Sciences humaines & sociales

  • Dans la conférence prononcée comme récipiendaire de la médaille Symons en 2013, le très honorable Paul Martin, vingt-et-unième premier ministre du Canada, s'appuie sur tout le savoir et le vécu de sa remarquable carrière publique, afin d'expliquer le défi d'obtenir justice pour les peuples autochtones du Canada. Se penchant sur les racines historiques des enjeux actuels ainsi que les priorités contemporaines, monsieur Martin affirme que le progrès futur des peuples autochtones du Canada dépend de l'atteinte d'une forme de gouvernement autochtone autonome, accompagné d'un financement adéquat. Mais par-dessus tout, il lance un appel éloquent et urgent à l'action : les Canadiens et les Canadiennes doivent faire aujourd'hui preuve du même type d'imagination, de générosité et de courage qu'ont démontré les Pères de la Confédération lors de la Conférence de Charlottetown en 1864.
    Le Canada et le Canada Autochtone aujourd'hui. Changer le cours de l'histoire est une contribution vitale au débat canadien sur le rôle des peuples autochtones au Canada d'aujourd'hui et de demain. C'est une lecture incontournable pour tous ceux et celles qui veulent mieux connaître les racines historiques des défis actuels et réfléchir sur les questions de justice et d'égalité pour les Autochtones du Canada aujourd'hui.
    L'une des distinctions les plus prestigieuses au Canada, la médaille Symons est présentée chaque année par le Centre des arts de la Confédération, l'institution commémorative nationale établie en l'honneur des Pères de la Confédération, à un lauréat ayant contribué de façon exceptionnelle à la société canadienne.
    ------------ In his 2013 Symons Medal lecture, the Right Honourable Paul Martin, the twenty-first prime minister of Canada, brings to bear all the knowledge and experience of his remarkable public career to explain the challenge of achieving justice for the Aboriginal peoples of Canada. Exploring both historic roots and current priorities, Mr. Martin argues self-government is an essential condition for Canada's Aboriginal peoples, but must be accompanied by adequate funding. Above all, he issues an urgent, eloquent and deeply informed call to action, calling on Canadians to exercise, today, the same kind of imagination, generosity and courage that the Fathers of Confederation showed, when they met at Charlottetown, in 1864.
    Canada and Aboriginal Canada Today: Changing the Course of History is a vitally important contribution to the ongoing debate about the role of Canada's aboriginal peoples in the Canada of today and tomorrow. It is essential reading for all Canadians who want to learn about the historic roots of current challenges, and to reflect upon the issues of justice and equality for Canada's Aboriginal peoples today.
    The Symons Medal, one of Canada's most prestigious honours, is presented annually by the Confederation Centre of the Arts, Canada's national memorial to the Fathers of Confederation, to honour persons who have made an exceptional and outstanding contribution to Canadian life.

  • Ecrire la biographie de Vercingétorix relève de la gageure, les sources le concernant se résumant quasiment à un seul livre, laGuerre des Gaules, dont l´auteur n´est autre que Jules César, son vainqueur. Il est vrai que l´histoire ne met en scène le chef gaulois que quelques mois de l´année 52 avant notre ère. 52, l'année du siège de Bourges, de la victoire de Gergovie, de la défaite d´Alésia. Le guerrier de vingt ans promu au rang de rassembleur de la nation gauloise s´oppose alors au Romain qui va devenir l'homme le plus puissant du monde.
    Reconstituant avec rigueur les faits militaires et invitant à une relecture du texte de César, qu´il confronte à ce que l´on sait aujourd´hui de la Gaule contemporaine, Paul M. Martin développe une thèse nouvelle : loin d´avoir été - comme on l'a longtemps présenté - un politique visionnaire et passionné d´unité nationale, Vercingétorix était en réalité manipulé par les forces religieuses qui dominaient la Gaule et ne cherchait qu´à reconstituer l´ancienne puissance de la principauté arverne (l'Auvergne). En revanche, il ne fut pas le simple faire-valoir de César que l´on a dit, mais un véritable génie militaire digne du nom qu´il portait, « grand roi des guerriers ». Se dessine alors le portrait d´un nouveau Vercingétorix, loin des hagiographies, dans toute sa vérité historique.

  • Basques, Catalans, Corses, Bretons, Alsaciens ! Où en est-on ? Tout le monde garde en mémoire les récentes prises de position dans la presse, les manifestations plus ou moins violentes... nous constatons un attachement étonnant et grandissant pour le folklore (sardanes, castells...), pour les chants (havaneres, nova cançó...), pour les traditions (cargolade, bunyettes...) même pour le renouveau de certaines pratiques religieuses (procession de la Sanch...). Ces mouvements dans les nombreuses entités linguistiques et culturelles qui constituent l'Europe, ont pu parfois dégénérer au delà des manifestations bruyantes et bon enfant vers des attentats parfois meurtriers. La violence inexcusable, mais toujours en filigrane dans l'histoire, n'est que le résultat de l'impuissance entraînant le désespoir des personnes qui se sentent opprimées et qui pensent ne jamais voir sinon aboutir, au moins prendre en compte, leurs revendications qu'ils jugent à tort ou à raison justes. Les attentats et la violence ne seront certainement jamais un remède ni une solution au mal-être des ethnies tenues dans l'interdit, comme le fut la Catalogne sous le régime franquiste. Basques, Catalans, Corses, Bretons, Alsaciens... en France, Irlandais, Ecossais... et certainement d'autres en Europe et combien au Moyen Orient, n'acceptent que de plus en plus difficilement au nom de l'histoire le joug d'une tutelle oligarchique qui les opprime. Aujourd'hui on compte sur la démocratie par le moyen du référendum pour faire entendre la voix du peuple ! L'histoire n'explique pas tout, mais elle permet de poser des jalons, de comprendre parfois pourquoi certaines revendications explosent aujourd'hui et n'ont pas encore, depuis des siècles, trouvé solution. C'est un peu et bien modestement l'objet de cet ouvrage que de confronter le passé au présent et constater encore une fois que « rien n'est nouveau sous le soleil » ! (Ecclésiaste 1:9)

  • Rongée par une vie de dur travail, sans bruit, au milieu de la place, elle est partie la "remendaira" à cause d´une poignée d´arcèlis, pour le royaume des "Artmanos"... Un peu comme son mode de vie entre la mer et les étangs... C´était son heure, dit-on avec fatalisme... D´ailleurs aurait-elle pu continuer à vivre dans un monde totalement inconnu ? Un monde où les poissons n´ont plus d´écailles argentées, où les pêcheurs ne parlent plus Catalan, où l´on croise des gens qui n´ont pas de surnom... Adéu-siau !

  • Juste après les troubles du printemps 1968, trois « mousquetaires » inexpérimentés ont été chargés par l'administration de l'Education Nationale totalement débordée et désarmée et avec beaucoup d'inconscience, de mettre en place la « Section d'Education Professionnelle » (SEP) de la Chambre des Métiers de Perpignan. Ils ont relevé le défi et « refusant la condamnation à perpétuité d'êtres en devenir » comme le dit Robert Lopez dans sa préface, ils ont fait de cette section une « Ecole de la vie » qui a perduré jusqu'à aujourd'hui.

  • Cet ouvrage retrace la jeunesse difficile d´un jeune Cévenol né pendant la guerre de 1914-18, devenu orphelin de père très tôt, obligé de travailler très jeune pour aider sa mère handicapée à nourrir ses huit frères et soeurs. Privé de jeunesse pendant dix ans à cause de la deuxième guerre mondiale, combattant de l´ombre, à force de courage et de volonté Cyprien a réussi à devenir un homme reconnu et surtout humble parmi les anonymes. Nombreux furent les jeunes gens qui ont connu son sort. Ironie de l´histoire il a consacré sa vie à donner un métier à des adolescents en difficulté scolaire en participant à l´épopée des Centres d´apprentissages techniques. L´année du cinquantième anniversaire de « l´amitié Franco-Allemande » signée par De Gaulle et Adenauer à Reims, personne en Europe ne doit oublier Oradour sur Glane, ni les bombardements des villes allemandes au cours desquels des milliers de civils, de femmes et d´enfants ont laissé la vie. « Plus jamais ça » criait-on en 1918... pourtant, la folie des hommes nourrie par le désir de puissance, l´ambition mal placée, la cupidité et le fanatisme d´où qu´il viennent, a entraîné la guerre de 1939-45.

  • Au Cameroun, les agents administratifs, en tant que commis de la fonction publique, interviennent sans gêne dans le champ politique, bafouant toutes les règles de l'impartialité de l'Etat au service duquel ils sont censés être pour le bien public. Des comportements qui brouillent et faussent les règles du jeu démocratique, favorisent la corruption, la duplicité des acteurs de la scène publique camerounaise. Quelle utopie créatrice mettre en oeuvre pour ouvrir un nouvel horizon ?

  • Dans son dixième ouvrage, Jean-Paul Martin nous raconte le destin exceptionnel au Xe siècle de Gerbert D´Aurillac enfant abandonné à la suite d´une razzia de soldats dans cette région pauvre d´Auvergne. Il fut élevé par des moines.
    Reconnu très tôt pou

  • Encore un bouquin sur l'école ! Certes !
    Mais on parle dans ce livre d´une École qui a définitivement disparu. « L´Instit » est bien mort au début des années 2000. Il a disparu définitivement de l´environnement de l´École élémentaire, même si encore, avec nostalgie, sinon peut-être par respect, la plupart des gens n´ont pas encore admis dans le langage, qu´il a été remplacé par « le professeur des écoles ».

    Jean-Paul Martin qui a terminé sa carrière avec les derniers « Instits », après 37 ans et demi au service des enfants et des parents, dans plusieurs écoles publiques de village des Pyrénées-Orientales, a proposé à plusieurs collègues, anciens instituteurs comme lui et pour la grande majorité désormais pensionnés au « Grand livre de la dette publique », de parler de l´École qu´ils ont connue et servie pendant de nombreuses années. Les jeunes « professeurs des écoles » d´aujourd´hui y apprendront que les débuts du métier d´instituteur étaient aussi difficiles « avant la guerre » que de nos jours... Certes, les postes ne manquaient pas, mais il fallait souvent s´expatrier, que l´on soit normalien ou pas, et accepter bien souvent un poste « loin de tout » en « classe unique » pour entrer dans la carrière.

    Nos jeunes collègues comprendront peut-être que le « métier » d´instituteur ne s´est jamais, à aucune époque, exercé comme tant d´autres métiers... Malheur à celui ou celle qui a essayé de devenir « instituteur ou institutrice » sans une certaine foi, sans aimer profondément les enfants et surtout sans avoir profondément enraciné dans son être les principes fondamentaux de l´École de la République. C´est grâce à cette passion pour la Liberté, l´Égalité et la Justice que l´ascenseur social scolaire a permis à de nombreux enfants de familles déshéritées d´accéder aux plus hautes fonctions et à de grandes réussites sociales.

    « Paroles d´instit » n´est pas un recueil de lamentations sur l´École républicaine disparue, mais au contraire un vibrant témoignage sur un moment glorieux de notre histoire de France, plein d´espérance et de fraternité pour les années à venir...

  • Inspecteur général d´histoire-géographie, Louis François a fortement marqué le système scolaire français du XXe siècle. Formé par le scoutisme des Éclaireurs de France, il a voulu, en partisan passionné des méthodes actives, bousculer les frontières entre les institutions éducatives et entre les disciplines d´enseignement. À ses yeux, la formation des élèves doit mobiliser des pratiques ouvertes sur le monde. Il fut professeur, géographe, résistant, déporté, gaulliste et démocrate, acteur clé de la construction de notre école contemporaine.

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