• Affaires d'Assises, de tribunaux ordinaires, de Conseils de prud'hommes ; problèmes extraordinaires posés, sur le terrain légal, par des aventures quotidiennes - histoires d'enfants naturels, de fausses reconnaissances, de testaments cassés ou ingénieux, d'escroquerie, de billets de loterie, d'ennuis avec la police -  ; solutions inattendues ou amusantes que leur donna ou qu'inspira la Justice... composent la matière des vingt nouveaux récits que, pour notre plaisir, nous confie ici l'avocat général Lindon. On y verra combien la tâche de la Justice est délicate et quel équilibre elle exige entre la morale, le bon sens et la loi. On y goûtera surtout l'humour et la verve d'un homme qui ne s'étonne plus de rien et, quittée la gravité du prétoire, sourit de beaucoup de choses.

  • L'auteur fut avocat général pendant 27 ans et occupa le siège du Ministère public à la Cour d'assises de la Seine, à la Cour d'appel de Paris, à la Cour de Cassation, au Tribunal des conflits et à la Haute Cour de Justice. Il a tiré de ces expériences variées des conclusions originales que certains trouveront hardies. Il propose de faire revivre l'idée de la période révolutionnaire, mal appliquée alors, d'une concertation entre les pouvoirs judiciaire et législatif. En matière civile, il suggère un système tout nouveau d'arbitrage par les magistrats. En matière pénale, il fait le procès des tribunaux militaires et, surtout, analyse de façon approfondie et vivante le problème de la justice politique, en en traçant l'histoire depuis l'Ancien Régime, et fait des propositions concrètes pour mettre fin au système défectueux qui a trop souvent été appliqué en la matière. C'est de façon aussi pénétrante qu'il montre quels sont les défauts actuels de la Cour d'assises et quels remèdes organiques devraient y être apportés. Il traite avec vigueur de la question des tortures et de celle des brutalités policières, en indiquant comment, par des mesures politiques, elles peuvent être combattues. Et il parle de bien d'autres choses encore dans le domaine judiciaire - sans mâcher ses mots - en terminant par un tableau de ce qu'est l'avocat général et de ce que devrait être son statut.

  • Ce livre est en quelque sorte le pendant de l'ouvrage de Robert Catherine, devenu classique, sur le Style administratif. Au Palais, les techniques particulières du Droit et les longues traditions qui, en dépit du temps et de l'évolution des choses, se maintiennent chez les gens de robe, ont donné naissance à une langue particulière et surtout à un style à part. Moulées en forme d'attendus, les décisions judiciaires ont leurs règles, leur beauté et leur élégance parfois malicieuse. L'auteur, tirant des leçons de ses quarante ans de pratique professionnelle, procède à une analyse pénétrante du phénomène et, surtout, le fait de façon toujours plaisante, rapprochant par exemple avec humour Bossuet et Courteline, citant, pour son pittoresque, tel jugement qui décrit Brigitte Bardot, et, pour sa clarté, tel arrêt sur la formule de Gabrielli en matière d'accidents du travail. L'éloquence judiciaire, elle aussi, a ses particularités. Ayant pris la parole devant toutes sortes de juridictions, y compris, ce qui n'est le cas que de deux ou trois personnes en France, devant la Cour de Cassation, le Tribunal des Conflits et la Haute-Cour, l'auteur était bien placé pour montrer l'évolution de la technique oratoire au Palais et pour faire profiter ceux qui plaident ou ceux qui requièrent de son expérience. Là encore, le texte abonde en remarques ou en souvenirs qui provoquent plus d'un sourire. C'est un ouvrage qui sera utile à tous les gens du Palais et qui, de surcroît, procurera de l'agrément à tous les lettrés.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les audiences d'un Palais de Justice, voilà une mine de sujets de romans. Pas seulement les audiences criminelles dont le fracas emplit les journaux, mais aussi les audiences plus feutrées des autres juridictions où, nées de toutes les passions humaines, se révèlent aux magistrats les situations les plus bouleversantes ou les plus cocasses. L'avocat général Lindon, qui requit longtemps à la Cour de Justice puis aux Assises de la Seine avant d'occuper le siège du ministère public dans les Chambres civiles de la Cour d'appel, a eu à connaître maintes fois de ces affaires où, selon la formule consacrée, la réalité dépasse la fiction. En s'inspirant des détails les plus frappants, des péripéties les plus curieuses de ces histoires poignantes ou stupéfiantes, il a imaginé une vingtaine de récits dont chacun pourrait être le sujet d'un roman mais auxquels il a voulu donner la brièveté qu'ils auraient eue devant la justice. Il l'a fait avec émotion parfois, plus souvent avec humour, et toujours avec un sentiment d'étonnement admiratif devant les aventures que parviennent à créer les hommes, la Loi et le Hasard.

  • La France compte près de 400 fromages. Quand, comment, avec quels vins les déguster ?

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