• Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Construire l'Europe, c'est d'abord débarrasser la France du socialisme, non seulement institutionnel et gouvernemental, mais aussi psychique et mental. Sinon, nous continuerons à nous enliser, les choses iront de mal en pis, et nous finirons par contaminer les autres nations en bonne santé. Il est temps de nous réveiller ; c'est l'Europe ou le naufrage ; aucune nation européenne ne peut espérer garder sa place dans le nouvel ordre du monde sans s'unir étroitement aux autres. En 1793, le grand cri de sauvegarde de la France était : "La Nation ou la mort !" Deux siècles plus tard, le cri pour chaque pays de notre vieux continent doit être : "L'Europe ou la mort !".

  • Ministre d'État, ministre de l'Intérieur, président de la Fédération nationale des Républicains indépendants, Michel Poniatowski est surtout l'ami, le confident, le principal et le plus sûr lieutenant de Valéry Giscard d'Estaing. Les Français connaissent bien ses « petites phrases », ses boutades, ses polémiques, ses habiletés de tacticien consommé, son ironie ! Depuis l'élection de Valéry Giscard d'Estaing, ils l'ont vu, en ministre de l'Intérieur, mener de front l'édification d'une société plus libérale et le maintien de l'autorité de l'État. Mais ils savent moins que ce ministre plongé dans l'action continue à consacrer ses maigres loisirs à l'histoire et à la réflexion sur les métamorphoses nécessaires du pouvoir : persuadé qu'il est urgent d'innover dans de nombreux domaines, Michel Poniatowski pense que cela ne peut se faire qu'avec une conception renouvelée de la « conduite du changement ». Ce livre reflète ces deux aspects jumeaux de la personnalité de Michel Poniatowski ; le récit de l'élection présidentielle, de ses ressorts et de ses péripéties par l'un des principaux acteurs comblera d'aise tous ceux qui se passionnent pour la politique, et provoquera sans doute quelques remous. Mais tous ceux qui veulent aller plus loin, comprendre la mécanique du pouvoir, comparer la théorie très personnelle de Michel Poniatowski à l'expérience, et, surtout, en tirer des leçons concrètes, trouveront largement ici leur pâture. Et auront sans doute, au passage, quelques surprises lorsqu'il sera question des privilèges sociaux, de l'Europe ou des États-Unis. C'est qu'avec Michel Poniatowski la philosophie du pouvoir et la conduite de la politique, la théorie et la pratique, ne sont jamais bien loin l'une de l'autre. D'où l'originalité de cet essai qui fera réagir, pour ou contre, mais toujours vivement. Et puis, les hommes politiques qui osent, au faîte de la puissance, s'interroger publiquement sur la signification et la raison d'être de leur pouvoir, comme Michel Poniatowski le fait ici dans ces entretiens avec Alain Duhamel, ne sont pas si nombreux.

  • Michel Poniatowski poursuit l'oeuvre monumentale après laquelle il sera difficile d'apporter du nouveau sur Talleyrand. Étudier la vie de Talleyrand, c'est observer les soixante années les plus troublées, les plus bouleversantes, et les plus glorieuses aussi de notre histoire nationale. C'est comprendre les moeurs et les mentalités de cette époque, à travers un de ses acteurs les plus éminents, et le faire avec son regard lucide et froid, avec ses mots, avec son esprit. Le quatrième volume consacré à ce personnage fascinant et si controversé comporte, comme les précédents, de multiples faits et documents inconnus, dont vingt-cinq pages de notes politiques inédites de Talleyrand. Il retrace les trente-cinq premières années de son existence : son enfance, sa famille et l'origine de celle-ci, le collège d'Harcourt, le séminaire de Saint-Sulpice, la Sorbonne, l'Assemblée générale de l'Église de France, sa nomination au poste d'Agent général du Clergé, sa collaboration avec Calonne et Mirabeau, ses liens avec la jeunesse libérale, et sa désignation comme évêque d'Autun. On plonge ainsi dans les années les moins connues de la longue existence de Charles-Maurice de Talleyrand. Il découvre la vie, les femmes, la société de son temps, il se forme aux responsabilités, apprend à concevoir, à gérer, à diriger. La politique se révèle à lui, ainsi que les disciplines qui s'y trouvent toujours associées étroitement : les finances, l'économie, la diplomatie... Michel Poniatowski démontre à la fois sa soumission à l'autorité, aux principes et aux règles qui régissent l'ancienne France, et sa révolte contre eux. Talleyrand, ou plus exactement l'abbé de Périgord, comme on le nommait alors, apparaît comme un révolté obéissant.

  • Ce premier tome s'arrête le 8 janvier 1959, jour où Valéry Giscard d'Estaing, secrétaire d'Etat dans le premier gouvernement de la Ve République, l'appelle à son cabinet.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Un pamphlet sur la politique menée depuis 1981. Par l'auteur de La France a une âme, le socialisme n'a qu'un corps, l'ancien ministre bien connu.

  • "Je constate que les personnalités éminentes consultées sont toutes d'accord - ou à peu près - sur l'origine du mal. Elles le sont moins sur les leçons à en tirer. Je trouve d'ailleurs cela fort bien. Il serait fâcheux que triomphe une opinion moyenne et par là moutonnière. C'est précisément d'un débat ouvert - et il l'est largement - que naîtront les solutions urgentes que l'opinion réclame. Nous n'avons pas changé : nous aimons que l'on nous raconte des histoires. Celles-ci réunies font l'Histoire. On a cru pouvoir, trop longtemps, opposer Histoire traditionnelle et nouvelle Histoire. Aujourd'hui, et c'est tant mieux, la hache de guerre est enterrée. On s'est aperçu que l'une et l'autre sont complémentaires, ceci pour le plus grand bonheur de nos contemporains. Que les pédagogues chargés de refondre les programmes de nos collèges et de nos lycées veuillent bien ne pas l'oublier. À ceux qui ne comprennent pas la passion pour l'Histoire, je dirai ceci : s'il advenait que, par l'effet de quelque cataclysme, nous soyons privés de toute référence au passé, si nous en arrivions à ignorer tout ce qui s'est déroulé avant nous, que serions-nous, sinon des orphelins ?"

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