• Bouche pâteuse, mal aux cheveux, hypersensibilité stomacale, fatigue diffuse... Les symptômes de la gueule de bois sont bien connus.
    En 1 001 conseils, parfois judicieux, parfois loufoques, pour lui survivre, le sujet est traité avec pragmatisme - et non

  • Un pamphlet sur le sport. Pour qui n'aime pas le sport, les temps sont durs, le short ayant remplacé l'uniforme pour l'expression du nationalisme de base.

  • « Derrière le port de San Martin s'élèvent les vastes demeures de Los Fantasmas. Il n'y a là que des maisons basses, aux toits de tuiles très rouges. Les façades se succèdent sous un soleil trop chaud. Les pierres parfois chantent sous la chaleur : une sorte de murmure s'élève. Ce n'est que la voix des fantômes qui donnent leur nom à ce quartier. La rumeur publique prétend qu'il s'agit d'Espagnols de jadis, d'hidalgos et de doñas, élégants et austères, chevauchant de superbes chevaux. « He visto los fantasmas » crient les enfants. Les fantômes, se sachant découverts, s'enfuient alors et disparaissent. » À travers les aventures de Julietta, une femme libre et généreuse, ce livre nous fait plonger dans l'univers baroque, sensuel et violent d'un pays d'Amérique latine meurtri par des années de dictature sanglante.

  • Un chevalier picard rentre ruiné des Croisades, ses créanciers lui réclament les intérêts de sa dette, ainsi que les intérêts des intérêts. Incapable de comprendre ce problème de calcul composé, il charge son neveu Thomas de le résoudre. Lui non plus n'y parvient pas, il s'en va alors à Paris pour étudier, à la Sorbonne, l'art sévère de la division. En chemin, il rencontre des hommes et des femmes dont le métier lui permet d'accroître ses connaissances : un seigneur verrier, des cardeurs, des fileuses... À Paris, il boit, mange et dort dans une hostellerie de la rive gauche où l'accueille une aubergiste veuve et tendre. Il suit les leçons de ses maîtres à l'Université, où il croise Rutebeuf et Thomas d'Aquin. Mais quelle est donc la véritable quête de Thomas ? La Connaissance, le savoir, ou plus simplement l'amour de sa cousine ?

  • Par l'auteur de La Nuit des barbares et Le Tempestaire.

  • Une femme, sur la côte normande, contemple ce que personne ne voit. Sa fille, pendant ce temps, organise des combats de fourmis. Au large, un navire croise et recroise, hésitant, n'osant pas accoster. Le maire se désole parce que sa commune est peuplée de lâches, et qu'il n'y a pas de monument aux morts sur la place de son village... Une pulpeuse cuisinière se fait peindre toute nue, tandis qu'un ancien militaire s'entraîne afin de gagner une course de vélo. Un gamin se perfectionne en orthographe, en vue de rédiger des lettres anonymes. Qui donc viendra remettre les pendules à l'heure ? L'horloger suédois, l'Anglais chercheur de trésor ? Le curé zazou ? Le vieil homme qui a toujours eu peur ou le musicien sourd ? La prochaine guerre ? Certainement pas le commissaire Cougourd : il ne pourra même pas arrêter le bouilleur de cru clandestin qu'il est venu rechercher. Depuis La nuit des Barbares, son premier roman, Orlando de Rudder ne cesse, selon l'expression d'Hector Bianciotti, de faire flamboyer la langue française. L'invention qu'il porte en lui trouve un nouvel ancrage avec ce roman totalement inclassable, à mi-chemin de la comédie à la française et des contes de Marcel Aymé. Quand les fées s'emparent de la plume d'un écrivain, elles lui font écrire un roman magique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le Comte de Permission a existé. Orlando de Rudder l´a rencontré. Et ce n´est peut-être pas un hasard s'il a décidé d´en écrire un roman.
    Bluet d´Arberes, Comte de Permission ou Chevalier des treize cantons suisses - comme il aimait se faire appeler - est né en terre de Gex, près de Genève en 1566. Au village où il est berger, on le considère comme un fou, il déclame des phrases incompréhensibles, se fustige avec des orties. Alors il part sur les routes.  En Savoie, il anime les châteaux, fait sourire les seigneurs, et rougir les dames. Il excelle autant dans la flatterie, l´amour, la mendicité et la rapine peut-être. On l´accueille à la cour d´Henri IV. Il fait mouche aussi. On lui confie la charge de Censeur ; il décide de ce qui doit être publié. Il écrit ses divagations et vend dans les rues de Paris des petits fascicules de 16 pages aux titres bizarres. En 1606, il fait la grève de la faim et meurt dans le cimetière de Saint-Etienne-du-Mont...
    Orlando de Rudder a quelque chose du Comte de Permission. Une originalité, une exubérance généreuse, une intelligence amusée, des hommes, des femmes, du pouvoir, une culture aussi, singulière et profonde. Et surtout, surtout, l´amour des mots, des images et de la provocation belle comme une oeuvre d´art.  De cette rencontre est né un roman puissant, sur la liberté, l´errance, et la volupté.

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