• La discrimination, les oppressions et les préjugés que subissent les gros et les grosses restent aujourd'hui parmi les formes de stigmatisation les plus banalisées. Au nom de la santé, les personnes grosses sont marginalisées, ridiculisées, condamnées, isolées. Renforcées autant par les médias, les productions culturelles ou un certain discours médical, les déclarations grossophobes circulent aujourd'hui librement en ne provoquant que de rares réactions, sinon des rires.

    Mais est-il inéluctable que les caricatures de Gaétan Barrette concernent uniquement son poids? Les personnes grosses ont-elles toujours le diabète? A-t-on besoin d'abdominaux pour changer le monde? Peut-on vraiment aimer un corps gros?

    Entre témoignage, analyse sociale et discours militant, La vie en gros propose un regard sur ces violences diverses et quotidiennes qui se manifestent autant dans la vie professionnelle que dans les relations amoureuses, dans les transports en commun ou à l'hôpital, sur la couverture d'un magazine ou au grand écran. Mickaël Bergeron part de cette idée que si l'on se préoccupait vraiment de la santé des personnes grosses, on les aimerait avant de les rabaisser.

  • Fuite des revenus publicitaires, méfiance du public, fake news, virage numérique, compressions budgétaires, réduction des effectifs, fermetures... dire qu'une crise secoue les médias relève aujourd'hui de l'euphémisme. Disons-le franchement : le milieu journalistique est en chute libre.

    Si aucun coup de barre n'est donné, les entreprises médiatiques continueront de fermer les unes après les autres. Bientôt, il ne restera que quelques structures dans les mains de deux ou trois milliardaires en quête d'influence. Ou encore, une poignée de petits organismes sans moyens. L'infospectacle, les chroniques et les réseaux sociaux resteront les seules façons de s'informer et les assises de la démocratie s'effriteront peu à peu.

    Dans Tombée médiatique, Mickaël Bergeron dresse un portrait de la situation en distinguant trois priorités sur lesquelles travailler : le modèle de financement doit être repensé, les médias ont à assumer leurs responsabilités sociales, les salles de nouvelles doivent reconnaître l'importance de la diversité. Au carrefour de l'essai et du manifeste, du personnel et de l'universel, du découragement et de l'espoir, l'ouvrage se veut un plaidoyer pour que cette crise se transforme en opportunité.

  • Le numéro d'hiver du magazine Continuité propose de regarder de près ce qui se passe à l'échelle locale sur le plan de la préservation du patrimoine bâti. Comment réussir à préserver les bâtiments significatifs dans nos communautés ? De quels moyens les villes disposent-elles pour ce faire ? Quels ingrédients catalysent les forces en présence ou font cruellement défaut ? Le dossier aborde ces questions, en plus de les ancrer dans la réalité en donnant plusieurs exemples d'initiatives inspirantes mises en oeuvre par des municipalités autant que par des citoyens. Également, Anne-Sophie Desprez, gagnante de la bourse d'écriture Première Ovation - Patrimoine 2019 de la Ville de Québec, propose une réflexion sur le traitement médiatique du patrimoine. La chronique Conservation raconte l'histoire d'un baril jeté à la mer en 1910 et les interventions réalisées sur une des lettres qui s'y trouvaient. Enfin, la chronique Point de mire aborde la question des paysages culturels patrimoniaux.

  • Cet hiver, le magazine Continuité a eu l'idée de consacrer son dossier à la relation qui unit notre héritage collectif aux longs mois où les températures chutent sous zéro. Explorez le legs autochtone lié à cette période de l'année ainsi que la manière dont la neige et le froid ont influencé notre manière de construire, de nous déplacer et de nous divertir, notamment. Un sujet d'intérêt puisque les solutions que nous avons développées pour nous adapter à ces conditions extrêmes de même que les traditions auxquelles elles ont donné naissance font partie de ce qui définit la culture québécoise. Bref, ce numéro vous convie à un tour d'horizon du patrimoine de l'hiver, comme un plaidoyer en faveur de cette saison qui a forgé notre identité. Aussi au sommaire, de mystérieux petits vases dans la rubrique Archéologie, les travaux réalisés sur la maison de l'artiste Arthur Villeneuve conservée à la Pulperie de Chicoutimi et la pratique du façadisme dans la chronique Point de mire. (source : Continuité)

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