• On s'en souviendra ! Nouv.

    On s'en souviendra !

    Philippe Bouvard

    • Archipel
    • 21 Octobre 2021

    Philippe Bouvard, espiègle chroniqueur de la vie comme elle va, a rempli son carnet de notes et de choses vues au cours de la folle année du Covid.
    " C'était en septembre 2020, à l'orée de la deuxième vague. Entre deux confinements, j'avais retrouvé le chemin des tapis verts. Ce qui devait arriver arriva. Au lieu de toucher le jackpot, je contractai la souche historique du coronavirus...
    Les familiers se firent plus distants et les visiteurs plus rares. Quoique asymptomatique, j'avais l'impression d'être un pestiféré bien portant. Voire un cadavre encore capable de se tenir les côtes. Un grand merci à la providence qui m'a laissé le temps de devenir gâteux et de mourir d'autre chose que du covid ! "
    Il n'y a pas d'âge pour faire de faux adieux. Sauvé par son appétit de vivre et sa contagieuse bonne humeur, Philippe Bouvard a donc rempli son carnet d'anecdotes, de réflexions et de choses vues au cours de cette folle période.
    Espiègle chroniqueur, il détaille ainsi, dans son soixante-huitième livre, sa " relation humoristicopolémique de notre calvaire viral ", posant un regard mordant sur la gestion politique de la crise - comme sur les absurdités du " monde d'après ".

  • Bouvard : 90 ans de portraits crachésPresque un demi siècle après
    Un oursin dans le caviar, Philippe Bouvard donne avec
    Des grumeaux dans la passoire une suite à ce qui fut le best-seller de l'année 1973. (Eh oui, déjà !)
    Une cascade de souvenirs souvent indiscrets et une galerie de portraits hauts en couleurs : Les présidents de Vincent Auriol à Emmanuel Macron ; les stars de Bardot à Delon ; les génies de Salvador Dali à Marcel Pagnol; les vedettes de l'audiovisuel de Léon Zitrone à Stéphane Bern. Chemin faisant, l'auteur égraine des anecdotes plus personnelles : sa traque par Mesrine, son contrôle fiscal après un déjeuner chez Giscard, les découvertes du " Théâtre de Bouvard " et le succès pendant 37 ans des " Grosses Têtes ".
    A 90 ans, l'ex-petit garçon de course du
    Figaro devenu un temps directeur de
    France Soir n'a rien oublié des rencontres providentielles offertes par un métier qui le passionne toujours. Bref, une existence hors du commun d'un fils de petit commerçant, ne possédant pas d'autres diplômes que le certificat d'études primaires, admis à titre de témoin parmi les grands de ce monde.

  • S'il existe autant de spécialités journalistiques que d'activités humaines, je ne distingue que deux catégories de confrères : ceux qui recueillent l'opinion d'interlocuteurs qu'ils estiment plus qualifiés qu'eux et ceux auxquels on offre le grand luxe de ne donner que leur avis et lui seul. Après de rapides débuts chez les premiers, j'ai rejoint depuis plus d'un demi-siècle les seconds. Lorsque j'ai commencé à broder sur l'actualité, les haricots verts avaient encore des fils ; les plateformes ne se situaient qu'à l'arrière des autobus et pas sur internet ; les gens qui monologuaient dans la rue ignoraient le téléphone portable. La chronique a été mon bâton de maréchal. Elle m'a évité les déplacements et les démentis sans m'empêcher toujours de me tromper sur l'interprétation des événements et le caractère des hommes.
    De 1987 à 2019, j'ai donc tenté, alors que je n'ai jamais touché un ballon rond de ma vie, de rebondir chaque semaine dans la tribune privilégiée que m'offrait Le Figaro Magazine. J'ai surfé - sans plus d'expérience sportive - sur les chambardements politiques, sur les phénomènes de société, sur les vrais talents et sur les fausses gloires. A aucun moment, je n'ai manqué de matière première. Souvent, le choix était délicat entre tourner en ridicule les gouvernants et sublimer le dérisoire. Je me suis efforcé d'accorder la priorité aux contemporains les plus imaginatifs ou les moins futés en ratissant très large dans les univers des affaires et de la culture. Parfois, ma réaction était prémonitoire. Autrement, elle n'avait d'autre effet que de provoquer un sourire jusqu'à ce que le vaudeville tourne au drame ou qu'un scandale chasse l'autre. Car je me suis surtout délecté des orateurs peu doués pour la parole, des politiciens sans foi ni loi, des réformes avortées et des projets abandonnés en rase campagne électorale. J'assume mes contradictions : j'ai dénoncé l'argent-qui-ruine-tout mais j'ai refusé le bénévolat ; je me suis moqué des VIP affamés de notoriété mais j'ai offert un verre à mon entourage le jour où mon nom est apparu au-dessus de mon article plutôt qu'en-dessous ; j'ai daubé sur les frimeurs mais j'ai arrêté des bolides qui ressemblaient aux leurs devant les hôtels où je savais les retrouver ; j'ai osé écrire "Que notre République serait triste sans les rois d'à côté !" alors que je suis l'archétype du franco-français franchouillard.
    Au total, des centaines de chroniques dont j'ai sélectionné la quintessence et qui doivent à l'attention des lecteurs et au courrier qu'ils m'ont adressé autant qu'à mon inspiration. Sans ces complices indulgents et fidèles, je me serais trouvé dans l'impuissante position des champions de pelote basque dépourvus de fronton. Le bon Dieu qui veille sur le parcours des tâcherons agnostiques m'a permis de jouer les prolongations et la possibilité de transformer l'écume des semaines en morceaux choisis. Un grand merci.
    Philippe Bouvard

  • Au terme d'une année de réflexion préalable qui lui a pris plus de temps que l'écriture, l'auteur de ce modeste ouvrage a enfin compris ce que Pascal voulait dire lorsqu'en 1647 il faisait amende honorable à la fin d'une très longue missive adressée à une correspondante : « Excusez-moi. Mais je n'ai pas eu le temps de faire plus court. »
    Peut-être pour se faire pardonner d'avoir dans l'exercice du journalisme tant tiré à la ligne en délayant sur trois feuillets ce qu'il aurait pu exprimer en trois lignes, Philippe Bouvard a donc choisi la concision comme ultime cheval de bataille. Ainsi, pour cet ouvrage qui constitue son chant du cygne, a-t-il parié qu'il pouvait traiter en trois lignes des sujets méritant souvent trois feuillets.
    Avec le souhait de divertir et de donner à penser aux lecteurs, ainsi que l'ambition de voir un jour l'un de ses mille trois aphorismes se transformer en sujet du bac !

  • Bouvard de A à Z

    Philippe Bouvard

    LES 2 000 FORMULES LES PLUS PERCUTANTES DE PHILIPPE BOUVARD !
    Soucieuse de proportionner la longueur de ses textes à la hauteur de sa taille, la nature a offert à Philippe Bouvard le sens du raccourci. Du premier âge où il a balbutié « Phiphi aime papa » au grand âge où il a écrit « Il n'y a que l'argent qui aide à oublier qu'on n'est pas riche », il a multiplié pensées et maximes, aphorismes et apophtegmes dans le double dessein d'économiser le papier et de ne pas abuser de l'attention de ses lecteurs.
    Grâce à sa déformation d'esprit qui tend à substituer à une logorrhée souvent relâchée une concision plutôt ciselée, il a parsemé de milliers de petites phrases des oeuvres tragiquement incomplètes.
    S'inclinant devant le seul ordre qu'il respecte - l'alphabétique - ce volume a le mérite de proposer ses meilleures formules en meublant les esprits sans encombrer les bibliothèques.

    Portrait dessiné de Philippe Bouvard © André Lebon « Phil », avec l'aimable autorisation de Jean-Philippe Lebon
    © Flammarion, 2014.

  • Après Je suis mort, Et alors ? et Ma vie d'avant, ma vie d'après, Philippe Bouvard achève sa trilogie. En fait, une « tri-thérapie » contre l'angoisse du trépas. Non seulement, et pour bénéficier d'un surcroît de prolongations, il a choisi un titre aussi long que son existence, mais il s'avise que tant qu'on peut parler de la mort, c'est qu'on est toujours vivant.Ainsi continue-t-il à vouloir dédramatiser ce qui, lorsque l'on ne meurt pas de rire, demeure quand même une tragédie. Moins en raison d'un manque total de renseignements sur le dernier voyage que du fait qu'on ne pourra pas honorer ses rendez-vous du lendemain.Tour à tour drôle et émouvant, ce livre à l'ironie mordante regorge d'anecdotes sur l'avant et l'après, de conseils précieux pour survivre dans la tombe, et de réflexions sur le « grand départ ».

  • Bénéficiaire du plus long parcours professionnel à une époque où les danseurs prennent leur retraite à 38 ans et les cheminots à 55, Philippe Bouvard, journaliste multimédia, raconte les coulisses d'un métier-passion qu'il exerce toujours. Pour les besoins de 30 000 articles, 6 000 émissions de télévision et 18 000 émissions de radio, il a rencontré durant six décennies les principales vedettes de la politique, des lettres, des arts et des sports. Chargé d'évoquer la carrière des autres, il n'avait jamais évoqué son itinéraire personnel qui l'a mené d'un poste de garçon de courses au Figaro à la direction de France-Soir et qui, entre éditoriaux et chroniques ainsi que la publication d'une cinquantaine de livres, lui a permis d'inventer « Le Théâtre de Bouvard » et « Les Grosses Têtes ».

  • « Je suis mort hier. Au seuil de l'éternité, j'ai déjà mesuré le monument de bêtises qu'on édifie à chaque fin d'existence. Moi, le premier. Encore que, par superstition, j'évitais le sujet. C'est à destination des survivants provisoires que j'ai donc décidé de tenir, durant ma première année d'éternité et avant d'être gagné par la routine posthume, mes carnets de mort. » Des carnets qui n'ont rien de morbide tant ils manient l'ironie et assènent des vérités, tant la plume qui les trace se baigne d'encre douce-amère et évoque, avec une légèreté propice aux gravités éternelles, un sujet qui - hélas ! - s'adresse à chacun. Des funérailles de l'auteur fort courues aux premiers jours de solitude totale dans le cercueil, des voisins de caveaux muets aux souvenirs du passé qui eux peuvent remonter à la surface, des questions sur l'âge, la maladie, Dieu, la famille, les femmes aux réflexions sur notre monde forcément profondes - puisque venues de l'au-delà -, cet ouvrage est un délice d'humour noir... autant qu'une ode à la vie. A l'aube de ses 80 ans, Philippe Bouvard offre une formidable bouffée d'air frais littéraire, un texte sincère et hors normes qui possède une âme puisqu'il déborde d'esprit.

  • De la même façon que Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, le Bourgeois Théâtreux imaginé (mais pas tout à fait) par Philippe Bouvard, est passé de l'élevage des bovins en province au montage des vaudevilles à Paris. Dans cette pièce en trois actes, sans ballets (les temps sont durs), il campe sur scène et dans la coulisse ce Rastignac un peu chenu et d'un nouveau genre, cumulant dans le théâtre qu'il s'est offert les fonctions de directeur, de metteur en scène, d'auteur, d'acteur, et de régisseur. Non sans avoir pris, dans la grande tradition moliéresque, des leçons de culture et de maintien avec des professeurs-courtisans. Ainsi qu'un cours de bagatelle amoureuse dans le lit où il retrouve chaque soir sur les planches la jeune comédienne qu'il a engagée comme partenaire... Annotations et commentaires de Jean-Gontran du Grenier des Combles, titulaire de la chaire de sémantique erronée à l'université athée d'Aubervilliers.

  • Dix années ont passé depuis la disparition de l'auteur et sa résurrection dans les librairies.
    Faute d'autres occupations, il continue à observer la vie quotidienne des morts, de leurs familles, du petit peuple des cimetières et à dicter ses impressions. Il profite également de ses états de conscience pour oublier qu'il n'a plus d'avenir dans l'évocation d'un passé de plus en plus lointain. Ayant bénéficié du privilège d'attendre son dernier soupir pour retomber en enfance, le condamné à perpète de la douzième division remercie ceux qui ont honoré sa mémoire en la mettant à contribution. Surgissent tous les fantômes de ses jeunes années.
    Moins la saga d'un gamin qui se prend pour Napoléon - avant que ses parents ne lui promettent la fin de Louis XVI - que la peinture par un historien en herbe, désormais sous terre, d'une « drôle de guerre » suivie d'une curieuse paix. Chemin faisant, il tire à boulets rouges sur une société dont il constate que le pouvoir de persécution s'arrête devant la grille des nécropoles.

    Couverture : d'après un portrait de Philippe Bouvard enfant (collection particulière de l'auteur) ; un portrait adulte © Patrick Gaillardin / Picturetank et une photo de cadres par Michèle Constantini ©

  • Théodora la marieuse... divorcée trois fois. Juliette, la « je-sais-tout » qui des autres et de la vie n'apprend rien. Ludivine, la présentatrice télé qui « peut tout faire puisqu'elle ne sait rien faire de précis ». Madeleine, la bigote qui « pour un rien qui l'inquiète, se signe »...
    Qui n'a pas croisé, au moins une fois dans sa vie, ces femmes aux tempéraments affirmés ? Des caractères que Philippe Bouvard, inspiré par La Bruyère, croque avec un bonheur inégalé... et une perfidie inégalable.
    De Judith la menteuse à Laura la « don Juane », de Corinne la touche-à-tout à Cécile qui perd tout, de Régina la diva, Diane la liftée, Elena la dépensière à Marianne la jalouse ou Marie-Clotilde l'aristocrate, c'est à un voyage au pays des femmes que Philippe Bouvard nous invite.
    Dans ces portraits à la fois émerveillés et agacés, acerbes et cocasses, le plus indépendant d'esprit des féministes et attendri des misogynes - ou prétendu tel - décrit avec passion et cruauté le véritable « sexe fort ».

  • Après avoir longtemps fréquenté les chantiers de construction, les réunions électorales, les galeries de peinture, les studios de cinéma, les répétitions générales, les ateliers de mécanique et les petits bars mal famés, Philippe Bouvard a fini par s'apercevoir que certains promoteurs d'immobilier, politiciens, amateurs d'art, producteurs, directeurs de théâtre, garagistes et certaines péripatéticiennes possédaient une ressemblance dont on ne s'était pas encore avisé. Toutes ces catégories sociales et professionnelles fournissent en effet des effectifs importants à ce que l'on a appelé au début du christianisme « les marchands du Temple ». Les temples ont peu à peu disparu. Les marchands restent... Et faute de pouvoir vendre leur âme à Dieu ou au diable, ils essaient maintenant de liquider au plus haut cours des marchandises souvent suspectes. Sans parler du trafic d'influence qui constitue, dans tout pays organisé, le fondement du commerce local...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • En pièces détachées porte témoignage sur vingt-cinq ans de journalisme. L'humoriste et l'observateur s'épaulent en Philippe Bouvard, lorsqu'il s'agit de livrer l'histoire de ses rencontres avec une époque fertile en bouleversements. Le M.L.F., l'Église, la libération sexuelle, l'effondrement des valeurs morales, l'injustice fiscale, le divorce, la drogue, et tous les grands problèmes de notre temps, Philippe Bouvard les passe au crible, sans omettre des événements plus anodins de l'existence quotidienne : le prix de l'essence, le Club Méditerranée, le Tour de France, le Concorde, la culture dans le métro, ou les pilules pour bronzer. Le sein de Raquel Welch, l'agonie de Franco, la chemise de Johnny Halliday, la Rolls d'Aznavour, le train de vie du Shah, les carottes de la princesse Margaret, la feuille d'impôts de Brigitte Bardot, ne sont pas épargnés par celui qui se vante « d'avoir le réflexe de l'humeur en état de fonctionnement permanent. En vacances, même, car un esprit surmené freine encore plus mal qu'une voiture hors d'usage ».

  • Et si je disais tout ? est la suite du Vinaigre sur les huiles, qui constituait déjà un prolongement d'Un oursin dans le caviar. C'est dire que ce piquant animal, devenu l'an dernier plus virulent au contact du vinaigre, est toujours présent dans le dernier livre de Philippe Bouvard. Et cette fois, il se propose de tout dire... Quel programme ! Oui, dans ce journal de bord de l'année 76-77, Philippe Bouvard raconte, ou avoue, tout ce qu'il n'a pu ou voulu dévoiler dans la presse écrite, à la radio, ou à la télévision, au cours de ses émissions : Dix de der et L'huile sur le feu. Et voici, traités à la sauce Bouvard, les pressions que le pouvoir exerce sur l'information, la manière dont on monte une pièce de théâtre à Paris, les états d'âme d'un contrôlé fiscal, les surprises des transports aériens, les mystères de la Bourse, la vie inconnue de l'Hôtel Claridge, les dessous de l'Assemblée Nationale, ceux du Casino d'Enghien, sans oublier les ressources du massage thaïlandais. Avec, bien entendu, un supplément au Dictionnaire des contemporains (Du vinaigre sur les huiles) qui réunit cette fois Isabelle Adjani, Jean Anouilh, Jean-Christophe Averty, Henri-Georges Clouzot, Marcel Dassault, Louis de Funès, Paul Getty, Valéry Giscard d'Estaing, Johnny Halliday, Marcel Jullian, Fernand Legros, André Malraux, Jean Marais, François Marcantoni, Georges Marchais, Jacques Médecin, Yves Mourousi, Antoine Pinay, Roger Nicolas, Alice Sapritch, Elisabeth Taylor, Tennessee Williams, et bien d'autres...

  • Après Un oursin dans le caviar, souvenirs de vingt ans de journalisme, et La cuisse de Jupiter, biographie à peine romancée d'un magnat de la presse, Philippe Bouvard poursuit sa peinture indiscrète de la société française contemporaine. Son nouveau héros, Charles de Saint-Miel, est joueur. Comme lui, et comme tant d'autres, artistes célèbres, cinéastes et avocats en vue, producteurs apparemment comblés, publicitaires de haut vol, mais tous menacés par leur vice de perdre, en une heure, le fruit du labeur d'une année. Son héros meurt à 45 ans, ruiné, rongé, désespéré, tandis qu'autour de lui s'agite la ronde folle et cruelle des partenaires (provisoirement) heureux. À travers cette reconstitution minutieuse et cette étude clinique d'une déchéance ludique, Philippe Bouvard a voulu montrer les ravages d'un fléau dont on parle moins que l'alcool ou que la drogue, mais qui porte, finalement, la responsabilité de nombreuses misères morales, matérielles et physiologiques. Mais avant de parvenir au fond du gouffre, que de rêves insensés, que d'espoirs fous ! Pour tromper ceux qu'il veut perdre, le jeu sait se parer de toutes les séductions. L'auteur qui a sollicité - et toujours en vain - toutes les formes de hasard, en est arrivé à cette conclusion ultime que la seule façon de gagner consistait à publier un livre sur le jeu.

  • Voici mon journal secret, écrit Philippe Bouvard en tête de son nouveau livre. Pendant des années, et dans plusieurs oeuvres (Carnets mondains - Un oursin dans le caviar - Du vinaigre sur les huiles - Et si je disais tout), j'ai cité les bons mots de mes clients les plus célèbres. C'est très récemment, que je me suis avisé que, dans ces différents livres, j'avais pratiqué l'auto-censure. Pas à l'égard de mes clients, sur lesquels je disais à peu près tout, mais à mon propre endroit. Voici donc, avec Douze mois et moi arrivé le moment où l'oursin entrouve ses piquants pour nous livrer un peu de lui-même. Simple plaisir d'introspection ? Ce serait mal connaître la nature de cet animal qui ne se complaît guère dans la contemplation de soi. Ses piquants sont faits pour piquer. Et s'il refuse aujourd'hui l'auto-censure, c'est qu'il veut atteindre - en se connaissant mieux - une plus grande lucidité à l'égard des autres : mieux se voir pour mieux juger autrui. C'est dire que - sincère cette fois jusqu'au bout - Philippe Bouvard - avec Douze mois et moi - n'épargne plus personne au fil de son journal. Voici, dans le désordre de son carnet de rendez-vous fort chargé, Piem, Michel d'Ornano, Maurice Druon, Alex Joffo, Alain Peyrefitte, Edmond de Rotchschild, Jacques Chancel, Pierre Douglas, Madame Alexandre Debray, Michel Guerard, le maréchal Tito, Alexandre Sanguinetti, Roger Gicquel, Dominique Jamet, Jean Dutourd, Jean Lefèvre, le baron Empain... et tant d'autres. 1er avril 1977 - 28 mars 1978, douze mois bien remplis pour Philippe Bouvard. Vivez à nouveau avec lui ces 365 jours qui viennent de s'achever, et qui furent si fertiles en événements.

  • Mon totem personnel demeure l'oursin, écrit Philippe Bouvard dans son nouveau livre. (Faut-il rappeler qu'Un oursin dans le caviar, première de ses incarnations dans cet animal dangereusement piquant, lui valut la sympathie de 500.000 lecteurs ?) Et les crabes, direz-vous ? Que viennent-ils faire ici ? Philippe Bouvard estime que leur rencontre avec l'oursin est la plus naturelle qui soit. Dans la mesure où l'oursin symbolise un de ces rares journalistes à considérer l'agressivité comme faisant partie de la défense du consommateur d'informations, et où les crabes sont ces comédiens qui tiennent de plus en plus de place dans les médias et la vie du pays. S'il reste très peu d'oursins, il y a de plus en plus de crabes. Et leurs luttes sont souvent savoureuses, pour peu qu'on les observe au fond du panier. Nous voici avertis : dans l'impertinence et l'indiscrétion, Un oursin dans le caviar était une bleuette par rapport à Un oursin chez les crabes. Qu'en penseront les victimes désignées qui ont nom Jacques Chaban-Delmas, Robert Fabre, Edgar Faure, Philippe de Gaulle, Giscard d'Estaing, Alexandre de Marenches, Michel Poniatowski, Bocuse, Pierre Cardin, Frédéric Dard, Françoise Dorin, Bernadette Lafont, Sophie Desmarets, Jean Le Poulain, Ménie Grégoire, Léon Zitrone, Lino Ventura, Alice Saunier-Seïté, pour n'en citer que quelques-unes ? À l'avance, Philippe Bouvard leur demande de ne pas lui tenir rigueur de ce qu'ils considéreront, sans doute, comme d'impardonnables révélations. À tous ceux qui m'ont honoré de leur confiance en me susurrant : Naturellement, tout ceci reste entre nous, écrit-il, je voudrais rappeler que je n'ai aucune - mais alors pas la moindre ! - curiosité personnelle.

  • « Bonsoir Madame ! Bonsoir Monsieur ! » Des mots que Claire Fontaine ne prononcera plus. Après avoir présenté durant trois ans le journal de 20 heures, celle qu'on appelait dans son village une « brave fille », devenue momentanément la « femme préférée des Français », a été détrônée par une ancienne « joker » plus jeune qu'elle.
    Au fil de ces pages, celle qui avait toujours refusé d'apparaître dans la presse people livre son journal intime. Avec humour, elle raconte - d'autant plus librement qu'elle n'émarge plus auprès d'aucune chaîne - les grandeurs et les servitudes attachées à la célébration de la principale grand-messe audiovisuelle. Elle dévoile les coulisses de la cathédrale hertzienne, les rituels de fabrication et ne cache plus rien d'une vie sentimentale où certaines interviews se sont prolongées sous la couette.
    Naviguant entre fiction et réalité, Philippe Bouvard, vieux routier du petit écran, a guidé sa plume.

  • Une pale ordure

    Philippe Bouvard

    « Sylvain Poret ne put contenir sa colère :
    - Si vous n'aviez pas autant d'argent, jamais je n'aurais travaillé pour vous !
    La réponse de Grégoire Palau, dit Pâle Ordure fut conforme à la rhétorique cynique du directeur
    des programmes de Télémieux :
    -Dis plutôt que tu as de la chance de nous avoir rencontrés. Sinon tu mangerais encore des sardines à l'huile dans ton F3 de Drancy.
    Sur le moment, Poret avait éprouvé une jouis­sance à souffleter le mur du bureau directorial, sinon son occupant. Puis il avait commencé à regretter son geste. Pouvait-il se passer de la chaîne ? La réponse s'imposait : moins facilement que la chaîne se passerait de lui. » Abus de confiance, pots de vin, déstabilisation permanente, licenciements abusifs, droit de cuissage sont les ingrédients préférés des carnassiers de la jungle télévisuelle dont Philippe Bouvard dresse un truculent portrait. Avec ce nouveau roman, il livre une charge féroce contre ce milieu qu'il connaît bien. Farce autant que conte philosophique, Une pâle ordure, par sa verve satirique et son observation impitoyable de la machine à broyer les individus, est le roman noir et désopilant d'un moraliste de cette fin de siècle.

  • La grinchieuse

    Philippe Bouvard

    « Enfant, elle était déjà grincheuse. Adolescente, elle devint franchement chiques. Au point que le bon docteur Pierrot avait accouché de cette contraction néologique reprise par la famille et les rares amis : "Mme Rossinot est une grincheuse". »
    On sut très vite que nul ne pourrait la contenter. Certains prétendants préférèrent passer leur chemin. D'autres, aiguillonnés par la difficulté, se mirent sur les rangs. Mais elle faisait payer si cher ses faveurs qu'on regrettait bientôt de les avoir obtenues. Les hommes passaient dans sa vie, comme des fournisseurs de semence et des pourvoyeurs d'argent. Elle ne perdait jamais une occasion de leur rappeler la précarité de leur situation et décourageait toute conciliation fût-ce sur l'oreiller par cette formule :
    « Je ne suis pas une mégère qu'on peut apprivoiser. » On connaissait le journaliste à la plume caustique, l'amuseur et le moraliste. Philippe Bouvard, romancier, nous révèle une nouvelle facette de son talent. Observateur impitoyable de notre siècle, il décortique l'âme humaine et plonge au plus profond de sa noirceur pour nous offrir une fable grinçante, sans jamais rien perdre de sa verve rieuse et de son humour.

  • Depuis dix ans, professionnellement, Philippe Bouvard hante les coulisses et la scène de la vie parisienne. Son bleu de travail, c'est le smoking. Ses horaires de « bureau » correspondent à la durée des galas, des générales et des premières. Lorsqu'il a un jour de repos, il passe la soirée chez lui avec cette frénésie que d'autres mettent à sortir de temps en temps pour rompre la monotonie des jours. Depuis dix ans aussi, Philippe Bouvard fait des « papiers parisiens ». C'est-à-dire qu'il distille dans les colonnes d'un grand quotidien du matin, Le Figaro, des propos badins, quelquefois venimeux, mais où le poison lui-même se doit d'être mousseux comme le champagne qui sert de doping obligatoire à toutes les manifestations du « gai Paris ». Parfois aussi, se dégageant du tourbillon mondain, changeant de département, il aborde à d'autres rivages et se trouve saisi par des inquiétudes qui, sans être métaphysiques, l'amènent à se poser des questions sur des problèmes autres que ceux engendrés par la chute d'un vaudeville ou la mort d'un vieux comédien. Il était fatal qu'un jour, il s'aperçoive qu'on ne peut pas tout dire dans un journal. Pendant un an donc, du 1er janvier 1961 au 31 décembre de la même année très exactement, il a noté chaque matin ses impressions de la veille. Ces Carnets mondains sont à base d'« indiscrétions subjectives ». On y trouvera ce que l'auteur n'a pas pu ou pas voulu dire le jour-même.

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