Langue française

  • 1940. Jérôme Debreuil, étudiant en médecine, a choisi la voie royale, la plus méconnue, la plus difficile : les hôpitaux de Paris. Il va cravacher jour et nuit pour passer tous les concours (internat, clinicat, assistant, agrégation, médicat) avant de diriger un service de pneumologie. Jérôme a épousé la fille d'un grand patron, ce qui est un sérieux atout dans son ascension sociale. Cinq enfants naîtront de cette union. C'est en suivant l'histoire de cette famille Debreuil, sur deux générations, leurs combats, leurs ambitions, leurs amours, leurs conflits, leurs drames, que nous découvrons l'évolution de la médecine et ses miracles qui ont pour noms pénicilline, streptomycine, cortisone, laser. Jérôme, la grande figure de cette saga, est issu d'un milieu modeste ; sa réussite n'en est que plus spectaculaire. Il traverse la Deuxième Guerre mondiale, l'Occupation, la Libération. Ses enfants prendront le relais jusqu'aux années quatre-vingt, deux seront médecins, un troisième, chirurgien.Noëlle Loriot, l'auteur de Un cri (devenu à l'écran « Dr Françoise Gaillant »), fascinée par le milieu hospitalier met tout son talent romanesque à recréer cette saga d'une dynastie de médecins. Sa passion est contagieuse.

  • Eve

    Noelle Loriot

    • Grasset
    • 1 Janvier 1959

    Premier roman de Noëlle Loriot, salué par la critique : France-Soir en a loué le style nerveux et même vigoureux. Le Figaro Littéraire a ajouté que ce style " se développe avec une rigueur, une concision, une lucidité qui sont d'un moraliste appliqué à mettre à nu les fibres les plus secrètes du coeur ". L´éditeur a choisi de redonner vie à cette oeuvre éditée jusqu´alors uniquement sur un support imprimé pour lui donner l´opportunité de rencontrer un public élargi et participer à la transmission de connaissances et de savoirs rendus difficiles d´accès par le temps. Cette version numérique a été réalisée à partir d´un support physique parfois ancien. Il pourrait donc arriver que le livre reproduise, au-delà du texte lui-même, des éléments propres à l´exemplaire qui a servi à la numérisation.

  • Prière d'insérer

    Noelle Loriot

    Qui a tué Simon Liénard, le directeur littéraire des Editions Houdert ? Françoise Moret est accusée du meurtre. Mais est-elle vraiment coupable, cette romancière qui multiplie les best-sellers et les amants bafoués ? Le dossier a été confié à Florence Larrieu, la jeune juge d'instruction chargée de l'affaire de L'Inculpé, qui pénètre pour la première fois dans les coulisses d'une grande maison d'édition où les luttes d'influence, les fausses indiscrétions et les vrais coups bas ne lui permettent pas de comprendre aussitôt pourquoi Liénard a été poignardé. Un second meurtre, chez le même éditeur, va brouiller un peu plus les pistes, plongeant Mme le juge dans une confusion des coupables et des sentiments...
    Fidèle à son héroïne que l'on retrouve désormais dans la grande série télévisée Le juge est une femme, Noëlle Loriot mène à la pointe acérée de sa plume un formidable suspense psychologique où les secrets de l'instruction rencontrent ceux du monde littéraire, réservant à Mme le juge un piège inattendu et redoutable.

  • Être ministre : un destin mais aussi un pouvoir. L'aventure se noue et se dénoue, mais l'histoire du ministre se lie à sa fonction, influe sur la façon dont il l'exerce. Bernard Chenot n'est pas un homme de parti, ni même un homme politique. Le Conseil d'État lui a donné une idée du service public, qu'il a développée dans ses conclusions de Commissaire du gouvernement, enseignée rue Saint-Guillaume, portée avec lui dans les cabinets ministériels, dans l'entreprise publique, dans les assemblées et jusqu'au gouvernement, de 1958 à 1962. Au cours d'expériences si diverses, dont il rapporte - non sans humour - quelques traits, l'auteur a vu se préciser et se vérifier sa conception de la démocratie. Celle-ci devrait conduire à instaurer un nouvel ordre de valeurs, qui ne soit pas commandé par des groupes de pression, ni même par des soucis électoraux, mais qui intéresse, directement et profondément, chacun d'entre nous. Les institutions de 1958 en donnaient la promesse. Nous ont-elles nourris d'illusions ? En reste-t-il une espérance ? Tel est le dernier mot du livre.

  • À 28 ans, Florence Larrieu vient d'être nommée juge d'instruction à Paris. Du premier dossier qu'on lui confie, elle pense immédiatement qu'il est pourri. Comment est morte réellement Ann Mansfield, hospitalisée pour une appendicite aiguë ? Qui a assassiné Patrick Parent, son beau-père ? Tout accuse le brillant chirurgien Emmanuel Faure. Tout est peut-être trop de choses, pense Mme le juge. L'enquête s'annonce délicate entre un inculpé trop parfait pour être coupable et son avocat, un maître du barreau, qui semble mal à l'aise dans la défense de son client - comme s'il craignait de découvrir où se cache la vérité...Au rythme d'une instruction mouvementée, marquée par l'étonnante personnalité de Mme le juge, avec ses doutes et ses convictions, Noëlle Loriot nous offre une passionnante intrigue psychologique dans les coulisses de la médecine et de la justice qu'elle décrit avec la précision du vécu. Autant que l'enquête de Mme le juge, cet « envers du décor » conduit inexorablement à une révélation inattendue et donne sa véritable dimension à ce roman, qui confirme Noëlle Loriot comme une grande dame du policier français.

  • La mort de leur fils aîné aurait du rapprocher Christine et Philippe ; elle a en fait condamné leur couple. Christine n'aime plus son mari, de quelques années son cadet. La force, c'est elle ; et aussi le cynisme, la désinvolture. Philippe supporte si mal son échec que le climat familial en est empoisonné. Etienne, 10 ans, et surtout Pauline, 17 ans se révoltent contre ces adultes impudiques qui ne savent ni assumer leur âge, ni leur rôle de parents. Les vacances d'été ne seront qu'une halte dérisoire dans ce conflit dont la cause est obscure et que Philippe, le narrateur, n'ose pas mettre au jour. La crise s'aggrave jusqu'à l'explosion finale qui surprend le lecteur de plein fouet.Noëlle Loriot renoue ici avec ses grands romans, dont Un cri qui connut un immense succès. Rarement les méandres psychologiques du couple, la dégradation de l'amour et les tourments d'une femme de quarante ans n'ont été explorés avec autant de finesse, de sensibilité et de force dans un vrai roman, plein de suspense et de rebondissements, qui se lit d'une traite.

  • Vera

    Noelle Loriot

    Pour Anne Fortin, Vera n'était au début qu'une chienne comme les autres. Un animal de compagnie qui égayait une paisible vie de couple, lui dentiste, elle avocate à Versailles. Mais au fil du temps, Anne et Yves s'éloignent l'un de l'autre. Jusqu'à l'irrévocable décision du divorce. Entre eux, la place est désormais libre : Vera va l'occuper, l'envahir et décider du sort de celle qui fut jadis sa maîtresse. Troublante histoire d'amour qui lie une femme à sa chienne et entraîne ces deux personnages dans un étrange jeu de rôles. Mais qui est soumis à l'autre ? Quels rapports peut entretenir Anne avec Pascal, un séduisant industriel, tandis que la hante encore l'ombre de Jean-Jacques, son premier mari décédé en de sombres circonstances ? D'ailleurs, ne cachent-ils pas ce même secret : celui d'aimer ou d'avoir aimé, jusqu'à l'excès, un chien ? Un roman d'une tendresse profonde et violente qui confirme la diversité des talents de romancière de Noëlle Loriot.

  • Après le meurtre de son ex-beau-père, un riche banquier qui venait de le licencier, François Couderc est immédiatement soupçonné, puis arrêté. Le séduisant arriviste a tout du coupable idéal. Seule Laurence Herbault, une jeune visiteuse de prison tombée sous son charme, croit en son innocence. Elle va tout tenter pour sauver Couderc des griffes de la justice et de l'enfer carcéral. Au risque de mettre le doigt dans un engrenage fatal.
    Un suspense obsédant, une plongée en eaux troubles, où Noëlle Loriot explore avec une rare acuité psycho- logique un sujet dérangeant et un milieu rarement dévoilé, celui de la grande bourgeoisie française.

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