• Alors que la Première Guerre mondiale bat son plein, un adolescent de quinze ans entame une idylle passionnée avec une femme de trois ans son aînée, fiancée à un soldat parti au front. Bien loin des tranchées, les amants goûtent un bonheur aussi intense qu'égoïste. Mais peuvent-ils braver la morale en toute impunité ? Leur romance peut-elle survivre à l'un des plus grands traumatismes du XXe siècle ? Récit d'un amour interdit, portrait féroce d'une société conformiste et repliée sur elle-même, mais aussi atteinte portée à la stature héroïque du soldat, Le Diable au corps fit scandale lors de sa parution, en 1923. Aujourd'hui, l'oeuvre et son auteur, écrivain précoce mort prématurément à l'âge de vingt ans, n'en finissent pas de nous fasciner.

    Création Studio Flammarion Illustration : Mathilde Aubier © Flammarion ; d'après une photographie © Hulton Archive / Getty Images

  • 1920. Mahaut d'Orgel ne sait aimer que sagement, tendrement. Rien ne semble pouvoir la distraire de son amour pour le comte d'Orgel. Et pourtant, elle s'éprend de François, jeune homme que le comte a introduit dans le cercle de leurs amis intimes, le préférant rapidement à tous les autres pour partager escapades à la campagne et folles soirées.
    Bal masqué. Jeux de dupes. L'équivoque s'installe peu à peu. Entre Mahaut et François, les silences ont valeur d'aveux, les soupirs sont autant de baisers rêvés.


    Couverture : détail d'une illustration de Georges Barbier, 1919 © Collection Kharbine Tapabor

  • A l'occasion du centième anniversaire de la naissance de Radiguet, Grasset publie ce volume exceptionnel, qui regroupe les deux romans de Raymond Radiguet : Le diable au corps et Le bal du comte d'Orgel.Le Diable au corps, premier roman et chef d'oeuvre de Raymond Radiguet, publié chez Grasset en 1923. L'auteur avait vingt ans. Ce livre, qui traite des amours d'un adolescent et de l'épouse d'un soldat mobilisé au front, fit scandale et entra dans la légende.Le Bal du comte d'Orgel, son second roman, publié à titre posthume chez Grasset, en juin 1924. A sa mort, Radiguet laissait un manuscrit qu'il n'avait pas entièrement révisé, et qui fut assez largement amendé par Jean Cocteau, Joseph Kessel et Pierre de Lacretelle. Le texte est ici restitué dans la version originelle et intégrale, jusqu'alors inacessible au grand public.Un dossier donnant un éclairage sur les différents états du Bal du comte d'Orgel et une chrono-biographie complètent ce volume, édité et préfacé par Monique Nemer, biogaphe de Raymond Radiguet. 

  • Ce recueil de poèmes qui avait paru une première fois en 1920 à La Belle édition a été réédité en 1925 chez Grasset. Cette nouvelle édition comporte certains poèmes de la première version et d'autres ayant été publiés dans la revue Le Coq. Tous ont été écrits entre 1917 et 1921.
    Radiguet écrit que ces poèmes apportent « quelque lueur sur un âge assez obscur, le véritable âge ingrat » et avance que « l'intérêt le plus sur de cette production est d'ordre psycholo-gique ». Propos qui ne renvoient pas seulement à la confrontation entre sa jeunesse et l'obsession de la mort mais aussi à la sobriété d'un style, le plus souvent dénué de lyrisme. A la densité des symboles et aux sentiments, l'écrivain semble avoir préféré la netteté d'images colorées, proches d'un imaginaire enfantin. Certains peuvent rappeler le style d'Apollinaire, d'autres l'école fantaisiste, dont Paul-Jean Toulet était le chef de file. Sans appartenir à une quelconque avant-garde, à laquelle il était loin de croire, Radiguet colle en fait à ce qu'il y eut de plus moderne dans la poésie de Cocteau. La première salve d'un feu d'artifice de jeunesse et d'insolence.

  • Lettres retrouvées

    Raymond Radiguet

    La correspondance de Raymond Radiguet, étoile filante de la littérature, avec sa famille et les artistes de son temps : écrivains, éditeurs, peintres, musiciens... 140 lettres, pour la plupart inédites.
    Raymond Radiguet a eu une vie très brève mais tout entière placée sous le signe de la littérature, comme en témoigne cet ouvrage qui rassemble ses lettres - de janvier 1918 (il a quatorze ans) à octobre 1923, deux mois avant d'être emporté par une fièvre typhoïde (il a vingt ans). Entre-temps, le jeune homme a échangé des lettres avec de nombreux artistes et intellectuels des années folles : des écrivains (Guillaume Apollinaire, Louis Aragon, André Breton, Jean Cocteau, Max Jacob, Tristan Tzara...), des peintres et sculpteurs (Constantin Brancusi, Juan Gris, Valentine et Jean Hugo...), des musiciens (Georges Auric, Francis Poulenc...), des éditeurs (Pierre Albert-Birot, Gaston Gallimard, Bernard Grasset...), ou le mécène Jacques Doucet, sans oublier sa famille, à laquelle il est profondément attaché. Ces 140 lettres, pour la plupart inédites, ont été rassemblées par Chloé Radiguet et Julien Cendres au cours de vingt années de recherches. Elles font découvrir un écrivain dont la jeunesse n'empêche pas la sûreté du jugement, la confiance en son talent, et une grande curiosité pour tous les aspects de l'art. Chloé Radiguet et Julien Cendres, spécialistes de Raymond Radiguet, ont aussi établi l'édition de ses OEuvres complètes (Omnibus, 2012) et lui ont consacré un album biographique, Raymond Radiguet, un jeune homme sérieux dans les années folles (Mille et Une Nuits, 2003).

  • Oeuvres complètes

    Raymond Radiguet

    • Omnibus
    • 4 Octobre 2012


    L'édition définitive des oeuvres complètes de l'auteur du Diable au corps, génie des Lettres françaises mort en 1923 à vingt ans.
    Génie précoce foudroyé à l'âge de vingt ans par une fièvre typhoïde, Raymond Radiguet (1903-1923) a pourtant le privilège d'appartenir au panthéon des Lettres françaises.
    Son premier roman lui assure la célébrité dès sa parution. Porté par un succès de scandale, Le Diable au corps ne doit pas faire oublier l'ensemble d'une production également remarquable : poèmes, pièces de théâtre, articles, essais, contes, nouvelles et romans - oeuvre d'une vie tout entière vouée à la littérature.
    Tant son talent que sa personnalité lui ont valu l'estime et l'amitié de l'avant-garde artistique de l'époque : Max Jacob, Jean Cocteau, Joseph Kessel, Erik Satie, Francis Poulenc, Constantin Brancusi ou Pablo Picasso...
    Spécialistes de Raymond Radiguet, Chloé Radiguet et Julien Cendres ont établi la première édition de ses OEuvres complètes (Stock, 1993), de son OEuvre poétique (La Table ronde, 2001), et lui ont consacré un album biographique, Raymond Radiguet, un jeune homme sérieux dans les années folles (Mille et une Nuits, 2003). Ils ont aussi publié la première édition de ses Lettres retrouvées (Omnibus, 2012).

  • Hailed by Jean Cocteau as a "masterpiece," and by the Guardian as "Bret Easton Ellis's Less Than Zero, avant la lettre," this taut tale written by a teenager in the form of a frank "confession" is a gem of early twentieth century romanticism. Long unavailable in the U.S., it is here presented in a sparkling new translation.
    Set in Paris during the First World War, it tells the story of Francois, the 16-year-old narrator, who falls in love with Marthe, an older, married woman whose husband is off fighting at the front. What seems to begin as a charming tale of puppy love quickly darkens, and they launch into a steamy affair. In the tense environment of the wartime city, their love takes on a desperation transcending their youthfulness.
    And as the badly-kept secret of their relationship unfolds, scandal descends, leading the story to a final, startling conclusion--and causing the book itself to become a scandal when it was first published in 1923, just before the author's death at the age of 20.
    From the Trade Paperback edition.

  • As the First World War reaches its final year, an illicit love affair is beginning between a sixteen-year-old boy and a young woman married to a soldier at the front. They meet secretly in her flat on the outskirts of Paris, in cornfields and on river banks. When she receives letters from her husband, they burn them together. Intoxicated by passion, they cannot bear to end their affair, even when it causes a scandal among their friends and neighbours. Instead, they hurtle towards tragedy.Written in spare, haunting prose when Raymond Radiguet was still a teenager, this semi-autobiographical novel became an instant bestseller and its author was hailed as a genius before his tragic death at the age of twenty. Expressing all the anguish and joy of adolescence, it is a work of startling imagery and subtle beauty.This Penguin Modern Classics edition includes an introduction by Fay Weldon.

  • Raymond Radiguet est aujourd'hui connu pour son roman Le Diable au corps, ainsi que pour sa mort précoce à l'âge de vingt ans. Pour la première fois, nous vous présentons ici une anthologie de ses meilleurs poèmes, parus essentiellement dans La Nouvelle Revue Française.
    Notre travail éditorial vous offre un grand confort de lecture, spécialement développé pour la lecture numérique.
    Pour la première fois, nous vous présentons ici une anthologie de ses meilleurs poèmes, parus essentiellement dans La Nouvelle Revue Française.

  • Le Diable au corps

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    • Ligaran
    • 29 Juillet 2015

    Extrait : "Je vais encourir bien des reproches. Mais qu'y puis-je ? Est-ce ma faute si j'eus douze ans quelques mois avant la déclaration de la guerre ? Sans doute, les troubles qui me vinrent de cette période extraordinaire furent d'une sorte qu'on n'éprouve jamais à cet âge ; mais comme il n'existe rien d'assez fort pour nous vieillir malgré les apparences, c'est en enfant que je devais me conduire dans une aventure où déjà un homme eût éprouvé de l'embarras."
    À PROPOS DES ÉDITIONS LIGARAN
    Les éditions LIGARAN proposent des versions numériques de qualité de grands livres de la littérature classique mais également des livres rares en partenariat avec la BNF. Beaucoup de soins sont apportés à ces versions ebook pour éviter les fautes que l'on trouve trop souvent dans des versions numériques de ces textes.
    LIGARAN propose des grands classiques dans les domaines suivants :
    o Livres rares
    o Livres libertins
    o Livres d'Histoire
    o Poésies
    o Première guerre mondiale
    o Jeunesse
    o Policier

  • Extrait : "La comtesse d'Orgel appartenait par sa naissance à l'illustre maison des Grimoard de la Verberie. Cette maison brilla pendant de nombreux siècles d'un lustre incomparable. Ce n'est pourtant pas que les ancêtres de Mme d'Orgel se fussent donné le moindre mal. Toutes les circonstances glorieuses auxquelles les autres familles doivent leur noblesse, cette maison tire son orgueil d'y être restée étrangère."

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