Jeunesse

  • Pòyò é kakadò

    Roger Valy-Plaisant

    Pòyò é kakadò Le cadre, c´est la cour ! Non pas celle des rois ni des princes, mais celle constituée par un ensemble de cases, où vivaient des gens ordinaires, à qui cependant pouvaient arriver des choses extraordinaires. Des gens qui travaillaient dur et pour qui la solidarité n´était pas un vain mot. Ce qui n´excluait, pour autant, ni rivalité, ni jalousie.
    Pòyò é kakadò C´était une période. Fin des années 1950, début des années 1960, en Guadeloupe, sud. À cheval sur un passé colonial encore vivace et l´introduction de la modernité dans la société post-coloniale. Pour se nourrir, il y avait des bananes vertes (pòyò) et des écrevisses (kakadò). Ceux qui habitaient près des rivières et des bananeraies ne risquaient pas de mourir de faim, malgré leur extrême dénuement.
    Pòyò é kakadò C´est le regard d´un jeune enfant (l´auteur) porté sur des hommes et des femmes qui ont bercé son enfance et ont contribué à sa construction.

    Texte en créole guadeloupéen.

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