• Entretien paru dans le numéro 301 de Liberté.

    Entretien avec le bédéiste Réal Godbout L'auteur de Red Ketchup et Michel Risque s'attaque à l'Amérique de Kafka. L'originalité du projet en a fait un évènement attendu dans le milieu de la bande dessinée québécoise. L'adaptation d'un canon de la littérature mondiale du vingtième siècle en bande dessiné n'est pas usitée et encore moins au Québec. Dans le long entretien qu'il a donné à Pierre Lefebvre, Réal Godbout explique son travail d'adaptation du roman de Kafka, les défis qu'il a dû relever, mais aussi ses influences artistiques et son parcours de bédéiste.

  • Entretien paru dans le No 300 de la revue Liberté.
    Après avoir réfléchi sur les minières et les paradis fiscaux, l'auteur de Noir Canada s'est penché sur l'effritement du politique au profit d'une idée qui n'est politique qu'en apparence. Dans cet entretien, nous lui avons demandé de revenir sur son dernier livre, l'important essai "Gouvernance : le management totalitaire".

  • 1915. Tandis que la Première Guerre mondiale ensanglante l'Europe, un auteur quasiment inconnu publie son premier roman, qui connaît un succès foudroyant. Placé sous le signe du Golem, cette créature d'argile façonnée jadis par un rabbin, et qui revient hanter la ville tous les trente-trois ans, le livre ressuscite la Prague du tournant du siècle : Prague et son ghetto, rasé quelques années avant la guerre par des autorités soucieuses d'« assainissement ». Dans ses rues tortueuses où sont tapis des êtres fantastiques, dévorés par la passion et la haine, des crimes se commettent, tandis que les couples dansent dans des cabarets sordides. La folie sourd des vieilles pierres... elle poisse les songes et les souvenirs, elle sème sous les pas des passants des arcanes indéchiffrables. Jusqu'où le narrateur ira-t-il pour se libérer de son emprise et connaître enfin son destin ?

  • Tout savoir sur le jeûne et la détox : infos croisées par un pharmacien naturopathe, entre allopathie et médecine douce.
    Détox, monodiète, cure de jus, jeûne thérapeutique : comment fonctionne une pause alimentaire ? Qu'est-ce qui est bon pour moi ? Quels sont les effets immédiats, même les plus indésirables, et pourquoi ne faut-il pas s'inquiéter ? Quel est le bénéfice que je peux en retirer à moyen terme, à long terme ?
    " Je suis fatigué ", " j'ai mal au dos ", " J'ai souvent des migraines " : notre corps et notre esprit nous envoient des messages chroniques, pas forcément graves mais qui nous gâchent la vie, et qui signent parfois le besoin d'un " reboot ", d'un redémarrage en douceur, qui passe par la mise au repos du système digestif. Ainsi, l'organisme peut enfin se consacrer à une récupération en douceur et à un auto-nettoyage profond.

  • L'État-providence n'a jamais été autant décrié qu'aujourd'hui, alors qu'il n'a sans doute jamais été aussi nécessaire. Les critiques qu'il doit essuyer viennent de ceux qui veulent en réduire la voilure comme de ceux qui le trouvent incapable de remplir ses principales missions. Les multiples fractures sociales qui ont conduit une partie de la population à douter des politiques censées la secourir pour finir par basculer dans le vote populiste redonnent toute sa justification à un État-providence plus performant et soucieux de combler le fossé séparant une partie de la population socialement intégrée de celle qui compte les exclus.
    C'est dans cette perspective que se place cet ouvrage. Il présente d'abord un portrait social des pays européens en mettant l'accent sur la France. Il analyse la performance de leurs États-providence face à des obstacles qui ont pour noms « globalisation » et « individualisme ». Il aborde ensuite les principaux domaines où il peut et doit avoir une action : la santé, l'emploi, la retraite et la famille. Il conclut en proposant un certain nombre de recommandations concrètes.

  • Formentera (dite la petite Pitiuse), milieu des années 80. Alors que cette île des Baléares, auparavant autarcique, est confrontée à de fulgurantes mutations liées au tourisme, Clet Postec, gendarme français, revient sur l'île pour assister à l'enterrement de son beau-père, ex-commandant de la police locale. Sa femme, Pia (native de Pitiuse), n'a pas pu assister aux obsèques. Alors qu'il s'apprête à regagner le continent, une tempête isole la petite Pitiuse et la mer déchaînée dépose au pied des falaises le corps de Rosa Wilf, française établie sur l'archipel. La guardia civil, débordée par les intempéries et les sinistres qu'elles engendrent, prie Postec de reprendre le dossier. Épaulé par son beau-frère Paco, un joyeux drille, et Anna, fille de la victime, Postec, convaincu d'un homicide, décide de mener une enquête parallèle, quitte à flirter avec l'illégalité. La piste de l'assassinat de Rosa transforme peu à peu le paisible gardien de l'ordre et révèle que malgré l'apparente torpeur des lieux, la violence rode en tapinois.

  • Les logiciels du capitalisme ne fonctionnent plus. Si le salariat, désormais mieux instruit et largement majoritaire, faisait siens l'autogestion socialiste et le dépérissement de l'Etat, il pourrait vaincre les oligarchies nuisibles et construire une bonne vie économe, confortable et solidaire pour les sept milliards d'êtres humains. Utopie chimérique ou ultime voie de salut avant la catastrophe ? Décidons nous-mêmes.

  • Juin 1940, la France s'enfonce dans la défaite. À Brest, on se hâte de charger les dernières 254 tonnes d'or des réserves de la Banque de France à bord du croiseur Émile Bertin, qui appareille en catastrophe quelques heures seulement avant l'arrivée des premières colonnes allemandes. Destination inconnue.... Mais le départ du croiseur n'est pas passé inaperçu et 254 tonnes d'or suscitent bien des convoitises !

    Une épopée incroyable, inspirée de l'histoire vraie du sauvetage de l'or français.

  • Malgré sa dégénérescence au Nord, le capitalisme inégalitaire tire des milliards d'êtres humains du Sud du sous-développement. Mais la planète épuisée n'a plus les moyens de suivre cette voie. L'auteur relit Hegel, Proudhon, Henri Lefebvre, Bourdieu, Castoriadis, Onfray, Badiou, Laval, Dardot, Harribey... pour réenvisager les logiciels d'un après capitalisme viable.

  • Cet essai relate l'affaire accablante du quartier des Poètes à Pierrefitte où, après avoir frôlé le succés, la lutte des habitants et des architectes n'a pu empêcher le pire obscurantisme : la démolition par la classe politique tout entière d'un quartier de 440 HLM récents et exemplaires sur les plans écologique, social et esthétique dont le seul défaut était d'abriter 90% de gens du Sud.

  • Après Caux-Caux blues, Caro mio et Le Bois au coq, ce quatrième roman éclaire un nouvel épisode de la saga de Sébastien. Au lycée Corneille pour de fastidieuses années, il refuse ce monde aliéné, quête ses dulcinées et guerroie ses moulins à vent. Avec les copains de terminale des on frère Gaby, il découvre une contre-culture vivante, celle de la rue, de la récupération individuelle, du jazz, des Lumières, des surréalistes, du cinéma et de la dialectique, puis celle de la Résistance communiste dont il côtoie de prestigieux rescapés.

  • Créée par le théâtre Il va sans dire, Tout ça m'assassine a été représentée au théâtre Outremont en mars 2012 puis à la Cinquième salle de la Place des arts en octobre de la même année. Acclamé par le public et consacré « Production de l'Année 2011 » par la critique (La Presse), l'oeuvre s'est méritée un retentissant succès!

  • Cet opuscule propose une mesure de la performance des États-providence européens fondée sur la manière dont ils traitent des inégalités sociales, de santé, d'emploi et d'éducation. Cette mesure permet de comparer la performance des pays de l'Europe des quinze avec celle des douze nouveaux membres ; elle donne aussi la possibilité de tester l'hypothèse d'un éventuel dumping social à l'oeuvre dans ces pays ; enfin elle peut être utilisée pour mieux appréhender la façon dont les différents États européens prennent en charge les personnes âgées.
    Sans surprise, les pays nordiques présentent les meilleurs scores. En revanche, l'entrée des douze nouveaux membres a eu un effet contrasté. Certains, telles la République Tchèque ou la Slovénie, font aussi bien que les meilleurs de l'Europe des quinze, alors que d'autres, la Roumanie et la Bulgarie en particulier, sont à la traîne. On n'y observe pas de dumping social et, en dépit de l'augmentation du taux de dépendance, le bien-être des personnes âgées n'y a pas progressé au cours de la dernière décennie.

  • Voici un cinéaste qui a conservé son indépendance mais qui ne tourne plus. Fort de vingt-sept films, dont le premier, « L'Homoman », a été tourné en 1963 avec une Bolex à ressort et de la pellicule périmée, Jean Pierre Lefebvre livre dans cet essai sa pensée sur le langage cinématographique et évoque sa pratique forcément combative du septième art. Le réalisateur « d'Il ne faut pas mourir pour ça », de « Jusqu'au coeur » et des « Maudits sauvages », s'interroge sur ce qui, des jeux de son enfance à ses films, a pu l'orienter vers un cinéma de création-invention, celui de la poésie du regard. Loin du cinéma-spectacle. Au coeur de l'acte de créer.

  • Journaliste et documentariste, Francine Pelletier a cofondé le magazine féministe La vie en rose. Nous sommes revenus avec elle sur son parcours journalistique et militant.

  • Lire ou relire Hubert Aquin, c'est avancer sur un terrain miné; la métaphore belliqueuse ne lui aurait d'ailleurs pas déplu. À gauche du champ : la mythification qui accompagne le grand écrivain, l'arbre biographique cachant la forêt de la littérature. À droite du même champ : l'institution scolaire. Dans ce dernier numéro Marie-Claire Blais, Raymond Bock, Carole David et Jean-Pierre Lefebvre ont réussi, en interrogeant les lignes de force de l'oeuvre, à mettre au jour les questions éthiques, politiques et esthétiques soulevées par l'oeuvre d'Aquin.

    Extrait du numéro 302 de Liberté, Rétro, les classes sociales ?

  • «There's class warfare, all right, but it's my class, the rich class, that's making war. And we're winning.»

    «Bien sûr qu'il y a une lutte des classes, mais ç'est ma classe, la classe des riches, qui la mène. Et nous la gagnons. »

    Warren Buffet

    Dans ce dossier extrait de la revue Liberté 302, nous nous demandons si le dessin d'une société découpée entre prolétaires et bourgeois peut en effet paraître aujourd'hui obsolète, il est peut-être prématuré, si ce n'est trompeur, d'affirmer que les tensions et la violence qui caractérisaient les rapports de classes au dix-neuvième siècle ne sont plus que des reliques du passé. Quant à la classe moyenne, la seule que l'on ose encore considérer comme une classe et nommer ainsi, elle semble désormais contenir en son sein pratiquement tout et son contraire. C'est sans doute pourquoi on ne se prive pas d'annoncer, à plus ou moins long terme, son éventuelle disparition.

    Avec des textes de Alain Deneault (auteur, entre autres, de Gouvernance, Noir Canada et Off Shore), Éric Pineault (sociologue, professeur à l'UQAM et chroniqueur à l'émission Médium Large), Julia Posca (doctorante en sociologie à l'UQAM) qui discuteront sur le statut de la classe moyenne de Gabriel Nadeau-Dubois et de Jean Pichette, ainsi qu'une entrevue avec Louis Roy, Le syndicalisme désemparé

  • Ce dossier se veut d'abord une occasion de réfléchir aux raisons historiques qui expliquent l'état actuel de notre enseignement ainsi qu'aux influences - souvent internationales - qui l'affectent. Nous voulons aussi signifier aux femmes et aux hommes oeuvrant dans les tranchées de notre système scolaire qu'ils ne sont pas seuls.

    Vous trouverez ici tous les textes du dossier « Le Ministère de la Formation, l'éducation à l'ère du management », du No 305 de la revue Liberté; Éric Martin; David Clerson; Jean-Philippe Payette; Michel Stringer; Jean-Danis; Suzanne-G. Chartrand;

  • Si nous portons notre regard sur les installations pétrolifères de Syncrude à Fort McMurray en Alberta, sur les forêts abitibiennes scarifiées par les coupes à blanc ou le site minier Manitou-Goldex, abandonné, à Val-d'Or, on se demande assez vite si nous savons encore habiter le monde. Le sol, la boue, l'humus, l'air, les quenouilles, les maringouins semblent aujourd'hui être pour nous plus abstraits et, du coup, moins sensés, moins signifiants, que les retombées économiques, le taux de chômage ou le bourdonnement de la bourse de Tokyo.

    Comme l'avançait le sociologue Jean-Philippe Warren en 2005 dans nos pages - plus précisément celles du no 268, intitulé Intellectuel sans domicile fixe -, la nature s'est, pour nous tous, transmutée en environnement. Elle n'est plus un cosmos, un espace avec lequel dialoguer, une part du récit nous englobant en tant que communauté, mais un pur objet extérieur à nous et, de là, une simple ressource. Or, la ressource, comme chacun sait, ne s'habite pas. Elle s'exploite.

    S'il nous est bien sûr impossible, à tout le moins peu souhaitable, de revenir au cadre des cosmogonies grecques ou romaines, il nous faut pourtant trouver le moyen d'investir de nouveau la Terre comme un lieu, c'est-à-dire apprendre à la percevoir et à la lire autrement afin de développer avec elle un nouveau commerce - à entendre ici au sens de relation et de façon de se comporter à l'égard d'autrui. Chacun à sa manière, les textes du présent dossier nous invitent à cette tâche.

  • Issu du No 298 de la revue Liberté, consacré à la politique hors les murs, cet entretien réunit deux figures emblématiques du Printemps érables, qui discutent du thème de la désobéissance civile.

  • Vous trouverez dans cet extrait tous les articles du dossier "Que conservent les conservateurs?", paru dans le No 297 de la revue Liberté.
    Ce dossier s'intéresse à l'inquiétant gouvernement de Stephen Harper. Les textes qui le composent cherchent à comprendre ce que ces conservateurs nouveau genre tentent réellement de conserver (Jean Pichette), leur utilisation des médias (Éric Martin), leur conception de la culture (Pierre Lefebvre), les raisons des commémorations et des célébrations des symboles canadiens (Jonathan Livernois).

  • On peut concevoir la banlieue comme un miroir grossissant de notre société tout entière. Que nous révèle-t-elle de nos propres pratiques, valeurs et idéaux? Comment son modèle en vient-il à façonner notre vision du monde? La logique du «chacun chez soi, chacun pour soi» est inquiétante à l'heure où nous devons revoir l'organisation de nos villes pour les rendre plus viables aux plans social et environnemental. S'il est bien sûr légitime de rêver d'un chez-soi paisible, d'un bout de jardin à cultiver, pouvons-nous imaginer d'autres façons d'y arriver? Nous l'espérons.

    Entretien avec le bédéiste Réal Godbout L'auteur de Red Ketchup et Michel Risque s'attaque à l'Amérique de Kafka

    Avec son numéro d'automne, Liberté ouvre une nouvelle section : le Rétroviseur. Prolongement du cahier critique, le Rétroviseur abordera des oeuvres québécoises connues et moins connues du passé afin d'en mesurer la pertinence et l'actualité. Pour débuter cette série nous avons demandé à quatre écrivains de se pencher, chacun, sur un livre d'Anne Hébert. Suzanne Jacob a ainsi relu pour nous Le torrent, Robert Lalonde Kamouraska, Rosalie Lavoie Les fous de Bassan et Alexie Morin Les songes en équilibre.

    Et les chroniques habituelles d'Alain Farah, Alain Deneault, Mathieu Arsenault, Jean-Philippe Payette et Robert Lévesque.

  • Si la notion de bien commun est aujourd'hui solidement ancrée dans nos moeurs, elle ne concerne trop souvent que nos ressources naturelles ou encore financières. Or, nous croyons, à Liberté, que le bien commun a tout aussi, sinon plus, à voir avec la culture.

    Du tollé suscité par l'embauche d'un coach unilingue anglophone aux accommodements raisonnables, en passant par les réflexes xénophobes d'un maire de région et le crucifix de l'Assemblée nationale, ont ne compte plus les tensions entre le respect des nouveaux arrivants, l'émancipation individuelle, l'héritage commun et l'identité nationale. À l'approche de la Fête nationale, il nous est ainsi apparu essentiel de nous pencher sur le sens de la nation et de la culture commune.

    Vous trouverez également dans ce numéro un essai d'Éric Pineault sur le mirage de l'économie extractive et de la manière dont nous devrions penser l'exploitation des ressources naturelles.

    Un entretien avec Alain Deneault sur la Gouvernance
    Et les chroniques habituelles d'Alain Farah, Alain Deneault, Mathieu Arsenault, Jean-Philippe Payette et Robert Lévesque.

  • Vous trouverez dans cet extrait tous les articles du dossier «Tous banlieusards, l'hégémonie d'un idéal urbain» tirés du numéro 300 de la revue Liberté.

    On peut concevoir la banlieue comme un miroir grossissant de notre société tout entière. Que nous révèle-t-elle de nos propres pratiques, valeurs et idéaux? Comment son modèle en vient-il à façonner notre vision du monde? La logique du «chacun chez soi, chacun pour soi» est inquiétante à l'heure où nous devons revoir l'organisation de nos villes pour les rendre plus viables aux plans social et environnemental. S'il est bien sûr légitime de rêver d'un chez-soi paisible, d'un bout de jardin à cultiver, pouvons-nous imaginer d'autres façons d'y arriver? Nous l'espérons.

empty