• Cet ouvrage, devenu référence, synthétise les multiples spécificités de la phénoménologie dans une logique dynamique, en apportant un éclairage inédit sur des thèmes majeurs : la nécessité de la relation à l'expérience, la description comme mode de formulation philosophique, la recherche d'une méthode sans présuppositions. Elle permet aux  étudiants de s'approprier cette démarche philosophique dans sa mise à l'épreuve pratique, et en relation avec d'autres disciplines et champs d'expérience.

    Natalie Depraz est professeur de philosophie à l´université de Rouen.

  • Nouvelle présentationL'être humain ne se conçoit pas sans une relation avec lui-même, où il va de la perception qu'il a de son corps, de son existence, de celle des autres, de son adhésion à telle ou telle valeur, etc. Mais la notion même de conscience n'apparaît qu'au XVIIe siècle. Depuis, ce concept tard venu n'a cessé de commander depuis une dynamique sans fin d'interrogation et de recherches plurielles.L'originalité du présent ouvrage est d'aborder la question selon les angles philosophique, mais aussi psychologique, psychanalytique, phénoménologique, psychiatrique, cognitif, religieux et spirituel : faire droit, pleinement et avec une rigueur constante, à l'hybridation interdisciplinaire du thème de la conscience constituait un défi indispensable - enfin relevé ici.L'auteur redonne vie à l'aventure : anticipation dans le contexte gréco-latin ; problématisation dans les conceptions classiques ; séisme dû à la mise en évidence de l'inconscient par la psychanalyse ; élargissement au corps et au monde par la phénoménologie ; interrogations permises par l'exploration psychiatrique du pathologique ; forte implication, enfin, dans le débat cognitif contemporain, tant il apparaît qu'une méthodologie en première personne peut renouveler les conditions et l'approche de l'objectivité empirique. La richesse du parcours rend particulièrement fécond l'examen final des traditions spirituelles, véritable retour aux sources de l'interrogation.Natalie Depraz, ancienne élève de l'École Normale Supérieure, agrégée de philosophie, est maître de conférences à l'Université de la Sorbonne (Paris IV) et directrice de programmes au Collège international de philosophie.
    Les conceptions classiques : profils d'une philosophie de la conscience. La psychanalyse : formulations d'une théorie pratique de l'inconscient. La phénoménologie : descriptions d'une expérience élargie de la conscience. La psychiatrie : élucidation des pathologies de la conscience. Les sciences cognitives : prises en compte de la dimension irréductible de la conscience. Les traditions spirituelles : pratiques ancestrales de l'éveil de la conscience. Conclusion : Des théories classiques à la pratique de la conscience.

  • La référence aux représentations mentales joue un rôle central dans notre vision du monde. Non seulement leur existence semble indéniable, mais elles permettent d'expliquer un grand nombre de phénomènes?: la conscience, la perception, les opérations cognitives, le langage, les réalités symboliques, les conduites individuelles et collectives. Aussi sont-elles étudiées par les psychologues, les sociologues, les anthropologues, les linguistes, les neuroscientifiques, etc. Cette puissance explicative paraît résulter du fait que le caractère représentionnel des représentations incarnées, corporelles, observables, dériverait d'une capacité représentationnelle primordiale de l'esprit.
    Il est pourtant notoirement difficile de concevoir comment les représentations mentales pourraient jouer ce rôle, et cela pour plusieurs raisons.
    1° Leur caractère mental rend plus mystérieuse encore la relation représentationnelle, puisque, celle-ci devant relier des esprits d'un côté, et des corps de l'autre, cette relation serait ontologiquement hétérogène.
    2° Si la relation de représentation s'explique par des représentations mentales, le caractère représentationnel d'une représentation mentale devrait également s'expliquer par une autre représentation mentale, et ainsi de suite, si bien qu'on voit mal comment une relation quelconque pourrait être instaurée.
    3° Les représentations mentales ne sont directement accessibles que par introspection?: admettre dans les explications scientifiques des faits directement connus par une seule personne, ne serait-ce pas ouvrir la voie à toutes les dérives??
    4° Tous les scientifiques ne s'accordent pas sur la nature ou le format des représentations mentales?: sont-elles des images?? Des propositions?? Des intentionnalités sui generis??...
    Le constat nous met devant une alternative?: soit nous parvenons à concevoir les représentations mentales, soit nous devons apprendre à nous en passer. Ce sont chacune de ces deux voies qu'explore cet ouvrage.
    Parution spéciale pour l'agrégation de philosophie 2020.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'écriture et la lecture sont des phénomènes qui ont donné lieu à de multiples études, aussi bien en philosophie (Derrida) qu´en littérature (Blanchot, Gracq).

    Le présent volume se concentre sur la figure de Sartre en vertu de la place centrale et croisée qu´occupent ces deux phénomènes dans son travail de philosophe et d´écrivain : aussi s´est-il imposé aux auteurs pour traiter ces dimensions en miroir l´une de l´autre.

    Plus particulièrement, la question qui sert de fil conducteur dans ces différentes contributions touche à la relation entre la thématique de l´écriture et de la lecture et leur mise en pratique - l´intérêt étant d´en scruter les articulations et d´en explorer les différentes facettes : Sartre fait-il toujours ce qu´il dit qu´il fait ?

    Sommaire Avant-propos Alain Flajoliet - Introduction : Sartre : « La folie dans les livres » 1re partie - S'écrire et se lire MartineMarzloff - L'autobiographie sartrienne en regard de l´esthétique de la réception Natalie Depraz - Lire et écrire en phénoménologue : Sartre et l´accès au vécu « en première personne » Christine Daigle - L´(la ré-)écriture de soi-même : de l´utilisation de l´autobiographie et des mémoires dans les oeuvres de Beauvoir et Sartre Noémie Parant - Écrire « pour me sauver tout entier » 2e partie - Re-penser l´écriture et la lecture Jean-François Louette - Petite tératologie de la lecture selon Sartre Adrian van den Hoven - Lire et écrire et l´adaptation par Sartre de Kean de Dumas 3e partie - Ouvertures Étienne Pinat - Écrire, lire, d´après Blanchot Maël Renouard - En vivant en percevant : lire et écrire selon Julien Gracq Patrice Bougon - Sartre et Derrida, lecteurs de Genet. La tache aveugle

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • This volume offers perspectives on the theme of surprise crossing philosophical, phenomenological, scientific, psycho-physiology, psychiatric, and linguistic boundaries. The main question it examines is whether surprise is an emotion. It uses two main theoretical frameworks to do so: psychology, in which surprise is commonly considered a primary emotion, and philosophy, in which surprise is related to passions as opposed to reason. The book explores whether these views on surprise are satisfying or sufficient. It looks at the extent to which surprise is also a cognitive phenomenon and primitively embedded in language, and the way in which surprise is connected to personhood, the interpersonal, and moral emotions. Many philosophers of different traditions, a number of experimental studies conducted over the last decades, recent works in linguistics, and ancestral wisdom testimonies refer to surprise as a crucial experience of both rupture and openness in bodily and inner life. However, surprise is a theme that has not been dealt with directly and systematically in philosophy, in the sciences, in linguistics, or in spiritual traditions. This volume accomplishes just that.

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