• Confidences

    Max Lobe

    Max Lobe est retourné chez lui. Il est allé dans la forêt camerounaise rencontrer Ma Maliga pour qu'elle lui raconte ce qu'elle sait du mouvement de l'indépendance au Cameroun et de son leader Ruben Um Nyobè. Le roman est le récit de Ma Maliga, femme vive et espiègle malgré son âge bien avancé, volubile, généreuse et dotée d'un bon sens stupéfiant. En racontant, elle n'oublie pas de boire, et de faire boire son interlocuteur. C'est donc avec un mélange de légère ivresse et de profonde gravité, que le lecteur découvre l'histoire de l'indépendance du Cameroun et de sa guerre cachée.  Max Lobe est né à Douala, Cameroun, en 1986, il vit en Suisse. 39 rue de Berne (Zoé, 2013) a reçu le prix du roman des Romands et La Trinité bantoue (Zoé, 2014), le prix de l'académie romande 2015. Dans Confidences, il examine avec mélancolie, stupéfaction et drôlerie son rapport avec sa terre africaine. Suivi d'une lettre d'Alain Mabanckou à l'auteur.

  • AcaDa-Writa est le raconteur d'histoires d'Élobi, république de Crevetterie.

    Au bar d'Uncle Godblessyou, il trompe l'attente du peuple crevettard avec sa panoplie de fables. Dans sa tête, Dibéa le fou occupe beaucoup de place. Il se manifeste sans crier gare, s'empare de la bouchanus de son hôte pour réclamer l'avènement du Grand Jour que tout le monde attend à Élobi, celui où Sa Phall'Excellence et Sa Clith'Altesse apparaîtront devant le peuple pour lui accorder sa part de richesse.

    Mais seuls les Calaos-Cabellos, percepteurs de l'impôt royal, toquent aux portes des habitants pour leur soutirer leur bien le plus personnel et précieux, leurs cheveux, leur âme. Tout ça pour que Sa Royale Bien-Aimée puisse se coiffer d'une Tour Eiffel grandeur nature en mèches authentiques.

    Né à Douala au Cameroun, Max Lobe vit en Suisse depuis 16 ans d'où il élabore une langue rythmée, dialoguée et nourrie d'expressions bassa, son ethnie. Parmi les distinctions reçues, le prix du Roman des Romands (2014) pour 39 rue de Berne et le prix Ahmadou-Kourouma (2017) pour Confidences.

    Avec La Promesse de Sa Phall'Excellence, Max Lobe confirme son talent pour inventer une véritable langue pleine de trouvailles et de fulgurances. Rabelais n'est pas loin.

  • 39 rue de Berne

    Max Lobe

    A 16 ans, la mère de Dipita atterrit du Cameroun en Europe, où elle est brutalement plongée dans le monde de la prostitution. Depuis, elle se débrouille. Sa naïveté, sa générosité et sa beauté lui permettent de survivre, malgré un «camion de haine dans son ventre ».

    Elle raconte sa vie à Dipita, qui aime autant l'écouter que lui couper la parole pour continuer l'histoire lui-même. Dipita aime aussi son oncle et sa manière de vitupérer à longueur de journée les huiles de son pays, même si c'est lui qui a jeté sa mère dans les filets des « Philantropes-Bienfaiteurs ». Dipita aime encore celles qu'il appelle « ses mères » ; elles participent à son éducation, aux commérages et aux réunions de l'AFP (association des filles des Pâquis) et elles accepteront de manière déconcertante que leur petit Dipita devienne comme ça.

    Dans une langue haute en couleurs et inventive, le narrateur décrit avec finesse aussi bien la réalité des Africains sans papier que les paradoxes et les souffrances d'un tout jeune homme noir et homosexuel.

    Max Lobe, né en 1986 à Douala au Cameroun, vit en Suisse depuis 8 ans, où il a fait des études de communication et de management. Il travaille à Genève.

  • Loin de Douala

    Max Lobe

    Le petit Jean et le grand Simon sauront-ils retrouver Roger ? Ce dernier a fui une mère colérique pour courir après un rêve, devenir une star du football. Quitter Douala, suivre la filière clandestine, passer par le Nigeria pour finir en Europe : cela s'appelle faire « boza ».

    Les péripéties de Jean et Simon aux trousses de Roger ont tout du voyage initiatique : ils découvrent le Nord du Cameroun, une région sinistrée par Boko Haram et la pauvreté, ils goûtent aux fêtes, même si Jean se confronte aussi à l'éloignement d'avec la mère, à l'apprentissage du manque et d'une identité sexuelle différente.

    Max Lobe excelle à donner la parole à ses personnages, à restituer la rue, les trains, les commissariats de police, les marchés ou les bars mal famés. Humour et gouaille garantis.

    Né à Douala au Cameroun, Max Lobe vit depuis quatorze ans en Suisse, d'où il élabore une langue rythmée, dialoguée et nourrie d'expressions bassa, son ethnie. Immigration et homosexualité figurent parmi ses thèmes récurrents.

  • La trinité bantoue

    Max Lobe

    Mwána vit dans un pays au coeur de l'Europe, avec ses cousins blancs qu'il connaît bien. Certains parmi eux sont décidés à chasser les moutons noirs de leur territoire. La traque est lancée, les esprits s'échauffent. C'est dans ce contexte que Mwána cherche un emploi. Et rien n'est gagné.
    Le jour où il décide de dépenser ses derniers centimes pour entendre la voix de sa mère restée là-bas, au Bantouland, sa vie se fige dans une parenthèse douloureuse. Mwána ne la reconnaît plus. Ah Nzambé ! Il traverse des moments cailloux dont il sait malgré tout savourer le sel. Grâce à son esprit vif et profondément joyeux, grâce à Ruedi le rouquin, à Madame Bauer la passionaria, ou encore grâce à Kosambela, sa soeur très catholique.

    Avec La Trinité bantoue, Max Lobe précise et approfondit cette écriture inventive, chatoyante et visuelle initiée dans 39, rue de Berne qui l'a révélé comme un auteur prometteur.

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