• À la fin des années soixante, le narrateur s'est rendu dans la Guinée de Sékou Touré. Après un incident de vol qui le retient au Maroc, il découvre cette dictature, en compagnie de deux femmes, entre lesquelles il se partage. Mais c'est son amitié pour Tidiane, opposé au dictateur qui va orienter son propre engagement, jusqu'à ce qu'il éveille des soupçons... Cette fiction lyrique est une plongée «au coeur des ténèbres» qui conduira le héros sur le chemin de la rédemption et de la lumière. Avec La Chose noire, Marc Rombaut a écrit un grand roman de la mémoire qui est aussi un chant à l'Afrique et à la vie. D'origine belge, Marc Rombaut a passé son enfance à Bordeaux. Après des études universitaires à Bruxelles, il a fait de la recherche et a enseigné en Afrique de l'Ouest. Collaborateur à la RTBF, il fut producteur des émissions Idem, Opéra et Écriture. Écrivain confirmé, il est notamment l'auteur de plusieurs romans au Seuil : Chat noir laqué (collection «Fiction & Cie», 1996), Ombres sur une piscine jaune (collection «Fiction & Cie», 2000), et Ville sanguine (collection «Fiction & Cie», 2003). Il vit entre Bruxelles et Antibes.

  • Qu'est- ce qui a amené Bernard, un architecte français, à tuer Claudia, sa jeune maîtresse italienne, dans la nuit du 22 mars 1992 à Sabaudia, station balnéaire située entre Rome et Naples? Sous le choc, pris de panique, il rentre précipitamment à Paris. En accord avec Jessica, sa femme, il décide de se réfugier dans une villa près de Florence, la Villa B, mise à sa disposition par une amie du couple. Il y restera plus de quatre mois, tenant un journal où il tentera de comprendre son geste criminel. En contrepoint du désordre intérieur où il se trouve, on perçoit les désordres du monde: l'Histoire continue. Durant cet été toscan, le narrateur déconstruit le processus qui les enfermait, sa maîtresse et lui, dans une passion mortelle. Sur ce long chemin tissé de remords et de culpabilité, le doute sape lentement ses certitudes : a-t-il vraiment tué Claudia? Pourquoi n'a-t-on pas retrouvé son corps? Comment se fait-il que sa disparition n'inquiète personne? On ne saura probablement jamais quelle est la part du réel et celle du fantasme dans cette affaire. Le narrateur s'aperçoit, dans sa recherche de la vérité, que la mort a un double visage: ce crime sans cadavre en cacherait un autre, commis autrefois dans le Bordeaux de sa jeunesse. Un exilé grec, amateur de boxe, se liera d'amitié avec lui et, sous les non-dits, devinera des secrets inavouables, ces secrets que chacun porte en soi.

  • André, cinéaste exigeant, tourne un documentaire, en Sicile puis sur la Riviera, consacré aux dernières toiles d'un peintre célèbre qui s'est suicidé dans les années 50. Il est menacé de mort par un groupe de mafieux qui veulent récupérer des séquences tournées en extérieurs et gênantes pour eux. Accaparé par un constant sentiment d'échec, rêvant d'une alliance magnifique entre le cinéma et la peinture, en butte à d'inévitables défaites sentimentales, notamment avec son amie Florence et sa jeune maîtresse Patricia, André cherche une solution, aussi dangereuse que délibérée, à laquelle il va s'accrocher avec entêtement. Il s'agit pour lui tout autant d'épuiser les catastrophes que de conquérir la seule valeur qui lui paraisse encore digne d'être gagnée : sa liberté.
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  • Matière d'oubli est un récit poétique, construit sous forme de « variations ». Le texte s'y fait chant, rythme, sons, et se déploie dans un espace re-créé, dé-livré de ses origines. Cette expérience, hantée par les mouvements intimes du langage, se prêtait à celle d'une transposition musicale. Ce fut Anamorphoses, du compositeur André Riotte. La seconde partie du livre donne à voir au lecteur ce travail de transcodage texte/musique ; poésie et musique. Ce livre témoigne, aussi, de leur intime « matière » commune.

  • Matière d'oubli est un récit poétique, construit sous forme de « variations ». Le texte s'y fait chant, rythme, sons, et se déploie dans un espace re-créé, dé-livré de ses origines. Cette expérience, hantée par les mouvements intimes du langage, se prêtait à celle d'une transposition musicale. Ce fut Anamorphoses, du compositeur André Riotte. La seconde partie du livre donne à voir au lecteur ce travail de transcodage texte/musique ; poésie et musique. Ce livre témoigne, aussi, de leur intime « matière » commune.

  • Marc Rombaut est écrivain et producteur de radio à Bruxelles (RTBF). Il est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes, de fictions et d'essais dont, notamment, La poésie négro-africaine d'expression française (Seghers, 1976), Suite en jouî-dire (Bourgois, 1978), Matière d'oubli (Belfond, 1983), La lettre du Nom (Trois Cailloux - In'hui, 1990), L'oeuvre peint de Paul Delvaux (Albin Michel, 1990)) et, en collaboration, Le récit et sa représentation (Payot, 1978) et Minorités dans la pensée (Payot, 1979). Milan Chlumsky est né en 1946, à Prague. Études littéraires à Prague, Strasbourg et Paris. Vit et travaille comme journaliste, historien de la photographie et photographe à Heidelberg (Allemagne). Publications sur l'esthétique, la photographie et l'art en Europe et aux USA ; expositions photographiques en France, Allemagne et Espagne.

  • Marc Rombaut est écrivain et producteur de radio à Bruxelles (RTBF). Il est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes, de fictions et d'essais dont, notamment, La poésie négro-africaine d'expression française (Seghers, 1976), Suite en jouî-dire (Bourgois, 1978), Matière d'oubli (Belfond, 1983), La lettre du Nom (Trois Cailloux - In'hui, 1990), L'oeuvre peint de Paul Delvaux (Albin Michel, 1990)) et, en collaboration, Le récit et sa représentation (Payot, 1978) et Minorités dans la pensée (Payot, 1979). Milan Chlumsky est né en 1946, à Prague. Études littéraires à Prague, Strasbourg et Paris. Vit et travaille comme journaliste, historien de la photographie et photographe à Heidelberg (Allemagne). Publications sur l'esthétique, la photographie et l'art en Europe et aux USA ; expositions photographiques en France, Allemagne et Espagne.

  • Ville sanguine

    Marc Rombaut

    Le narrateur, critique d'art et journaliste, se rend à Bordeaux afin de se documenter sur l'exil de Goya dans la capitale girondine,. Pendant son séjour, il noue une relation ambiguë avec la très distinguée Hélène Dubourg, commissaire adjointe de la future exposition Goya, hommage que rend la ville au peintre espagnol qui mourut en 1828. Ce retour dans la ville de son enfance coïncide avec la fugue inexplicable de son amie Natacha, qui, en le quittant sur les quais de la gare Montparnasse, lui a lâché ces mots énigmatiques : « Il ne faut jamais s'arrêter. »Hasard du calendrier, Bordeaux est alors le théâtre du dernier grand procès du siècle, celui de Maurice Papon, accusé de crimes contre l'humanité. Les rumeurs et les remous que provoque cet événement amènent le narrateur à revivre la passion impossible et tragique qu'il partagea ici même adolescent, avec Jenny, la très jeune compagne de son père.Les visions des désastres de la guerre qui avaient hanté Goya jusqu'à la fin de sa vie sont de nouveau d'actualité : en témoignent les récits insoutenables des survivants des camps. Entre ces deux faits apparemment fortuits - l'exposition Goya et le procès Papon -, le narrateur voit s'exprimer la pérennité de la violence et de la haine dans le monde.Cherchant à assumer enfin son passé, il croira avoir trouvé en l'insaisissable Linda, une photographe très mode originaire des iles Sous-le-Vent, ce que quelque chose de plus fort que le désespoir, une toute neuve et inexplicable émergence de l'amour.

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