• Banquiers, maîtres de Florence, papes, humanistes et mécènes, les Médicis ont incarné la Renaissance italienne. Du XIVe au XVIIIe siècle, ils ont été des acteurs majeurs de l'échiquier politique européen.
    De Cosme l'Ancien à Laurent le Magnifique et Cosme Ier, premier grand-duc de Toscane, l'ascension des Médicis a été exceptionnelle : ils ont marié leurs filles à des rois, ont prêté de l'argent aux monarques, sont devenus papes et ont été au coeur des grands courants sociaux, culturels et politiques de leur temps. Rois sans couronne, ils ont été les maîtres de la République de Florence.
    Encourageant et subventionnant les génies naissants, la Renaissance toscane a rayonné grâce à eux du plus magnifique éclat.
    De la Florence de Dante à la veille de la Révolution française, Marcel Brion fait revivre les passionnants destins de cette captivante lignée.

  • Attila

    Marcel Brion

    Attila, roi des Huns de 434 à 453, est surnommé le « fléau de Dieu ». Personnage à la férocité légendaire, il a créé un gigantesque empire s'étendant de l'Asie centrale à l'Europe occidentale.En moins de neuf ans, Attila unifie ses troupes, soumet de nombreux peuples et décuple la taille de son empire. De sa jeunesse près des plaines danubiennes jusqu'à sa mort soudaine dans sa forteresse d'Etzelburg, Marcel Brion raconte l'ascension, la prise de pouvoir et les conquêtes de territoires de l'homme qui sera à la fois le plus célèbre et l'unique roi des Huns. Si son empire n'a pas survécu à sa mort, il est considéré comme le déclencheur des invasions barbares et de la chute de l'Empire d'Occident.

  • Machiavel

    Marcel Brion

    Cinq siècles après sa mort, Nicolas Machiavel
    (1469-1527), philosophe italien de la Renaissance,
    est le plus controversé des théoriciens
    de la politique moderne. Était-il un homme cynique ou
    un penseur humaniste ?
    Né dans une Florence dominée depuis quatre générations
    par la toute-puissance des Médicis, Machiavel accomplit
    diverses missions diplomatiques qui le mènent de la cour
    de petits potentats à celles de César Borgia, de Louis XII
    et de Maximilien Ier de Habsbourg. En démasquant les
    recoins obscurs de l'âme humaine derrière les paravents
    d'idéalisme, il expose dans un court traité, Le Prince, ses
    conceptions politiques où l'effi cacité l'emporte sur la morale.
    Dans l'Italie morcelée de son temps où royaumes et principautés
    passent de main en main au gré des combats, des
    alliances qui se nouent et se dénouent, Machiavel appelle
    de toutes ses forces un « Prince » capable de faire régner
    l'ordre, l'unité et la paix, au prix même de certaines cruautés
    et fourberies.

  • Plus que l'histoire d'un peuple, la biographie d'un peuple vu comme un personnage.
    Les Huns rassemblent des peules asiatiques turco-mongols dont on ne connait, en général, que la branche occidentale à laquelle Attila a donné ses lettres de noblesse. Ce livre retrace leur histoire et expose les raisons qui leur ont fait quitter les plaines chinoises pour envahir l'Europe. Défilent ainsi quelques grands chefs, comme Teou-Man ou Kiuntchin, qui n'ont cessés de guerroyer contre la Chine, d'abord avec succès, avant d'être vaincus. Tous, comme Attila, le dernier d'entre eux puisque son empire ne survivra pas à sa mort en 453, sont des princes pillards continument en train de mettre sur pied une organisation territoriale qui ne résiste jamais aux dissensions internes. Plus que l'histoire d'un peuple, la biographie d'un peuple vu comme un personnage.Marcel Brion (1895-1984), académicien, historien d'art, est l'auteur de nombreux essais et biographies qui font toujours autorité.

  • Infante d'Espagne, épouse de Louis VIII, mère de Saint Louis et régente de France, Blanche de Castille (1188-1252) a marqué de son empreinte l'histoire tumultueuse du Moyen Âge.
    Mariée à onze ans, Blanche fait figure de simple monnaie d'échange destinée à sceller la paix entre la France et l'Angleterre. Mais la mort de son mari, Louis VIII, la met aux commandes des destinées du royaume. Le peuple se méfie de cette étrangère et, à la faveur de la minorité du roi, les grands seigneurs complotent et multiplient les révoltes contre l'autorité royale. Celle que Marcel Brion appelle « la Dame Louve » devra affronter de nombreuses difficultés pour maintenir son fils, le futur Saint Louis, sur le trône de France.
    À travers ce portait magistral, Marcel Brion brosse aussi celui, tout en clair-obscur, d'une époque à la fois trouble et florissante.

  • Au XVIIIe siècle, Vienne connaît un véritable âge d'or. De Joseph  II à Metternich, Marcel Brion nous décrit l'histoire d'une ville, coeur de l'empire des Habsbourg, mais aussi celle d'une génération, insouciante et frivole. Les Viennois font de leur vie quotidienne une fête perpétuelle. En tous lieux - dans la rue, sur le Prater, à l'opéra - et en toutes occasions, ils se divertissent : musique, théâtre, danse... Dans la capitale européenne de la musique, la valse règne en maître ! Dans les coulisses s'écrit aussi l'Histoire : le congrès de Vienne, l'avènement de la bourgeoisie, les bouleversements politiques, sociaux et le début de la Révolution en 1848 qui signent la fi n de cette « belle époque ».

  • Laurent le magnifique

    Marcel Brion

    Dans cette biographie devenue un classique et écrite avec l'art consommé du romancier, Marcel Brion nous présente tout d'abord les premiers Médicis, Salvestro, Averatdo, Giovanni véritable artisan de la fortune de la famille, Cosimo, plus ambitieux en politique, plus sensible au faste, surnommé le Père de la Patrie, et enfin Laurent, son petit-fils (1449-1492). Marcel Brion sait conter à merveille et campe comme nul autre ses personnages. Fluide et passionnante, son récit retrace l'histoire des conspirateurs florentins, des moines fanatiques, des cardinaux intrigants, des condottieri retors, mais aussi toute une pléiade de poètes, d'artistes et de jolies femmes.Le roman vrai d'une vie qui ressemble à une légende !

  • L'enchanteur

    Marcel Brion

    L'enchanteur révèle un des aspects les plus singuliers et les plus attachants de l'oeuvre de Marcel Brion. Ce roman, écrit pendant la guerre, et qui, en raison des événements, parut en Suisse, fut vite épuisé à cause de son succès, mais resta peu connu des lecteurs français. Ceux-ci auront, aujourd'hui, la surprise de découvrir dans un livre composé en 1943, une technique audacieuse qui est presque celle d'un précurseur, en même temps qu'une profondeur de symbole étrangement captivante.
    Le couple immortel des enchanteurs Merlin et Viviane, revient à la vie et à l'amour, à une époque indéterminée qui est peut-être la nôtre et dans une Prague à la fois réelle et rêvée. Merlin est illusionniste, Viviane diseuse de bonne aventure. Ils aspirent à actualiser une fois de plus leur passion éternelle dans une recherche de l'impérissable et de l'absolu, entraînés par la fatalité de l'Éternel Retour. Leur destin est lié à celui des artistes du cirque Aislinn, acrobates, jongleurs, ventriloques, clowns, lanceurs de couteaux, mais le cirque n'est-il pas le lieu magique par excellence où se déploient les enchantements de cette autre réalité qui fleurit dans le surnaturel un lieu hors de l'espace et hors de la durée où se rejoignent les êtres qui ont été de tout temps l'un à l'autre prédestinés ?
    Une belle histoire enveloppée de cette atmosphère fantastique que nous ont rendue familière La Ville de Sable, la Chanson de l'Oiseau étranger, Château d'ombres, La Folie Céladon, la Rose de Cire, où le talent de conteur de Marcel Brion rejoint les poètes et les prosateurs de cette Allemagne Romantique qu'il nous a appris à comprendre et à aimer.

  • « Marcel Brion, dans ce florilège de nouvelles, exprime d'une manière protéiforme le génie fantastique des lieux, jardins, demeures, villes, des objets, robes, statues, tableaux, et des climats, brouillard, crépuscule et nuit ; les sortilèges et les enchantements qu'ils recèlent pour révéler aux créatures humaines l'effraction éblouie de l'amour, la fascination funèbre de la mort, l'intrusion bouleversante de la mystique.
    Objets inanimés avez-vous donc une âme ? demandait le poète : Marcel Brion répond oui, et son art tout en subtilités allégoriques, en nuances féeriques, en glissements oniriques et initiatiques nous invite à le croire. »
    Joël Schmidt

  • Un panorama qui rassemble les plus hauts et les plus nobles sommets de la littérature romantique.
    Qui mieux que Marcel Brion, le conteur de La Chanson de l'oiseau étranger et de La Ville de sable, pouvait nous rendre fraternelles les âmes et les oeuvres de Heinrich von Kleist, de Clemens Brentano, de Ludwig Tieck, de Wilhelm Heinrich Wackenroder, de Caroline von Günderode, réunis dans ce premier volume, nous faire éprouver tout ce qu'il y a en eux de rare, d'exceptionnel et de merveilleux, et nous aider à ne pas nous sentir dépaysés dans un univers aussi peu souvent visité par les lecteurs français ?
    Ce nouveau livre de Marcel Brion rend un très grand service à la culture française en ce qu'il explique le phénomène romantique et le fait revivre devant nous dans les écrivains chez lesquels il s'est le plus magnifiquement incarné, en même temps qu'il familiarise le lecteur avec des formes de pensée, de sensibilité et d'expression avec lesquelles il lui est, enfin, permis de communier.

  • Dernier duc de Bourgogne, Charles le Téméraire (1433-1477) n'a pas été un guerrier brutal et borné, rêvant de plier l'Europe à sa loi. Il fut un homme d'État, un parfait chevalier et le plus « moral » des princes de son temps.
    Comte de Charolais, puis duc de Bourgogne, il contra les menées de son redoutable adversaire Louis XI, l'« universelle araigne », et forma un rêve : faire des États bourguignons une grande puissance au coeur de l'Europe occidentale.
    Mais cet attardé de l'âge féodal vivait dans des chimères. Les banquiers et les marchands commençaient à tenir le haut du pavé et la diplomatie prenait le pas sur l'idéal chevaleresque. Charles voulait être le nouvel Alexandre mais ne connut que deux déroutes face aux Suisses, et une mort anonyme, de la main d'un simple chevalier.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le personnage principal du nouveau roman de Marcel Brion, roman aussi étrange et aussi envoûtant que De l'autre côté de la forêt qui l'a précédé, ne porte pas de nom, l'auteur l'appelle simplement : « le prince », non pour lui imposer une fonction sociale précise ni pour le déguiser, mais seulement parce que les aspirations et les expériences d'un être anonyme, comme celui-ci, représentent les étapes vers la connaissance de soi et de l'univers, parcourues par un individu en quête d'un absolu.
    Cet absolu il en poursuit la découverte et la possession aussi bien sur les routes oniriques que dans les événements de tous les jours, à travers le monde mystérieux des pierres vers lequel l'a conduit, dans son enfance, la visite à la bizarre baraque foraine des « Entrailles de la Terre », qu'à travers la vie affective et passionnelle, et la musique qui, elle aussi, le fait entrer dans son propre infini. Ce que la vie donne et reprend, ce qui, tour à tour, nous comble et nous délaisse, les élans et les chutes d'un coeur toujours inassouvi, les périodiques approches du désespoir et de la mort, forment le tissu d'une existence condamnée à la soif de l'insaisissable et, plus qu'aucune autre, brûlée d'un impérieux besoin de survivre, au-delà de la mort, dans la bienheureuse certitude de la résurrection : serait-ce même dans la réclusion singulière des pierres dont le prince a scruté lâme muette.
    Cet énigmatique récit a toute la grandeur d'un mythe où la nuit et le jour entrelacent leurs enseignements, entrevus aux carrefours des songes ou projetés dans les facettes éblouissantes des cristaux. Marcel Brion avait parlé, naguère, des « Miroirs de la maison d'en face qui projettent dans celle-ci d'étranges reflets » : ici, la lumière des miroirs va réveiller au fond des gouffres mêmes les lueurs des hautes révélations.
    Un grand roman fantastique.

  • La rose de cire

    Marcel Brion

    Le romancier ne peut pas dire plus qu'il ne sait au sujet des personnages et des événements qui concernent ceux-ci : il raconte ce qu'il découvre, peu à peu, à mesure qu'il s'enfonce dans ce monde inconnu. Ce qu'il connaît ainsi des êtres et des faits qui se révèlent à lui, il l'apprend en même temps que le lecteur ; quant aux liens secrets qu'un hasard subit ou une vieille fatalité nouent entre les individus, il ne peut les dénouer qu'après que la perspective totale du récit lui soit apparue enfin, comme un panorama contrasté de lumières et d'ombres. Le romancier n'est pas le maître de ses personnages ; il les regarde agir, il essaie de deviner leurs pensées, il ne peut, enfin, que participer, en aveugle, à un jeu d'énigmes dont il ignore les clauses, les règles et les lois. Mais, chemin faisant, il constate que ses personnages sont aussi peu maîtres d'eux-mêmes qu'il l'est d'eux, et que l'irruption dans leur vie de certains objets, une rose aux pétales de cire, une tabatière à musique, un médaillon antique de verre gravé, transforme et bouleverse les itinéraires prévus. L'épaisseur du mystère qui se cache sous les choses simples et les événements banals recèle une qualité de fantastique qui ne pouvait pas ne pas émouvoir et inspirer Marcel Brion, l'auteur de la Ville de Sable, de l'Enchanteur, de la Chanson de l'Oiseau Étranger, dUn Enfant de la terre et du ciel, et de Château dOmbres, où la réalité apparaît telle qu'elle est, c'est-à-dire baignant dans le sur-réel.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • C'est l'âge d'or de la "ville heureuse" que ressuscite Marcel Brion. La vie à Vienne est alors une fête perpétuelle : le Viennois aime passionnément tous les spectacles. La musique, depuis les gémissements de l'orgue de Barbarie jusqu'à la maîtrise de la Hofmusikkapelle, des claires guinguettes de banlieue au cadre fastueux de l'opéra. Le théâtre aussi : théâtre dans la vie puisqu'il faut donner l'apparence d'une entière félicité, se créer l'illusion du bonheur, mais aussi la vie au théâtre puisque, plusieurs fois par semaine, le Viennois va chercher sur la scène l'illusion du vrai, mais d'une vérité parée d'un peu de féerie. Tout cela n'est rien sans la danse : vivre pour danser, mourir à force de danser, le Viennois ne pense guère à autre chose. Et de toutes les danses, la valse. La valse, en effet, c'est la danse vertigineuse, l'envol poétique, la griserie qui fait tout oublier. La valse, le violon, Strauss... D'une « fête à l'autre, le spectacle est dans la rue et sur le Prater où se pressent les Viennois, toujours à la recherche de la surprise, immenses kermesses de Sainte-Anne ou de Sainte-Brigitte, relève de la garde, parade du bétail qu'on conduit à l'abattoir, ménageries, illusionnistes et bateleurs, rien ne rebutait les habitants de Vienne, ville femme, capricieuse et volage. Dans les coulisses s'écrit l'histoire de Joseph II à Metternich, nous assistons à l'avènement de la bourgeoisie : c'est le règne de M. Biedermeier, qui ne rêve que d'une paix rose et dorée. Mais le rêve est interrompu : 1848, c'est la fin d'une "belle époque".

  • Dans toute oeuvre d'écrivain - surtout quand elle est aussi abondante et variée que celle de Marcel Brion - il y a une part divine, irremplaçable, celle où il a fait entendre sa musique personnelle qui, avec un peu de chance, sera entendue longtemps après lui. Ce n'est ni l'ambition avouée de l'oeuvre, ni son succès du vivant de son auteur, qui peuvent assurer la pérennité de ce chant unique. La voix de Marcel Brion fait songer à celle de Charles Nodier, ou du Mérimée de La Vénus d'Ille. Je crois qu'on relira encore, dans de nombreuses années, des nouvelles comme Les Escales de la Haute Nuit, Le Maréchal de la Peur, La Capitane, et bien d'autres encore. Ces nouvelles resteront, comme certains contes d'Egdar Poe, des nouvelles de Henry James et de Kafka. C'est dans ces contes fantastiques que Marcel Brion a exprimé, avec le plus de bonheur, son génie d'écrivain. Michel Mohrt de l'Académie française

  • Les vaines montagnes

    Marcel Brion

    Ce livre, auquel Marcel Brion a travaillé jusqu'à sa mort, révèle, mieux qu'une autobiographie à laquelle il avait renoncé, les différents aspects d'une personnalité exceptionnellement riche et complexe.
    Les six amis de collège qui se retrouvent chaque année devant la chaîne des Vaines Montagnes qui donnent son titre à l'ouvrage, à Salzbourg, à Torcello, à Grenade pour se raconter des histoires plus envoûtantes les unes que les autres sont autant de facettes de son propre caractère, autant d'aveux sur lui-même.
    On retrouvera dans ce livre qui ne ressemble à aucun, sauf peut-être aux grands romans initiatiques du romantisme allemand, les thèmes majeurs d'une oeuvre dont il est à la fois la clef et la somptueuse clôture : la montagne qui l'inspira si souvent, les arbres fraternels (y compris l'arbre mort !), les animaux familiers ou mythologiques, les pierres en lesquelles il recherche les itinéraires des antres primordiaux, les miroirs qui s'entrouvrent sur « l'autre côté des choses », la musique, enfin, omniprésente, celle du chant du luth, de l'orgue de verre, qui en est, en ce monde déjà, le mystérieux dévoilement.

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