SKA

  • Aphrodite

    Pierre Louÿs

    • Ska
    • 1 Février 2018


    La belle et sensuelle courtisane et le beau sculpteur vivent une passion tragique à Alexandrie, au temps des Ptolémée...

    « Elle marcha très lentement par la chambre, les mains croisées autour de la nuque, toute à la volupté d'appliquer sur les dalles ses pieds nus où la sueur se glaçait. Puis elle entra dans son bain. Se regarder à travers l'eau était pour elle une jouissance. Elle se voyait comme une grande coquille de nacre ouverte sur un rocher. Sa peau devenait unie et parfaite ; les lignes de ses jambes s'allongeaient dans une lumière bleue ; toute sa taille était plus souple ; elle ne reconnaissait plus ses mains. L'aisance de son corps était telle qu'elle se soulevait sur deux doigts, se laissait flotter un peu et retomber mollement sur le marbre sous un remous léger qui heurtait son menton. L'eau pénétrait dans ses oreilles avec l'agacement d'un baiser. » « [...] revivre, par une illusion féconde, au temps où la nudité humaine, la forme la plus parfaite que nous puissions connaître et même concevoir puisque nous la croyons à l'image de Dieu, pouvait se dévoiler sous les traits d'une courtisane sacrée, devant les vingt mille pèlerins qui couvrirent les plages d'Éleusis... »

    Telle est l'invitation de Pierre Louÿs, entre autres. Cette évocation invite le lecteur à découvrir « cet ouvrage signé d'un grand auteur trop méconnu en dépit du succès du roman, encensé par François Coppée au moment de sa sortie. » nous informe Max Obione dans son avant-propos et d'ajouter : « Sexe et tragédie, ces deux ingrédients romanesques indispensables de la littérature, celle qu'on aime. »

  • Petites scènes amoureuses

    Pierre Louÿs

    • Ska
    • 23 Décembre 2018


    L'oreille collée à la cloison, à l'instar de Pierre Louÿs, écoutez les dialogues de ces filles relatant leurs turpitudes sexuelles... ( Avant-propos de Max Obione)
    « Que voulez-vous... il aime les bonnes, il en raffole, et toute la domesticité est offerte à sa lubricité. Sa passion des servantes, des cuisinières, des femmes de chambre, de ces filles, jeunes et même très jeunes, il l'assouvit sans retenue autant qu'il lui est possible.
    Il l'avoue sans ambages : « J'aime les bonnes... je ne peux voir la cuisinière sans relever son tablier, ses jupes, sa chemise sale, pour lui fourrer... » (Extrait de l'avant-propos de Max Obione)
    La puissance évocatrice de la littérature érotique dépasse ici l'imagerie pornographique. Pierre Louÿs, ce Janus du coeur éthéré et du cul débridé, est l'écrivain pornocratique d'une puissance littéraire évocatrice inégalée, un auteur culte, un auteur « culissime ». Louÿs vous fait découvrir les plus sombres recoins de la sexualité, et son oeuvre constitue un enfer à elle seule . (Sarah Sauquet)

  • Je n'aime pas

    Pierre Louÿs

    • Ska
    • 1 Janvier 2020


    Les détestations jubilatoires de Pierre Louÿs déguisé en Père-la-morale...
    Je n'aime pas qu'Agnès prenne pour concubine
    Sa bonne aux cheveux noirs, gougnotte s'il en fut,
    Qui lui plante sa langue au cul comme une pine
    Et qui lui frotte au nez son derrière touffu.
    Je n'aime pas à voir la belle Bordelaise
    Dont la bouche à moustache est un con malgré lui.
    Même quand elle suce on dirait qu'elle baise
    Et pour peu qu'elle bave on croit qu'elle a joui.
    L'anaphore, cette figure de rhétorique répétant ad libitum, à satiété : « Je n'aime pas... », en tête des quatrains de sa litanie d'exécration Pybrac, ne trompe bien sûr personne, car cet antiphraseur ironique, ici génial au demeurant, aime, oui, il aime, il adore, on peut l'affirmer car son oeuvre en fait foi, il raffole, il savoure, il jubile, il salive, il bave de jouissance non contenue, il révère, il vénère tout ce qu'il dénonce avec cette gourmandise sensuelle de voyeur de situations scabreuses. (extrait de la préface de Jacques-Henri Denaud)





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