• Lorsqu'il est arrivé de Pairs, tout le monde se méfiait de Paul et de ses manières. Pourtant, il a rapidement fait sa place en surprenant par sa hardiesse, son courage et sa générosité.
    Trente-cinq kilomètres de chemins pierreux, de prés et de bois pentus, sacoche à l'épaule, voilà le quotidien de Paul, dernier facteur à pied sur l'Aubrac. Quand il est muté là, il arrive de Paris où il assurait le tri dans des wagons postaux. Au village, on se méfie du Parisien surtout quand, en plus de ses tournées, il se met à élever des vaches et à faire commerce des bêtes dans les foires... Mais qui est donc cet homme ? Rien ni personne ne semble l'impressionner, le moindre de ses agissements déconcerte, voire dérange, et il surprend tout le monde par sa hardiesse, son courage, sa générosité. Une vie hautement romanesque au coeur des grands espaces, parmi les plus authentiques de l'Hexagone, qui caractérisent l'Aubrac.
    Michel Fabre, auteur de La Micheline de 18 h 23, a côtoyé les quelques derniers habitants à avoir connu cette région telle qu'elle était encore il n'y a pas si longtemps. Des mémoires sans faille. Une fiction haute en sentiment et en couleur, réaliste et pittoresque.
    EXTRAIT
    Ceux qui se contentent de venir ici à la belle saison fouler du pied quelques gentianes ou cueillir des bouquets de narcisses ignorent tout de ce pays. Ils écoutent ceux qui leur racontent comment l'Aubrac, qui n'était qu'une immense et impénétrable forêt de hêtres, un plateau sauvage secoué par les vents et enseveli sous la neige de mi-octobre à fin mai, a finalement donné ces pâtures remarquables dont l'herbe grasse aux qualités incomparables est courue de toute la région et jusqu'aux confins mêmes du Languedoc. Ceux-là leur parlent d'Adalard le Flamand qui au xiie siècle, de retour de Saint-Jacques-de-Compostelle, a fait la promesse de construire un hôpital au milieu de ces monts diaboliques pour secourir les pèlerins obligés de les passer et qui, malgré l'ampleur de la tâche et avec le concours de l'abbaye de Conques, l'a tenue. Ils leur vantent les mérites de ces chevaliers qui ont combattu les hordes de brigands embusqués dans ces forêts et la prouesse de cette armée de moines qui a courageusement défriché le plateau pour introduire sur les espaces qu'ils déboisaient l'activité pastorale qui a rapidement fait sa richesse et sa fierté. Ce faisant, ils leur donnent à penser que ce pays est l'oeuvre de ces hommes. Qu'il ne serait rien s'ils ne l'avaient patiemment domestiqué comme on le fait d'un animal sauvage que l'on dresse. Mais ils se trompent. Ils racontent une histoire séduisante, mais erronée.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Michel Fabre a travaillé au sein de grands groupes industriels occupant des postes en ressources humaines et en direction générale. Ses premiers écrits concernent naturellement le management. Ainsi il publie en 1998 aux Presses du Management, Être authentique et donner du sens : Le nouvel élan du management, un essai qui développe l'idée qu'être un manager efficace est plus une question de valeurs humaines (parler vrai, faire ce qu'on dit...) qu'une question de techniques et d'outils.
    Son premier roman est publié par les éditions des 3 Épis, L'Arbre Grand-Père, en 2005.
    Aujourd'hui à la retraite, il reprend la plume avec La Micheline du 18h23, un roman basé sur une recherche documentaire historique riche et rigoureuse.

  • On ne rencontre plus de cagots dans les rues d'une commune des Pyrénées. On rencontre des descendants de cagots qui ne se distinguent en rien des autres hommes et qui, peut-être, ne savent pas ce que furent les cagots : ils formaient une caste, une catégorie sociale dont la trace remonte au Moyen Age, au XIIe siècle, voire avant. On les soupçonnait d'être ladres (lépreux), d'appartenir à une race porteuse d'un mal transmissible. Cette « race » fut maudite. Les cagots endurèrent les pires avanies tout en démontrant qu'ils avaient le droit de vivre comme les autres hommes dont l'erreur, l'injustice à leur égard perdurèrent pendant des siècles. Une telle ségrégation n `est plus qu'un souvenir mais le mystère des cagots demeure aussi vivant, aussi inquiétant que jadis. Les cagots. Que sont-ils ? Qui sont-ils ?..
    Michel FABRE de Beauchamp (1936-2011), de l'Académie des Lettres Pyrénéennes, avait intelligemment fait le tour de la question passionnante des « Cagots » dans son ouvrage, paru en 1987, et très vite devenu introuvable. En voici une réédition qui permettra enfin une vision claire, complète et sans parti-pris sur les origines et sur l'histoire de ces « malades sociaux » - l'expression est du naturaliste béarnais, Pierre-Bernard Palassou, en 1815 -, victimes séculaires de l'ostracisme, de l'obscurantisme et de la routine de la pensée humaine poussée à ses pires bassesses.

  • Une forte amitié naît entre deux êtres que la vie n'a pas épargnés.
    Peureux et solitaire, ce petit garçon n'est heureux que lorsqu'il regarde passer les trains. Son occupation favorite lui permet de rencontrer M. Vayssettes, un homme physiquement diminué par un mal auquel, dit-on, il n'aurait jamais dû survivre. De leur passion commune - les trains - naîtra une profonde amitié.
    Le garçon s'émeut des souffrances et des humiliations qui ont dû être celles de son ami quand il avait son âge. De quoi le pousser à vouloir être courageux pour deux. Mais ses beaux sentiments volent en éclats le jour où il se sent trahi par celui au nom duquel il commençait à cultiver la volonté de reconnaître ses peurs et la force de les affronter. Quel est donc le secret de M. Vayssettes ? Quel homme deviendra finalement cet enfant s'il ne lui reste que du ressentiment pour se construire ?
    Chacun a son histoire, ses chagrins, ses blessures. Il en résulte une sorte de puzzle qui permettra ici de comprendre ce qui est arrivé à ces deux êtres dissemblables qui luttent pour survivre et garder leur dignité.
    Un roman aussi mystérieux que bouleversant, dont la force inattendue vient de la compassion de l'auteur pour deux éclopés de l'existence.
    EXTRAIT
    - Je t'observe depuis un moment. Ce n'est pas commun, un enfant qui passe son temps à attendre les trains et qui a l'air si heureux quand il en voit un. D'où cela te vient-il ?
    Il avait une voix douce qui jurait elle aussi avec son apparence.
    - Je sais pas, monsieur. J'ai toujours aimé ça.
    - Les trains qui passent sur cette ligne sont des autorails qui fonctionnent au diesel. Tu as déjà vu un vapeur ?
    - Non, monsieur, je ne connais que ceux-là.
    - Tu sais, il n'y a pas si longtemps, il y avait uniquement des trains à vapeur. Ils fonctionnaient au bois ou au charbon et ils faisaient une fumée et un boucan d'enfer.
    Je me forçais à sourire et à répondre, mais la proximité de cet homme me tétanisait. Je ressentais jusque dans mes propres os la raideur de son dos. Il m'était impossible d'écouter ce qu'il me disait. Je ne pensais qu'à rentrer chez moi.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Michel Fabre a travaillé au sein de grands groupes industriels occupant des postes en ressources humaines et en direction générale. Ses premiers écrits concernent naturellement le management. Ainsi il publie en 1998 aux Presses du Management, Être authentique et donner du sens : Le nouvel élan du management, un essai qui développe l'idée qu'être un manager efficace est plus une question de valeurs humaines (parler vrai, faire ce qu'on dit...) qu'une question de techniques et d'outils. Son premier roman est publié par les éditions des 3 Épis, L'Arbre Grand-Père, en 2005. Aujourd'hui à la retraite, il reprend la plume avec La Micheline du 18h23, un roman basé sur une recherche documentaire historique riche et rigoureuse.

  • « Préparer les gens à entrer dans cet univers problématique - disait Paul Ricoeur - me paraît la tâche de l'éducateur moderne ». En quoi consiste cette tâche et quelles sont ses exigences ?
    Les modernes étaient des terriens. Ils recherchaient tous un point fixe, une certitude absolue. Désormais l'expérience est celle d'un flux héraclitéen. Nous sommes devenus des marins. Nous savons d'où nous venons, nous ne savons pas quelle est notre destination. Les intégristes voudraient jeter l'ancre en pleine tempête et les relativistes se laisser aller au fil du courant. La seule issue est d'apprivoiser le devenir dans un processus de problématisation dont la démarche d'enquête fournit le modèle.
    Il faut donc concevoir l'éducation comme problématisation. Ce qui implique de doter les jeunes de nouveaux types de repères : boussole et cartes avec lesquelles ils pourront s'orienter eux-mêmes sur le fond d'un héritage, d'une expérience transmise. Une philosophie de l'éducation inspirée de la problématologie de John Dewey et de Michel Meyer permet un autre regard sur l'évolution des normes éducatives, sur les schèmes qui les sous-tendent, sur le savoir et la culture scolaire, sur l'émancipation.

  • Descendant d'esclaves du Deep South, où il est né au début du siècle, Richard Wright meurt à Paris en 1960, après avoir écrit les deux livres majeurs de la condition noire américaine, Un enfant du pays et Black Boy. Michel Fabre, son biographe, fait alterner ici le récit d'une vie hors du commun et l'analyse d'une oeuvre tout entière nourrie de cette existence. On croise ainsi les bateaux à aube du Mississippi, les ghettos du South Side et de Harlem, les communistes américains de l'ère stalinienne, les artistes du jazz et de la littérature, de Leadbelly à Chester Himes ; on évolue dans les milieux engagés du Paris d'après-guerre, avec Sartre, Beauvoir ou Merleau-Ponty ; on suit enfin Wright en Afrique ou à Bandung, en quête d'un tiers-monde dans lequel il espère tant, au point de vouloir dépasser sa condition d'Américain, d'Occidental, d'intellectuel « éclairé », au point d'y perdre sa santé, sa raison et sa vie. Déjà publiée aux États-Unis où elle a reçu de nombreuses distinctions, dont le prix Anisfield-Wolf, qui récompense un auteur ayant servi la cause des bonnes relations entre les races, cette biographie de Richard Wright apportera au public français la redécouverte d'un auteur indispensable, et aussi l'aventure d'un homme qui avança de plain-pied dans notre histoire.

  • Nous avons cru et continuons souvent à croire qu'il existe des techniques de management infaillibles et des modèles miraculeux. Or l'art de motiver et de mobiliser les femmes et les hommes de l'entreprise se situe au-delà d'une simple recherche de méthodes et de moyens. Le management est un humanisme dont les maîtres mots doivent être : la foi, l'authenticité, l'engagement, la confiance, le courage... Michel Fabre démontre l'effet déterminant de l'authenticité sur l'efficacité à conduire les hommes. Au-delà d'un travail sur soi, il montre que c'est le sens que nous donnons à nos projets, qui nous rend authentiques et efficaces. Ce livre est le pendant humaniste de l'excellent ouvrage de Jean-Pierre Audoyer : Le nouveau management - Critiques et réponses chrétiennes. Le lecteur y trouvera une précieuse réflexion sur ses pratiques de meneur d'hommes.

  • La lecture de Bachelard permet de remonter aux sources de la recherche didactique actuelle, de revitaliser les concepts d'obstacle épistémologique, de travail des représentations. Elle conduit également à repenser bien des problématiques contemporaines : spécifiques (enseignement des sciences, formation professionnelle des enseignants) ou plus générales (formation permanente).

  • Une invitation à la promenade. Flâner dans les rues de Pau, pas à pas, c'est tourner les pages d'un journal dans lequel petites histoires, gaies ou tristes, banales ou tragiques, tissent la trame du passé de la ville.

  • Nous fait revivre la vie passionnante, riche d'évocations qu'était le département au début du siècle.

  • Longtemps considéré comme un désert, le département des Landes suscite aujourd'hui un enthousiasme mérité. Légendes en anglais, allemand et italien.

  • La forme problème hante les théories et les pratiques pédagogiques, comme en témoigne le souci omniprésent de la situation-problème. Penser les situations-problèmes exige d'articuler éclairages épistémologiques et enquêtes didactiques.

  • La quête identitaire passe le plus souvent par la confrontation à l'autre. Celle des groupes ethniques dans les Etats-Unis d'aujourd'hui est étudiée ici comme un déplacement à travers un espace, privé ou public, dont les limites, les frontières, les repères et les codes sont constamment redéfinis. Quelques parcours exemplaires et singuliers sont analysés dans ce recueil - à partir de textes et de documents précis - afin de mieux cerner le travail de la mémoire et de l'imaginaire (individuels et collectifs), les rites de passage, la construction de sens et l'élaboration symbolique. Chaque trajectoire est imprimée de mouvements ambigus, complexes et contradictoires. Il se dégage de ces exemples une problématique de l'exil, de la rupture et des échanges culturels qui remet parfois en question les modèles proposés ou prescrits par la société dominante.

  • Ce livre est une lecture philosophique qui prend en compte le lien entre voyage et formation. Comment dans les "Voyages extraordinaires" se nouent trois thèmes : formation, modernité et problème. Que signifie se former à l'âge de la modernité triomphante, au siècle prométhéen du progrès technologique ? Combien de romanciers peuvent se vanter d'avoir créé une mythologie nouvelle ? Nemo, Michel Strogoff, Cyrus Smith, Robur le conquérant, s'avèrent désormais des figures culturelles. Le génie de Jules Verne excelle également à mettre en scène des microcosmes qui concentrent des puissances de rêveries.

  • Loin des débats métaphysiques sur le libre arbitre, ce livre, issu de travaux d'un séminaire de philosophie de l'éducation, travaille sur les problèmes actuels de l'éducation à l'aide d'outils intellectuels disponibles dans la tradition philosophique - qu'elle soit antique, moderne ou contemporaine. Voici plusieurs instruments de travail autour de l'aliénation et de l'émancipation et une réflexion autour de la reconnaissance de la liberté, comme but de l'éducation dans le contexte contemporain.

  • Un enseignant peut-il transformer radicalement sa pratique pédagogique ? Telle est bien l'une des questions cruciales de la formation des maîtres. La présente recherche vise à poser quelques repères pour comprendre et accompagner des parcours d'enseignants. Elle s'adresse aux pédagogues, aux formateurs d'enseignants et aux enseignants désireux d'éclairer, de perfectionner, voire de changer leurs pratiques.

  • Cet ouvrage est issu d'un colloque du Réseau Education et Formation. Il prend acte de deux mouvements inverses. D'un côté l'éducation scolaire, suspectée d'artificialité, importe de plus en plus des concepts, des méthodes et des dispositifs du milieu du travail. De l'autre, la formation professionnelle, en mal de légitimité scientifique, cherche à s'universitariser :un enchevêtrement complexe que ces contributions tentent d'éclairer.

  • Ce recueil découle d'un symposium européen organisé conjointement par les Universités de Paris VII et de Tours en 1993. Un premier volume fut consacré à Toni Morrison, en particulierBeloved. Tardivement, mais toujours d'actualité, ce second volume aborde d'autres fictions et montre ainsi la richesse et la complexité de la production noire au nouveau monde. On remarquera la présence d'auteurs des Caraïbes. À travers la quête identitaire et historique qui caractérise la production contemporaine, de par la globalisation de la diaspora, cette aire de production littéraire a pris un rôle grandissant dans l'évolution de la littérature noire des États-Unis.

  • Premier panorama des littératures de langue anglaise depuis 1945, cet ouvrage s'attache successivement à l'étude du domaine britannique, de la littérature américaine et de la production littéraire dans les pays du Commonwealth (Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique, Inde, Antilles). Dans chaque cas, les auteurs dégagent avec précision l'évolution des principaux genres : roman, poésie, théâtre. Ils mettent en relief les traits caractéristiques des grandes variantes nationales et régionales de la littérature anglophone.

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