• Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • La femme que j'aimais fut tuée dans un accident d'automobile... Il me restait d'elle un fouillis de notes et de poèmes, qui témoignent l'unique passion dont j'écrivis, tout occupé à la vivre. Si j'ai attendu un quart de siècle avant de les publier, c'est que leur brûlure m'était insoutenable. Octogénaire, j'ai été stupéfait en m'apercevant que je m'étais cru « vieux » à cinquante-cinq ans : au vrai, la force de l'âge. Je n'ai rien voulu y changer, car si j'ai la pudeur de mes sentiments, pas du tout celle qu'on attache au physique dans les choses de l'amour. Il me faut insister sur le fait qu'elle n'en ignorait pas une ligne, pouffant, rougissant ou pleurant à les entendre et à les lire. Ainsi ce « roman vécu » vous dévoilera-t-il les secrets d'un érotisme joyeux et profond - en vous donnant envie de les vivre.

  • La femme que j'aimais fut tuée dans un accident d'automobile... Il me restait d'elle un fouillis de notes et de poèmes, qui témoignent l'unique passion dont j'écrivis, tout occupé à la vivre. Si j'ai attendu un quart de siècle avant de les publier, c'est que leur brûlure m'était insoutenable. Octogénaire, j'ai été stupéfait en m'apercevant que je m'étais cru « vieux » à cinquante-cinq ans : au vrai, la force de l'âge. Je n'ai rien voulu y changer, car si j'ai la pudeur de mes sentiments, pas du tout celle qu'on attache au physique dans les choses de l'amour. Il me faut insister sur le fait qu'elle n'en ignorait pas une ligne, pouffant, rougissant ou pleurant à les entendre et à les lire. Ainsi ce « roman vécu » vous dévoilera-t-il les secrets d'un érotisme joyeux et profond - en vous donnant envie de les vivre.

  • Amours, amour

    Maurice Chapelan

    • Grasset
    • 27 Avril 1967

    Maurice Chapelan noircit depuis toujours des carnets auxquels il emprunte la substance de ses ouvrages.

    Après Main Courante, Lire et écrire et Amoralités familières, il nous donne aujourd'hui un recueil d'un registre plus ample, où, à côté de réflexions moralistes un peu amères, et de celles que lui ont inspiré ses expériences d'écrivain, d'éditeur et de journaliste, il nous fait des confidences plus intimes sur sa vie de banlieusard, ami des bêtes et des plantes, et son bilan de sexagénaire, moins désabusé qu'on pourrait croire, les femmes ayant toujours tenu dans sa vie - et maintenant surtout l'une - une place privilégiée. Quelques poèmes, dont l'inspiration étonnera peut-être, terminent Amours, Amour, un livre à la fois très proche et très différent des trois qui l'ont précédé.

  • Lire et écrire

    Maurice Chapelan

    • Grasset
    • 1 Janvier 1967

    Depuis Main courante, paru en 1957, qui obtint le prix du " Journal intime " et fut accueilli très favorablement par la critique, on sait que Maurice Chapelan a choisi de s'exprimer sous la forme de notes " au gré de sa fantaisie ". Il les griffonne sur des carnets à trente-cinq francs, qui entrent largement dans sa poche à côté de son portefeuille : " Ils ont quarante-huit feuillets quadrillés, avoue-t-il, retenus par un ressort à boudin, entre deux rectangles de carton souple et vaguement glacé, bleu, vert, jaune, orangé ou rouge. Ma femme les achète au petit bazar de Coye. " Cette forme littéraire, qui lui est la plus naturelle, a aussi l'avantage de se concilier fort bien avec le métier de journaliste et celui d'éditeur que Maurice Chapelan mène de front. S'il a intitulé Lire et écrire les nouveaux extraits de ses carnets que voici, c'est qu'il s'agit de réflexions qui lui ont été inspirées à la fois par sa double activité professionnelle et, bien entendu, par un retour sur lui-même en tant qu'homme qui lit et qui écrit avant tout pour son plaisir.

    Le présent ouvrage comprend, en outre, sept courts chapitres, groupés sous le titre Règlements de comptes, où l'auteur s'est fait un devoir de payer quelques dettes - ou parfois de réclamer son d-. Et comme il lui est arrivé de traduire quelques poèmes de Novalis, de Hölderlin et quelques robaï d'Omar Khayyam, il les a glissés à la fin du livre, en se disant que s'il ne leur faisait pas une place là ils ne sauraient en avoir nulle part.

  • Main courante

    Maurice Chapelan

    • Grasset
    • 1 Janvier 1967

    Courtois, ou contraint de l'être, et enclin à quelques sévérité envers soi, il est impossible de publier tel quel tout ce qu'on a pu recueillir au jour le jour, dans de petits carnets toujours dans la poche, où ont fini par s'entasser, après plusieurs lustres, propos, anecdotes, indiscrétions, choses vues, souvenirs, aveux, aphorismes ou notations qui, pour devenir aphorismes, n'attendaient qu'un peu plus de rigueur dans le style. Il s'agit de trier, de faire un choix et parfois de polir. C'est ainsi qu'en ordonnant tant bien que mal ce que la nature des choses avait fait naître dans le désordre, avec le souci d'éliminer à la fois l'inopportun et l'indésirable, j'ai vu le présent ouvrage s'organiser librement autour d'un petit nombre de thèmes. Donc, tout ici n'est pas dit, ni ne pouvait l'être, mais ce qu'on a consenti de livrer, du moins ne porte-t-il pas de masque (si ce n'est quelque initiale ou un pronom personnel ne renvoyant à personne) : je veux bien que ce soit le comble du déguisement.

    Si j'ose enfin faire paraître ces pages, c'est qu'à défaut d'une oeuvre qui justifiât l'intérêt de seconde main qu'on y pourrait prendre, je les tiens pour la première manifestation de cette oeuvre même, sachant que je n'écrirai rien qui le soit sous une autre forme, par la raison que des notes au gré de ma fantaisie sont la façon de m'exprimer la plus naturelle et qu'il n'y a d'autre devoir, ou mieux d'autre bonheur pour un écrivain, que faire simplement ce pour quoi il se sent fait.

    Peu de lecteurs s'affectionnent à cette sorte d'ouvrage : j'appartiens à ces lecteurs-là. Rêverais-je meilleurs ?

    M. C.

  • L'auteur durant les années folles (1930-1936). La dèche à Montparnasse, les combines, les aubaines, les frasques. Intermède militaire en Corse, héroï-comique et libertin. Des personnages de tous les milieux croqués avec esprit. L'amour et les aventures galantes mêlés aux amitiés et aux premiers essais littéraires. Enfin, le portrait, cruellement indiscret mais fraternel, de Bernard Grasset, dont Maurice Chapelan fut le secrétaire. Tous les apprentissages parfois risqués de l'homme et de l'écrivain d'où sortiront le moraliste désinvolte de {Main courante}, d'{Amoralités familières, d'Amours, amour}, et, en 1972, le conteur tendrement cynique de {Mémoires d'un voyou}. Son jaillissement, d'une liberté surprenante, permet au lecteur de voir le livre se faire : le présent y recoupe sans cesse le passé, et les réflexions du narrateur, cocasses ou profondes, le récit toujours si vif de ses souvenirs. Partout à son habitude, d'une sincérité absolue. "Se peindre petitesse nature, si besoin est, écrit-il, me paraît être l'une des formes recommandables de la grandeur."

  • Somme poétique qui assemble dix ans de travail, Amante en abîme est dans la grande tradition de la poésie lyrique, savante et inspirée dont Paul Valéry est le héraut. Maurice Chapelan affirme là une fois encore ce don de perception des plus musicaux secrets de la langue française. Maurice Chapelan signe chaque semaine la chronique "Usage et grammaire" au Figaro, sous le pseudonyme d'Aristide.

  • Mémoires d'un voyou

    Maurice Chapelan

    • Grasset
    • 19 Septembre 1972

    En 1940, c'est-à-dire à trente-quatre ans, j'avais entrepris de me débarrasser de mon enfance en la jetant dans un livre. Ni mes souvenirs, ni moi-même, n'étions sans doute assez m-rs pour que leur récolte me par-t longtemps en valoir la peine. Peu satisfait de la forme que je leur donnais, conscient surtout de la banalité du propos, j'enfouis cela au fond d'un tiroir. Des cent pages alors écrites, j'ai extrait plus tard quelques morceaux, notamment la première partie du petit récit intitulé Simone, qui ont pris place dans la mosaïque de l'un ou l'autre de mes ouvrages. Ils eurent le bonheur d'y plaire, parfois plus que le reste, à qui je plais. Je les ai remis ici à leur place, dans leur forme primitive et intégrale.

    Si ce livre-ci a néanmoins sa chance d'être mené jusqu'au bout, après six lustres d'oubliette - j'en rédige la préface le 8 mai 1970, à titre de pari avec moi-même -, c'est qu'un fait nouveau, ou plutôt quelqu'un a remis en appétit d'écrire le mémorialiste avorté que je fus. Comment ? Par l'intérêt qu'il prend à tout ce que je lui raconte de ma famille et de moi : " Tu devrais écrire ces choses ", me dit-on, avec un regard irrésistible. Il a fallu qu'on insistât : tout occupé à vivre, je ne me sentais guère d'humeur à ruminer mon passé. J'écris donc d'abord pour grâce à qui mille souvenirs que je croyais perdus ont refait surface. Peut-être aussi fallait-il être devenu un vieux monsieur, pour avoir le courage de retendre la main au petit garçon abandonné autrefois.

    À trente-quatre ans, j'avais été stimulé par des vestiges de haine et je voulais régler leur compte aux miens. Aujourd'hui, non seulement j'obéis aux sollicitations de la tendresse, mais l'expérience que j'ai acquise m'incline à plus de compréhension, par là d'indulgence, et je souhaite que les pages qui vont suivre, si cruelles, parfois, paraîtront-elles, soient de poésie autant que de vérité.

    M. C.

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