• "L'imagination gouverne le monde."

    Figure universelle du génie humain, Napoléon Bonaparte (1769-1821) a échoué à fonder une dynastie mais a défini la politique moderne. Par son gouvernement, il a montré au monde qu'un pays pouvait vivre durablement sous une autre loi que celle de la monarchie absolue et des privilèges héréditaires et ecclésiastiques. En France, notre Code civil et nombre de nos institutions ont été, depuis leur création par Napoléon, peu ou pas réformés et ont été adoptés et adaptés dans le monde entier. Ramener le destin exceptionnel de celui que Clausewitz appelait le "Dieu de la guerre" à la dimension d'une vie d'homme parmi les hommes est le pari de ce livre. Bonaparte s'est tôt persuadé d'avoir un destin : cette biographie nous raconte les hasards de sa vie. Il s'est peu à peu sacrifié à l'État français jusqu'à sacrifier en lui l'homme privé : Pascale Fautrier lui restitue son humanité, et écrit ici le roman de Bonaparte.

  • Hildegarde de Bingen

    Pascale Fautrier

    Une légende contemporaine veut que Hildegarde de Bingen, la célèbre bénédictine qui composa des chants liturgiques, inventa une langue, s'intéressa à la médecine et fut, dit-on, la première naturaliste d'Allemagne, soit née dans un modeste village de Rhénanie-Palatinat. Reprenant la thèse du professeur Franz Staab, abandonnée à la mort de ce dernier, et affirmant que Hildegarde de Bingen serait née en réalité dans la forteresse Bckelheim, domaine royal occupant une place centrale dans l'histoire germanique, Pascale Fautrier, dont les travaux universitaires portent sur les résonances entre vie intime, politique et religion, opère un véritable renversement qui conduit à une lecture entièrement nouvelle de la sainte et de son oeuvre. Tournant résolument le dos à l'hagiographie, elle replace la théologienne dans son contexte historique et intellectuel celui du temps long de l'histoire allemande et européenne. Ce texte remarquable, fruit de plusieurs années de recherches, fait d'Hildegarde de Bingen, élevée par Benoît XVI à la dignité de Docteure de l'Eglise, non plus le chantre d'une néo-spiritualité acculturée, favorisant toutes les confusions, mais l'étendard d'un nouveau syncrétisme savant.

  • « Ce livre-reportage témoigne de l'enthousiasme soulevé par l'expérience politique de démocratie directe dans les assemblées populaires locales (à Commercy en particulier), et dans les Assemblées des Assemblées de Commercy et Saint-Nazaire, aventure humaine de conversations quotidiennes et de solidarités - ouvrant, dans la difficulté de vivre, des perspectives de bonheur que tous croyaient impossibles. »

  • " Ma mémoire est une foule noire couronnée de drapeaux rouges, et elle s'appelle Madeleine. Madeleine, c'est la Basilique de Vézelay. Madeleine, c'est ma grand-mère. Madeleine, c'est moi. C'est elle qui, la première, m'a raconté notre histoire. J'avais quatre ans, j'avais dix ans, j'avais seize ans. Dans sa voix, j'écoutais d'autres voix, venues du fond des siècles : la voix de Jules, son père, la voix de Jules-Antoine, son grand-père, la voix du grand-oncle Armand Perreau déporté en 1852, la voix de Camélinat, venant redire à la forge ses conversations avec Marx et Jaurès, la fondation de la Première Internationale ouvrière et l'écrasement de la Commune ; la voix, plus proche, dans la salle à manger des Cités, à Migennes, de René le résistant ou de Prosper Môquet, le député communiste de l'Yonne, et de sa femme Juliette. Huit générations de Rouges. Voici leur histoire, notre histoire, votre histoire.
    " Contre les accusations d'avoir été les fourriers d'un nouveau fascisme, je ne plaide pas l'innocence. Je veux juste nous donner une chance de comprendre qu'aucun régime politique n'incarnera jamais une définitive justice. Et que le combat doit être indéfiniment recommencé. Je veux donner une chance à Madeleine de dire enfin je. "
    Roman fresque et roman vrai, Pascale Fautrier a su trouver le souffle pour raconter plus de deux siècles du combat de la gauche française révolutionnaire. Les Rouges est son premier, et magistral, roman.

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