• La révolution sexuelle est à la fois un espoir et un mythe de l'époque contemporaine. « Espoir », car de plus en plus nombreux sont les individus qui aspirent légitimement à se défaire des chaînes dont une éducation contraignante a chargé artificiellement la vocation amoureuse de l'homme, et qui cherchent les moyens de réaliser enfin leur libération sexuelle, dont ils ont pris conscience de ce qu'elle était une forme indispensable de leur épanouissement. « Mythe », dans la mesure où la liberté sexuelle n'est encore qu'une arme dans la panoplie des marchands, destinée à mieux faire vendre n'importe quoi ; ou qu'un slogan de plus, dans la bouche de pseudo-révolutionnaires qui, confondant licence et liberté, ne réclament en fin de compte pas autre chose qu'une forme d'esclavage. La réflexion de Pierre Hanry se fonde sur une connaissance précise des problèmes sexuels de notre société, mais aussi d'autres sociétés différentes de la nôtre et qualifiées trop hâtivement de primitives. A travers l'étude systématique et sans fausses pudeurs ni complaisances de ce que sont réellement le besoin sexuel et ses modes de satisfaction, elle s'attache à déterminer les conditions qui rendent possible la révolution sexuelle. Pierre Hanry ne prétend pas aujourd'hui « faire la révolution » : il ne pense pas que ce soit possible, et il dit pourquoi. Son ambition dans cet ouvrage est de permettre, plus simplement mais plus efficacement, une première libération sexuelle, en particulier par la reconnaissance, enfin acceptée sans contrainte, de l'érotisme féminin et de ses immenses ressources. La révolution sexuelle passe nécessairement par la révolution sociale ; mais elle réclame que l'homme et la femme, renonçant l'un et l'autre aux rôles qui leur ont été impartis, acceptent d'occuper leurs places respectives. A cette condition, qu'ils peuvent commencer à remplir dès maintenant, ils connaîtront enfin une satisfaction parfaite de leurs aspirations les plus intimes.

  • S'il donne l'essentiel des notions indispensables à quiconque veut accéder aux profondeurs du psychisme, cet ouvrage a pour principale ambition de mettre chacun sur la voie de l'attitude psychanalytique. C'est en tant qu'incitation à connaître, qu'il se définit comme une introduction. Il est l'instrument d'une approche, dont les réalités quotidiennes nous font sans cesse sentir la nécessité. Écrit par un psychologue, spécialiste de sexologie, L'inconscient à découvert veut nous donner les moyens de mieux nous connaître, au plan général de nos motivations les plus secrètes. C'est pour cela que l'auteur emprunte la voie de la psychanalyse dans laquelle il nous incite, en nous y aidant, à nous engager résolument.

  • S'il donne l'essentiel des notions indispensables à quiconque veut accéder aux profondeurs du psychisme, cet ouvrage a pour principale ambition de mettre chacun sur la voie de l'attitude psychanalytique. C'est en tant qu'incitation à connaître, qu'il se définit comme une introduction. Il est l'instrument d'une approche, dont les réalités quotidiennes nous font sans cesse sentir la nécessité. Écrit par un psychologue, spécialiste de sexologie, L'inconscient à découvert veut nous donner les moyens de mieux nous connaître, au plan général de nos motivations les plus secrètes. C'est pour cela que l'auteur emprunte la voie de la psychanalyse dans laquelle il nous incite, en nous y aidant, à nous engager résolument.

  • Deux sortes de préoccupations caractérisent aujourd'hui notre approche de la sexualité des jeunes : celle d'une connaissance de leur évolution affective ; celle d'un accompagnement éducatif de cette évolution. Ce qui, par contre, échappe souvent à notre attention, c'est la signification et la présence même de la vie sexuelle des enfants pour l'adulte et, plus particulièrement, pour l'éducateur. Le livre que voici, s'attache à saisir - dans son ensemble - le domaine de la sexualité en devenir. De là, l'importance accordée tant aux étapes de la génitalité, qu'au vécu sexuel des jeunes. Une riche expérience psychologique et éducative, a permis à l'auteur d'en donner une vue nouvelle à travers la synthèse dynamique d'un ensemble de faits et attitudes, dont on ne nous présente - le plus souvent - que des fragments artificiellement isolés. Ainsi apparaissent les perspectives à la fois d'une compréhension plus vraie, et d'une éducation plus responsable.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le 18 avril 1955, Albert Einstein passe de vie à trépas. Pour la science, c'est une perte terrible. Pour Thomas Stolz, médecin chargé de l'autopsie, c'est une chance inouïe. Il subtilise le cerveau du savant afin de l'étudier. S'il perce ses mystères, il connaîtra la gloire... Le problème, c'est que le corps d'Einstein le suit ! Privé de cerveau, Albert continue à bouger, à marcher, à parler. La perspective de comprendre le fonctionnement de ses neurones l'excite au plus haut point. « Formidable ! On va faire ça ensemble, tous les deux ! », dit-il à Stolz. Reste à trouver un laboratoire à l'abri des regards. Ce qui n'a rien d'évident quand on a le FBI aux trousses... Après le succès de Pereira Prétend et de Malaterre, Pierre-Henry Gomont change de registre. Il nous entraîne dans un road movie échevelé et drolatique, inspiré par la véritable destinée du cerveau d'Einstein. Menée tambour battant, cette histoire rocambolesque et burlesque, servie par un dessin épris de liberté, est aussi une réflexion passionnante sur la complexité de l'âme humaine.

  • « Sommes-nous entrés dans l'ère du déclin démocratique, voire dans un âge post démocratique ? Admettons au moins l'existence d'une triple déception : la démocratie libérale souffre d'une terrible crise de la représentation, d'une grave impuissance publique et d'un profond déficit de sens. Autrement dit, elle aurait perdu, en cours de route, à la fois le peuple qui la fonde, le gouvernement qui la maintient et l'horizon qui la guide. » P.-H. T. Pour Pierre-Henri Tavoillot, ce que nous avions pris pour un progrès acquis - la démocratie - se révèle en réalité un vertigineux chantier. Avec ce livre qui renoue avec la tradition oubliée des traités d'art politique, il nous invite à réfléchir à ce qui fait le secret de l'obéissance volontaire. Car, en démocratie, l'art de gouverner est surtout un art d'être gouverné. Comment l'envisager aujourd'hui ? Entre le cauchemar de l'impuissance publique et le spectre de l'autoritarisme, comment réconcilier la liberté du peuple et l'efficacité du pouvoir ? Pierre-Henri Tavoillot est philosophe. Président du Collège de philosophie, il enseigne à Sorbonne Universités (faculté des lettres) et à Sciences Po. Il a notamment publié, avec François Tavoillot, L'Abeille et le Philosophe. Étonnant voyage dans la ruche des sages, qui a connu un grand succès. 

  • Coureur, menteur, buveur, noceur... Gabriel Lesaffre a toutes les qualités. Depuis l'enfance, il est en rupture avec son milieu familial. Épris de liberté, il ne supporte pas l'autorité. Un jour, il tombe amoureux d'une lointaine cousine, Claudia. Elle a dix ans de moins que lui. Coup de foudre, mariage, trois enfants : Gabriel se laisser séduire par les charmes de la vie de couple et les délices du confort bourgeois. Mais ses vieux démons se rappellent à son bon souvenir. Gabriel s'ennuie. Il plaque tout, s'envole pour l'Afrique, reste cinq ans sans donner de nouvelles. Puis il réapparaît, fidèle à lui-même. Mêlant manipulation, persuasion et belles promesses, il obtient la garde de Mathilde et Simon, les deux aînés, et les emmène avec lui en Afrique équatoriale. Pour ces deux jeunes ados, une nouvelle existence commence : ils découvrent l'Afrique et une vie « festive, bigarrée, frivole et un peu vaine ». Mais ils doivent aussi supporter les incessants problèmes d'argent de leur père, héritier d'un domaine qu'il est incapable de gérer, et son penchant insurmontable pour la boisson. Et si le rêve africain finissait par se dissiper dans les vapeurs d'alcool ?

  • La première édition de La Question d'Henri Alleg fut achevée d'imprimer le 12 février 1958. Des journaux qui avaient signalé l'importance du texte furent saisis. Quatre semaines plus tard, le jeudi 27 mars 1958 dans l'après-midi, les hommes du commissaire divisionnaire Mathieu, agissant sur commission rogatoire du commandant Giraud, juge d'instruction auprès du tribunal des forces armées de Paris, saisirent une partie de la septième réédition de La Question. Le récit d'Alleg a été perçu aussitôt comme emblématique par sa brièveté même, son style nu, sa sécheresse de procès-verbal qui dénonçait nommément les tortionnaires sous des initiales qui ne trompaient personne. Sa tension interne de cri maîtrisé a rendu celui-ci d'autant plus insupportable : l'horreur était dite sur le ton des classiques. La Question fut une météorite dont l'impact fit tressaillir des consciences bien au-delà des " chers professeurs ", des intellectuels et des militants. A l'instar de J'accuse, ce livre minuscule a cheminé longtemps.

    Jean-Pierre Rioux, " La torture au coeur de la République ", Le Monde, 26-27 avril 1998

  • L'éthique n'a pas le moral ! Fondements brouillés, valeurs perdues, repères flous : notre désarroi est total, encore accentué par l'ampleur des défis d'aujourd'hui. Que ce soit vis-à-vis de la nature (fragile), du vivant (modifiable) ou de l'intelligence (artificielle), le train de la morale semble en retard sur celui de la technique. Même " autrui " est devenu incertain : est-il seulement humain ou aussi animal, végétal, minéral, voire machine ?
    Pourtant, dans cette crise globale, il y a de bonnes raisons de ne pas céder à la panique. Car nous disposons, à notre insu, de principes aussi solides que clairs et d'une méthode : la critique, cet art subtil de la distinction. Grâce à eux, nous pouvons combattre aussi bien les fondamentalistes de l'ordre moral que les progressistes de " l'éthiquement correct ".
    Voici, cher lecteur, un guide éthique pour temps incertains. Tu m'accompagnes ?

  • Comme Roméo et Juliette, Paul et Virginie sont le symbole de la jeunesse et de l'amour parfait. Leurs mères se sont réfugiées dans l'île de France - aujourd'hui l'île Maurice - et élèvent ensemble leurs enfants. Paul et Virginie se sont baignés  dans la même eau, nourris des mêmes fruits. Ils s'aimaient en frère et soeur jusqu'à ce qu'ils grandissent, s'aiment autrement et soient séparés. L'effondrement de leur bonheur a ému chaque génération depuis 1787.
    Après Rousseau, Bernardin de Saint-Pierre redit la nostalgie du paradis perdu, la perversion de l'homme naturel  par la société. Paul était la générosité, Virginie, la vertu.  Pourquoi l'océan les a-t-il arrachés l'un à l'autre ?
    Nouvelle édition de Jean-Michel Racault.

  • Toutes les Bibles du monde font commencer « la » Bible par l'expression « Au commencement ». L'expression est devenue tellement usuelle qu'il peut sembler parfaitement incongru de préciser qu'en hébreu, le mot Bereshit, premier mot de la Torah hébraïque, n'a pour sa part jamais signifié
    « Au commencement ». C'est tout simplement un mot qu'aucune langue ne peut réellement traduire, on ne le trouve qu'une unique fois dans l'ensemble du livre, aucune autre référence ne permettant de circonscrire son sens littéral. A l'aide du commentaire de Rashi, célèbre rabbin et exégète du xiie siècle, Pierre-Henry Salfati mène l'enquête. Il nous éclaire sur le contresens qui a émergé après la traduction grecque de la Tora, la Septante, et sur ses conséquences considérables dans l'imaginaire collectif occidental, et tente ici de restituer le sens du texte originel.

  • Deux cabanes à flanc de montagne perchées sur le rivage de l'île de France, actuelle île Maurice : c'est là que Paul et Virginie sont élevés comme frère et soeur. Leurs mères, mises à l'écart de la société, y ont trouvé refuge. Depuis, ils vivent le plus simplement du monde, en harmonie avec la nature.
    Mais le paradis exotique est bientôt perdu : alors que Virginie sent grandir son amour pour Paul, elle est contrainte de regagner la métropole. Le retour à la civilisation fait naître le doute et menace leur idylle...
    Conte moral doublé d'une réflexion sur les origines, Paul et Virginie connut un grand succès au XVIIIe siècle et inspira les romantiques.

  • Non, la psychanalyse d'enfant n'est pas une technique médico-psychologique pour traiter les symptômes mentaux des enfants qui leur applique des procédés d'abord mis au point pour les adultes par Freud. C'est un rituel thérapeutique qui existe chez nous comme dans toutes les sociétés humaines pour parer aux échecs de la socialisation primaire des enfants.
    Non, la psychanalyse d'enfant n'est pas une technique médico-psychologique pour traiter les symptômes des enfants, qui leur appliquerait juste les procédés mis au point pour les adultes par Freud. C'est chez nous, comme il y en a dans toutes les sociétés, un rituel thérapeutique pour parer aux échecs de la socialisation primaire des enfants. Pour le démontrer, Pierre-Henri Castel ne part pas des " grandes théories " d'Anna Freud, Melanie Klein ou Winnicott. Il examine ce que font les psychanalystes avec leurs petits patients : ils dessinent, racontent des contes et des fables et, surtout, ils jouent avec eux. Les notions-clés de la psychanalyse d'enfant, soutient-il, ne font jamais qu'expliciter l'implicite de ce savoir-faire. Ce renversement d'approche radical mobilise autant l'histoire que l'ethnologie et la théorie de l'art. Mais sa visée est morale et politique : comment des enfants naissent-ils à l'autonomie et à la subjectivité, et que faire quand le malheur et l'angoisse les en empêchent ? La psychanalyse d'enfant est alors reconstruite à la lumière de ces enjeux majeurs.

  • Léonard de Vinci, pionnier de l'anatomie Nouv.

    Anatomie comparée, biomécanique, bionique et physiognomonie

    Loin des regards, Léonard éclaire le corps d'un Homme grâce à la lampe à huit faces qu'il a conçue. Il l'ouvre et le dissèque en scrutant le moindre détail, puis remplit ses carnets. Le dessinateur virtuose décrit tout : le squelette, les muscles, les articulations, les viscères, les veines, les nerfs. En ingénieur, il s'interroge sur leur arrangement, sur la ou les fonctions de tels organes. Et, lorsque Ludovic Sforza lui demande une sculpture équestre monumentale, il dissèque un cheval et multiplie les dessins des coupes et des profils, cherchant dans la nature des solutions au défi technique. Léonard est un chercheur de génie, un pionnier de l'anatomie, un précurseur de la bionique.
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    Deux cents planches nous sont connues, qui mêlent notations et dessins, croquis. À l'exception de quelques figures célèbres de l'histoire de l'art, ce corpus " anatomique " reste encore peu étudié.

    Dans cet ouvrage, ceux qui connaissent le mieux les corps, les paléontologues, les anthropologues, les biologistes, les médecins, les chirurgiens, reviennent sur le sens de cette œuvre, sur ses qualités. Ils relisent les dessins, de main ou de crâne par exemple, et les comparent à la science d'aujourd'hui, en recourant aux représentations les plus contemporaines (3D, IRM).

    Les vingt contributions en français ou en anglais, abondamment illustrées, sont issues d'un colloque tenu au Château Royal d'Amboise et au Clos Lucé pour le 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci en 2019. Chacun des textes est suivi d'une série de questions-réponses permettant un accès plus aisé à certaines notions spécifiques.

  • Ce livre est le récit d'une carrière hors norme qui s'est construite en dehors des circuits de pouvoir traditionnels. À la fois capitaine d'industrie et homme d'influence, Henri Proglio, ex-patron d'EDF et de Veolia, évoque, à travers son expérience personnelle et l'histoire de ses propres combats, l'un des défis majeurs auxquels notre pays est aujourd'hui confronté : les risques de démantèlement de son tissu industriel.Les " joyaux de la Couronne " symbolisent dans l'imaginaire collectif les trésors légués par l'Histoire à la Nation, garants ultimes de la solidité financière d'un pays. Pour éviter que nos plus belles entreprises ne subissent le sort du trésor de la Couronne de France, Henri Proglio nous met ici en garde contre la gravité des crises qui menacent l'industrie française et la facilité qu'empruntent de longue date nos gouvernants pour y répondre.Parti du terrain et du monde de l'entreprise privée pour atteindre les sommets de la fonction publique, Henri Proglio porte un regard sans complaisance sur les dérives d'une noblesse d'État qui, souvent, n'obéit plus qu'à elle-même. Il nous plonge dans les coulisses parfois opaques du monde des affaires et des négociations internationales et raconte sans langue de bois ses démêlés avec l'establishment ainsi que ses relations avec les chefs d'État français et étrangers.Son témoignage est aussi éclairant pour comprendre les enjeux de demain que pour tirer les leçons du passé.

  • Ce bref essai procède d'une idée à première vue insupportable : le temps est passé où nous pouvions espérer, par une sorte de dernier sursaut collectif, empêcher l'anéantissement prochain de notre monde. Le temps commence donc où la fin de l'humanité est

  • Nouvelle collection ! Plongez au cœur de la création contemporaine nantaise, rennaise et brestoise, à travers 10 portraits et entretiens d'artistes majeurs et 100 lieux qui font l'actualité artistique sur ce territoire. (A découvrir aussi, des livres-guides consacrés Berlin, Athènes, Moscou et Lisbonne).

    La péninsule armoricaine est connue pour son identité culturelle forte, maintes fois défendue, parfois revendiquée jusqu'à être portée en étendard. On imagine trop souvent ses habitant animés d'un esprit revanchard et excessivement attachés à leurs racines. Mais l'amour des traditions et du patrimoine se double chez eux d'une aptitude remarquable à l'adaptation, au renouvellement, à l'invention. Les créateurs et les créatrices de cette région ont su, avec beaucoup d'humilité, faire dialoguer leur héritage avec des voix issues de tous les horizons, afin de se forger une identité résolument contemporaine.

    Cet ouvrage invite lecteur à plonger au coeur de cette identité en perpétuelle réinvention. Y sont d'abord présentés dix artistes, issus de toutes les disciplines, qui font le dynamisme de la ville (on retrouvera Pierrick Sorin, François Delarozière, Philippe Madec, Arnaud Le Gouefflec, Virginie Barré, Philippe Cognée, Igor et Lily, Jef Aerosol, Loïc Touzé et Muriel Bordier). Ils sont invités à nous parler de leur parcours, de leur travail et de leur rapport au territoire. Une seconde section s'attache à présenter cent lieux propres à la création contemporaine nantaise, rennaise et brestoise, avec les dix lieux incontournables de ces villes mis en exergue. Le lecteur dispose ainsi d'un véritable guide, riche et précis, pour découvrir autrement l'offre culturelle de la péninsule armoricaine.

  • " Dépasser ses limites ", voilà le crédo qui anime les différents parcours des Bretons rencontrés. Entre terre et mer, nouvelles technologies et coiffes bigoudènes, world music et élevages de cochons, la Bretagne est indubitablement terre de contrastes. C'est aussi une région dont les habitants ne manquent ni d'audace ni de créativité. À travers une sélection - forcément subjective - de portraits témoignant de la diversité des talents qui irriguent la péninsule, c'est de cette Bretagne dont il est ici question, insolite et généreuse, ouverte et forte d'une identité affirmée. Où l'on découvre les rythmes du " kan ha beatbox " et le goût des sushis d'Armorique, l'ingéniosité des sextoys connectés comme le retour du transport à la voile ou les success stories de la " B reizh Valley ". 25 portraits hauts en couleurs "racontent" un territoire, un peuple à la fois familiers et invisibles.

  • Les mesures de l'attractivité privilégient l'activité économique et la compétitivité. Interviennent de plus en plus les références à la qualité de la vie, à l'habitat, aux services de proximité... Ces valeurs sociales ne demeurent-elles pas soumises à l'impératif économique ? L'invocation actuelle de la décroissance, dans une perspective de « développement durable », suppose-t-elle des changements de « point de vue » sur la reconnaissance même de ce que peut être l'attractivité d'un territoire ? Le système d'égalité républicaine des territoires apparaît-il encore comme une utopie sociale et politique ?


    Amplitudes propose une rencontre entre des points de vue personnels et des analyses d'experts autour de l'intensité des phénomènes qui se vivent sur les territoires dans la vie quotidienne.

  • Les transformations des systèmes de production, de transport et de distribution de l'énergie vers des modes d'organisation et de fonctionnement plus durables sont l'une des grandes évolutions structurelles du début de ce XXIe siècle. Catalyseur de cette dynamique, la notion de «transition énergétique» suscite de nombreux débats sur la pluralité de ses acceptions et interpelle de plus en plus le monde de la recherche. En effet, changer plus ou moins progressivement de système énergétique demande des innovations technologiques, territoriales et sociétales permettant de mieux exploiter les énergies renouvelables, de mieux (et souvent de moins) consommer l'énergie et, surtout, de réduire les nuisances territoriales. Dans cette optique, malgré les injonctions des instances internationales (agences onusiennes, ONG environnementales, Commission européenne, etc.) qui véhiculent des discours relativement convergents sur la transition énergétique - dans une conception écologique plus globale de ces enjeux -, force est de constater qu'une grande hétérogénéité de pratiques se déploie dans les pays et les régions du monde. Cette remarquable convergence des discours à l'échelle mondiale sur la nécessaire transition de ces systèmes énergétiques dissimule mal les controverses et les conflits qu'elle nécessite dans sa mise en oeuvre locale dans les territoires.

    Le présent ouvrage aborde ces divergences et interroge les dynamiques de changement à l'oeuvre dans les pratiques de production énergétique en présentant des cas d'étude inscrits dans des contextes sociopolitiques, économiques, culturels et techniques variés et faisant état de processus de transitions énergétiques diversifiés (bourse des émissions de carbone, développement éolien, grands barrages ou encore stratégie énergétique régionale).

    Pierre-Henri Bombenger est professeur d'aménagement et d'urbanisme à la Haute école d'ingénierie et de gestion du canton de Vaud, Haute école spécialisée de Suisse occidentale.

    Éric Mottet est professeur de géopolitique au Département de géographie de l'Université du Québec à Montréal, codirecteur de l'Observatoire de l'Asie de l'Est, directeur adjoint du Conseil québécois d'études géopolitiques ainsi que chercheur associé à l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine.

    Corinne Larrue est professeure à l'École d'urbanisme de Paris et membre du Lab'Urba à l'Université de Paris-Est Créteil.

  • Il est fréquent de rêver au temps qui passe trop vite, à ce temps qui nous file entre les doigts, ce temps que nous voudrions retarder en lui gardant la couleur d'un « déjà passé ». Cette illusion de « suspendre » ou « d'accélérer » le temps nous tient à coeur car elle est bien là pour nous persuader que nous avons une emprise sur lui. Il nous est difficile d'accepter l'idée que « le temps est un vide ». En disant qu'un « jour est historique », un tel effet d'annonce nous donne l'illusion d'une prise de possession du temps. L'idée même d'histoire, dans la vie quotidienne, ne semble prendre sens que dans une relation de défi entre ce qui arrive - l'événement - et le sentiment de destin. Quel sens a la passion contemporaine de la restauration patrimoniale du passé ? La reconfiguration des paysages obéit à des modèles de plus en en plus identiques comme si notre regard devait se satisfaire de la négation même des métamorphoses naturelles. Face à la contingence du futur, la représentation la plus commune de la continuité temporelle puise sa légitimité dans la sauvegarde acharnée des « mémoires collectives ». Mais une grande crise de la mémoire s'annonce avec la maladie d'Alzheimer - l'ivresse du désoeuvrement de la mémoire.

  • Le premier enracinement est dans la culture. Défendre les humanités, c'est contribuer à dissiper le nihilisme ambiant. Voici un petit guide pratique à l'usage de tous les parents pour renouer avec le sens profond de l'éducation.
    Même un demi-siècle après Mai 1968, nous devons encore résister à cette folle idéologie qui a consisté à tout déconstruire - l'autorité parentale et professorale, la morale, la politesse, les canons des arts, mais aussi la grammaire, l'orthographe, les méthodes de lecture traditionnelles...
    Avec ce petit traité à l'usage de tous ceux qui croient, encore, aux vertus de l'éducation, Pierre-Henri d'Argenson en appelle donc à un retour aux fondamentaux. De la formation des professeurs à la virtualisation du savoir, en passant par l'insupportable relativisme des connaissances, il dénonce avec humour la bêtise pédagogiste postmoderne, et rappelle que la tradition et l'apprentissage ne sont pas antinomiques de la créativité ni du bonheur.
    Parce qu'il n'y a finalement qu'un seul moyen de sortir des impasses de Mai 1968 : redevenir conservateurs.

  • Jules

    Henri-Pierre Roché

    • L'herne
    • 28 Octobre 2015

    Six nouvelles inédites par l'auteur de Jules et Jim autour de l'amour et de sa conception singulière de la vie amoureuse.

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