Littérature générale

  • Alors que la France est en deuil national, en mars 1885, et pleure la disparition de Victor Hugo, Paris est agité de l'une des plus bruyantes et des plus immenses cérémonies de la fin du siècle. Un seul fait entendre une voix discordante dans le concert de pleurs et des regrets louangeux que la presse entonne: Paul Lafargue, cet écrivain inclassable à qui l'on doit Le Droit à la paresse, s'attaque ainsi à la légende nationale que lui fabrique toute la presse.
    Alors que nous nous apprêtons à célébrer de nouveau le « géant politique », il est encore temps de ne pas succomber à l'hugolâtrie, très répandue.

  • Voici un texte très célèbre, au succès jamais démenti, d'un «disciple» de Karl Marx. L'entame du texte est des plus explicite: Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis des siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l'amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu'à l'épuisement des forces vitales de l'individu et de sa progéniture. Ce texte est beaucoup plus qu'un pamphlet superbement écrit. Il contient une compréhension essentielle de la transformation nécessaire et actuelle de nos sociétés à travers la nature même du travail productif.

  • Deux textes majeurs sur le thème de la Paresse :
    Eugène Marsan : Éloge de la paresse
    Paul Lafargue : Le droit à la Paresse
    Marsan et Lafargue soulèvent des questions qui ne sont pas sans intérêt : le travail est-il véritablement une vertu ? La procrastination - le fait de remettre systématiquement la moindre tâche à plus tard - ne mérite-t-elle pas au fond une plus grande considération ? Le travail n'est-il pas la source de nombreux déséquilibres sociaux ?
    Autant de questions qui se prêtent à un débat à la fois passionnant et d'actualité sur la place du travail dans notre société.

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