Littérature générale

  • Voici, sans conteste, le chef-d'oeuvre érotique de Pierre Louÿs, peut-être le chef-d'oeuvre tout court. " La force de ce roman ne vient pas de son éventuelle valeur autobiographique, mais bien de la transgression constante qui s'y manifeste ", écrit Jean-Paul Goujon. " Roman exemplaire, en ce qu'il contient tous les thèmes érotiques chers à l'écrivain, élevés à une singulière puissance. On y retrouve aussi les qualités maîtresses du style de Louÿs : la vivacité des dialogues, la précision du langage, l'ironie de certaines répliques, l'acharnement avec lequel sont sans cesse repris et répétés certains mots obscènes. Pour le reste, ce livre scandaleux constitue la profanation et la dérision la plus totale de cet univers bourgeois auquel appartenait l'auteur "...
    /> Nous l'avons fait suivre de Douze douzaines de dialogues, texte rare dont c'est la première édition au format de poche. Ce sera une révélation pour beaucoup. Ainsi que du célèbre Manuel de civilité pour les petites filles.

  • Il n´est plus à démontrer que l´oeuvre érotique de Pierre Louÿs est la plus féconde et la plus subversive de la littérature française. Mais il reste encore une part importante d´inédits à publier : en effet, de nombreux textes disparurent au décès de l´auteur d´Aphrodite et de La femme et le Pantin dans le « second rayon » de bibliophiles peu partageurs... Avec Les Soeurs à l´envers, la patience des lecteurs est enfin récompensée grâce à la perspicacité d´Alexandre Dupouy, dénicheur de manuscrits autographes, qui nous offre des pans encore jamais lus de la joyeuse et franche pornographie de cet incomparable érotomane.



    Une visite dans un bordel spécialisé dans les fantasmes sodomites de l´auteur ? Tribadisme entre deux amies ? Orgie échevelée au sein d´une famille des bas-fonds populaires ? Méthode d´éducateur en obscénité ? Qu´il s´agisse de prose, de théâtre ou d´études, l´effet reste le même : chez Louÿs, les configurations érotiques sont sans limite d´imagination et la crudité du langage propre à surprendre le plus aguerri des lecteurs contemporains. Un régal !


    Édition établie, annotée et présentée par Alexandre Dupouy, illustrée de pages manuscrites de Pierre Louÿs et de photographies pornographiques. Contient : Les Soeurs à l´envers, Elle savait des raffinements, Vivienne et Made, Le Sentiment de la famille, Service de nuit, Fifi et Monsieur Luc et La Petite Méthode de vulve, seule ou à deux.

  • Voici dans ce volume l'Histoire du roi Gonzalve et des douze princesses (petit roman dont c'est la première édition en librairie), les inénarrables quatrains de Pybrac (" Je n'aime pas à voir "...), et pour terminer les magnifiques poèmes érotiques de La Femme, splendides et audacieuses évocations et ses réduits les plus secrets.
    Pierre Louÿs, l'un des meilleurs écrivains français, a non seulement publié avec son roman Aphrodite, le plus éclatant manifeste pour la liberté amoureuse, mais il fut aussi on le sait aujourd'hui, un des plus infatigables producteurs de textes licencieux qui soit. Retrouvés après sa mort, publiés clandestinement, devenus introuvables, ce sont autant de petits chefs-d'oeuvre dont notre collection s'efforcera de présenter, peu à peu, le premier ensemble au format de poche.

  • Les deux textes présentés ici, quoique totalement différents, sont d'un grand intérêt. L'Ile aux dames est le projet, en partie rédigé, d'un roman probablement resté inachevé, et qui aurait représenté apparemment le monde idéal selon Pierre Louÿs, un monde tout entier gouverné par la sexualité.
    Le Manuel de Gomorrhe est à l'opposé la notation médicale et réaliste de beaucoup de filles que Pierre Louÿs a connu intimement de cette façon. Tout y est : l'apparence physique, les manières d'être, la difficulté ou l'enthousiasme avec lesquelles l'acte s'accomplit.
    Une étrange fascination naît de l'opposition de ces deux textes, publiés séparément dans les quinze dernières années à tirage très limité, et depuis longtemps disparus du commerce...

  • Ce livre compile trois chefs-d'oeuvre de la littérature érotique. Trois filles de leur mère Voici, sans conteste, le chef-d'oeuvre érotique de Pierre Louÿs, peut-être le chef-d'oeuvre tout court. " La force de ce roman ne vient pas de son éventuelle valeur autobiographique, mais bien de la transgression constante qui s'y manifeste ", écrit Jean-Paul Goujon. " Roman exemplaire, en ce qu'il contient tous les thèmes érotiques chers à l'écrivain, élevés à une singulière puissance. On y retrouve aussi les qualités maîtresses du style de Louÿs : la vivacité des dialogues, la précision du langage, l'ironie de certaines répliques, l'acharnement avec lequel sont sans cesse repris et répétés certains mots obscènes. Pour le reste, ce livre scandaleux constitue la profanation et la dérision la plus totale de cet univers bourgeois auquel appartenait l'auteur "... La Philosophie dans le boudoir Ne pourrait-on, ne devrait-on lire qu'un seul texte de Sade, c'est incontestablement La Philosophie dans le boudoir qu'il faudrait choisir. " En premier lieu ", a écrit André Pieyre de Mandiargues, " parce qu'il me semble que celui-là est aussi superbement que joliment rédigé ". Et c'est vrai. Il règne d'un bout à l'autre de ce livre un bonheur d'expression, une allégresse, un humour (quelquefois assez noir, mais c'est Sade, dont les audaces extrêmes ne se lisent pas comme La Semaine de Suzette !), capables de plonger le lecteur dans une jouissance pareille à celle qui, manifestement, a transporté l'auteur pendant qu'il l'écrivait. Mais aussi, cette Philosophie dans le boudoir présente la particularité de concentrer en un seul volume ce que Sade a produit de plus brillant, en même temps que de plus profond. Jamais son étonnante " façon de penser " ne s'est exprimée plus nettement, plus hautement. Lecture brûlante ? " je ne m'adresse qu'à des gens capables de m'entendre ", écrit-il, " et ceux-là me liront sans danger ". Les Onze mille vierges Hormis ses poésies où le génie d'Apollinaire dépasse tout entendement, son texte phare demeure incontestablement Les Onze Mille Verges, jugé " plus fort que le marquis de Sade ". Les pérégrinations du prince Vibescu sont ponctuées de scènes particulièrement inconvenantes, -décrivant dans une " joie infernale " toutes les facettes de la sexualité avec une volonté évidente d'éclectisme : sadisme, masochisme, ondinisme, onanisme, saphisme, vampirisme et surtout surréalisme qui, sublimant la crudité du récit, transcende l'humour placé au tout premier plan. Avec Apollinaire, la question est désormais posée : tout compte fait, l'Enfer ne serait-il pas joyeux ?

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