Les Presses Littéraires

  • Cet ouvrage pourrait être la suite logique du roman « les Artmanos » (paru en 2005). Ces deux ouvrages retracent de façon différente et à d'autres époques la vie des pêcheurs sur la Côte Vermeille, depuis la frontière d'Espagne jusqu'à la falaise de Leucate, toujours perçue par les Catalans comme « la ratlla de França » (limite Française).
    Ce Peuple de la mer, ayant un vocabulaire bien à lui, plaqué sur les structures du Catalan roussillonnais, fait désormais partie du passé, car son mode de vie, ses baraques, son travail, ses coutumes, ont été définitivement détruits. Il composait une société archaïque qui en peu de temps, une vingtaine d'années tout au plus, a complètement « fondu » dans l'indifférence générale. On s'inquiète beaucoup, avec juste raison, de la disparition désastreuse des peuples indigènes d'Afrique ou d'Amérique centrale, mais on oublie trop facilement que nous avons volontairement anéanti, au profit du tourisme et du lobby des vacances populaires, une partie de notre patrimoine humain, de notre langue parlée, chez nous, en Catalogne du Nord, sans que personne ne s'en préoccupe plus que cela. Valéry ne disait-il pas : « Nous autres civilisations savons que nous sommes mortelles ! »... à qui le tour maintenant ?

  • Dans cet ouvrage Jean-Paul Martin raconte des histoires vécues par les enfants de son âge, d'après la guerre, quand il n'y avait ni télévision, ni ordinateur et encore moins de jeux électroniques. Les enfants de l'époque n'étaient pas plus sages que ceux d'aujourd'hui, mais les sanctions étaient parfois plus brutales. Certes, ils n'en sont pas restés infirmes, puisqu'ils sont encore là pour raconter leurs « exploits quelque peu picaresques ».

  • Ce sont paraît-il les parisiens qui ne sont jamais montés sur la Tour Eiffel !
    Je pense que c'est bien vrai, car je me suis rendu compte que dans notre Roussillon on connaît l'histoire de nos « avant-passés » de façon très élastique et parfois fort romancée.
    Tiens ! Fontdame, qui sait d'où vient le nom de cette rivière qui naît d'un « ull » au milieu des roseaux au pied des Corbières et qui se jette au bout de quelques encablures dans l'étang de Salses ? Quel est le géographe qui lui a laissé définitivement un nom pour les générations suivantes ?
    Et « Fontestramar » plus puissante que sa soeur jumelle, issue d'un gouffre sans fond, pour lequel les hydrogéologues encore aujourd'hui, se posent des questions ! D'où vient cette eau si pure et combien de temps est-elle restée prisonnière sous le causse ?
    Certes, au cours des siècles, ces deux belles dames ont suscité bien des convoitises jusqu'au Traité des Pyrénées, entre Français et Espagnols. Elles auraient peut-être dû rester dans le giron Catalan des rois de Majorque et n'auraient peut-être pas connu tant de tiraillements...
    L'histoire ne peut être que racontée grâce aux archives, mémoire parfois incomplète. Elle ne peut être changée... Cependant l'histoire de ces deux belles dames nous permet de nous plonger dans les méandres du temps et de... rêver...

  • Basques, Catalans, Corses, Bretons, Alsaciens ! Où en est-on ? Tout le monde garde en mémoire les récentes prises de position dans la presse, les manifestations plus ou moins violentes... nous constatons un attachement étonnant et grandissant pour le folklore (sardanes, castells...), pour les chants (havaneres, nova cançó...), pour les traditions (cargolade, bunyettes...) même pour le renouveau de certaines pratiques religieuses (procession de la Sanch...). Ces mouvements dans les nombreuses entités linguistiques et culturelles qui constituent l'Europe, ont pu parfois dégénérer au delà des manifestations bruyantes et bon enfant vers des attentats parfois meurtriers. La violence inexcusable, mais toujours en filigrane dans l'histoire, n'est que le résultat de l'impuissance entraînant le désespoir des personnes qui se sentent opprimées et qui pensent ne jamais voir sinon aboutir, au moins prendre en compte, leurs revendications qu'ils jugent à tort ou à raison justes. Les attentats et la violence ne seront certainement jamais un remède ni une solution au mal-être des ethnies tenues dans l'interdit, comme le fut la Catalogne sous le régime franquiste. Basques, Catalans, Corses, Bretons, Alsaciens... en France, Irlandais, Ecossais... et certainement d'autres en Europe et combien au Moyen Orient, n'acceptent que de plus en plus difficilement au nom de l'histoire le joug d'une tutelle oligarchique qui les opprime. Aujourd'hui on compte sur la démocratie par le moyen du référendum pour faire entendre la voix du peuple ! L'histoire n'explique pas tout, mais elle permet de poser des jalons, de comprendre parfois pourquoi certaines revendications explosent aujourd'hui et n'ont pas encore, depuis des siècles, trouvé solution. C'est un peu et bien modestement l'objet de cet ouvrage que de confronter le passé au présent et constater encore une fois que « rien n'est nouveau sous le soleil » ! (Ecclésiaste 1:9)

  • Rongée par une vie de dur travail, sans bruit, au milieu de la place, elle est partie la "remendaira" à cause d´une poignée d´arcèlis, pour le royaume des "Artmanos"... Un peu comme son mode de vie entre la mer et les étangs... C´était son heure, dit-on avec fatalisme... D´ailleurs aurait-elle pu continuer à vivre dans un monde totalement inconnu ? Un monde où les poissons n´ont plus d´écailles argentées, où les pêcheurs ne parlent plus Catalan, où l´on croise des gens qui n´ont pas de surnom... Adéu-siau !

  • Juste après les troubles du printemps 1968, trois « mousquetaires » inexpérimentés ont été chargés par l'administration de l'Education Nationale totalement débordée et désarmée et avec beaucoup d'inconscience, de mettre en place la « Section d'Education Professionnelle » (SEP) de la Chambre des Métiers de Perpignan. Ils ont relevé le défi et « refusant la condamnation à perpétuité d'êtres en devenir » comme le dit Robert Lopez dans sa préface, ils ont fait de cette section une « Ecole de la vie » qui a perduré jusqu'à aujourd'hui.

  • Cet ouvrage retrace la jeunesse difficile d´un jeune Cévenol né pendant la guerre de 1914-18, devenu orphelin de père très tôt, obligé de travailler très jeune pour aider sa mère handicapée à nourrir ses huit frères et soeurs. Privé de jeunesse pendant dix ans à cause de la deuxième guerre mondiale, combattant de l´ombre, à force de courage et de volonté Cyprien a réussi à devenir un homme reconnu et surtout humble parmi les anonymes. Nombreux furent les jeunes gens qui ont connu son sort. Ironie de l´histoire il a consacré sa vie à donner un métier à des adolescents en difficulté scolaire en participant à l´épopée des Centres d´apprentissages techniques. L´année du cinquantième anniversaire de « l´amitié Franco-Allemande » signée par De Gaulle et Adenauer à Reims, personne en Europe ne doit oublier Oradour sur Glane, ni les bombardements des villes allemandes au cours desquels des milliers de civils, de femmes et d´enfants ont laissé la vie. « Plus jamais ça » criait-on en 1918... pourtant, la folie des hommes nourrie par le désir de puissance, l´ambition mal placée, la cupidité et le fanatisme d´où qu´il viennent, a entraîné la guerre de 1939-45.

  • Dans son dixième ouvrage, Jean-Paul Martin nous raconte le destin exceptionnel au Xe siècle de Gerbert D´Aurillac enfant abandonné à la suite d´une razzia de soldats dans cette région pauvre d´Auvergne. Il fut élevé par des moines.
    Reconnu très tôt pou

  • Un nouveau livre sur la chasse direz-vous !
    Certes, mais un livre particulier qui peut se lire dans tous les sens, car il ne raconte pas une histoire de chasse mais plusieurs, et surtout, il ne souhaite pas présenter le seul point de vue de l'auteur. Un livre dans lequel on a donné la parole à toutes les personnes de notre pays catalan, qui ont bien voulu y participer : des chasseurs certes, mais aussi des non chasseurs, des jeunes, des plus anciens, des débutants, des chasseurs confirmés, des agriculteurs, des hommes, des femmes, des gens des villes aussi bien que des gens de la campagne...Et même des conteurs et des poètes ! Pourtant, bien que sollicités, aucun « élu politique » n'a souhaité s'exprimer. Auraient-ils quelque appréhension à dévoiler leurs sentiments sur un sujet aussi brûlant que la chasse ? N'oublions pas que à la suite de diverses interdictions relatives aux modes et durée de la période de chasse, des chasseurs ont dû s'engager pour défendre les chasses traditionnelles et ont obtenu des sièges à Bruxelles au parlement européen pour faire entendre leur point de vue. Chaque participant volontaire a pu s'exprimer librement sur le sujet qu'il a choisi, en répondant à la question : "Pour vous, la chasse, c'est quoi ?" La seule condition était bien entendu, de respecter les opinions des autres. C'est pour cela que « Paroles de chasseurs » est un ouvrage totalement différent des autres livres cynégétiques.

  • Encore un bouquin sur l'école ! Certes !
    Mais on parle dans ce livre d´une École qui a définitivement disparu. « L´Instit » est bien mort au début des années 2000. Il a disparu définitivement de l´environnement de l´École élémentaire, même si encore, avec nostalgie, sinon peut-être par respect, la plupart des gens n´ont pas encore admis dans le langage, qu´il a été remplacé par « le professeur des écoles ».

    Jean-Paul Martin qui a terminé sa carrière avec les derniers « Instits », après 37 ans et demi au service des enfants et des parents, dans plusieurs écoles publiques de village des Pyrénées-Orientales, a proposé à plusieurs collègues, anciens instituteurs comme lui et pour la grande majorité désormais pensionnés au « Grand livre de la dette publique », de parler de l´École qu´ils ont connue et servie pendant de nombreuses années. Les jeunes « professeurs des écoles » d´aujourd´hui y apprendront que les débuts du métier d´instituteur étaient aussi difficiles « avant la guerre » que de nos jours... Certes, les postes ne manquaient pas, mais il fallait souvent s´expatrier, que l´on soit normalien ou pas, et accepter bien souvent un poste « loin de tout » en « classe unique » pour entrer dans la carrière.

    Nos jeunes collègues comprendront peut-être que le « métier » d´instituteur ne s´est jamais, à aucune époque, exercé comme tant d´autres métiers... Malheur à celui ou celle qui a essayé de devenir « instituteur ou institutrice » sans une certaine foi, sans aimer profondément les enfants et surtout sans avoir profondément enraciné dans son être les principes fondamentaux de l´École de la République. C´est grâce à cette passion pour la Liberté, l´Égalité et la Justice que l´ascenseur social scolaire a permis à de nombreux enfants de familles déshéritées d´accéder aux plus hautes fonctions et à de grandes réussites sociales.

    « Paroles d´instit » n´est pas un recueil de lamentations sur l´École républicaine disparue, mais au contraire un vibrant témoignage sur un moment glorieux de notre histoire de France, plein d´espérance et de fraternité pour les années à venir...

  • Jordi est un enfant de treize ans qui vit dans l´insouciance de la jeunesse dans le mas paternel des Aspres. Il partage son temps avec ses chèvres et surtout la chasse, art populaire que son père lui a enseigné. L´école ne l´intéresse que très peu... Pourtant, la guerre de « quarante », le départ du père en Allemagne, la vie difficile et un maître d´école exigeant en feront un instituteur.

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