FeniXX réédition numérique (Filipacchi)

  • Philippe de Baleine, notre infatigable voyageur-reporter, est reparti pour son plaisir et à notre grande satisfaction vers de nouvelles travées. Bigre ! Un train concurrent : le Dakar-Niger dit encore le Dakar-Bamako où il nous invite à suivre l'itinéraire inquiétant, insoupçonnable et surprenant des "cacahuètes". À travers une "écriture" pas du tout délicate, il brosse non pas à l'aquarelle ou à la gouache, mais à l'huile de "loco" et à la pointe de "charbon", des décors ambigus et merveilleux, des personnages obséquieux et insolents, attachants et odieux. Il nous fascine, nous révulse avec une égale intensité, et nous tombons amoureux de ces êtres aux qualités diverses. De vols zigzagants de chauves-souris, de wagons suffocants, à ces sinistres hôtels hantés par des coloniaux, parfois égrillards, et alcooliques de toute évidence, qui lui ouvrent les inavouables chemins d'ultimes jouissances, nous plongeons ici, reculons là, selon notre instinct. Un tableau plein d'une vie féroce, vampirique, d'une intelligence démoniaque qui nous fait traverser comme un film noir et blanc les pourpres, les ors, les cuivres de communautés condamnées, de sociétés en dérive. "Toute pensée émet un coup de dés", déclare Stéphane Mallarmé, citation qui s'applique fort bien à ce livre construit de courts récits qui sont autant de coups de dés. C'est sa façon à lui, auteur, de jeter l'énigme africaine à la face de tous ceux qui poussent des cris d'exorcistes. Le dé roule, c'est une nouvelle mise en scène rebondissant sur le spectacle du quotidien qui passe en revue les visages de son paysage généalogique, géologique. On y lit l'expression de l'épouvante, de la passion et de la folie... Quel terrible voyage ! Philippe de Baleine donne le ton, multiplie les signes, permet de discerner les antagonistes et le décor de cette théâtralisation. Parés de ces précieux renseignements se dresse devant nous, exhalant des odeurs enivrantes et dont la beauté perverse dérange et inquiète, invisible comme une lézarde sur un mur, le chaos de l'identité africaine.

  • Les héros de ce roman sont un prêtre et un médecin et le décor est l'Afrique comme dans Le Petit train de la brousse. L'auteur y noue et dénoue intrigues amoureuses et politiciennes mais sait aussi aborder des questions fondamentales.

  • Martine Morgan est une jeune journaliste très douée. Mais combien d'années lui faudra-t-il attendre pour accéder aux premières places dont elle rêve ? Comme toutes les femmes elle doit lutter pour s'imposer. Ce sont les hommes qui occupent tous les postes de commandement de son journal... Mais Martine Morgan ne s'incline pas. C'est une conquérante. Elle est de cette génération nouvelle de femmes qui renversent les barrières. Le destin - qui sourit aux audacieux - va venir à son secours. Elle découvre que son journal est engagé dans de suspectes tractations. Pour calmer sa curiosité intempestive, son rédacteur en chef l'envoie sur un grand reportage à Bangkok. L'occasion dont elle rêvait ! Si elle réussit son enquête, sa carrière est faite. Mais c'est un reportage dangereux qui va la mettre aux prises avec une redoutable mafia chinoise. Affrontant les subtils pièges des criminels asiatiques, Martine démasque un odieux trafic de réfugiées vietnamiennes et va mériter son surnom : « la Conquérante ». Elle rentre en France, forte de ce succès, pour tenter d'abattre tous ceux qui font obstacle à ses ambitions. Un récit haletant, plein de passion, de sensualité, de violence et de mystère. Un roman-feuilleton dans la grande tradition.

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