• Trente ans après son mythique Temps des tribus, le grand sociologue de l'imaginaire lance une nouvelle annonce prophétique. Reprenant un à un les récents séismes qui ont ébranlé nos représentations, il montre comment l'avènement d'un totalitarisme doux marque, par réaction, l'Ère des révoltes. Un essai indispensable pour comprendre ce que sera notre monde demain. Dès les années 1980, Michel Maffesoli se fait l'observateur averti et implacable des temps postmodernes. Il annonce un effondrement social porteur d'un paradoxal retour des tribus, ce que prouveront les décennies suivantes. Il pronostique également que, profitant de la fin des idéologies, les élites au pouvoir entendent instaurer un ordre nouveau qu'il qualifie de totalitarisme doux. Ce que démontre l'actualité récente.
    De l'éruption des gilets jaunes devenus un phénomène international à la contestation globale de la gestion de la pandémie, des grèves émeutières pour contrecarrer le libéralisme mondialisé à la vague d'émotion planétaire suscitée par l'incendie de Notre-Dame, le sociologue du quotidien et de l'imaginaire traque, de son oeil inégalé, le changement de paradigme que nous vivons.
    Le règne de la rationalité, de la technicité et de l'individualité agonise convulsivement sous nos yeux. Pour le meilleur et pour le pire, l'ère des révoltes a commencé et ne cessera pas avant longtemps.
    Cet essai flamboyant dit pourquoi et comment le peuple a raison de se rebeller.

  • Irrésistiblement les sociétés modernes se transforment. Émiettement du corps social, épuisement des institutions, effondrement des idéologies, transmutation des valeurs : derrière la société de masse, qui a longtemps défini l'une des formes de la modernité, se profilent désormais les nouvelles figures d'une socialité exubérante et polymorphe dont Michel Maffesoli livre ici les premiers contours.
    Le Temps des tribus est ainsi le diagnostic raisonné des sociétés d'aujourd'hui, une exploration méthodique de leurs métamorphoses. Quand le sentiment et l'émotion se substituent aux idéaux de la Raison, et qu'à la logique de l'identité succède la logique de l'affect. Nous sommes entrés dans l'ère des "tribus", des réseaux, des petits groupes, et vivons à l'heure des rassemblements éphémères et effervescents... Un livre qui trace les voies d'une authentique sociologie du présent.

  • Se penchant sur le retour du religieux, le prophète du Temps des tribus dénonce notre pessimisme : c'est à la fois la totalité de l'individu et du collectif, de l'esprit et de la chair que vise la révolution en cours, celle de la raison intégrale. Une somme. Après
    La Parole du silence, qu'il considère comme un traité de théologie pour la postmodernité, Michel Maffesoli s'attache dans son nouvel essai à décrypter ce qu'il nomme la " religiosité postmoderne ". Il étudie ainsi les étapes qui jalonnent ce " retour du sacral " : la réhabilitation des sens et d'une raison sensible, l'importance du partage, du mystère, de l'initiation - mais aussi l'ancrage nécessaire dans la tradition. C'est ainsi que les figures catholiques de la Trinité (l'unicité de Dieu en trois personnes) ou de la communion des saints représentent pour le penseur des " tribus " les métaphores les plus adaptées à l'imaginaire contemporain du sacré.
    Un essai profond, qui propose au lecteur non pas un retour au catholicisme comme institution et dogmatisme, mais une véritable résurgence de la catholicité. Ainsi que le retour à une appréhension populaire et émotionnelle de la transcendance.

  • Alchimies festives, culte du plaisir, retour en puissance des affects et des émotions : Eros triomphe, et nous enseigne que la profondeur se cache toujours à la surface des choses, dans la banalité de notre quotidien. Triomphe de la raison sensible sur le vieux rationalisme scientiste, du vouloir- vivre collectif sur l'individu, de la joie dionysiaque sur les morales arides qui stérilisent l'action. Triomphe des pulsions et de l'imaginaire sur le progressisme empesé de nos élites et la pruderie de nos bien-pensants. Attentif aux humeurs et aux enthousiasmes sécrétés par le corps social, cernant au plus près les vibrations du monde, Michel Maffesoli signe une oeuvre essentielle, aboutissement de trente ans de réflexion, livre-manifeste qui chante l'éternelle jeunesse du monde et annonce une rupture épistémologique destinée à renouveler en profondeur les conditions de la pensée philosophique.

  • Faut-il tout dire, parler sans limite, et oser jusqu'au blas- phème, au risque de détruire ce qui fonde la communauté, ce tacite consensus autour de valeurs partagées ? Un an après Charlie, Michel Maffesoli, avec la science et l'érudition qu'on lui connaî

  • La postmodernité n'est pas un " concept " à la mode, c'est une manière de nommer le monde tel qu'il est, de comprendre les sociétés contemporaines plutôt que de les juger ou de dénier le changement. Pour appréhender l'actuel et le quotidien, Michel Maffes

  • écosophie

    Michel Maffesoli

    Il est une nature des choses et on a eu la prétention de la changer. La dévastation du monde, naturel et social, en est la conséquence la plus évidente. Le refus des constructions sociales " contrenature ", abstraites et rationalistes, commence à se faire

  • Contre le rationalisme désuet, l'économicisme triomphant, le progressisme incantatoire et l'inauthenticité de ses formules creuses, Michel Maffesoli chante l'infinie tendresse du monde et nous rappelle que le sentiment tragique de la vie s'accorde à l'Ordre des choses. Dans ce nouvel essai, le théoricien de la postmodernité arpente avec bonheur la pensée sociologique, scrute les vibrations du vivre-ensemble et insiste sur l'opposition entre la puissance horizontale sécrétée par la sagesse populaire et la rigidité du pouvoir vertical, venant de Dieu ou des idéologies monothéistes. La postmodernité en gestation se situe résolument à l'ombre de Dionysos, divinité de la nature et des effervescences collectives. Comment comprendre cette irruption de la passion dans la vie quotidienne ? Comment donner sa place à ce retour de l'idéal communautaire ? Quelle méthode suivre pour comprendre ce changement de paradigme ? Un antidote philosophique au pessimisme ambiant. Contre le rationalisme désuet, l'économicisme triomphant, le progressisme incantatoire et l'inauthenticité de ses formules creuses, Michel Maffesoli chante l'infinie tendresse du monde et nous rappelle que le sentiment tragique de la vie s'accorde à l'Ordre des choses. Dans ce nouvel essai, le théoricien de la postmodernité arpente avec bonheur la pensée sociologique, scrute les vibrations du vivre-ensemble et insiste sur l'opposition entre la puissance horizontale sécrétée par la sagesse populaire et la rigidité du pouvoir vertical, venant de Dieu ou des idéologies monothéistes. La postmodernité en gestation se situe résolument à l'ombre de Dionysos, divinité de la nature et des effervescences collectives. Comment comprendre cette irruption de la passion dans la vie quotidienne ? Comment donner sa place à ce retour de l'idéal communautaire ? Quelle méthode suivre pour comprendre ce changement de paradigme ? Un antidote philosophique au pessimisme ambiant.

  • Comment penser l'irrationnel, comment penser la violence des banlieues, l'ignorance des lois sociales ? L'actualité récente montre bien quel fossé il y a entre une partie de la jeunesse et ceux qui en appellent à l'Etat de droit. Michel Maffesoli propose dans cet essai de penser le non-rationnel, ou du moins d'équilibrer l'intellect et l'affect. D'abord en élaborant un savoir dionysien, au sens où Dionysos était le dieu des fêtes et du chaos. Ensuite, rompant avec l'idéal de raison abstraite héritée du siècle des Lumières, par la proximité que devrait avoir l'observateur avec les événements décrits : c'est justement la Raison sensible.

  • « Pourquoi tant de haine ? Tant d'hystérie ? Pourquoi ses détracteurs, au lieu d'opposer aux discours du président Sarkozy, à ses actes de gouvernement, leurs propositions, en reviennent-ils toujours aux attaques ad hominem, aux injures, aux supputations sur son état amoureux, sa santé mentale, son caractère ? Ce qui en fait, du coup, un héros de roman, un être de fiction. »À la manière des Mythologies de Roland Barthes, Michel Maffesoli, sociologue reconnu de l'imaginaire et des tribus, décrypte dans ce traité ironique et érudit la personnalité si controversée de Nicolas Sarkozy. De sa posture compassionnelle à son comportement ostentatoire, ces « Sarkologies » explorent le mélange inédit d'hostilité et de fascination que suscite l'actuel président. Un tableau féroce et iconoclaste.Michel Maffesoli est professeur de sociologie à la Sorbonne, lauréat de l'institut de France et directeur d'un laboratoire de recherche. Il a déjà publié de nombreux ouvrages.

  • Michel Maffesoli poursuit sa réflexion engagée dans la Transfiguration du politique. Sous la lunette du sociologue, on retrouve la vie sociale, la vie au quotidien, ses règles et ses principes. Avec le point central de la démonstration enraciné dans un maître-concept : l'image. Le problème étant, explique Michel Maffesoli, "de reconnaître la profusion, le rôle et la prégnance de l'image dans la vie sociale" ; un détail au passage : le phénomène ainsi décrit n'est pas soumis à évaluation morale. Deux grands axes charpentent l'analyse. Le premier consiste dans une revue de détail du "pourquoi" et du "comment" du style. Par style on entend la mise en forme, la physionomie, dans l'examen de l'apparence des choses - une explication de son caractère "insaisissable" -, insaisissable parce que le social est fragmenté, mobile. Le second développe ce qui donc apparaît comme le style des sociétés contemporaines : l'image. Laquelle joue un rôle essentiel dans la cohésion sociale, puisqu'elle est vecteur d'unité et de communion. L'image rapproche, l'image relie et soude, l'image approche de la "vérité" des choses.

  • Cette technologie qui avait désenchanté le monde est en train, curieusement, de le réenchanter. Ce qui donne, et la chose n'est pas, forcément, péjorative, un spectacle collectif aux chatoiements divers. Au Moyen Âge les «Mystères», autour desquels la communauté communiait, se jouaient devant la Cathédrale. Il en est de même de nos jours. C'est dans les églises électroniques, au travers des videogammes, des sites, des blogs, des forums et des encyclopédies, que se jouent les «mystères» postmodernes. Mystères unissant entre eux tous ces initiés (sexuels, musicaux, sportifs, religieux, théoriques) formant la socialité en devenir.

  • In this exciting book Michel Maffesoli argues that the conventional approaches to understanding solidarity and society are deeply flawed. He contends that mass culture has disintegrated and that today social existence is conducted through fragmented tribal groupings, organized around the catchwords, brand-names and sound-bites of consumer culture. The book provides a rich backcloth against which to consider the rise of `identity politics' and the `proliferation of lifestyle cultures'.

  • D'un côté, le reflux du politique, la disparition du peuple, la déroute des savoirs et des intellectuels. De l'autre, l'avènemùent de la Toile, le retour des tribus, le règne de la télé-réalité, des parades, des corps tatoués, percés. Une nouvelle barbarie? Non, répond Michel Maffesoli. Au contraire. Par-delà ses excès, ce renversement nous invite à retrouver le rythme de la vie au plus profond de nos vies. Car l'effondrement des idolâtries de la Raison, de l'Histoire, du Progrès nous rouvre à l'altérité, au quotidien, à l'anomie. Car, en unissant l'archaïque à la technique, notre imaginaire renoue avec la sensibilité. Car notre Moi, rompant avec les illusions binaires du public et du privé, des racines et du nomadisme, de la nation et du cosmopolitisme, se redécouvre multiple. Comment penser, dans l'entre-deux, notre identité? Décryptant les idéologies postmodernes et les censures contemporaines comme les paradoxes postmodernes, convoquant Platon ou Nietzsche comme les sagesses d'hier et les mythes d'aujourd'hui, c'est une leçon dionysiaque de gai savoir que donne ici Michel Maffesoli. À rebours du pessimisme ambiant, un maître livre pour enfin comprendre et vivre notre monde tel qu'il va.

  • Quand on observe tous les phénomènes de violence dont l'actualité n'est pas avare, quand on voit les valeurs sociales traditionnelles perdre de leur force, ou les diverses autorités politiques, intellectuelles, journalistiques être tournées en dérision, on peut se poser la question : existe-t-il encore une morale, universelle, applicable à tous, ou de multiples éthiques propres à des groupes donnés? Il est bien connu que c'est lorsque quelque chose n'a plus de réalité qu'on en parle beaucoup. C'est ainsi que la Morale représente peut-être un monde qui n'est plus. Et c'est pour cela que de divers côtés, journalistes, hommes politiques entonnent, jusqu'à plus soif, des incantations en son nom. Mais comme il faut bien vivre ensemble, on voit se développer des éthiques particulières. Celles-ci traduisant ce «sentiment d'appartenance» propre aux tribus postmodernes. À partir d'exemples concrets, ce livre s'emploie à analyser le glissement d'une Morale sclérosée vers des éthiques en gestation. Celles d'un «réenchantement du monde» que l'auteur a été le premier à annoncer, il y a quelques années, et qu'il systématise ici.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Il y a déjà près de quarante ans, en 1970, Roland Barthes dessinait quelques Mythologies modernes. Mais l'on sait qu'il n'existe rien de constant si ce n'est le changement ! D'où la nécessité de dresser les contours de nos idolâtries postmodernes. En se souvenant que l'essentielle fonction du mythe est bien de faire flamboyer l'âme obscure du monde ! »Michel Maffesoli.Reprenant le principe d'une sorte de dictionnaire miparodique, mi-savant, mélangeant figures de l'actualité et concepts philosophique, Michel Maffesoli dresse un portrait à contre-courant de notre société dominée par l'obsession de la communication, de la transparence et de l'égalité.

  • Aujourd'hui, l'un des grands lieux communs du discours savant tient dans l'annonce réitérée que le monde change. Une quasi-obsession, un leitmotiv entêtant qui proclame que les sociétés développées répudient leurs idéologies et liquident leurs valeurs ancestrales. Le diagnostic n'est pas sans fondements : il faut approcher au plus près les phénomènes qui induisent la logique d'une pulvérisation du corps social. Interpréter au plus juste les mouvements de revendications ethniques, la résurgence des fanatismes religieux, la proclamation des spécificités culturelles, comme le regroupement des individus dans le cadre de microsociétés où domine le rapport affectif. {La Transfiguration du politique} amorce un tel travail et entreprend l'analyse de ce qu'il convient d'appeler {"la culture du sentiment"}, dont la vivacité des émotions et le désir de l'inutile sont les deux composantes essentielles. Inaugurant ainsi une lecture stimulante de l'espace de vie et de pensée nouvelles qui structurent désormais la socialité post-moderne.

  • Dans Le Trésor caché, Michel Maffesoli dévoile une franc-maçonnerie à l'opposé des clichés habituels qui la cantonnent, au mieux à la défense du progrès et du rationalisme, au pire à un groupement quasi mafieux.
    Loin d'y voir une survivance de rites et de croyances dépassés, il montre l'extraordinaire actualité de la franc-maçonnerie de tradition : le secret permet le partage de l'intimité et la cohésion du groupe, le rituel nous rattache au passé et manifeste l'union, le penser libre pousse à refuser le dogmatisme et le conformisme.
    Ce trésor, les francs-maçons doivent le retrouver et l'exposer, représentant ainsi, pour les jeunes générations, une alternative au matérialisme, une quête spirituelle, l'inscription dans une fraternité, seule à même de rompre avec le principe individualiste.
    Tel est le paradoxe postmoderne : le travail de la loge s'apparente aux pratiques les plus contemporaines du wiki !

    Philosophe et sociologue, Michel Maffesoli a consacré son oeuvre à l'imaginaire contemporain et à la définition du paradigme postmoderne. Parmi la trentaine d'ouvrages qu'il a écrits, on peut citer Le Temps des tribus (1988), Du nomadisme, Vagabondages initiatiques (1997) ou Les Nouveaux bien-pensants (2014).

  • Faut-il être optimiste à propos du numérique et du monde connecté ? Est-ce une chance ou un péril pour lhumanité ? Deux intellectuels atypiques saffrontent sur cette problématique qui est en train de bouleverser le monde des idées. Dun côté, Michel Maffesoli, le « dionysiaque », considère le numérique comme la paradoxale continuité des sociétés pré-modernes. Et de lautre côté, Hervé Fischer, « le prométhéen », pousse le « maître » dans ses retranchements : pour lui le numérique propose un nouvel avenir à lhumanité. À lun la continuité, à lautre la rupture. En amis attentifs à la réflexion de lautre, ils parviennent à dresser une nouvelle carte de la pensée sociologique adaptée aux temps qui sannoncent.

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