• La lutte contre la corruption est aujourd'hui devenue le leitmoitiv de toutes les politiques menées en Afrique au nom du développement. Echouant très souvent à atteindre leurs objectifs, ces politiques anticorruption sont rarement étudiées en profondeur.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • À l'heure où le Franc CFA entrait dans la zone des tempêtes, l'urgence d'une réflexion et d'un débat se faisait sentir. D'autant que l'un et l'autre ont été jusqu'à présent étouffés par le dogmatisme des militants anti-impérialistes, par la complaisance intéressée des bénéficiaires de la chasse gardée franco-africaine et par la manie du secret d'un Trésor français sûr de sa compétence et de ses prérogatives. Il montre que ce ne sont pas seulement les relations franco-africaines qui sont en cause ou l'hypothétique développement du continent qui sont en cause ; ce sont également l'avenir d'un modèle de consommation et le statut d'une classe dominante qui se jouent.
    L'auteur, né à Madagascar, a résidé dans différents pays d'Afrique pour mener des études économiques et sectorielles. De 1983 à 1988, il s'est plus spécialement occupé des activités africaines d'une grande banque française et des problèmes de la dette. Il est actuellement consultant et travaille sur les modalités financières du développement du secteur privé dans les Pays en Voie de Développement.

  • Le goof au cinéma, c'est le reflet d'un caméraman, une arme qui passe d'une main à l'autre, une cigarette qui change soudain de taille ou un gobelet de café contemporain sur une table médiévale. C'est une anomalie négligeable, mais formidablement révélatrice de nos attentes techniques et esthétiques sur la fiction. Si les chasseurs de goofs existent dès la naissance du cinématographe, le triple avènement de la culture geek, d'internet et de la vidéo domestique a donné à cette forme de cinéphilie une dimension planétaire. Que dévoile cet engouement pour le détail, a priori insignifiant, tant du point de vue des spectateurs que des professionnels du film ? Qu'attend-on d'une fiction où tout est faux, et où pourtant le moindre anachronisme déchaîne les passions des amateurs et des spécialistes ? En quoi le goof et les tensions qu'il cristallise, mettent en relief les enjeux du pacte fictionnel et de ses mutations, à l'ère du numérique ?

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