• Le prince sans couronne

    Patrick Pesnot

    L'épopée du plus grand mécène de tous les temps, protecteur des artistes de la Renaissance. Avec près de 20 000 exemplaires vendus à sa première parution, ce roman, premier tome d'une trilogie, a fait la notoriété de Patrick Pesnot.
    1492. La foudre s'abat sur Florence. Savonarole, le moine fanatique, a vu le glaive de Dieu déchirer le ciel toscan. La ville expie pour les péchés du Magnifique. Lorenzo se meurt. Le premier des Florentins se retourne une dernière fois sur son flamboyant passé.Maître de la ville-lumière de son époque, il revoit les êtres qui ont peuplé son existence : ses ancêtres qui ont contribué à le hisser au faîte du pouvoir, ses ennemis qu'il a affrontés l'épée à la main, le pape qui a tenté de le faire assassiner, les illustres peintres, sculpteurs, poètes et philosophes, amis et protégés, qui ont fait de Florence un joyau incomparable.Et les femmes, qu'il a aimées avec autant de fureur que de tendresse. Muses et amantes. Les plus humbles comme les plus célèbres. Lucrezia, Simonetta, Bartolomea...Le Magnifique ferme les yeux. Pourquoi meurt-il si tôt ? Nul ne pourra effacer la trace du plus grand mécène de tous les temps, l'homme qui a inventé la Renaissance. Une épopée, dont l'éclat illumine le roman de Patrick Pesnot, premier volet d'une trilogie haute en couleur.

  • 1512. Les Médicis ont été chassés de Florence. Alessandro a été assassiné par Lorenzaccio. Cosimo, encore adolescent, part à la reconquête de la cité du Lys et fait couler le sang. Une fresque historique pleine de sang et de fureur, au coeur de la Renaissance. Et tout l'art du suspense de Patrick Pesnot.
    Grandeur et décadence des princes florentins 1512. Les Médicis ont été chassés de Florence. L'héritier de la famille, Cosimo, est élevé par sa mère loin de la ville et de l'influence néfaste du pape Clément VII.Lorsque Alessandro de Médicis, duc de Florence et fils du pape, est assassiné par son cousin Lorenzaccio, le jeune Cosimo, 17 ans, est porté au pouvoir par les républicains. Bientôt, cet adolescent ombrageux part à la conquête de Florence et se joue des personnages les plus puissants de la cité. C'est le début d'un long règne. Cosimo Ier, duc puis grand-duc de Toscane, poursuit l'oeuvre de Laurent le Magnifique.La cité du Lys est alors au faîte de la gloire et de la prospérité. Grand lecteur de Machiavel - Le Prince semble avoir été écrit pour lui -, esprit cruel et calculateur, ce tyran n'échappe pourtant pas à la malédiction des Médicis, qui touche en particulier ses enfants et les amours de sa vie.Une fresque sur les moeurs dissolues des princes de la Renaissance.

  • 1688 : la pieuse Violante de Bavière, 16 ans, arrive à Florence pour épouser Ferdinand de Médicis, prince débauché, ultime descendant d'une dynastie décadente. La capitale de la Renaissance brille de ses derniers feux. Le dernier volet d'une fresque historique flamboyante.
    Amours contrariées dans la cité du lys 1688 : naïve, pure et pieuse, Violante-Béatrice de Bavière arrive à Florence à l'âge de seize ans pour épouser Ferdinand de Médicis, le mari qu'on lui a choisi. Malgré l'amour que lui porte sa femme, Ferdinand retourne à sa vie de débauche, le mariage à peine célébré.Violante se rapproche alors de son beau-frère Jean-Gaston, jeune homme doux et introverti auquel elle peut se confier. Leur attirance est réciproque, mais ambiguë. Marié sur ordre à une fruste princesse allemande, le jeune homme part pour la Bohême. Il revient à Florence quelques années plus tard, sans avoir vaincu ses démons, tandis que son frère, rongé par le mal français, se réfugie auprès de Violante.Le grand-duc Cosme III, austère et dévot, désespère de voir un jour la descendance de ses fils assurée.Également mal aimés, Violante et Jean-Gaston forment un étrange couple. Grâce à eux, Florence, débarrassée des prêtres qui la tyrannisaient, retrouvera un peu de sa splendeur passée.Patrick Pesnot met en scène la décadence et la fin des Médicis, la plus célèbre dynastie italienne.

  • Peintre de génie ou faussaire " habité " par son maître ? L'énigme van Meegeren.
    Han Van Meegeren est sans doute le plus grand faussaire de tous les temps. Un peintre hollandais du XXe siècle qui a " inventé " des Vermeer si parfaits que si un accident historique ne l'avait contraint à se dénoncer lui-même, certaines de ses oeuvres seraient toujours accrochées aux cimaises des plus prestigieux musées du monde. Et d'ailleurs est-on certain que tous les Vermeer authentifiés sont réellement des Vermeer ? Et ne peut-on imaginer, comme d'aucuns le pensent toujours, que quelques-uns des faux peints par Van Meegeren sont en fait de vrais tableaux du maître de Delft ?
    Si une telle ambiguïté demeure possible, c'est qu'il a existé entre les deux peintres, au-delà des siècles, une véritable connivence artis-tique, une étrange alchimie qui a conduit le faussaire à entrer dans le personnage de Vermeer et peut-être même à devenir Vermeer lui-même, le temps de l'élaboration de l'un de ses faux.
    L'une de ses toiles, Le Christ et la femme adultère, fut achetée très cher par le maréchal Goering, impénitent collectionneur et pilleur d'oeuvres d'art. Après la Libération, lorsque ce tableau fut retrouvé parmi le trésor caché du Feldmarshall, la police hollandaise vint demander des comptes à Van Meegeren, convaincu d'avoir été le vendeur de la toile : le peintre, soupçonné d'avoir dépossédé son pays d'un tableau inestimable au profit de l'ennemi, risquait alors une lourde condamnation pénale. Pour se disculper, Van Meegeren révéla alors que l'oeuvre était en réalité un faux. Mais emporté par son désir fou de reconnaissance, il s'accusa aussi d'avoir peint tous les Vermeer qui avaient mystérieusement surgi au cours des dernières années. Oui, il avait trompé les meilleurs experts et prouvé par l'absurde combien ils étaient faillibles !
    Le paradoxe fut qu'il ne fut pas immédiatement cru et qu'il dut exécuter un faux Vermeer sous l'oeil de la police pour convaincre les enquêteurs de sa bonne foi.
    En un tournemain, Van Meegeren passa donc du statut de traître à son pays à celui de patriote puisqu'il avait berné Goering lui-même et obtenu pour paiement de son faux 200 tableaux de maîtres de la peinture hollandaise.

  • Le nouveau roman historique de Patrick Pesnot, créateur de l'émission Rendez-vous avec X", revisite la révolution de février 1848 sur le pas de son héros, jeune provincial révolté."
    Les illusions perdues de 18481847. Petitjean, un jeune provincial, débarque à Paris après avoir fui la révolte de Buzançais, près de Châteauroux, où les paysans, en proie à la famine, ont été violemment réprimé.Arrivé dans la capitale, Petitjean se lie avec de jeunes gens, ardents militants républicains. Auprès d'eux, il devient l'un des acteurs du soulèvement de février 1848, qui s'achèvera par la déposition du roi Louis-Philippe et la proclamation de la IIe République. Mais la désillusion ne tarde guère : la fraternité entre bourgeois et prolétaires vole en éclat dès les premières semaines du gouvernement républicain. Même le petit groupe d'amis de Petitjean n'y résistera pas.Au fil des semaines, les affrontements politiques sont de plus en plus intenses. Si l'amour s'en mêle, Petitjean ne perd pas de vue ses convictions révolutionnaires... Au détour de quelques grandes figures, tels que Lamartine, Blanqui, Blanc, Cavaignac ou Louis-Napoléon Bonaparte, Petitjean nous convoque dans un Paris plongé dans l'effervescence d'une révolution qui s'achèvera dans le sang et la forfaiture.

  • La rose et le bourreau

    Patrick Pesnot

    • Archipel
    • 5 Septembre 2018

    Milieu du XVIIIe siècle. La jeune Julienne ne supporte plus sa vie à Cancale, et décide de s'enfuir... déguisée en garçon. De Paris à Prague, en passant par Lyon et Marseille, Julienne, travestie, aura fort à faire pour conserver son secret... et prouver à tous qu'elle peut se conduire comme un homme"."
    Les tribulations d'une femme travestie sous Louis XV Cancale, milieu du xviiie siècle. Orpheline de mère et fille de capitaine, Julienne ne supporte plus sa marâtre. Résolue à changer de vie, elle décide un jour de couper ses cheveux, en le les vêtements de son frère et se fait appeler... Henri.En route vers Paris, la garçonne vit d'expédients, dort à la belle étoile et se fait connaître de la maréchaussée en laissant pour mort un aubergiste émoustillé par son androgynie... Elle est recueillie par un jeune abbé aussi bon qu'avenant. Arrivée à Paris, à court de ressources, elle cède aux avances d'un sergent recruteur qui l'engage dans l'armée du roi sous le sobriquet de " Sans-Souci ". La voilà engagée dans la campagne de Bohème, à travers Vosges et Forêt-Noire.Bientôt, quarante mille soldats franchissent le Danube et marchent sur Prague. Si Julienne se conduit avec bravoure, pourquoi chacun des hommes dont elle s'éprend - son capitaine, son compagnon de chambrée... - connaît-il un sort funeste ? De retour en France après avoir déserté, elle n'aura d'autre choix que d'assister dans sa tâche " Monsieur de Marseille " - le bourreau. Jusqu'à quand parviendra-t-elle à dissimuler son identité ?Un roman picaresque dont l'héroïne, mutine aventurière, ne cesse de se perdre pour se retrouver. D'une plume alerte et truculente, Patrick Pesnot y fait revivre l'Europe galante et dangereuse du temps de Louis XV.

  • " L'Histoire est une suite de mensonges sur lesquels on est d'accord " affirmait Napoléon 1er. Mais derrière cette formule se cachent les plus souvent des drames humains comme l'ont démontré récemment le mensonges des armes de destruction massive de l'Iran, ou des changements du cours de l'histoire comme la bataille de Valmy ou l'attaque de Pearl Harbor. Ce sont tous ces mensonges que décryptent pour nous Monsieur X et qui nous éclairent sur la réalité des faits. Le baptême de Clovis, La grande peur de l'an Mil, La papesse Jeanne, Ravaillac : le seul coupable ?, Le mariage secret entre Anne d'Autriche et Mazarin, Fouquet, le procès truqué, Les mensonges du Pont d'Arcole, Un meurtre d'Etat : le duc d'Enghien, L'explosion de l'USS Maine devant Cuba : une provocation ?, Le Protocole des Sages de Sion, L'affaire Caillaux, Toukhatchevski : les mensonges du NKVD, Pearl Harbour. Une manipulation pour précipiter les Etats-Unis dans la Seconde Guerre mondiale ?, Ciceron : la fabrication d'un vrai-faux espion, Fortitude : les dommages collatéraux comme la perte du réseau Prosper, Mincemeat, le faux mort de Churchill qui a intoxiqué les nazis , Katyn, Borman, toujours vivant ?, Les procès staliniens en Europe de l'Est, Le complot des Blouses blanches, Les vrais-faux nazis de l'après-guerre, Les mensonges de Budapest, Melusa : un crime du FLN attribué à la France, La fausse agression de bâtiments US : prétexte pour bombarder le Nord-Viêt-Nam, Le faux journal d'Hitler, La guerre des étoiles de Reagan , Timisoara et le complot anti-Ceaucescu, Les avions renifleurs, Bokassa le faux cannibale, Les prétendues horreurs irakiennes au Koweït (les couveuses), Les fausses ADM irakiennes.

  • Édouard est un franc-tireur. À l'écart de la comédie où se complaisent ses confrères de la télévision, il observe, avec ironie, le jeu des alliances, des manoeuvres et des compromis, auxquels chacun participe en coulisses. Mais la bienveillance d'un ami illustre, et les hasards d'une crise politique, l'obligent à prendre parti. Tandis que s'ourdissent les complots, Édouard s'évade et rêve à deux visages de femmes. L'une, qu'il aima jadis, et dont il cherche la trace avec une obstination enfantine. L'autre, une inconnue au charme violent et ambigu. Est-il possible d'effacer le passé de sa mémoire ? D'exercer le pouvoir sans subir sa corruption ? Édouard s'interroge. Les passions politiques et amoureuses balaient ses questions. À moins qu'elles ne lui apportent une réponse inattendue.

  • Après le succès des "Grands mensonges de l'Histoire" paru en mai 2013, Patrick Pesnot et Monsieur X nous présentent "Les grandes mystifications de l'Histoire".
    Si l'on en croit Homère, la première mystification historique est sans doute due à Ulysse qui, grâce à son célèbre cheval, a pu introduire dans Troie ses guerriers. Mais l'Histoire pullule d'autres manoeuvres d'intoxication. Le président Johnson a par exemple inventé une prétendue attaque contre un navire américain pour justifier ses bombardements sur le Nord-Viêt-Nam. Les Nazis ont incendié le Reichstag pour mieux accuser les Juifs. L'existence même de Jeanne d'Arc ne résulte-t-elle pas d'une manipulation destinée à redonner confiance au malheureux Charles VII ? Quant aux glorieux " Taxis de la Marne ", ils n'ont servi à transporter sur la Marne que quelques poignées de soldats. Potemkine, favori et amant de la Grande Catherine de Russie, a-t-il vraiment fait construire de toutes pièces des villages-fantômes pour complaire à sa souveraine ?... Et Roland, héros de la fameuse chanson a-t-il vraiment existé ? Et que penser de tous ces inventeurs, Edison, Bich, Franklin, etc. qui se sont appropriés la découverte d'autres chercheurs ? Ont-ils mystifié leurs contemporains ? Il faut aussi évoquer Churchill, de Gaulle, Mao, qui ont usé de machiavéliques mensonges pour conquérir le coeur de leurs compatriotes ou pour conforter leur pouvoir... Même les héros authentiques ont leur part d'ombre : Gagarine, le premier homme à affronter l'espace, n'a jamais été filmé en vol. Et son exploit a ensuite été reproduit en studio. Pour la plus grande gloire de l'URSS !

  • Jean Simon, journaliste, se promène dans la vie des gens. Pas le temps de s'installer. Il vit, il aime, en passant, en voyageant. Un jour comme un autre, il fait le reportage d'un fait divers : un gosse de huit ans a disparu, il a peut-être été enlevé. Jean Simon enquête, fait son métier. Mais, rapidement, il est troublé. Cette affaire le touche personnellement pour des raisons qu'il comprend mal. Pour la première fois de sa vie, il se sent extérieur à son métier. Il regarde ses confrères sans complaisance. Bientôt, son passé, sa mémoire deviennent exigeants. Jean Simon ne peut plus rester sur sa frêle passerelle de témoin sottement objectif. C'est son enfance qui lui a donné rendez-vous à l'occasion de ce fait divers qui bouleverse le pays. Son enfance cachée, celle qui sommeille en chacun de nous et que nous avons souvent reniée ; une enfance qui se dissimule partout, même dans la monstruosité.

  • 1492. La foudre s'abat sur Florence. Savonarole, le moine fanatique, a vu le glaive de Dieu déchirer le ciel toscan. La ville expie pour les péchés du Magnifique. Lorenzo se meurt. Le premier des Florentins se retourne une dernière fois sur son flamboyant passé. Maître incontesté de la ville-lumière de son époque, il revoit les êtres qui ont peuplé son existence: ses ancêtres qui ont contribué à le hisser au faîte du pouvoir, ses ennemis qu'il a affrontés l'épée à la main, le pape qui a tenté de le faire assassiner, les illustres peintres, sculpteurs, poètes et philosophes, amis et protégés, qui ont embelli sa vie et fait de Florence un joyau incomparable en Europe. Et les femmes! Toutes ces femmes qu'il a aimé avec autant de fureur que de tendresse. Muses et amantes. Les plus humbles comme les plus célèbres. Lucrezia, Simonetta, Bartolomea...
    Le Magnifique ferme les yeux. Pourquoi meurt-il si tôt? Nul ne pourra effacer la trace de l'homme qui a inventé la Renaissance.

  • Nicolas Katz, militant internationaliste devenu apparatchik du Parti et membre du service de renseignement de l'Armée rouge, le GRU, voit peu à peu ses certitudes militantes s'effondrer.
    Staline a commencé ses purges et Katz a peur.
    Pour sa vie, pour sa femme Sarah et pour sa fille Rachel. Il a d'autant plus de raisons d'avoir peur
    qu'il n'ignore rien des méthodes de ses " camarades " dans les caves de la Loubianka !
    Quel jeu joue son ami d'enfance Jacob Stobline, lui qui a été à ses côtés au long de ces trente années ? Et quelles ont été les relations qu'il a entretenues avec Sarah ?
    Le roman débute en 1937, au moment où Nicolas se sent traqué.
    Puis, en remontant le temps, nous suivons Katz dans son rôle de commis-voyageur de la Révolution dans l'Europe de l'avant-Seconde Guerre mondiale découvrant les manipulations de Staline. Par exemple, ces armes défectueuses livrées aux révolutionnaires espagnols contre de l'or bien réel. Ou encore les manoeuvres secrètes en faveur d'Hitler...
    Il veut encore y croire, cet idéaliste, mais au fil du récit il comprend qu'il a été floué.
    Pour le forcer à rentrer à Moscou et donc l'éliminer, sa fille Rachel, pensionnaire en Suisse, est enlevée. Mais c'est à Paris que Katz se rend. C'est à Paris qu'il va tenter de dénoncer les agissements de Staline.
    Traqué, il cherche à renouer des contacts avec ceux qu'il pense être des " amis fiables ". Mais la mort frappe toujours avec un coup d'avance. Il ne peut plus accorder sa confiance à quiconque, pas même aux femmes en lesquelles il l'avait placée : Sarah, Olga, Anna Kedrova, toutes sont devenues suspectes.
    Jusqu'à la fin, cet homme aux idéaux purs s'est fait berner par tous ceux qui lui ont été les plus chers.
    Il y a cru, en vain.


  • Les portraits sans concession de vingt-quatre personnages célèbres qui ont fait du meurtre de masse un instrument de pouvoir

    L'empereur chinois Qin Shi Huang fit exécuter en une fois 460 intellectuels et brûler tous les livres de son empire. Simon de Montfort ordonna qu'on crève les yeux de tous les défenseurs d'une ville dont il venait de faire le siège. Le sultan Abdülhamid II organisa le massacre de plus de 200 000 Arméniens et l'enlèvement de 100 000 femmes pour ses harems. Kadhafi faisait retransmettre à la télévision les exécutions publiques de ses opposants. Des 20 000 personnes que Pol Pot a internées dans la prison S-21, sept seulement ont survécu.
    Ce ne sont là que quelques détails des crimes commis par les hommes hors norme réunis dans ce livre. Cependant, le catalogue de la terreur universelle dressé par Patrick Pesnot n'est pas seulement hallucinant. Il permet de s'interroger sur l'exercice du pouvoir : jusqu'à quel point le Mal a-t-il été dans l'histoire un outil de gouvernement ? Et cet outil a-t-il jamais été efficace ? Mais aussi : n'y a-t-il pas une part de légende dans la recension des faits du fait, parfois, de l'accusé lui-même ? Faut-il attribuer de telles dérives à la maladie - la tyrannie d'Ivan le Terrible serait ainsi un symptôme de la syphilis ?
    Un livre inventaire qui ne néglige pas l'anecdote sanglante, mais la dépasse pour permettre au lecteur d'aborder le territoire de la réflexion.

  • Engagé volontaire pour l'horreur...Witold Pilecki, héros allié méconnu, se fait volontairement arrêter et interner dans le camp de concentration d'Auschwitz pour enquêter et fomenter une insurrection. Mais malgré les rapports qu'il parvient à faire passer à l'extérieur, l'aide ne viendra jamais. Il s'évade du camp en 1943 mais sera exécuté par le régime communiste polonais en 1948 pour avoir pris part à la révolte de Varsovie.

  • Qui se cache derrière l'espionne mythique ?Depuis plus d'un siècle, Mata Hari incarne dans l'imaginaire occidental la manipulatrice sans morale, l'espionne cynique naviguant entre les services secrets allemands et français sans l'once d'un remord, se jouant des uns et des autres grâce à ses courbes envoûtantes. Mais qui était-elle réellement ? Était-elle vraiment cette redoutable espionne à la solde de l'Allemagne comme il fut dit dans les journaux de 1917 annonçant son exécution pour trahison ? Ou n'était-elle en fin de compte qu'une courtisane d'opérette dont la naïveté fut broyée sur l'autel de l'Histoire ? De la petite hollandaise désoeuvrée à la redoutable agent double allemande, nom de code « H21 », les vies réelles ou rêvées de Margaretha Zelle alimentent le dossier de cette affabulatrice de génie. Si la danseuse érotique orientale devant laquelle le Tout-Paris de la Belle Epoque se pâme laisse bientôt place à la mondaine cosmopolite qui collectionne les amants et vit grand train, cette femme hors norme va peu à peu perdre sa liberté dans les méandres de la Grande Guerre tout en y gagnant une étrange immortalité...Le dossier de Rendez-vous avec X consacré à Mata Hari se propose d'aller à la rencontre de cette femme qui voulait vivre sa vie comme un conte et qui, malgré elle, devint l'un des plus grands mythes du XXe siècle.

  • Tous ont trahi. Rarement par cupidité, parfois par faiblesse, le plus souvent par idéalisme et même par patriotisme. Pour une cause ou par amour, ces hommes et ces femmes sont devenus des espions : ils ont dû assumer d'être des « épieurs », des voleurs de mots, d'images, de confidences ou de secrets. Quitte à risquer leur liberté et quelquefois leur vie.Tous ont finalement accepté de mener une existence périlleuse et toujours angoissante. De Hans Voelkner, le franco-allemand qui reste toujours fidèle aux idéaux communistes de ses parents, héros du combat anti-nazi, à l'Israëlien Elie Cohen, qui continue à renseigner sa patrie malgré la potence qui l'attend au terme de sa mission, en passant par la Portoricaine Ana Montès, qui met toute sa révolte au service de Fidel Castro. Victimes d'eux-mêmes ou de la froide mécanique des services de renseignement, ils sont allés courageusement au bout de leur aventure. À travers une quinzaine de récits enlevés et passionnants, Patrick Pesnot restitue la vie intime de ceux qui ont choisi de passer de l'autre côté du miroir. Autant de parcours subjectifs de personnages du xxe siècle, qui auraient pu demeurer ordinaires mais qui, tous, ont connu des destins hors du commun. Patrick Pesnot a été journaliste, scénariste, producteur de programmes de télévision et de radio. Auteur d'une trentaine d'ouvrages documentaires ou de fiction, il anime depuis presque vingt ans une émission-culte de France Inter, Rendez-vous avec X. 

  • Le docteur Lavaronnière est un vétérinaire apprécié. C'est un scientifique reconnu. Il sait qu'il n'est pas fou. Et pourtant, pour avoir vu ses brebis décimées, sa santé décliner, ses voisins pratiquer des incantations, il en a maintenant la certitude : les sorciers sont parmi nous. Au fil des jours, il partage avec nous sa véritable descente aux enfers, ponctuée de désenvoûtements, de rencontres avec des leveurs de sorts ou avec quelques curés exorcistes... Son carnet de bord est entrecoupé d'une enquête menée par deux journalistes d'investigation, qui apportent leur propre éclairage à l'affaire en recueillant témoignages et points de vue.
    Un récit qui fait aussi la jonction avec cette âme paysanne parfois fruste qui tient comme acquis ce que d'autres n'osent envisager : la sorcellerie existe.

  • Elle signait : « Satan qui vous aime beaucoup ». Satan, une gosse de dix-huit ans qui s'appelle aussi Mireille. Son amie Pascale a vingt et un ans. Elles sont peut-être vos filles. De Marseille à Istanbul, d'Athènes à Téhéran, l'aventure est étrange : trafiquants, policiers, milliardaires fous ou beatniks, cette route est dangereuse. Au terme du voyage, il y a aussi la prison. Et l'ultime rencontre qui peut tout changer... Mais il n'est pas facile de revenir du voyage.

  • L'Église demain ? A cette question posée dans les émissions XXe siècle, des évêques, des prêtres et des laïcs hollandais et espagnols ont apporté des réponses insolites ou courageuses. Mais les problèmes politiques et moraux évoques ont été ceux qui secouent le monde catholique. Dans ce livre, les auteurs libèrent les images du petit écran pour faire entrer le lecteur dans la vie du reportage.

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