• Comment parler de ce recueil ? Mieux vaut donner ici quelques-unes de ces paroles qui, elles-mêmes ont éclairé le poète sur ce poème. Il est, semble-t-il, comme son premier lecteur, dans la proximité du simple, éclairé sur son oeuvre par la poésie même, par elle confirmé, restitué, peut-être même désigné. « Nous savons désormais trop bien certaines choses, nous autres hommes conscients : ô comme nous apprenons bien désormais à bien oublier, à bien ne-pas-savoir... » Nietzsche. « C'est parce que l'homme meurt que l'homme sait, et la parole la plus usuelle, comme la plus positive ne parle que parce que la mort parle en elle... » Maurice Blanchot. « Voici que tu es devenu comme la nature et ton langage autour de nous aussi privé d'attention pour nous que les collines. » Paul Claudel.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Menace innominée

    Pierre Torreilles

    • Grasset
    • 13 Avril 1976

    L'essentiel de sa démarche pourrait se résumer par cette phrase extraite d'un de ses textes : " Les hommes n'ont entre eux que les mots de leur langue, ce cri sur leur tissu de solitude... Choses et dieux, inquiets de réciprocité, dans le feu frontalier se plaisent à nommer ", ou encore par cette citation de Nietzsche : " ... dans le temps infini et dans l'espace infini il n'y a pas de fins : ce qui est là est là éternellement, sous quelque forme que ce soit. Quel monde métaphysique il doit y avoir, il est impossible de le prévoir. Sans aucun appui de cette sorte il faut que l'humanité puisse se tenir debout - tâche immense des artistes. "

  • Comment parler de ce recueil ? Mieux vaut donner ici quelques-unes de ces paroles qui, elles-mêmes ont éclairé le poète sur ce poème. Il est, semble-t-il, comme son premier lecteur, dans la proximité du simple, éclairé sur son oeuvre par la poésie même, par elle confirmé, restitué, peut-être même désigné. « Nous savons désormais trop bien certaines choses, nous autres hommes conscients : ô comme nous apprenons bien désormais à bien oublier, à bien ne-pas-savoir... » Nietzsche. « C'est parce que l'homme meurt que l'homme sait, et la parole la plus usuelle, comme la plus positive ne parle que parce que la mort parle en elle... » Maurice Blanchot. « Voici que tu es devenu comme la nature et ton langage autour de nous aussi privé d'attention pour nous que les collines. » Paul Claudel.

  • Parages du séjour

    Pierre Torreilles

    • Grasset
    • 4 Octobre 1989

    "Tous les éléments de la nature qui paraissent finis sont en réalité reliés à l'infini", écrit Pu Yen-T'u, célèbre peintre chinois du XVIIIe. {Parages du séjour} a été composé, médité en marchant. Il est, d'un long cheminement, la respiration et le rythme ; la vision formulant la pensée qu'elle éclaire par le choix de ses mots reliés au réel. Expérience de l'écriture (ordre même des choses) les mots jettent sur lui la lumière qui le révèle. {Parages du séjour} est célébration d'un exil où la poésie n'est point ressemblance, mais où toutes choses réelles - et non seulement la nature mais la langue - se manifestent sous la double espèce visible-invisible.

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