• Pour tous ceux qui sentent l'emprise grandissante du discours bête et qui cherchent à comprendre comment il fonctionne pour mieux y échapper, voici un texte philosophique qui procède d'une déambulation dans la ville, comme autrefois Socrate dans la Cité, en s'arrêtant dans certains endroits sensibles et en commentant à vif certains problèmes liés aux discours qui se profèrent et aux paroles qui s'échangent. Le lecteur se trouve donc embarqué dans une aventure : voir ce qu'il ne voyait pas, entendre ce qu'il n'entendait pas et comprendre ce qu'il ne comprenait pas. Cela donne un côté vif et très plaisant à la lecture, qui évite les pesanteurs démonstratives et trop abstraites. Bref, ce texte ne philosophe pas « à l'allemande » avec des démonstrations purement conceptuelles, mais « à la française » avec un petit côté Neveu de Rameau... et parfois même un peu « à la brésilienne » (où, par exemple, les objets peuvent parler).

    Marilia Amorim est ancien professeur du département de psychologie sociale de l'université fédérale de Rio de Janeiro et actuellement maître de conférences à l'université de Paris 8. Elle a publié en France, notamment, Raconter, démontrer,...survivre. Formes de savoir et de discours dans la culture contemporaine (érès, 2007) et Dialogisme et altérité dans les sciences humaines (l'Harmattan,1996).

  • De quelle banlieue parle-t-on dans ces images diffusées largement par les médias ? Avec quelles valeurs et selon quelles logiques ? Grâce aux analyses et aux expériences pratiques qu'ils ont menées, des chercheurs français et brésiliens ébauchent des réponses pour ouvrir un dialogue avec ceux qui, sur le terrain, connaissent les banlieues dans leur richesse et leur complexité

  • Raconter (Mythos), démontrer (Logos) et survivre (Mètis) sont les trois formes de savoir à la base des constructions et des créations humaines, chacune ayant ses vertus et ses vices. Le rapport entre ces trois formes change selon le contexte social et s'est aussi transformé au long de l'histoire. La société traditionnelle s'organise sous la prédominance du savoir narratif Mythos, la société moderne s'organise sous la prévalence du savoir démonstratif Logos et, enfin, que la société post-moderne s'organise en référence au pragmatisme de Mètis. Il est temps d'en analyser les enjeux car si le scientisme de la modernité ou l'obscurantisme des sociétés traditionnelles ont été des dérives aux effets délétères, c'est la fin de la pensée critique qui est relevée par plus d'un auteur postmoderne. Marilia Amorim est maître de conférences en Sciences de l'éducation à l'université de Paris-8.

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