• « Le conditionnel passé est un mode à bannir. Futile et détestable, il emprisonne dans les regrets et prive de la perspective. Pour une fois, je réclame le Présent, temps du tremplin. La résignation appartient au passé et l'espoir à l'avenir. Ce ne sont plus mes choix ! J'opte brusquement pour la Vie. Ce sera mon dernier essai pour vivre libéré de la souffrance. Une décision radicale s'impose. Une voix me dit : "ne rentre pas chez toi." J'abandonne les embouteillages et emprunte une autre autoroute sans savoir où elle me mènera... »

  • Maisons providentielles

    Rémi Madar

    Abandonné dans un no man´s land sinistre où le silence peut rendre fou, un homme cherche à comprendre comment il en est arrivé là. Au beau milieu de souvenirs, d´énigmes et d´étranges apparitions, il entame un labyrinthe peuplé de maisons et de secrets. Le puzzle de sa vie se reconstruit peu à peu. Entre rêve et cauchemar, du néant à la lumière, le voilà plongé dans un voyage intérieur traversé d´épreuves : une odyssée ultime dont il ne reviendra pas indemne...

  • « Toutes ces questions polluent l'atmosphère. Trouble et vertige. Ouvrir la fenêtre du balcon, sortir sur-le-champ. Le vent frais chasse les idées vacillantes. Mais je me refuse à rester là, l'esprit vide, sans rien faire. Mon balcon a-t-il toujours les mêmes dimensions ? Un pas, puis un autre. Je compte.

  • Implacable

    Rémi Madar

    « Attablés, nous commandons. Deux cafés. Il sort du papier. Le motif de notre rencontre : une dissertation qu'il a à faire sur le Beau chez Plotin. Il reprend la question ; sa voix ébranle, tonne dans l'esprit ; liquéfié, je perds mes assises, une bombe dans le gosier. Il n'y voit que du feu ; je masque. Enfin, en parlant, la tension retombe. Focus sur ses longs doigts effilés qui déposent dans le noir du café un morceau de sucre. L'oblique de son regard sur ma voix, sur mes mains. Il y a un vers de La Fontaine en écho à son sujet... Que le Beau soit toujours camarade du Bon. Il prend en note. Une fois, puis une autre fois. Croisement fugace de nos yeux. Sans insistance. Que se dit-il ? Oui, il me plaît, c'est sûr. Comment me tromper ! Mais méfiance, allons doucement. Pas de précipitation. Je ne me dis rien. Vivre l'instant. À mort ! » R tombe sur A. Un jour venteux du mois de mars. R ému, plonge dans le beau regard vert émeraude de A. Déclin soudain, phénomène passionnel. R est entraîné, subjugué par un élan. En lui, autour de lui, le monde se déconstruit. Au milieu d'un brasier, il perd le sens des réalités, devient la proie d'hallucinations, s'égare de sa vie d'antan... Rémi Madar livre ici la quintessence d'une passion au travers d'une écriture alerte, particulièrement imagée et maîtrisée. Un roman d'une rare intensité dont la tension dramatique laissera sûrement le lecteur stupéfait...

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