• «Il fallait qu'on eût calomnié Henri R. car, lorsqu'il se réveilla le dimanche matin... »
    Dans une charmante ville côtière de la Manche, signes étranges et lettres mystérieuses se multiplient, plongeant malgré lui un honnête professeur de philosophie dans une bien ténébreuse affaire. Complots, enlèvements et sacrifices humains se succèdent à un rythme inquiétant. Avec l'aide de deux petits chiens astucieux, de quelques amis et de beaucoup d'alcool, Henri R. parviendra-t-il à résoudre les énigmes qui l'entourent, et à deviner quel drame obscur elles recouvrent ?Aux confins d'une France perdue, où chacun semble chercher sa secte, on a en effet tout à craindre du retour des dieux cachés...
    Olivier Maillart a beaucoup écrit sur le cinéma (dernier ouvrage paru : Énigmes, cinéma, Marest Éditeur, 2019). Avec Les dieux cachés, il publie son premier roman.

  • Sujet chaud, s'il-en est, c'est de laïcité dont il est question à la une du numéro du printemps de L'Inconvénient. En ouverture, Alain Roy met la table en distinguant d'abord laïcité et sécularisation, ou du moins effet sécularisant. Daniel D. Jacques fait une incursion au « royaume de la confusion », Yolande Geadah et Jacques Beauchemin s'entretiennent avec Georges Leroux, Guillaume Lamy discute de controverses identitaires, Joseph Rosen raconte sa vie entourée de voisins hassidim et Ugo Gilbert Tremblay offre ses considérations sur la laïcité, le droit et les moeurs. Ce numéro comprend aussi un photoreportage sur l'art de la boxe, le retour au réalisme où « une collectivité est abordée selon ses dynamiques d'intérêts et de pouvoir » dans des séries télé comme The Night of et Big Little Lies ainsi qu'un entretien avec David Dorais sur l'état de la critique littéraire au Québec.

  • « Faudra-t-il toujours lutter pour le français ? » demande L'Inconvénient en couverture de son numéro d'automne. Pris entre l'angoisse financière de la souveraineté et l'insécurité culturelle d'une nation minoritaire dont la présence maintenue au sein de la fédération canadienne ne peut que nourrir l'angoisse identitaire et linguistique, le Québec, en plein dilemme, se cherche, mais ne se trouve pas. La province comme société « divisée, déchirée, entravée par des peurs contradictoires qui ne veulent pas s'effacer » et le rapport à la langue autour duquel se cristallisent et s'incarnent ces peurs, voilà ce qu'explorent les collaborateurs de L'Inconvénient dans le dossier thématique de ce numéro. Lisez aussi la deuxième partie de l'essai « Le délire collectif des déclinistes français » d'Alain Roy, un portrait du peintre Mark Puchala par Marie-Anne Letarte, Stanley Péan qui parle de la saxophoniste jazz Christine Jensen et Sylvain David des « Communautés (ré) imaginées » dans les séries télé Fauda, Bron/Broen et The Fall.

  • Le dossier de ce numéro d'hiver de L'Inconvénient s'intitule « La société sans douleur », et pourtant, dixit Alain Roy, « la raison d'être de l'art, sa fonction oserait-je dire, consisterait ainsi à combattre une érosion de la sensibilité qui serait logée au coeur de l'expérience humaine ». Le plaisir esthétique sous forme de perversion masochiste, peut-être? Cinq auteurs (Ugo Gilbert Tremblay, Bertrand Laverdure, Céline Lafontaine, Michel Morin et Thomas Hellman) signent autant d'essais ou d'entrevues autour de ce thème. Si les textes de la section littérature sont ensuite consacrés aux derniers ouvrages de Catherine Mavrikakis, Yasmina Reza ou Amos Oz, la chronique peinture met en lumière les acryliques à la fois graphiques et organiques de Jessica Peters. Les nouvelles sensations en matière de séries télévisées sont bien servies par des articles sur Westworld, Narcos et Fargo. Quant à la tribune, elle est confiée pour ce numéro-ci à Jacques Godbout qui s'attaque à un sujet on ne peut plus dans l'air du temps : le retour du religieux.

  • L'idée du présent numéro nous est venue un peu par hasard, au cours d'une discussion où nous venions de constater que les fictions québécoises s'intéressent peu à la représentation des rapports de pouvoir et à ceux qui l'incarnent. Les luttes de classes, les clivages politiques, les relations entre groupes ethniques, la vie des riches et des puissants ne sont pas des thèmes qui attirent d'emblée nos écrivains, nos cinéastes et nos scénaristes. Pourquoi donc? Avons-nous peur du pouvoir?

  • Durant la seconde moitié du 20e siècle, les régimes communistes ont incarné la principale figure d'altérité pour l'Occident capitaliste et néolibéral. Après la chute de l'URSS, ces régimes ne pouvaient plus jouer ce rôle, et la recherche d'un nouvel Autre s'est donc imposée à la conscience occidentale. Les attentats du 11 septembre 2001 lui ont apporté ce qu'elle recherchait : désormais, le djihad serait le nouveau repoussoir contre lequel l'Occident affirmerait ses valeurs hégémoniques, comme si celles-ci ne pouvaient se soutenir d'elles-mêmes face à un « adversaire » pourtant vaincu d'avance.

  • Une idée reçue en vogue aujourd'hui : l'art et la culture seraient des choses bonnes en soi. L'ouvrage attaque ces deux valeurs et propose l'hypothèse qu'elles relèveraient d'une idéologie au sens marxiste du terme. L'objectif est de réenvisager les deux notions comme deux objets historiques et idéologiques que traversent parfois des intérêts communs, parfois antagonistes.

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