• Une famille. Avec une mère, qui est libraire, un père, qui travaille dans une maison d'édition, trois grands fils qui poursuivent assez distraitement leurs études, et une fille qui vient d'entrer au lycée. Une famille d'aujourd'hui, un peu bohème, où chacun est libre et s'efforce de respecter la liberté des autres. Les fils adorent leur mère. Le père préfère sa fille ; entre les garçons et lui, c'est l'indifférence, rarement l'hostilité : tout simplement, il ne s'intéresse pas à eux, à leurs problèmes  (ils en ont), à leurs aspirations. Entre le père et la mère... Elle est si fatiguée, Suzanne, malgré son courage ! Son travail, et cette famille ! Et triste souvent. Si bien que les garçons s'inquiètent et Mathieu, un soir, décide d'aller chercher son père à la maison d'édition, pour lui parler... Ce qu'il découvre, la révélation de la vie secrète de René Fernet, c'est la foudre tombant sur la famille. On n'oubliera pas les Fernet : ni les gosses, si vrais, ni le père, ni la mère - surtout pas elle. Suzanne blessée, Suzanne révoltée, Suzanne faisant front, c'est un grand caractère de femme et la plus poignante création de l'auteur de «Un cri».

  • À l'instar de ses célèbres parents, Pierre et Marie Curie, Irène Joliot-Curie a mené son combat personnel avec un talent prodigieux et curieusement méconnu. À dix-sept ans, elle est sur le Front pour radiographier les blessés de la guerre de 1914. Décorée de la médaille militaire en 1918, elle commence sa carrière de chercheur à l'Institut du radium, où elle rencontre Frédéric Joliot, qu'elle épouse quelque temps plus tard. Ensemble, ils découvrent la radioactivité artificielle qui leur vaut un prix Nobel en 1935, mais c'est Irène, seule, qui est à l'origine de la découverte de la fission, premier pas vers la puissance nucléaire et la bombe atomique. Reconnue comme une des leurs par des personnalités de la taille d'Einstein ou de Perrin, première femme ministre en 1936, défendant la cause des femmes et la paix (mais désapprouvant Munich), Irène Joliot-Curie sera de tous les combats contre le fascisme, les injustices sociales, la lâcheté et la bêtise... Une vie riche et forte, une époque passionnante, que ressuscite Noëlle Loriot, en s'appuyant sur de nombreux témoignages et une documentation approfondie.

  • Être ministre : un destin mais aussi un pouvoir. L'aventure se noue et se dénoue, mais l'histoire du ministre se lie à sa fonction, influe sur la façon dont il l'exerce. Bernard Chenot n'est pas un homme de parti, ni même un homme politique. Le Conseil d'État lui a donné une idée du service public, qu'il a développée dans ses conclusions de Commissaire du gouvernement, enseignée rue Saint-Guillaume, portée avec lui dans les cabinets ministériels, dans l'entreprise publique, dans les assemblées et jusqu'au gouvernement, de 1958 à 1962. Au cours d'expériences si diverses, dont il rapporte - non sans humour - quelques traits, l'auteur a vu se préciser et se vérifier sa conception de la démocratie. Celle-ci devrait conduire à instaurer un nouvel ordre de valeurs, qui ne soit pas commandé par des groupes de pression, ni même par des soucis électoraux, mais qui intéresse, directement et profondément, chacun d'entre nous. Les institutions de 1958 en donnaient la promesse. Nous ont-elles nourris d'illusions ? En reste-t-il une espérance ? Tel est le dernier mot du livre.

  • Une famille. Avec une mère, qui est libraire, un père, qui travaille dans une maison d'édition, trois grands fils qui poursuivent assez distraitement leurs études, et une fille qui vient d'entrer au lycée. Une famille d'aujourd'hui, un peu bohème, où chacun est libre et s'efforce de respecter la liberté des autres. Les fils adorent leur mère. Le père préfère sa fille ; entre les garçons et lui, c'est l'indifférence, rarement l'hostilité : tout simplement, il ne s'intéresse pas à eux, à leurs problèmes  (ils en ont), à leurs aspirations. Entre le père et la mère... Elle est si fatiguée, Suzanne, malgré son courage ! Son travail, et cette famille ! Et triste souvent. Si bien que les garçons s'inquiètent et Mathieu, un soir, décide d'aller chercher son père à la maison d'édition, pour lui parler... Ce qu'il découvre, la révélation de la vie secrète de René Fernet, c'est la foudre tombant sur la famille. On n'oubliera pas les Fernet : ni les gosses, si vrais, ni le père, ni la mère - surtout pas elle. Suzanne blessée, Suzanne révoltée, Suzanne faisant front, c'est un grand caractère de femme et la plus poignante création de l'auteur de «Un cri».

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