéléologie moderne.1936 : un jeune journaliste plein d'admiration et passionné de spéléologie se présente à un vieil homme dont il veut dresser le portrait. Édouard-Alfred Martel est celui qui a découvert dans sa vie quelques 1500 grottes, abîmes et autres cavités. Il se souvient du Gouffre de Padirac... 30 ans auparavant, il l'a exploré avec ses compagnons à l'aide de cordes, d'échelles, de bougies et de bateaux. Bravant les superstitions et les légendes, ils se sont aventurés là où personne avant n'avait osé le faire. On murmure même qu'ils auraient trouvé un trésor dans ce « trou du Diable ».Plongez dans l'histoire de ce lieu exceptionnel qui rassemble plus de 430 000 visiteurs chaque année !

  • «J'ai écrit beaucoup de pages, mais je n'arrive pas à suivre. Je sais trop de choses. Je ferme comme un robinet devant mes yeux. Trop de choses effroyables. J'ai fait du mal. Je dois raccorder mes nerfs. La Lys me suit après Haverskerque Armentières à travers Comines pour aller dans la mer. L'eau revient dans les nuages. Mon petit Émile tombe dans la pluie. Ici c'est ma peine. Je l'accomplis.» Mauricette Beaussart, soixante-quinze ans, a disparu de l'hôpital où l'on soigne sa santé mentale. Son ami Christophe Moreel entreprend de la retrouver. Au fil de sa quête, le passé et le présent de Mauricette s'entrecroisent, tissant peu à peu le portrait d'une femme riche de ses grandes souffrances et de ses petits bonheurs.

  • Les trois volumes de La Guerre d'Indochine, pour la première fois réunis en un seul volume. Lucien Bodard balaie en près de mille deux cents pages quinze années tragiques où se mêlent l'espoir et les larmes. Parce qu'il a croisé les acteurs de cette guerre, il les fait revivre avec force : Giap, de Lattre, Bao Dai et les autres. C'est le récit d'un auteur qui a vécu son sujet, qui sait les dangers de la jungle, la fraîcheur des hauts plateaux. Et il y a ces lieux, oubliés parfois, Dien Bien Phu, bien sûr, mais aussi Vinh Yen, Lang Son, Cao Bang, la R.C.4... Lieux amers et drôles. Qui se souvient du Saïgon des bandits, des piastres et des jeux, cité de jouissance célèbre dans tout l'Orient ? De l'aventure à l'humiliation, des jours tendres aux pluies cruelles, voici l'histoire d'une guerre, l'histoire de deux pays, passion désordonnée et proche où notre innocence s'est perdue.

  • Disco

    Lucien Duval

    Le monde de la nuit sent parfois le soufre, et la discothèque est ici contre toute attente un théâtre imprévu de la cruauté où la vengeance est une forme de justice qui punit les bourreaux. Sous son titre improbable, ce thriller politique est d'abord un récit collectif ancré dans l'histoire : la guerre sale des dictatures latinos dont les crimes sont restés impunis, sauf exceptions. Mais il ne s'agit pas d'un roman historique : c'est un roman sur l'histoire, et même contre l'histoire, qui est toujours prêt à se répéter, si l'on n'y prend garde, comme une mauvaise farce aux accents funestes.
    Cette odyssée ténébreuse emporte le lecteur dans un tourbillon d'épisodes où crime et châtiment ne se dissocient plus. Au coeur de l'action se tient tune femme qui est la narratrice principale de la tragédie. Et ce roman choral d'ordre existentiel, qui grouille de personnages, est constamment soutenu par une écriture incisive qui va très vite avec des mots très sobres. Ce livre est un monde, et ce monde est le nôtre, sous ses dehors exotiques : un monde en deuil de son humanité.

  • Préface de Jean Giono.

    C'est insensé. Ça ne ressemble plus à rien. Il faut gueuler pour s'entendre. Je m'entends scander la marche folle, brancard aux épaules, avec ces mots : Tu veux vivre... tu veux vivre... tu veux vivre... À chaque éclatement je me demande où et comment je vais être touché. Je ne veux pas traîner comme Georges, pas être aveugle surtout, pas au ventre et puis soudain les limites de l'angoisse dépassées, je me sens devenu indifférent à tout. Je ne pense plus à rien qu'à être digne devant la mort. Ça ne dure pas longtemps. Une rafale toute proche volatilise mon courage et je recommence... pas mourir... pas mourir... Vivre... Vivre... À chaque ébranlement, tout est à refaire. La vue de Damien qui marche à ma hauteur me réconforte soudain. Je l'aperçois à la lueur d'une fusée, derrière les pieds du blessé que nous portons. Son regard durci fouille la nuit. À sa bouche, je vois qu'il siffle. Et je me mets à chanter à tue-tête...

    De juillet 1914 à août 1915, Lucien Jacques a tenu son journal, témoignage de l'enfer quotidien de la guerre. Dans cet enfer, quels sentiments existent encore, et les mots ont-ils encore un sens?

  • Prêts pour un voyage au centre de la Terre ?Quelques années avant la seconde guerre mondiale, des marins et des ingénieurs tels que Gagnan, Fernez, Dumas, Tailliez ou encore Cousteau cherchent à percer le monde du silence. Leurs découvertes permettent aux plongeurs sous-marins d'évoluer librement.De la légende de saint Martin aux expéditions des spéléo plongeurs, le Gouffre de Padirac a connu de nombreux exploits qu'Édouard-Alfred Martel aurait certainement voulu vivre.À travers les souvenirs d'un journaliste reporter, suivez ces aventuriers de l'extrême qui ont su inventer et s'équiper de matériel de plus en plus performant pour pouvoir réaliser de grandes expéditions sous terre, sous l'eau... cherchant à percer tous les mystères de ce lieu !

  • L'accession de la Chine au rang de deuxième puissance économique mondiale confère une meilleure image à la révolution chinoise qu'à la russe. Elles ont pourtant presque tout en commun : la révolution chinoise a d'abord été une copie conforme de l'autre, Mao Tsé-toung ne connaissant guère le marxisme qu'à travers la vulgate de Staline. Puis il a pris conscience moins des vices de son modèle que de son inadaptation à un pays surpeuplé du tiers-monde.

    Mais au lieu de corriger le modèle, il a prétendu aller plus loin et plus vite dans le même sens. À la différence de la réplique d'un séisme, d'ordinaire moins catastrophique, le Grand Bond en avant est une réplique aggravée du premier plan quinquennal soviétique (1929-1933), conçu en fonction d'une fin rêvée sans tenir compte des possibilités. Et c'est en tournant le dos à la révolution que la Chine se développe à vive allure.

    Finalement, le panorama que fait ressortir Lucien Bianco de son étude est assez similaire : système politique, surexploitation de la paysannerie, entraînant les deux plus grandes famines du siècle, mise au pas des intellectuels, répression, camps. La comparaison entre Staline et Mao qui couronne le tableau le conduit à remonter jusqu'à Lénine et à faire sien le constat d'un historien chinois : "Autant que possible, le mieux est d'éviter de recourir aux révolutions."

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