Robert Laffont (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'un s'appelle Martinien de la Fourche ; il est français. L'autre Frantz von der Furcht ; il est allemand. Ils ne sont pas réellement jumeaux mais descendants d'une même famille alsacienne que l'Histoire, il y a trois siècles, a divisée. Cependant, ils se ressemblent comme deux gouttes d'eau ; ils ont l'un et l'autre dix-neuf ans, lorsqu'ils se trouvent, par hasard, face à face, une nuit du printemps de 1945, dans l'Allemagne vaincue entre eux, une même femme : Roslind... C'est le début d'une histoire qui, par son allure, son ton, sa démarche, ne ressemble à rien de connu. Une histoire dont le monde fou de l'après-guerre est le théâtre - le monde entier, car Martinien et Frantz sont journalistes. Où les personnages réels, « historiques » même, se mêlent aux personnages de roman, comme le passé se mêle au présent et l'éclaire. Une histoire pleine de mouvement et d'invention, où la vie bouscule les hommes, les femmes, les idées. Un foisonnement, du désordre - le beau désordre de la vie vivante, saisi à bras-le-corps par un esprit et un coeur généreux.

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  • Élevé comme il aurait pu l'être du temps de Luther, Marcel Haedrich a vécu une existence particulièrement riche. La guerre, la captivité, l'Occupation, la Résistance, la Libération, les journaux, les livres... Dans tout ce qui lui arrivait, il cherchait un rapport, avec le divin. Quand Hitler triomphait, il tremblait : Dieu est vaincu ? En captivité, il attendait un secours, du ciel ; et pourquoi pas du pain ? Dans la France occupée, il découvrait la patience des idées. Et c'était le maquis, des aventures qui rempliraient plusieurs vies, et la libération, Paris, les hommes nouveaux de la libération, qu'il connaissait tous, dont il notait les propos, dont il découvrait les ambitions. Des millions d'auditeurs d'Europe 1 savent bien que Marcel Haedrich dit toujours ce que personne ne dit. Et pourtant ils ont le sentiment de parler par sa bouche. Dans Seul avec tous les lecteurs ressentiront quelque chose d'analogue : enfin, on leur parle des années noires comme personne ne l'a fait, au mépris de toutes les idées reçues.

  • Élevé comme il aurait pu l'être du temps de Luther, Marcel Haedrich a vécu une existence particulièrement riche. La guerre, la captivité, l'Occupation, la Résistance, la Libération, les journaux, les livres... Dans tout ce qui lui arrivait, il cherchait un rapport, avec le divin. Quand Hitler triomphait, il tremblait : Dieu est vaincu ? En captivité, il attendait un secours, du ciel ; et pourquoi pas du pain ? Dans la France occupée, il découvrait la patience des idées. Et c'était le maquis, des aventures qui rempliraient plusieurs vies, et la libération, Paris, les hommes nouveaux de la libération, qu'il connaissait tous, dont il notait les propos, dont il découvrait les ambitions. Des millions d'auditeurs d'Europe 1 savent bien que Marcel Haedrich dit toujours ce que personne ne dit. Et pourtant ils ont le sentiment de parler par sa bouche. Dans Seul avec tous les lecteurs ressentiront quelque chose d'analogue : enfin, on leur parle des années noires comme personne ne l'a fait, au mépris de toutes les idées reçues.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Suis-je le seul Français à me sentir mauvaise conscience quand on parle du maréchal Pétain ? Le hasard m'a fait rencontrer une demoiselle de plus de quatre-vingts ans, Jeanne Lucet, qui a travaillé pour lui, dans son ombre, pendant plus de trente ans. Au G.Q.G., pendant la Grande Guerre, il lui dictait ses ordres du jour. Et elle se trouvait là, à Vichy, en août 44, quand il fut enlevé par les Allemands. Entre-temps, elle avait tapé les manuscrits du capitaine de Gaulle, les notes de Weygand et de Gamelin. A la Libération, elle refusa de reprendre auprès de de Gaulle la place de confiance qu'elle occupait auprès de Pétain. » « Je rêve souvent, dit-elle, de ce qui aurait pu se passer si le général de Gaulle n'avait pas repoussé les avances du Maréchal. » « Qu'on ne cherche pas dans ce livre des révélations historiques époustouflantes. A travers la vie incroyablement transparente de Mlle Lucet, mes idées sur la guerre se sont encore clarifiées, et simplifiées. Elle a aimé le Maréchal, c'est évident. Comme un homme ? Comme un dieu ? Et lui, ce luron que l'on trouvait dans le lit de sa bien-aimée quand on le cherchait pour Verdun ? Il avait soixante et un ans quand, un jour, Jeanne Lucet, dactylographe administrative, embauchée pour taper des citations, est entrée dans son bureau, à Compiègne. Elle avait des cheveux blond cendré et des yeux bleu pervenche. »

  • « Suis-je le seul Français à me sentir mauvaise conscience quand on parle du maréchal Pétain ? Le hasard m'a fait rencontrer une demoiselle de plus de quatre-vingts ans, Jeanne Lucet, qui a travaillé pour lui, dans son ombre, pendant plus de trente ans. Au G.Q.G., pendant la Grande Guerre, il lui dictait ses ordres du jour. Et elle se trouvait là, à Vichy, en août 44, quand il fut enlevé par les Allemands. Entre-temps, elle avait tapé les manuscrits du capitaine de Gaulle, les notes de Weygand et de Gamelin. A la Libération, elle refusa de reprendre auprès de de Gaulle la place de confiance qu'elle occupait auprès de Pétain. » « Je rêve souvent, dit-elle, de ce qui aurait pu se passer si le général de Gaulle n'avait pas repoussé les avances du Maréchal. » « Qu'on ne cherche pas dans ce livre des révélations historiques époustouflantes. A travers la vie incroyablement transparente de Mlle Lucet, mes idées sur la guerre se sont encore clarifiées, et simplifiées. Elle a aimé le Maréchal, c'est évident. Comme un homme ? Comme un dieu ? Et lui, ce luron que l'on trouvait dans le lit de sa bien-aimée quand on le cherchait pour Verdun ? Il avait soixante et un ans quand, un jour, Jeanne Lucet, dactylographe administrative, embauchée pour taper des citations, est entrée dans son bureau, à Compiègne. Elle avait des cheveux blond cendré et des yeux bleu pervenche. »

  • « Nous voulons que l'on cesse de nous prendre pour des imbéciles », pour des enfants attardés, pour des hommes de l'autre siècle. Hommes de l'ère atomique, nous sommes déjà des hommes de l'an 2000. Hommes d'un monde nouveau, nous continuons cependant à vivre sur les codes, les conventions, les lois, la religion, la morale d'un monde mort. Les temps qui viennent ne sont pas, comme on veut nous le faire croire, des temps de terreur et d'esclavage ; ce sont des temps d'abondance et de liberté. Ce n'est pas demain, mais aujourd'hui même qu'il faut en prendre conscience et, pour un monde nouveau, créer une morale nouvelle, rajeunir Dieu, vivre enfin avec son temps...

  • « Nous voulons que l'on cesse de nous prendre pour des imbéciles », pour des enfants attardés, pour des hommes de l'autre siècle. Hommes de l'ère atomique, nous sommes déjà des hommes de l'an 2000. Hommes d'un monde nouveau, nous continuons cependant à vivre sur les codes, les conventions, les lois, la religion, la morale d'un monde mort. Les temps qui viennent ne sont pas, comme on veut nous le faire croire, des temps de terreur et d'esclavage ; ce sont des temps d'abondance et de liberté. Ce n'est pas demain, mais aujourd'hui même qu'il faut en prendre conscience et, pour un monde nouveau, créer une morale nouvelle, rajeunir Dieu, vivre enfin avec son temps...

  • Vous vous êtes souvent demandé ce que sont devenus les « hommes nouveaux » de la Libération, ces inconnus fantastiques, sortis de la nuit de l'oppression, héros authentiques ou imposteurs, à la fois féroces et magnanimes, à la fois juges et coupables, à la fois bourreaux et victimes... Si vous voulez les revoir (sans danger), si vous voulez les comprendre (pour essayer de les aimer) et si, à travers eux, vous voulez comprendre une époque aussi cruciale que déconcertante, dont l'influence pèse encore sur la vie de la France et sur votre vie, lisez ce roman. C'est un livre qui donne la clé d'une époque. Avec une lucidité impartiale, l'auteur a peint la fresque extravagante du « Paris année zéro » - une fresque émouvante et grandiose, qu'aucun cinéaste n'a osé jusqu'ici prendre comme toile de fond.

  • Vous vous êtes souvent demandé ce que sont devenus les « hommes nouveaux » de la Libération, ces inconnus fantastiques, sortis de la nuit de l'oppression, héros authentiques ou imposteurs, à la fois féroces et magnanimes, à la fois juges et coupables, à la fois bourreaux et victimes... Si vous voulez les revoir (sans danger), si vous voulez les comprendre (pour essayer de les aimer) et si, à travers eux, vous voulez comprendre une époque aussi cruciale que déconcertante, dont l'influence pèse encore sur la vie de la France et sur votre vie, lisez ce roman. C'est un livre qui donne la clé d'une époque. Avec une lucidité impartiale, l'auteur a peint la fresque extravagante du « Paris année zéro » - une fresque émouvante et grandiose, qu'aucun cinéaste n'a osé jusqu'ici prendre comme toile de fond.

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