• Les pratiques d'évaluation scolaire des élèves font l'objet de polémiques entre les partisans des notes et ses détracteurs. Certains professeurs considèrent que la notation est indispensable pour fournir des repères aux élèves. D'autres considèrent que la note peut avoir des effets contre-productifs sur les apprentissages. Comment dépasser la polémique ?

    L'ouvrage a pour objet de présenter les très nombreuses recherches menées sur les différentes pratiques d'évaluation des compétences scolaires. L'évaluation chiffrée provoque des « comparaisons sociales forcées », qui sont une source de démotivation des élèves moyens et faibles. L'évaluation est aussi susceptible de provoquer de la « résignation apprise » et de « l'illusion d'incompétence », sources de décrochage. Ces notions psychologiques centrales devraient être connues autant par les parents que les professeurs.

    Les questions les plus actuelles sont abordées, spécifiquement celles liées aux nouvelles modalités d'évaluation par compétences (« classes sans note », évaluation par « niveau de maîtrise »).

  • J'ai décidé d'être jeune pour l'éternité, je ne veux pas mourir sépia. Et puis, voilà, on se retrouve à trente-neuf balais, avec un regard d'adolescent qui aurait déjà vu passer la vie, un paquet de disques sous le bras... Je ne voudrais pas croire aux rêves et puis, voilà j'y crois comme à ma propre existence. Le Déchiros, déchiré, déchiqueté, épavé, meurtri, ce nain paumé se prenait pour John Lennon, mais il fait un sale temps pour les rêveurs en cette fin 1988.

  • Truculentes, culottées, allusives, moqueuses, ironiques, délirantes, titilleuses, fofolles ou gaillardes, elles sont partout, ces temps-ci, les drôlesses. Sur toutes les scènes, grandes ou petites, et sur tous les écrans. Drôlesse ? Une réjouie, qui est gaye, de bonne humeur, comme dit ce bon Philibert-Joseph Le Roux dans son Dictionnaire comique, satyrique, critique, burlesque, libre et proverbial (édition de 1750). On persiste à les appeler humoristes en dentelles, en jupons, en jupes-culottes. Elles amusent, agacent, asticotent, surprennent, innovent à qui mieux mieux avec les ingrédients de leur époque. De Muriel Robin à Anne Roumanoff, de Valérie Lemercier à Charlotte de Turckheim, de Sylvie Joly à Virginie Lemoine, c'est peu dire qu'elles sont nombreuses, celles qui ont décidé un jour de faire rire avec elles, et non plus d'elles, comme c'était si souvent le lot des drôlesses d'autrefois, également évoquées ici. De Pauline Carton à Arletty et ces dames du caf'conc', de Thérésa à Yvette Guilbert, sans se priver de jeter un petit coup d'oeil en douce aux dessous de la Goulue, parce qu'il faut ce qu'il faut, comme on dit, et qu'après tout : c'est quand même un mec qui a pondu ce babillard (livre)...

  • Le bonnet d'âne a disparu depuis longtemps mais l'humiliation des élèves est toujours présente. Elle a seulement changé de forme. Les élèves en parlent sans détour, parfois avec résignation, parfois avec violence, toujours animés par un sentiment d'injustice.
    L'humiliation en classe pose la question des droits des élèves, et le constat est inquiétant : de nombreux règlements intérieurs des collèges et lycées ne sont pas conformes au droit scolaire ou sont particulièrement incomplets. Or, à l'école comme dans la société, les mêmes questions se posent : humiliation ou respect des individus ? violence ou pacte social ? Concurrence ou solidarité ? Individualisme égoïste ou engagement ? « Pierre Merle n'a choisi ni la caricature, ni les situations extrêmes et, en dépit de la brutalité des faits rapportés, le ton de l'ouvrage est toujours extrêmement pondéré. Ce qui donne à ce livre une force exceptionnelle. »
    François Dubet

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Comment se réalise l'évaluation des compétences scolaires ? Quels sont les critères de jugement mis en oeuvre par les enseignants ? Les décisions prises en conseil de classe et au baccalauréat sont-elles justes ? Autant de questions qu'élèves, parents et professeurs se posent, un jour ou l'autre, avec perplexité... Pierre Merle a interrogé de nombreux enseignants afin de saisir la diversité des pratiques évaluatives et de comprendre comment les professeurs évaluent les compétences de leurs élèves tout à la fois en cours d'année, au moment du conseil de classe et lors des épreuves du baccalauréat. Le jugement professoral ne se réduit pas à l'application de barèmes ou de critères de notation aveugles : quelle que soit la situation (note d'un devoir, conseil de classe, épreuve orale du bac...), l'évaluation scolaire est aussi une sorte d'arrangement entre personnes, dont l'objet est la définition de critères de justice et la construction d'un modus vivendi entre élèves et professeurs.

  • Contrairement à ce qui est souvent annoncé par l'institution scolaire, les notes constituent une mesure imparfaite du niveau scolaire des élèves. La notation d'une copie varie d'une académie à l'autre, d'un établissement à l'autre, d'un professeur à l'autre. Pourquoi ces différences existent-elles ? A partir d'une enquête menée auprès des professeurs, cet ouvrage montre comment la notation d'une copie résulte d'un véritable processus de "fabrication", sorte de bricolage par lequel les professeurs cherchent à atteindre des objectifs multiples et parfois contradictoires. Malgré un réel souci d'équité, l'institution scolaire peine à assurer une égalité de traitement. Cet ouvrage propose quelques pistes à tester pour contribuer à une meilleure justice scolaire.

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