• D'Hiroshima aux OGM, de Tchernobyl aux fichages numériques des populations, de Fukushima au changement climatique, le Progrès nous inquiète. De l'extase progressiste de Jules Verne et de Victor Hugo, il ne nous reste rien, sinon une vague angoisse. Le moment est de toute évidence venu de se dire que le Progrès, comme mouvement inéluctable de l'Humanité vers le Bien, qui fut peut être une religion de substitution, est devenu un rêve aujourd'hui transformé en cauchemar. Devant ...la crise de la croyance dans le Progrès, il faut s'interroger sur notre dernier grand récit. D'où nous vient cette croyance aussi inébranlable que notre foi religieuse d'antan ? Pourquoi s'inverse-t-elle sous nos yeux ? Vers quelle catastrophe peut-elle nous conduire ? Constater la faillite du Progrès-croyance, c'est s'attaquer au mythe fondateur de la modernité, clé de la domination de l'Occident sur le reste du monde. Cet ouvrage propose une lecture nouvelle du Progrès. L'ADN du Progrès comme la plupart des grands récits de l'Occident se trouve dans le christianisme et dans les soubresauts de la pensée chrétienne à travers les siècles depuis saint Augustin. C'est à travers cette histoire revisitée que l'auteur nous guide dans un monde « plein d'idées chrétiennes devenues folles » comme l'écrivait le grand écrivain catholique anglais G. K. Chesterton.

  • "Le rôle de l'éditeur est de faire découvrir de nouvelles voix romanesques. Il est parfois difficile de les entendre, soit parce qu'elles sont loin des codes de lecture, soit parce qu'elles sont trop ténues. Un nouveau roman, c'est la promesse d'entrer dans un nouvel imaginaire et d'être porté par une écriture, un style singulier.
    Les cinq premiers romans que notre comité de lecture a choisi de publier en cette rentrée littéraire de l'année 2021 sont tous des oeuvres de caractère, différentes les unes des autres. À l'heure des barrières sanitaires, la lecture nous est nécessaire pour éviter le repli sur soi. Plus que jamais, comme le disait Simone de Beauvoir, le roman est dans la solitude ou le désarroi « l'un des hauts moyens de communication ».
    Mais ce dont témoignent ces cinq beaux textes c'est à quel point le roman est un art du présent. Milan Kundera, à qui il est justement rendu hommage dans l'une de ces oeuvres, l'a fort bien exprimé : la raison d'être du roman est de tenir « le monde en vie sous un éclairage continuel », qui nous protège contre « l'oubli de l'être ».
    Tout est dit, le rôle des auteurs est bien de nous rendre compte de nos existences à travers notre temps présent ou passé dans la tension de l'écriture et le bonheur que celle-ci peut nous apporter."
    Antoine Gallimard

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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