• Quelques mois après la publication de son premier recueil «Cueillir la pluie» (Tire-Veille, 2014), Jimmy Poirier réalise à quel point le haïku a chamboulé sa vie. Tout doucement, presque imperceptiblement, une agréable lenteur s'est installée dans son quotidien. « Tous les soirs, je revenais chez moi la tête gorgée de sons et d'images, les poches pleines de bouts de papier sur lesquels j'avais gribouillé toute la journée. Après un certain temps, j'ai compris que le haïku s'était enraciné en moi, dans mes yeux et dans mon ventre, et qu'il s'y était installé pour la vie. » sentier d'automne / sous nos pas / le bruit des couleurs L'auteur poursuit ici sa quête de l'instant, attentif au moindre geste de la nature à travers chaque saison, en renouant avec des fragments de son passé. Une grande partie de ce recueil a été écrite chez lui, au bord du Saint-Laurent. Habiter ce lieu inspirant, c'est porter en soi le souffle du fleuve.

  • Mon fils âgé de deux ans au beau milieu d'un champ de fleurs sauvages. Il est en tête à tête avec un chrysanthème. Il ne le cueille pas, ne le porte pas non plus à son nez. Il le touche du bout des doigts, comme s'il voulait s'assurer de son existence.

    de retour du champ
    des lumières par dizaines
    dans mon pot de verre
    Jimmy Poirier

    échanger quelques mots
    avec une bernache
    début de l'été
    Hélène Leclerc

  • « C'est un grand pouvoir aux infinies possibilités que de prendre la plume tous les matins, de saisir des mots au passage pour ensuite leur insuffler la vie. Avec ce recueil, j'ai retrouvé ce regard que j'avais délaissé un jour en chemin. J'étais tel un voyageur redécouvrant son quotidien, brindille par brindille, caillou par caillou, un voyageur pour qui une simple promenade au jardin apparaît tout à coup comme le plus beau des voyages. » jardin lumineux / avec ce lys / cueillir la pluie

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