Arts et spectacles

  • J'avais pensé, logiquement, dédier ces pages à la mémoire de mes parents – de mon père, surtout, l'auteur de la plupart des photos, qui sont la base et la raison d'être de ce livre.
    Curieusement, je n'en ai pas envie. Leur dédier ce livre me semble une coquetterie inutile et fausse. Je n'ai jamais déposé une fleur sur leur tombe, ni même remis les pieds dans le cimetière où ils sont enterrés. Sans doute parce que obscurément je leur en veux d'avoir disparu si jeunes, si beaux, sans l'excuse de la maladie, sans même l'avoir voulu, quasiment par inadvertance. C'est impardonnable.
    Mon père fit ces photos. Je les trouve belles. Il avait, je crois, beaucoup de talent. J'avais depuis des années l'envie de les montrer. Parallèlement, montait en moi la sourde envie d'écrire, sans avoir recours au masque de la fiction, sur mon enfance coupée en deux. Ces deux envies se sont tout naturellement rejointes et justifiées l'une l'autre.
    Ces photos sont beaucoup plus pour moi que de belles images, elles me tiennent lieu de mémoire. J'ai le sentiment que ma vie a commencé le jour de leur mort – il ne me reste rien d'avant, d'eux, que ces images en noir et blanc.
    A.D.

  • Novembre 1967, deux copains d'architecture débarquent en Tunisie avec, en poche, un contrat pour une intervention d'urbanisme sur une petite ville inconnue du sud. Un troisième les rejoint, puis un quatrième... puis d'autres... Le "Groupe Huit". Un an plus tard ils seront appelés à présenter leur premier travail au président Bourguiba. Leur sera alors confiée l'étude d'aménagement de la région minière, puis celle de l'ensemble du territoire. Travail magistral et début d'une reconnaissance internationale.

  • Avant l'envol, l'amant étreint la taille de sa partenaire et plaque son ventre contre le sien. Un bras s'élance, une jambe fléchit. Prompts, décidés, les yeux dans les yeux, en équilibre sur la pointe des pieds, ils se lovent autour d'un axe imaginaire, un balancier qui les transperce et les unit. Ils virevoltent, folâtrent, s'étirent simultanément - écartelés - comme un seul corps (Sollers y voit une fleur, un papillon) qui bâillerait de faim. Arc-boutés l'un contre l'autre, cuisse contre cuisse, ils écartent les jambes comme on écarte celles d'un compas, font des grâces - toute la préciosité de ce petit pied qui s'élance renvoie à la préciosité du bout du doigt qui pousse le verrou comme on soulève délicatement une tasse de thé. Ils pivotent : s'aviseraient-ils de faire la roue ? C'est ainsi qu'on exécute une danse ; mais s'agira-t-il d'une gaillarde, d'une gigue ou d'un passe-pied ? Peu nous en chaut : le pinceau les emporte, comme il emporte le peintre, avec toute l'énergie de la passion.

  • La filière phonographique, bouleversée par le peer-to-peer et la numérisation des contenus, a servi de cheval de Troie, dans le secteur des industries culturelles, aux acteurs du logiciel, du Web ou de la fabrication de matériel. Alors que la musique n'a jamais été autant écoutée et consommée, ces firmes l'utilisent principalement pour vendre d'autres produits et services ou pour asseoir leur stratégie de marque. Ces contributions analysent aussi l'évolution des pratiques des auditeurs.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • L'architecture n'est pas seulement l'âme de tous les arts ; elle est encore l'expression vive de chaque civilisation, et sur les édifices publics ou privés sont écrites, aussi sûrement que dans les livres, l'histoire générale des peuples et l'histoire particulière de l'homme.La France ne revit-elle pas tout entière sur ses monuments ? Voyez-la à sa naissance, au moment où le duché de France n'est encore que le berceau d'une grande nation : vous reconnaîtrez la double expression de son unité religieuse et de sa division politique dans les oeuvres architecturales des grandes écoles, qui se partagent, au XIIe siècle, le territoire français : école bourguignonne, école champenoise, école de l'Ile-de-France, école normande, école d'Aquitaine, école auvergnate, école languedocienne, école provençale.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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